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Santé

 

DEP.jpgEn septembre le ministère des Affaire sociales et de la Santé publie dans le Journal Officiel un avis de projet. Cet avis concerne un projet de modification de la procédure d’inscription et des conditions de prise en charge du dispositif médical à la pression positive continue (PPC) pour le traitement de l’apnée du sommeil.

Alors que les conditions initiales de remboursement de la PPC resteraient identiques, ce projet de texte entrainerait des modifications notables de la prise en charge de ce traitement. Tout d’abord il instaure la nécessité d’une observance de 3h/nuit avec transmission mensuelle de ce paramètre à l’assurance maladie ce qui subordonne le remboursement. Il instaure également la mise en place d’une téléobservance par capteur et relais GSM, applicable et obligatoire à partir du 1er juin 2013.  Par ailleurs le tarif  de prise en charge est dégressif si l’observance est insuffisante. De surcroit « si le patient persiste à ne pas être observant, le troisième mois consécutif n’est pas facturé et la prise en charge cesse. A partir du quatrième mois, le patient pourra être redevable d’une indemnité d’immobilisation limitée à 20 € TTC par semaine (non prise en charge) versée au prestataire si l’appareil ne lui est pas restitué dans les sept premiers jours de ce quatrième mois ».

 

Avec ce texte, c’est la première fois que l’Assurance Maladie subordonne le remboursement des soins à l’observance thérapeutique.

 

La F.F.A.A.I.R. (Fédération Française des Associations et Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires) qui fédère plus de 50 associations en France a réagi. Elle trouve que le texte est complexe à souhait, souvent difficilement compréhensible, ne tenant pas compte de la vie réelle des patients qui parfois se déplacent sans leur appareil (vacances, camping…),  ou qui ne peuvent pas mettre temporairement leur appareil pour des raisons médicales (rhume, lésions cutanées au niveau du masque…), ou encore qui vivent dans des zones non couvertes par les GSM. D’après la fédération ce texte  est à fort risque de contentieux et de contestations de patients, de médecins et de prestataires.

 

Source :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F7694842E68CD33837390A2DE175DF94.tpdjo17v_3?cidTexte=JORFTEXT000026364494&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F7694842E68CD33837390A2DE175DF94.tpdjo17v_3?cidTexte=JORFTEXT000026364486&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

Dimanche 14 octobre 2012 7 14 /10 /Oct /2012 23:18
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L'insomnie, qui touche plus d'un tiers de la population accentue le risque de crise cardiaque. Ce sont les résultats d'une étude épidémiologique  norvégienne de grande envergure  publiée lundi dans "Circulation",  une revue médicale internationale.

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Les chercheurs norvégiens ont évalué l'accroissement du risque d'infarctus myocardique aigüe dans une fourchette de 27 à 45% selon l'ampleur des troubles du sommeil. Selon leur étude, parue dans la revue Circulation*, une publication de American Heart Association, ils ont établi trois grands symptômes d'insommie avec une évaluation correspondante du risque cardiaque.

- Le premier, qui correspond au fait d'avoir du mal à s'endormir quasi quotidiennement au cours du dernier mois, augmente le risque de faire un infarctus de 45%.

- Le second symptôme, avoir des difficultés à rester endormi presque chaque nuit lors des trente derniers jours, accroît les chances d'infarctus de 30%.

- Le troisième symptôme,  la sensation de sommeil non reposant plus d'une fois par semaine, fait grimper ce risque de 27%.

 

 

Plus de 50 000 norvégiens testés

 

Ces travaux sont basés sur les réponses à un questionnaire sur l'insomnie soumis à 52'610 Norvégiens, dans le cadre d'une enquête de santé effectuée de 1995 à 1997. Les auteurs de l'étude ont aussi examiné les dossiers médicaux dans des hôpitaux et les statistiques de décès.

«Les difficultés pour dormir sont fréquentes et assez faciles à traiter», relève le Dr Lars Erik Laugsand, du département de science, technologie et santé publique de l'Université de Trondheim (Norvège), principal auteur de l'étude. «Il est de ce fait important que le public soit conscient du lien entre insomnie et risque d'attaque cardiaque et de parler avec le médecin traitant de tout symptôme d'insomnie», insiste-t-il.

