Les Français sont, parmi les habitants des pays industrialisés, ceux qui passent le plus de temps à table et au lit, selon l'étude intitulée "La mesure des loisirs dans les pays de l'OCDE", réalisée dans 18 pays membres entre 1998 et 2006 et publiée le  lundi 4 mai.


Pour l'Organisation de développement et de coopération économiques, d’après les chiffres relevés en 2006, la durée moyenne de sommeil est de 8 heures et 50 minutes  en France pour une moyenne de 8 heures et 22 minutes dans l'ensemble des pays de l'OCDE. Les Espagnols arrivent en troisième position derrière les Américains, qui dorment 8 heures et 38 minutes en moyenne par nuit. Les Japonais (7h50) et les Sud-Coréens (7h49) ont les nuits les plus courtes avec près d'une heure de moins de sommeil que les Français.



Malheureusement le sondage publié en mars 2009 par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) indiquait  que les Français ne dormait plus que de 6 h 58 en semaine et de 7 h 50 le week-end. Donc il faudra attendre un peu avec le prochain rapport de l’OCDE pour savoir s’il faut se réjouir ou s’atterrer devant notre exception française… ou pas !



Les Français sont aussi en tête pour le temps consacré aux repas. Ils passent en moyenne 130 minutes à table, suivi de peu par les japonais (117 mn) soit presque deux fois plus que les Américains (74 mn),  ou les Mexicains (66 mn). Les anglais y consacrent 85 minutes. 



Parallèlement si l’on regarde les courbes d’obésité, plus on prend le temps de manger, moins on grossit. En effet les coréens et les japonais ont remarquablement peu d’obèses, à l’opposé des états unis, champion toute catégorie, suivi de près par les mexicains, puis du royaume unis. Les français sont dans les fourchettes européennes basses de pourcentage d’obèses dans la population.



Pour les loisirs, ce sont les Norvégiens qui gagnent, en y consacrant plus d’un quart de leur temps. Le loisir préféré pour tous les pays étudiés est la télévision. Les Japonais passent 55 % de leur temps de loisirs devant le petit écran, les Néo-Zélandais seulement 25 %.


Au vu de ces résultats dormir peu et/ou  regarder beaucoup la télévision ne suffit pas à faire grossir si l’on s’en tient au comportement des japonais. En revanche il est sur que si vous passez l’essentiel de votre temps à regarder des séries américaines affalé devant la télé en ingurgitant des chips, vous avez de fortes chances de prendre beaucoup de poids…




La journée du sommeil a été annoncée ce matin au Ministère de la Santé. Justement, question santé nous sommes négligents… Nous oublions de dormir suffisamment !
  • - 33% des français dorment 6h ou moins de sommeil par nuit. C’est peu !
  • - 13% déclarent faire une sieste ce qui n’est pas si mal mais encore insuffisant car 55 % déclarent que ce n’est pas assez par rapport à leurs besoins.

Les conditions du sommeil font ressortir un fort envahissement de la chambre à coucher par des appareils électroniques : réveils lumineux (67%), télé (57%), radio (54%), téléphone mobile (46%) et même ordinateur(26%).

Enfin constat accablant de l’ASFA, un accident mortel sur 3 sur autoroute est lié à la somnolence au volant.

Une petite mise au point s’impose…
Plusieurs de mes patients se sont émus de savoir si la mélatonine que je leur prescrivais avait quelque chose à voir avec la mélamine qui défraie la chronique avec le scandale des laits en poudre  contaminés  pour bébé en Chine et tout récemment du soja « bio » contaminé là encore, et toujours,  par un produit chinois…


Rien à voir entre les 2 molécules.



La mélatonine est une hormone secrétée par l ‘épiphyse (une glande du cerveau) et sur le plan chimique, elle est assez proche de la mélanine, le pigment qui colore la peau.





