Vendredi 16 mai 2008

Un petit livre simple et efficace pour comprendre,  aux différents âges,  du bébé à l’adolescent, ce qui peut altérer le sommeil.

Après une présentation de ce qu’est le sommeil normal à ces différentes périodes, les  pathologies sont abordées : apnées du sommeil, parasomnies, insomnies, hypersomnies, avec une attention toute particulière pour l’insuffisance de sommeil si fréquente chez les adolescents.

Les conseils du Dr  Marie-Françoise Matéo Champion sont judicieux :
« Un enfant qui dort mal se plaint très rarement de la mauvaise qualité de son sommeil, contrairement à l’adulte. L’objectif de ce livre est de décrire quelques symptômes (par exemple ronflements, hypersudation nocturne…), ou comportements (agitation diurne excessive, fatigue, ennui…) qui doivent alerter les parents.

Il faut savoir regarder et entendre dormir son enfant et pas seulement en début de nuit, mais quand cela est nécessaire, en milieu de nuit : en effet le ronflement de l’enfant commence souvent en deuxième partie de nuit seulement et n’est pas perçu par les parents.

Si vous avez la conviction que votre enfant qui est en difficulté, soit scolaire soit comportementale, a un sommeil de mauvaise qualité,  il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin généraliste ou à votre pédiatre, et insister pour obtenir un avis spécialisé. »

Le Dr Marie-Françoise Matéo Champion, est neurologue et neurophysiologiste. Elle est responsable du laboratoire de sommeil au Centre Hospitalier de Toulon et coordinatrice d’une consultation pluridisciplinaire des troubles du sommeil de l’enfant.

Mieux connaître le sommeil des enfants et des parents
De Marie-Françoise Matéo-Champion,  préface de Michel Billiard, collection Guidance Pour Tous, aux éditions Solal,  mars 2008.

par S. Royant-Parola publié dans : Evénements
Mercredi 14 mai 2008
La somnolence est impliquée dans 30% des accidents de la route. Elle serait responsable de 10% des accidents mortels. Elle est donc à éviter. Comment? En faisant une sieste dès qu'on en ressent les premiers signes (yeux qui piquent, nuque qui se raidit, obligation de bouger, de se frotter les yeux, vue trouble...). Et terminer la séquence par un bon petit café...

Mais où peut-on faire sa sieste?




;o)



par Morphee publié dans : Humour
Samedi 10 mai 2008
Faut qu’on en parle… du sommeil. C’est ce que je me suis dit en allant à l’émission de Faustine Bollaert sur Europe 1. Emission sympa, dynamique, animée… A vous de juger ! Tout d’abord avec son billet d’humeur ;o)

Il y a plusieurs types d’insomniaques.
D’abord, il y a ceux qui assument.
Stéphane par exemple. 40 ans , père de famille plutôt équilibré. Stéphane a organisé ses insomnies comme de véritables rituels nocturnes. Il se lève vers 2 heures du matin sans même bougonner, il se prépare un énorme sandwich rillettes avec le reste de la baguette du soir et il va s’installer, comme en pleine journée, devant son ordinateur, sa console de jeu ou sa télévision. Il semble aussi réveillé qu’après 2 mojitos au soleil et comme une sieste de digestion, il repart se coucher vers 5 heures du matin, repus et satisfait.
Si vous demandez à Stéphane comment il vit ses insomnies, il vous répondra qu’elles font intégralement partie de sa vie. C’est du temps qu’il s’accorde à lui et qui l’éloigne quelques heures du ronron du métro/boulot/dodo.
Les insomnies de Viviane sont beaucoup moins épanouissantes, cette jeune maman célibataire de 35 ans et victime depuis quelques temps du fameux syndrome « du petit vélo ».
Vous savez, quand l’esprit commence à cogiter, à ruminer sans s’arrêter, que vous pensez à la pension alimentaire, à la petite dernière qui est anormalement nulle en orthographe, aux factures, à l’abonnement au judo qu’il faut renouveler, au four qui est cassé depuis 3 semaines, au jardin qu’i faut tondre, et à cet homme qui ne rappelle pas…`
Vivian à tout essayé pour éviter que sa tête ne parte en réflexion : lait chaud avec du miel, sédatif PC, exercices, Yoga, rien n’y fait…
Aujourd’hui, Viviane se sent dépérir…
Comment l’aider ?
Stress, dépression, angoisse, peur de perdre son temps, beaucoup d’entre nous rencontrent aujourd’hui  de vrais problèmes pour trouver le sommeil.
Et quand les nuits ne sont plus apaisées, c’est le jour qui est de plus en plus touché.
Et si on essayait de vous donner de vrais conseils pratiques.
Comment retrouver le sommeil soi même ?
Bienvenue dans « faut qu’on en parle » l’émission où on se mêle de tout…