 

* Insomnia and the Risk of Acute Myocardial Infarction: A Population Study 
Lars E. Laugsand, Lars J. Vatten, Carl Platou, and Imre Janszky
Circulation 2011; first published on October 24 2011 as doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.111.025858
Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 07:47
- Par DR S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Capture-d-ecran-2011-10-04-a-23.04.06.jpgScience et Avenir a lancé un énorme pavé dans la marre  médiatique avec la parution de son dernier numéro en lançant  un dossier « ces médicaments qui favorisent l’Alzheimer ». Tous les médecins sont restés abasourdis. Le buzz médiatique a été tel, que même en dehors de nos frontières les chercheurs, professeurs en médecine se sont émus de ne pas connaître cette étude si importante !

 

Science et Avenir fait état d’une étude française qui estime que la consommation chronique d'anxiolytiques et de somnifères augmente le risque d’entrée dans la maladie d'Alzheimer. Selon la revue chaque année, en France, 16.000 à 31.000 cas d'Alzheimer seraient ainsi attribuables à ces traitements par benzodiazépines.

 

J’ai donc recherché l’étude, pour vérifier. L’étude n’existe pas, ou pas encore… Pas encore publié dit le magazine.  Ce qui veut dire que des résultats aussi importants pour notre médecine seraient publiés en primeur dans Science et Avenir !  Impensable pour un article scientifique qui suit un processus bien codifié : une étude, une soumission pour publication à des chercheurs pairs qui analysent  l’article (de manière anonyme) et qui l’acceptent ou non selon sa qualité scientifique, et ensuite seulement, sa publication. Habituellement le travail fait l’objet au préalable de communications scientifiques dans des congrès. Dans le cas précis, rien de semblable.

 

Nous sommes donc bien devant un effet d’annonce, la création d’un buzz, repris par tous les médias SANS AUCUNE VERIFICATION DES SOURCES. Cette manipulation de l’information qui touche à la santé est très grave.  Mes patients m’ont appelée, il m’a fallu les rassurer. Toutes mes consultations ont été parasitées  par LA nouvelle.

 

Le responsable de cette annonce le Pr Bernard Bégaud cité par le site Docbuzz aurait déclaré : ”Il y a un dossier potentiel, un doute, il faut absolument l’explorer”, mais “il faut rappeler aussi que ces médicaments sont utiles, voire indispensables, et surtout veiller à ne pas inquiéter les gens. Quand je vois le titre (du magazine), je me dis que quelqu’un qui voit ça va être terrorisé“. Effectivement … Il y a un travail d’évaluation que la HAS (Haute Autorité de Santé) mène depuis plusieurs années et qui aboutira à des conclusions où le pour et le contre seront bien pesés.

 

Donc pas de panique, pour avoir une analyse détaillée du manque de preuve, veuillez allez sur le site de Docbuzz pour lire l’article « Benzodiazépines et Alzheimer : les contre-vérités de la presse française »: http://tinyurl.com/6an8uec . Rappelons néanmoins que les benzodiazépines ne sont pas les traitements au long cours de l’insomnie, car leurs effets s’épuisent et exposent la personne, en particulier la personne âgée, à des chutes qui peuvent être très graves à cet âge.

 

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:36
- Par DR S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

horloges.jpg En France depuis 1976, nous changeons d’heure 2 fois par an, au printemps et en automne. Instaurée dans un soucie d’économie d’énergie après le premier choc pétrolier, elle entraine régulièrement de vives polémiques. L’idée était de faire coïncider au mieux les horaires d’activité avec les horaires d’ensoleillement afin de limiter les besoins en éclairage. L’Europe  a harmonisé ses horaires en 1996, cependant de la pointe de la Bretagne à la Grèce, tous les pays, fuseaux horaires obligent,  n’ont pas la même heure. Ainsi, le Portugal, la Grande-Bretagne, l’Irlande et les îles Canaries ont une heure de moins que la France, tandis que la Grèce, la Finlande et les pays Baltes sont en avance d’une heure sur l’Hexagone.


Le but (économie d’énergie !) est-il atteint ? Selon l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie (Ademe), le changement d’heure a permis d’économiser l’an dernier 440 gigawatts/heure (GWh) en éclairage, soit la consommation d’environ 800.000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l’émission de 44.000 tonnes de CO2 (source Libération du 30 octobre 2010).


Le passage à l’heure d’hiver est mieux vécu que le passage à l’heure d’été car on « gagne » une heure, donc on peut « théoriquement » dormir une heure de plus. Si l’on est du soir, couche tard, lève tard, ce sera en effet plus agréable dimanche, et même les jours suivants car le lever vous semblera plus facile. En revanche si vous êtes du matin, cette heure « en plus » ne vous servira à rien car vous serez de toute manière réveillé avant.


