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Humeur

   somnifères Le  27 février était publié sur le BMJ en ligne un article de Kripke et collaborateurs* au titre alarmant:  Hypnotics' association with mortality or cancer: a matched cohort study.(Association des hypnotiques avec la mortalité et le cancer: étude d'une cohorte  controlée)

 

Cet article a fait grand bruit et a buzzé sur tous les médias, semant la terreur parmi les patients.  L’AFP a fait un communiqué. Le Monde a repris l’information : « Des somnifères associés à un risque plus élevé de mort ». Il y est précisé que « des somnifères couramment prescrits sont associés à un risque de mort quatre fois plus élevé chez leurs utilisateurs que chez des personnes qui n'en prennent pas » et  que « chez leurs plus gros consommateurs, ces divers somnifères sont également associés à un risque de cancer significativement plus élevé (35 %) », « les médicaments en cause incluent la famille des benzodiazépines, comme le témazepam, les non-benzodiazépines, comme le zolpidem, les barbituriques et les sédatifs antihistaminiques », « même chez les petits consommateurs (dix-huit cachets ou moins par an), le risque de mort reste trois fois plus élevé ». Et la plupart des journaux ont renchéri : l’Express, Libération, le Nouvel Obs, le Parisien, 20 minutes. France Soir a été particulièrement percutant dans son titre : « les somnifères, des probables tueurs en série ». L’article sur les hypnotiques de Wikipédia a été modifié le premier mars reprenant les mêmes informations dans le paragraphe « effets secondaires ». Le contributeur sous le pseudo de Lamiot, n’est ni médecin, ni pharmacien, il se définit comme  travaillant « dans le domaine de l'environnement et étant accessoirement formateur ou enseignant ou conférencier dans quelques écoles d'ingénieurs, universités ». L’information largement diffusée sur le net, a été reprise en boucle par le CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme avec son site internet national et des sites régionaux),  qui visiblement ne porte pas la psychiatrie dans son cœur et dont des liens avec la scientologie sont avérés **.

 

Tout ça pour quoi ? Pour définitivement éradiquer l’utilisation des hypnotiques dans l’insomnie ? Car effectivement si les résultats de cette étude sont vrais, il faut arrêter de suite la prescription d’hypnotique !  Le problème est que cette étude est fausse. Il y a un énorme biais ( le Dr Sarah Hartley et moi même avons fait une réponse en ligne argumentée au BMJ).  Il s’agit d’une étude sur dossiers entre 2002 à 2006,  avec 12465 patients prenants des hypnotiques qui ont été comparés à 24796 contrôles n'en prenant pas... Effectivement, ceux qui prennent des hypnotiques ont plus de cancers et meurent plus, c’est un lien statistique, pas de causalité. Pour évoquer un lien causalité, l’auteur a eu le souci de tenter  un contrôle des maladies associées. Problème, de nombreuses maladies sont listées  à l’exception des principales causes d'insomnies que sont la dépression, l'anxiété et les facteurs émotionnels, car ce sont des diagnostics confidentiels en Pennsylvanie et les auteurs reconnaissent ne pas avoir eu accès à ces données. Ils essayent de minimiser cette faille méthodologique par une pirouette dans la discussion. Que 1 à 18 comprimés d’hypnotiques par an multiplie le risque de mortalité par 3,  aurait déjà dû attirer l’attention des auteurs et des relecteurs sur le fondement des analyses.

 

Cette étude est fondée sur une analyse statistique. Pour vous faire comprendre en quoi elle fausse,  nous allons prendre l’exemple de l’effet d’une hospitalisation dans  un service hospitalier sur les complications ou l’évolution de la pathologie ayant nécessité l’hospitalisation. Ainsi imaginez que l’on compare 2 populations, une hospitalisée dans un service de cancérologie, l’autre dans un service de médecine générale. On trouverait sans problème un lien statistiquement significatif entre le fait d’être hospitalisé en cancérologie et une plus grande mortalité que lorsqu’on est hospitalisé en médecine générale. On pourrait donc en conclure que le service  de cancérologie est beaucoup plus dangereux que le service de médecine générale, et donc que le service de cancérologie tue. Dans le cas précis on voit bien qu’on confond la cause qui a nécessité l’hospitalisation (le cancer) et l’effet de l’hospitalisation. Pour l’étude de Kripke, c’est pareil. En ne contrôlant pas les pathologies qui donnent principalement des insomnies, à savoir dépression , anxiété et facteurs émotionnels, alors qu’elles sont impliquées dans un mortalité plus élévée et dans des troubles de la régulation des défenses immunitaires, on confond les effets des médicaments donnés pour contrôler l’insomnie et les complications de ces maladies.