En revanche, la mélamine, ou plutôt le formaldéhyde de mélamine (FM) fait partie de la grande famille des résines aminées dérivées de l'urée, de la thio-urée et des cyanamides. Des résines de FM avaient déjà été développées dans les années 1930 et 40 par des compagnies multinationales telles que Ciba et Henkel mais sans véritable succès commercial. Ses propriétés exceptionnelles de résistance à la chaleur, à la lumière, aux produits chimiques, à l'abrasion et au feu expliquent son succès dans l’immédiat après-guerre. (source Wikipédia)


La seule alerte concernant la mélatonine que les médecins spécialistes du sommeil ont mis en avant est de faire attention de ne pas utiliser de la mélatonine « naturelle » que l’on trouve aux USA ou sur Internet car elle est extraite de cerveau de bovin ce qui laisse supposer un risque de transmission d’encéphalite spongiforme.


Le sommeil occupe le 1/3 de notre vie et pourtant il est mal connu et malmené dans notre société. Perte de temps pour tous les accros du boulot, cadres sup surbookés, courant d’une réunion ou d’un rapport à l’autre, son image et sa fonction sont dévalorisées au point que le bon sens du « bien dormir » est perdu.

Les premiers à en souffrir sont les enfants de ces parents angoissés et stressés. A trop vouloir bien faire, culpabiliser de courir tout le temps , n’ayant aucune (ou peu d’…) idée de la physiologie du sommeil, les parents ont du mal à répondre correctement à leur enfant.

Quand faut il le coucher, peut-il dormir avec nous, quelle est l’influence de la télé, y-a-t-il des maladies du sommeil, autant de questions parmi beaucoup d’autres que les parents se posent.

Les réponses vous seront apporter dans le DVDSOMMEIL.

Et des vidéos… Dont la première qui résume  la situation.






La prévalence de troubles du sommeil avérés serait de 10 à 20 % en population générale ; on ne dispose pas de données chez la personne âgée.

Ces plaintes relatives au sommeil, y compris celles relevant d’une insomnie avérée – ne justifient pas la prise au long cours d’un somnifère. En effet, il est démontré que les somnifères ne sont efficaces que sur une très courte durée et présentent des effets délétères en particulier chez les personnes âgées.  Ainsi ils majorent le risque de chutes, et altèrent la vigilance et les réflexes.

L’indication des somnifères est donc tout à fait restreinte dans ces troubles du sommeil.

Pourtant entre septembre et décembre 2007 en France, 32% des plus de 65 ans, et près de 40% des personnes de plus de 85 ans se sont vus prescrire un hypnotique ou un anxiolytique (Source CNAMTS, RSI, MSA, InVS, HAS et le groupe « Améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé », in press).

Ces chiffres sont inquiétants et nécessitent la mise en place d’une politique concertée des pouvoirs publics pour changer les habitudes de prescriptions et les attentes des patients. La Haute Autorité de Santé lance un programme d'actions dans ce sens.

Dans les Ardennes un programme d’arrêt des benzodiazépines chez les personnes de plus de 70 ans a été conçu et mis en œuvre par un cercle de qualité de médecins généralistes. Les résultats sont très intéressants. Ils montrent que dans la mesure où le médecin prend le temps d’expliquer les inconvénients des ces produits, et qu’il revoit  le patient, ce dernier adhère à la proposition de sevrage et l’on observe un arrêt des hypnotiques chez un peu plus de 50% des personnes âgées, certaines prenant ces produit depuis plusieurs dizaine d’années.

Ces résultats, plus qu’encourageant incitent à étendre cette expérience en sensibilisant les médecins et les patients aux dangers des somnifères et en les formant et les éduquant aux mesures alternatives.
France Culture aborde les questions du sommeil avec le Docteur Isabelle Arnulf dans l'émission "Avec ou sans"

Aujourd'hui, l'espérance moyenne de vie dépasse 75 ans et tout compte fait nous passons environ 25 ans à dormir et près de 5 ans à rêver. Le sommeil occupe dans notre vie une place unique.

Quels sont les systèmes impliqués dans le sommeil ? Comment est-il organisé ? A quoi sert-il ? Comment enfin aborder et comprendre l'insomnie, ce symptôme si fréquent ?


Le Dr Isabelle Arnulf est responsable de l'unité des Pathologies du sommeil à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.