Pour en savoir plus

 

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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 17:41
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

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L'Agence Européenne des Médicaments vient de recommander de restreindre l'usage du  modafinil .

 

 

Ce médicament devrait être réservé au seul traitement de la somnolence associée à la narcolepsie. L’agence déconseille son utilisation dans les autres utilisations : hypersomnie idiopathique, somnolence associée à un syndrome d’apnées du sommeil, et au travail posté.


Le modafinil est un produit qui aide au maintien de l’éveil et qui est actuellement commercialisé dans 21 pays en Europe sous différents noms commerciaux : Modasomil, Modiodal, Provigil et Vigil, ou comme générique.


La revue du comité pour l’usage des médicaments de l’Agence Européenne a été déclenchée suite à la constation de  risques psychiatriques, de réactions cutanés et sous-cutanés ainsi que de mésusages ou abus du produit.


Ce comité d'experts a conclu que le rapport bénéfices/risques est positif uniquement dans l'indication de la narcolepsie, une maladie qui se caractérise par des besoins irrépressibles de dormir tout au long de la journée.


Les experts estiment pour toutes les autres indications jusqu'à présent mentionnées dans les notices, le bénéfice apporté par le médicamenteux ne compense pas le risque de complications. Il conseille donc le retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans ces indications.


Les risques cutanés et d’hypersensibilité étant encore plus élevés chez les enfants, le comité conclue que ce médicament ne devrait pas être prescrit chez l’enfant.


Le modafinil exposerait par ailleurs à des risques cardiovasculaires, et doit donc être contre-indiqué chez les patients hypertendus ou souffrant d'arythmies cardiaques.


Le Comité d'experts de l'AME a remis ses recommandations à la Commission européenne qui doit statuer.


Le communiqué en ligne

 

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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 07:14
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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Voir quelqu’un dans le coma est une expérience éprouvante. La personne n’entend pas, ne bouge pas, ne communique pas... croyait-on !

 

 

 

 

 

 

Une étude  rapportée par le New England Journal of Médecine bouscule ce postulat. 

Vingt trois  personnes dans un  coma végétatif ont été étudiées par IRM en les soumettant à des tests d’imagerie mentale simples dont des questions dont la réponse ne pouvait qu’être oui ou  non.

 

Quatre personnes ont été capables de moduler leur activité cérébrale.  Chez 2 d’entre elles il y avait clairement des signes d’éveil , et un des patients,  âgé de 29 ans, dans le coma depuis cinq ans après un accident de la circulation, a réussi, grâce à cette technique, à répondre correctement cinq des six questions qui lui ont été posées. A la question“Est ce que votre père s’appelle Alexander ?”, le patient a répondu ‘”oui” en activant la zone du cerveau concernée. A la question ‘Est ce que votre père s’appelle Thomas ?’, le patient a répondu “non”. Ces deux réponses étant les bonnes.

 

Ces recherches permettent d’envisager dans l’avenir des moyens pour évaluer si la personne souffre ou pas, et donc la soulager différemment. Elles ouvrent aussi des interrogations éthiques qui seront difficiles à trancher dans les pays où le droit de mourir est un droit reconnu comme le souligne  le professeur Steven Laureys, auteur de ces recherches  et interviewé par l’Agence France Presse :  “ Ces études devraient permettre à des patients d'exprimer leurs sentiments et de répondre eux-mêmes à des questions difficiles comme celle de l'euthanasie Nous devons maintenant nous asseoir autour d’une table avec la communauté médicale, toutes disciplines confondues, et des experts en droit, et décider des implications éthiques de cette recherche.”

 

 

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 10:56
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 Capture d’écran 2010-01-03 à 16.05.25La célèbre revue « Sleep » vient de sortir un article fort intéressant sur le sommeil de l’adolescent. Le titre en  est cependant un peu trop accrocheur évoquant plus celui d’un magasine people que d’un journal scientifique ! «L’incitation parentale à se coucher plus tôt comme facteur de protection contre la dépression et les idées suicidaires ».


Il s’agit d’une enquête auprès d’une cohorte de 15 659 adolescents et de leurs parents (un de leur parent, de préférence la mère). Les adolescents étaient interrogés sur leurs horaires de coucher  en semaine, leur quantité de sommeil, si celle-ci était suffisante, s’ils trouvaient que leurs parents prenaient soin d’eux. La dimension dépressive était évaluée sur une échelle de dépression  (CES-D) et il leurs était demandé s’ils avaient sérieusement pensé au suicide au cours des 12 derniers mois. Les parents précisaient s’il y avait une incitation à se coucher, et à quelle heure. D’autres variables étaient étudiées : sexe, race/ethnie, statut marital des parents, et notion d’aide sociale accordée à la famille.