 

Le problème est qu’avec les médias actuels la réverbération et l’amplification de l’information est très rapide, sans pour autant que les émetteurs prennent le temps de vérifier leur source et de lire dans le détail les articles. Il est vrai qu’un article du BMJ, une référence médicale, donne tout de suite beaucoup de crédit à ce qui est écris. Pourtant, la preuve est, que même dans un article scientifique, il faut être méfiant et attendre que plusieurs études corroborent des conclusions aussi sensationnelles.

 

*KripkeD, Langer R, Kline L, Hypnotics' association with mortality or cancer: a matched cohort study BMJ Open 2012;2:e000850
http://bmjopen.bmj.com/content/2/1/e000850

 

** Commission d'enquête de l'Assemblée Nationale, n°3507, 12 déc 2006, p 80.

Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 18:35
- Par Dr S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

Monsieur Taillandier,


A la lecture de votre pamphlet paru dans "L'Humanité" du 24 mars dernier,  on sent bien que les messages de santé publique concernant le sommeil ou tout autre secteur de la santé  vous agacent. Ces campagnes que vous dénigrez, « manger-bouger » et tous les messages qui sont délivrés sur le sommeil, n’ont pas d’autres objectifs que d’alerter et d’éduquer.


N'avez vous jamais vécu de périodes où le sommeil manque cruellement et où les journées sont douloureuses ? Il y est des gens pour qui ce mal être n'est pas que passager, lié à une surcharge temporaire de travail, des soucis ou un stress permanent. Des gens qui vivent, survivent ainsi depuis plus de 10 ans, et avec toutes les pathologies qui peuvent se servir de cette fatigue chronique comme d'un terreau pour déclencher des troubles encore plus graves.


Savez vous que 10% de nos concitoyens qui ont une insomnie sévère redoutent l’arrivée de la nuit, trainent leur mal-être au point d’avoir deux fois plus d’accident que les autres, de développer plus de dépression, plus d’hypertension, plus de diabète...


Depuis trente ans notre société d'hyperconsommation a vu se réduire le temps de sommeil de nos adolescents de presque deux heures, alors que les adultes ont perdu une heure en dix ans. Pour jouir mieux ? Non ! Pour  s’abrutir mieux, en ingurgitant toujours plus de télévision, en jouant sur des consoles de jeux, en surfant sur internet, laissant leur smartphone sous l'oreiller tel un « néo-doudou » et en passant de plus en plus en plus de temps dans les transports.


Les troubles du sommeil se soignent mais pourrait avant tout se prévenir si notre société accordait au sommeil un peu plus d’importance. Où sont passés les rythmes biologiques et le libre choix de l'individu par rapport à ses besoins face à la nécessité de suivre le rythme d’une société qui s’emballe ? L’homme cherche sans cesse à repousser les limites du possible pour gagner sur la nature. Son ingéniosité lui a fait faire de grandes choses. Malheureusement il a commis aussi d’énormes bévues. L’homme fait avec son corps les mêmes erreurs, maladresses et incivilités que ce qu’il fait avec son environnement.


Ces organismes que vous dénigrez comme l'INSV, ou comme le Réseau Morphée dont je suis la présidente, participe à communiquer sur ces troubles, à éduquer et à orienter des patients qui ne savent plus vers qui se tourner. Monsieur Taillandier, le bon sommeil ne doit pas être un luxe réservé à la « France d'en haut" ; savez vous quel est le délai moyen de consultation en service d'exploration du sommeil hospitalier (donc à moindre coût), il faut compter un minimum de 6 mois alors qu'une consultation en cabinet libéral (majoritairement dans le 92 ou 75 pour l'Ile de France) est possible en moins d'un mois mais ces médecins spécialistes du sommeil pratiquent des honoraires en secteur 2 voire  3. C'est dans ce paysage que le Réseau Morphée, grâce à son financement de l'Agence Régionale de Santé,  propose  gratuitement aux patients qui ont un certain type d'insomnie un travail en groupe pouvant les aider à résoudre leur problème de sommeil. Et sachez que notre leitmotiv est le mieux être du patient et non le cout de reviens de leurs soins à la sécurité sociale.