par S Royant-Parola publié dans : Santé
Dimanche 4 mai 2008
Si vous allez sur le site : http://www.mespodcasts.fr/ géré par Le Figaro vous décrouvrirez des podcasts consacrés au sommeil, intéressant...

Une adresse à retenir...



Ronflement, nuisance ou maladie? (18mn)  

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Pourquoi ronfle-t-on? Qui sont les ronfleurs? En cause le surpoids, l'alcool, les tranquilisants, le reflux gastrique? Quand consulter? Faut-il se faire opérer ou y a-t-il d'autres remèdes? Toutes les réponses grâce au Dr Jean Abitbol, ORL à Paris et le Dr François Viau, chef du service de pneumologie du centre médical de Bligny (91).
Dimanche 27 avril 2008
D'après un communiqué de l'INSERM, une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Joëlle Adrien (Unité Inserm 677 "Neuropsychopharmacologie") a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait effectivement essentielle au bon fonctionnement d'un système cérébral mettant en jeu la sérotonine.  Ainsi chez la souris, l'administration d'antidépresseurs (connus pour cibler spécifiquement le système sérotoninergique) pendant la période qui suit la naissance, entraîne des troubles du sommeil et des syndromes dépressifs pendant la vie entière. Ces travaux sont publiés dans l'édition d'avril du Journal of Neuroscience.

Les antidépresseurs les plus utilisés actuellement sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS), un neurotransmetteur présent dans le cerveau. Chez les personnes dépressives, l'efficacité de ce traitement repose sur sa capacité à protéger le cerveau du manque de sérotonine en augmentant artificiellement son taux dans la synapse. Il est avéré que les dysfonctionnements du système sérotoninergique entraînent des troubles du sommeil et certains troubles du comportement. Pour mieux en comprendre les mécanismes, les chercheurs ont étudié l'impact pendant les premières années de la vie des altérations du système sérotoninergique sur la qualité du sommeil et les éventuels troubles dépressifs associés.

Chez la souris, le traitement du tout jeune animal avec un antidépresseur pendant quinze jours, peu après sa naissance, induit plus tard des troubles du sommeil qui persistent pendant toute la vie. Ils se traduisent par un sommeil fragmenté, instable, et peu récupérateur et s'apparentent aux troubles observés dans des modèles de dépression.

En revanche, ces effets néfastes ne sont plus observés lorsque ces expériences sont menées après la puberté. "Ces travaux nous laissent fortement penser que les trois premières semaines de la vie, chez la souris, constituent une période critique pendant laquelle s'installe et se consolide l'impact du système sérotoninergique sur l'équilibre du sommeil et des comportements émotionnels. Une fois que ce système est mis en place, il semble que l'on ne puisse plus agir sur cet équilibre de façon persistante" précise Joëlle Adrien, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Inserm.

Cette étude, combinée à de précédents travaux réalisés par l'équipe de Joëlle Adrien, montre qu'il est donc possible d'altérer durablement ou de rétablir définitivement le sommeil et le comportement par un traitement avec des composés qui modifient la neurotransmission sérotoninergique pendant le développement. "Elles ouvrent peut-être la voie au traitement préventif de troubles du sommeil en cas d'atteinte génétique du système sérotoninergique et soulignent la nécessité d'évaluer les effets à long terme du traitement antidépresseur chez l'enfant et pendant la grossesse". Les recherches à venir de cette équipe vont effectivement dans ce sens. Une étude, visant à évaluer à posteriori les conséquences chez l'enfant d'une prise d'antidépresseurs de leur mère pendant sa grossesse, devrait démarrer en 2009.


Source 
Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour.
Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J
J Neurosci 2008, DOI 28: 3546-3554.
par S Royant-Parola publié dans : Mécanismes
Samedi 19 avril 2008
 



Une façon originale et drôle d'alerter sur la narcolepsie.
Ce clip a fait l'objet d'une diffusion à la télévision italienne.