Faut qu’on en parle… du sommeil. C’est ce que je me suis dit en allant à l’émission de Faustine Bollaert sur Europe 1. Emission sympa, dynamique, animée… A vous de juger ! Tout d’abord avec son billet d’humeur ;o)

Il y a plusieurs types d’insomniaques.
D’abord, il y a ceux qui assument.
Stéphane par exemple. 40 ans , père de famille plutôt équilibré. Stéphane a organisé ses insomnies comme de véritables rituels nocturnes. Il se lève vers 2 heures du matin sans même bougonner, il se prépare un énorme sandwich rillettes avec le reste de la baguette du soir et il va s’installer, comme en pleine journée, devant son ordinateur, sa console de jeu ou sa télévision. Il semble aussi réveillé qu’après 2 mojitos au soleil et comme une sieste de digestion, il repart se coucher vers 5 heures du matin, repus et satisfait.
Si vous demandez à Stéphane comment il vit ses insomnies, il vous répondra qu’elles font intégralement partie de sa vie. C’est du temps qu’il s’accorde à lui et qui l’éloigne quelques heures du ronron du métro/boulot/dodo.
Les insomnies de Viviane sont beaucoup moins épanouissantes, cette jeune maman célibataire de 35 ans et victime depuis quelques temps du fameux syndrome « du petit vélo ».
Vous savez, quand l’esprit commence à cogiter, à ruminer sans s’arrêter, que vous pensez à la pension alimentaire, à la petite dernière qui est anormalement nulle en orthographe, aux factures, à l’abonnement au judo qu’il faut renouveler, au four qui est cassé depuis 3 semaines, au jardin qu’i faut tondre, et à cet homme qui ne rappelle pas…`
Vivian à tout essayé pour éviter que sa tête ne parte en réflexion : lait chaud avec du miel, sédatif PC, exercices, Yoga, rien n’y fait…
Aujourd’hui, Viviane se sent dépérir…
Comment l’aider ?
Stress, dépression, angoisse, peur de perdre son temps, beaucoup d’entre nous rencontrent aujourd’hui  de vrais problèmes pour trouver le sommeil.
Et quand les nuits ne sont plus apaisées, c’est le jour qui est de plus en plus touché.
Et si on essayait de vous donner de vrais conseils pratiques.
Comment retrouver le sommeil soi même ?
Bienvenue dans « faut qu’on en parle » l’émission où on se mêle de tout…



Les rapports entre la privation de sommeil et la prise de poids sont de mieux en mieux compris depuis ces dernières années (voir l’article précédent).

Une étude toute récente d’une équipe canadienne qui a suivi  pendant 6 ans 276 adultes âgés de 21 à 64 ans fait ressortir que dormir peu (5à 6 heures) ou dormir beaucoup (9 à 10 heures) expose à la prise de poids. Ainsi au terme des 6 ans, on observait une prise de poids de 5 Kg en plus par rapport aux dormeurs « moyens » chez 35% des courts dormeurs et 25% des longs dormeurs.

Conclusion, il faut dormir le temps de sommeil dont on a besoin, ni plus, ni moins !

Sleep duration and weight gain : A 6-year prospective study from the Quebec Family Study
Jean-Philippe Chaput, Jean-Pierre Després, Claude Bouchard, Angelo Tremblay. Sleep, 2008

L’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) a édité une petite brochure de conseils aux parents de jeunes enfants (de la naissance à 6 ans)  intitulée « dormir, c’est vivre aussi… ». Elle apporte les réponses à des questions concrètes : « Dois-je coucher mon enfant à heure fixe ? », « Il pleure… que dois-je faire ? » ou « Comment concilier son sommeil avec le rythme scolaire ? »… 3 millions d’exemplaires ont été édités pour être distribués dans les PMI, les salles d’attentes des médecins… Si vous êtes une association, une collectivité, ou un particulier qui  souhaite communiquer sur le sommeil des enfants et apporter une information de qualité vous pouvez commander des brochures sur le site de l’INPES (pour le moment la brochure n’est pas encore téléchargeable). Adressez-vous à l’INPES pour tout renseignement ou commande.