L’étude montre que les adolescents qui se couchent le plus tard (minuit et plus), et qui dorment  peu (5h ou moins) sont plus déprimés que ceux qui se couchent tôt et dorment plus. La dépression est encore plus fréquemment associée si le jeune a le sentiment d’avoir un sommeil insuffisant et s’il pense que ses parents ne prennent pas soin de lui. La dépression est plus fréquente chez les filles, les très jeunes (11- 13 ans), dans les familles monoparentales ou divorcées, et chez celles recevant des aides de l’état. D’une manière intéressante, on constate que les adolescents suivent plutôt bien les consignes de coucher indiquées par les parents (pour plus de 2/3 d’entre eux). La durée de sommeil est évidemment corrélée à l’heure du coucher. Plus celui-ci est tôt,  plus la longueur du sommeil est importante.  La durée moyenne retrouvée est de 7h53, alors qu’on estime que les besoins de sommeil à cet âge sont plus importants, d’environ 9h par nuit.


La faiblesse de cette étude réside dans les facteurs explicatifs de la dépression constatée. Certes la dépression est plus fréquente chez ceux qui dorment moins, mais on sait qu’au cours de la dépression le sommeil est perturbé et diminué en quantité. Par ailleurs la population adolescente est une population à risque dépressif. Ainsi la prévalence d’un état dépressif majeur est importante chez l’adolescent ( 7.4% pour les garçons et 13.9% pour les filles  selon Kilpatrick DG en 2003).  Dans l’étude  il est retrouvé 7% de dépression et 13% de jeunes ayant eu des pensées suicidaires. C’est à dire la prévalence habituelle de la dépression dans cette tranche d’âge. S’il y a bien un lien statistique entre les particularités du sommeil et la dépression constatée, il n’a pas  valeur de causalité. Donc cause ou conséquence, la discussion reste entière. 

On ne peut pas franchir le pas vers une conclusion qui attribue au manque de sommeil chronique la cause exclusive du syndrome dépressif observé. Qu’il y contribue, peut-être !  Que la restriction de sommeil volontaire en raison d’un manque de rigueur dans l’organisation du temps, de trop d’activités passées devant la télé, l’ordinateur, les consoles de jeux soit préjudiciable à l’attention, et même à l’humeur en entrainant une irritabilité et une labilité émotionnelle, surement. Cependant les effets de la privation de sommeil ne sont pas univoques, elle a des propriétés antidépressives qui sont utilisées en tant que telle comme thérapie chez le déprimé. Donc attention aux conclusions hâtives, séduisantes qui embellissent un discours convenu mais qui ne reposent pas sur une démonstration scientifique. On peut regretter l’engouement des médias qui ont encore plus schématisé les conclusions de l’étude, mais on peut surtout regretter que les relecteurs de la revue Sleep aient manqué de rigueur dans leurs commentaires en laissant passer des conclusions discutables.


Néanmoins cette étude apporte des éléments intéressants.  On constate que les parents ont encore une forte influence sur le comportement de leurs enfants qui suivent les consignes indiquées. Si le fait de demander aux adolescents de se coucher plus tôt se traduit par un allongement du sommeil alors il faut fortement inciter les parents à mettre des limites à leurs jeunes, tout en prenant en compte leurs besoins de sommeil (il y a chez les adolescents comme chez les adultes des courts et des longs dormeurs). Ceci est plutôt vécu comme une attention positive des parents envers leurs enfants même si l’on peut imaginer les discussions que cela peut engendrer. L’adolescence reste l’adolescence, avec ses conflits et ses oppositions aux parents qui sont toujours vécus comme les empêcheurs de tourner en rond. L’adolescent a besoin de cette confrontation à la réalité et aux limites imposées pour se structurer.


 

 

Earlier Parental Set Bedtimes as a Protective Factor Against Depression and Suicidal Ideation

James E. Gangwisch, Lindsay A. Babiss, Dolores Malaspina, J. Blake Turner, Gary K. Zammit, Kelly Posner.

SLEEP 2010;33(1):97-106.

 

 

 

Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 18:32
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

En raison de l'épidémie d'obésité, l'apnée du sommeil est en hausse chez les enfants. Elle pourrait même expliquer une partie de l'augmentation des cas d'hyperactivité.