Petit rappel:
La narcolepsie se caractérise par des endormissements impromptus,
une perte du tonus musculaire déclenchée par les émotions,
des hallucinations hypnagogiques,
et des paralysies du sommeil.


par S Royant-Parola publié dans : Humour
Lundi 14 avril 2008

Les rapports entre la privation de sommeil et la prise de poids sont de mieux en mieux compris depuis ces dernières années (voir l’article précédent).

Une étude toute récente d’une équipe canadienne qui a suivi  pendant 6 ans 276 adultes âgés de 21 à 64 ans fait ressortir que dormir peu (5à 6 heures) ou dormir beaucoup (9 à 10 heures) expose à la prise de poids. Ainsi au terme des 6 ans, on observait une prise de poids de 5 Kg en plus par rapport aux dormeurs « moyens » chez 35% des courts dormeurs et 25% des longs dormeurs.

Conclusion, il faut dormir le temps de sommeil dont on a besoin, ni plus, ni moins !

Sleep duration and weight gain : A 6-year prospective study from the Quebec Family Study
Jean-Philippe Chaput, Jean-Pierre Després, Claude Bouchard, Angelo Tremblay. Sleep, 2008

par S Royant-Parola publié dans : Santé
Lundi 7 avril 2008
par S Royant-Parola publié dans : Evénements
Jeudi 3 avril 2008

Comme son nom l’indique la dépression saisonnière survient à certaines saisons de l’année avec deux moments privilégiés, l’automne et l’hiver… Elle s’accompagne d’un sommeil excessif, d’une boulimie et d’une envie particulière de manger des aliments sucrés ou des féculents. Elle disparait au printemps ou en été (une forme particulière se déclenche au contraire en été).

Est-elle fréquente ? Les chiffres apportés par la littérature sont extrêmement variables allant de 1 à 12% selon les études (enquêtes plus ou moins associées à des entretiens soit téléphonique soit en face à face). On a dit qu’elle touchait plus la femme que l’homme… Incertitude là encore, car globalement la dépression (quelque soit son type) touche plus souvent la femme.

Ce qui semble déterminant dans son déclenchement est le raccourcissement de la longueur du jour… Des facteurs favorisants existent. Peut-être des dysfonctionnement de l’horloge biologique ou des anomalies de réponses à la mélatonine. Dans tous les cas des mécanismes sérotoninergiques sont mis en cause.

Le traitement recommandé dans ce type de dépression est la photothérapie.  Il s’agit d’utiliser une lumière proche de la lumière naturelle,  sans UV, de forte intensité (au moins 2500 lux arrivant sur la rétine  pendant 2 heures ou bien 10000 lux (4 fois plus puissante) , pendant 30 minutes (soit 4 fois moins de temps)). Cette lumière donne les meilleurs résultats lorsqu’elle est délivrée le matin, et d’autant plus tôt que la personne est couche tôt.

http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/32/12/62/169_luciaclassecemedical01.jpg


Le traitement est débuté soit en préventif, dès que les jours commencent à raccourcir en automne, soit lors de l’apparition des premiers symptômes (sommeil envahissant, prise de poids, boulimie).
L’association à des traitements médicamenteux ne pose aucun problème.
par S Royant-Parola publié dans : Mécanismes
Jeudi 27 mars 2008
Par Isabelle Hache
 
L'INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) a mené une enquête sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des jeunes adultes (25-45 ans) en France. Cette étude a permis de connaître les opinions, de mesurer les usages des Français vis-à-vis du sommeil et d'évaluer la proportion souffrant de troubles du sommeil.


inpes1.gif71% des personnes interrogées ont un sommeil suffisant, 17% ont une dette de sommeil et 12% sont insomniaques. Les autres troubles du sommeil n'ont pas été pris en compte. Les femmes sont plus généralement insomniaques, 59% contre 41% pour les hommes. Sans réelle surprise, les personnes qui ont une dette de sommeil sont plus généralement du soir (52%) et jeunes (moins de 30 ans).

S'ils disposaient d'une heure de plus dans la journée, 30% des personnes interrogées en profiteraient pour dormir au même titre que faire du sport ou s'occuper de sa famille.