 

Toute société se pose des questions sur les comportements et le mode de vie qu’elle sécrète, d’où d’innombrables analyses faites dans des instituts, revues, essais… Je viens de découvrir que l’INSERM met à la disposition des internautes les rapports qu’elle a commandités sur des sujets très divers.  Cette source de connaissance est extraordinaire, et je ne résiste pas à vous en proposer quelques morceaux choisis. Bonne lecture…

 
Sur l’épidémie d’obésité :

L’enquête ObEpi réalisée par sondage téléphonique en 1997, 2000 et 2003 (Charles et Basdevant, 2003) montre une prévalence de l’obésité croissant de 8,2 % à 11,3 % et du surpoids (incluant donc l’obésité) de 36,7 % à 41,6 % dans la population française de plus de 15 ans. Cette tendance existe pour toutes les tranches d’âge mais le taux annuel moyen d’augmentation de la fréquence de l’obésité semble plus élevé dans les tranches 25-34 et 35-44 ans (de l’ordre de 8 % par an).
 
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Impact des médias sur les comportements de l’enfant  et de l’adolescent :


Les débats sont nombreux entre les personnes qui attirent l’attention sur le rôle potentiellement néfaste de la télévision, ceux qui considèrent la télévision comme ni néfaste ni bénéfique, et enfin ceux qui défendent le rôle positif des médias.
Le rôle des médias est, par ailleurs, souvent minimisé car l’accent est mis sur l’ancienneté des comportements violents, leur existence ancestrale, et le rôle important des facteurs familiaux. Pourtant, comme le soulignent différents auteurs, aucun parent n’accepterait qu’un étranger s’impose dans son foyer pour éduquer ses enfants plus de 3 heures par jour (Strasburger et Donnerstein, 1999 et 2000). C’est pourtant ce que fait la télévision, parmi les autres médias. Elle est cette tierce personne qui intervient sur l’éducation des enfants, en plus ou à côté de leurs parents.

Dans notre société, les médias représentent le pouvoir le plus puissant, le plus insidieux et le moins contrôlable exercé sur les enfants et adolescents « normaux ». Leur influence est subtile, cumulative, et prolongée. Or, les médecins, les éducateurs et les parents ne perçoivent généralement pas leur impact.
  
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Rythmes scolaires, un débat toujours d’actualité :


« Selon un rapport inédit, 110 000 élèves ont tiré profit de l’aménagement lancé par le gouvernement [...]. Les conclusions de l’étude vont à l’encontre des projets du ministre de l’Éducation nationale sur l’emploi du temps de l’enfant » (
Le Figaro, 14-15 novembre 1998). « Le mercredi résiste aux réformes. La coupure en milieu de semaine pratiquée dans les écoles françaises est régulièrement remise en cause car elle surcharge les autres jours de la semaine [...]. L’absence de cours le mercredi crée un fossé entre les enfants dont les parents ont le temps, ou les moyens, de s’occuper, et les autres, souvent livrés à eux-mêmes » (La Croix, 27 janvier 1999). « École : les parents plébiscitent la semaine de quatre jours » (Le Quotidien du Médecin, 14 octobre 1999). Ainsi peut-on résumer les enjeux sociétaux de l’aménagement des horaires scolaires, notamment en France. À ces propos passionnés, voire polémiques ou partisans, les responsables politiques apportent des réponses plus nuancées : « la ministre se dit favorable à ce système » à condition qu’il ne s’agisse pas d’un « choix de confort pour les parents qui veulent profiter de leur week-end » (Ségolène Royal citée dans une dépêche “Associated Press” du 24 aôut 1999). « Les théories selon lesquelles l’attention de l’enfant est meilleure le matin que l’après-midi doivent être nuancées, la variabilité individuelle est importante» (Le Figaro, 14-15 novembre 1998). Les spécialistes scientifiques du domaine plus encore : « On peut entendre l’expression « rythme scolaire » de deux manières différentes. Soit il s’agit du rythme des enfants en situation scolaire, soit du calendrier et des emplois du temps imposés aux élèves. Les premiers dépendent des enfants, les seconds sont gérés par les adultes. Le problème qui est posé est celui d’harmoniser les deux, d’organiser des emplois du temps scolaire en harmonie avec les rythmes naturels de l’enfant » (La Croix, 27 janvier 1999).

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