«Nous pensons qu'au moins 20% des cas d'hyperactivité pédiatrique s'expliquent par l'apnée du sommeil», explique Ronald Chervin, un pédiatre de l'Université du Michigan qui a publié de nombreux articles sur les troubles du sommeil chez les enfants.

«Un enfant qui fait de l'apnée du sommeil ne dort pas assez. Mais le manque de sommeil ne s'exprime pas comme chez l'adulte. Comme il a tendance à cet âge à vouloir rester réveillé pour apprendre et faire l'expérience du monde, il va se sur-stimuler pour lutter contre la fatigue, il va être agressif, va avoir des problèmes de comportement. On constate que souvent, quand on traite l'apnée du sommeil des enfants hyperactifs, ils n'ont plus besoin de leurs médicaments stimulants.»

Une étude de l'Université de Montréal, publiée dans la revue Pediatrics, vient d'ailleurs de constater que les enfants hyperactifs dorment moins bien que la moyenne. Une autre étude, californienne celle-là, a constaté que 19% des enfants hyperactifs sont obèses, comparativement 12% des enfants qui n'ont pas de maladie chronique. Entre 0,7% et 10,3% des enfants sont atteints de troubles respiratoires du sommeil, selon l'Association pulmonaire du Canada.

«L'épidémie d'obésité explique probablement la hausse des cas d'apnée du sommeil que nous observons en clinique, dit le Dr Chervin. Auparavant, les enfants qui en souffraient avaient généralement un problème d'amygdales trop volumineuses. Maintenant, une amygdalectomie ne règle pas toujours les troubles de sommeil.» Dans certains cas plus rares, des problèmes de contrôle neuromusculaire des voies respiratoires sont en cause chez les enfants. Si l'obésité est la responsable, outre une perte de poids, un masque aidant les voies respiratoires à rester ouvertes peut être porté la nuit, comme chez les adultes souffrant d'apnée du sommeil. Le problème commence tout juste à être détecté.

«Il va peut-être y avoir des problèmes à long terme», dit le Dr Chervin. Par exemple, des études ont montré que les enfants qui font de l'apnée du sommeil ont une pression sanguine plus élevée. Ils ne courront pas de risque de crise cardiaque comme les adultes, mais ce risque plus tard dans la vie pourrait augmenter.»

La prévalence est aussi mal connue. L'an dernier, le Dr Chervin a publié dans la revue Proceedings of the American Thoracic Society une méta-analyse de 48 études montrant que l'apnée du sommeil est diagnostiquée chez 1% à 4% des enfants, qu'entre 1,5% et 6% des enfants ronflent selon leurs parents (le ronflement est l'un des symptômes de l'apnée du sommeil) et qu'entre 4% et 11% des enfants ont des troubles du sommeil.

Source cyberpress.ca, Matthieu Perreault
Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 10:52
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Un petit coup de barre dans la journée ? Avez vous assez dormi pendant la nuit?

Peut-être pas ! Alors, laissez vous aller et sombrez doucement dans les bras de Morphée…

Le Magasine de la Santé vous dit tout sur la sieste et ses bienfaits...

 

 

Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 00:00
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les rapports entre le poids et le sommeil sont importants et complexes. Tout ce qui touche l'un peut retentir sur l'autre, et vice et versa! Les résultats de l'enquête Obepi qui surveiile l'évolution du poids de nos concitoyens depuis 1997 sont maintenant connus. Les réultats sont alarmants. En 2009 en France, près d’un adulte sur trois est en surpoids et près d’un sur six est obèse.


La prévalence de l’obésité chez les plus de 18 ans est passée de 8,5% en 1997 à 14,5% en 2009 : 6,5 millions de Français sont touchés. Si en 1997 les femmes étaient sensiblement moins touchées que leurs homologues masculins, elles sont désormais les plus nombreuses : 15,1% d’entre elles présentent un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 30.

En revanche, le surpoids concerne davantage la gente masculine : près de 40% des hommes sont en surpoids. L’obésité sévère – IMC supérieur à 35 – a plus que doublé : elle concerne 4% de la population contre 1,5% en 1997.

 

Mieux qu'un long discours quelques photos pour préciser la situation:

 

 

 

 

En ce qui concerne l'obésité, la tranche des  55-64 ans progresse d'une manière importante, la retraite n'aide visiblement pas à garder un poids correct.  Curieusement les agriculteurs sont particulièrement exposés!  Les revenus les plus bas sont un facteur de risque. Enfin il vaut mieux vivre à Nice ou Marseilles que dans le Nord!

 

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 00:00
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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