L'image du sommeil reste très positive. Tous ont conscience que c'est important pour la santé. Ils savent également que le manque régulier de sommeil favorise la dépression et a une influence sur la détérioration de la mémoire. Par contre, ils ignorent en majorité que le manque de sommeil favorise l'hypertension artérielle ainsi que la prise de poids.
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En moyenne, les personnes interrogées dorment 7 h par nuit en semaine, 8 h le week-end et 8h16 pendant les vacances. Le matin, il leur faut plus de 30 mn pour se sentir bien réveillé, moins de 10 mn pour ceux qui ont un sommeil suffisant. Les horaires sont plutôt réguliers en semaine. Ceux qui ont une dette de sommeil semblent avoir des horaires de sommeil deux fois plus irréguliers que la moyenne. Les sorties ne sont pas en cause, ils ne sortent pas plus ni plus tard que les autres. La sieste en semaine concerne 30% des 25-45 ans, avec une fréquence de deux fois par semaine.

L'environnement est plutôt bien préservé et la grande majorité s'endort dans le noir et le silence. Mais le sommeil peut être dérangé par des bruits à l'intérieur ou à l'extérieur de la maison, ou encore par son partenaire. Les insomniaques sont plus dérangés par ces bruits pour plus de la moitié d'entre eux. 62% des individus interrogés ont des difficultés pour s'endormir (16%), pour se rendormir pendant la nuit (42%) ou pour récupérer pendant leur sommeil (19%).
 
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54% des jeunes adultes regardent régulièrement la télévision avant de se coucher, pour 24% au lit. Ceux qui lisent avant de dormir le font majoritairement au lit et pensent que cela les aide à dormir. Ils ont également conscience que travailler, surfer sur Internet, écrire des mails ou encore jouer à des jeux vidéo empêche de dormir.

68% des personnes interrogées prennent au moins un stimulant après 17 heures, principalement du tabac, du café ou encore de l'alcool. Les insomniaques sont plus consommateurs de stimulants, en particulier de tabac. Ceux qui sont en dette de sommeil consomment plus de café et ceux qui ont un sommeil suffisant n'ont pas de préférence particulière.

13% des Français prennent un produit pour les aider à dormir, pour 30% d'entre eux il s'agit de somnifère ou d'hypnotique. Ce sont principalement les insomniaques et de manière plus régulière que les autres.

inpes4.gif76% des personnes interrogées sont plutôt satisfaites de leur sommeil. En revanche, un insomniaque sur deux (47%) ne l'est pas. Près de la moitié pense dormir moins que ce dont elle a besoin et ce manque de sommeil est régulier (au moins 2 ou 3 fois par semaine). Ce sentiment est plus fort chez ceux qui sont en dette de sommeil et les insomniaques.

Le travail est la principale cause déclarée de manque de sommeil. Les difficultés psychologiques sont la deuxième raison expliquant le déficit de sommeil et dans une moindre mesure, les enfants peuvent aussi empêcher de dormir suffisamment. Si les personnes en dette de sommeil vont pour la majorité attribuer leur manque de sommeil au travail (57%), les insomniaques l'attribuent plutôt à des difficultés psychologiques (66%).

Un tiers des Français pense souffrir d'un trouble du sommeil, notamment d'insomnie ou de ronflement important, et une personne sur dix souffre de somnolence. Si ces derniers sont peu fréquents, ils peuvent avoir des conséquences graves comme un accident de la route. Pour près de la moitié des personnes atteintes d'un trouble du sommeil, l'impact de ces troubles est négatif sur leur caractère, leur humeur ou encore leur capacité de concentration. Ces problèmes de sommeil ont, pour les insomniaques plus que pour les autres, des répercussions négatives sur leur vie au quotidien.


Le sommeil acquiert, au fil des ans, une meilleure image, il n'est plus systématiquement associé à la paresse ou la perte de temps et les Français prennent conscience de son importance pour la santé. Si l'impact du manque de sommeil sur la santé est bien intégré, ses conséquences réelles ne sont pas encore réellement connu. Pourtant, un tiers des Français déclare souffrir d'un trouble du sommeil. La télévision garde une place prépondérante dans la vie de nos concitoyens. L'ordinateur et ses activités associées n'ont pas réussi à détrôner la « boîte à images » ni les livres qui restent les activités préférées des Français avant le coucher. Le tabac, le café et l'alcool restent dans les habitudes de vie et sont largement consommés après 17 heures ce qui peut influencer sur le sommeil. Cependant celui-ci est généralement perçu comme satisfaisant, mais il peut être perturbé principalement par le travail ou des problèmes psychologiques.
 
par Isabelle Hache publié dans : Le Sommeil

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