La connaissance sur les rythmes et les besoins de notre corps n’est pas une science infuse. Elle s’apprend, se transmet, se cultive. Communiquer sur ces aspects est une nécessité et nous en sommes au tout début. Prôner la liberté de faire ce que l‘on veut avec son corps, au risque de le malmener, pire de le rendre malade est une faute de la part d’un journaliste qui a la chance pour lui d’avoir la culture et la connaissance.


L'éducation à la santé ne doit pas être un luxe réservée, comme  vous le laissez entendre, à la "France sarkozyenne" mais à la France, celle qui se lève tôt, celle qui se couche tard, celle qui gagne plus et celle qui perd tout, même son sommeil.


Paradoxe total votre discours qui annule tout message préventif renforce les inégalités sociales en réservant l’accès de la prévention à certains, alors que les autres n’auront droit qu’à une médecine curative pour des troubles déjà avancés et compliqués. Les insomniaques et tous les malades de leur sommeil apprécieront.


Profitons du changement d'heure pour remettre les pendules à zéro, Monsieur Taillandier !

 

 

Docteur Sylvie Royant-Parola

Présidente du Réseau Morphée

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 10:00
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Dormir à l'hôtel n'est pas simple. On reproche souvent aux chambres leur côté impersonnel, le manque de décoration, l'exiguïté.


A l'inverse il y a  des chambres de rêve qui cultivent une atmosphère, un fantasme. En voici un exemple. A l'écran, c'est beau!

 

Si quelqu'un a testé dans la vraie vie, un petit témoignage serait le bienvenu!

 

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Vous remarquerez que le rêve est cher!

Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 09:47
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Dormir sous les ponts, sur un banc, sur une bouche de métro, sous un porche, dans un hall…  Les sans abris, sans domicile fixe,  expulsés sans ressources, se retrouvent sans toit à dormir dehors,  devant affronter le froid, l’agression, la suspicion, le rejet.

Des réseaux de santé, qui aident les personnes en situation de précarité pour leur permettre un meilleur accès aux soins, sollicite le Réseau Morphée pour essayer d’améliorer  le sommeil des personnes qu’ils prennent  en charge.  Quadrature du cercle devant laquelle nous nous sentons très démunis. Que peut-on faire pour aider quelqu’un à mieux dormir lors qu’il dort dans la rue en dehors de lui apporter une solution d’hébergement ?  Le sommeil est très sensible à l’environnement qui entoure le dormeur.  Pour bien dormir, il faut déjà se sentir en sécurité, à l’abri du danger et des agressions. La température  est également importante, idéale entre 18 et 20 degrés – actuellement, il gèle toutes les nuits dehors… Autant dire que  le sans-abri ne connaît pas (en tout cas plus !) ce monde de confort minimal.

Est-ce à dire qu’on ne peut rien faire ? En tant que réseau de santé, nos possibilités d’actions immédiates sont modestes, néanmoins au cours de l’année 2009 nous travaillerons avec nos collègues et avec tous ceux, bénévoles et professionnels impliqués dans ce secteur social pour  redonner à ces personnes des conditions correctes de sommeil.

Dès quelqu’un peut dire « ma chambre », «mon lit » c’est déjà le début de l’affirmation de son identité et de son existence. Et puisque nous en sommes à la période des vœux, souhaitons à notre société de se donner les moyens pour que plus jamais personne ne meure de froid en dormant dans la rue.
Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 19:37
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


Avant d’être parents, on pense benoitement  qu'un bébé se réveille toutes les 4 heures pour prendre le sein ou le biberon et qu'il se rendort paisiblement, le sourire aux lèvres, heureux d'être repu.


Tous les manuels du parfait bébé vous  disent  aussi que lorsque Bébé atteint ses 3 mois il sait, sous réserve de quelques règles, faire ses nuits ! "Faire ses nuits" pour un "non parent" du 21ème siècle signifie se coucher vers minuit et se réveiller vers dix heures ! Que nenni ! Lorsqu'on vous dit que Bébé fait ses nuits c'est qu'il  dort 6 heures d'affilées sans déchirer le divin silence nocturne en hurlant comme si une meute de loups affamés lui grignotait les pieds.
 

Notez bien que lorsque bébé fait ses nuits il ne fait pas les vôtres ! Elles sont à reléguer au fond d'un tiroir à côté des photos de ce sublime été  à Bora-Bora où, il y a quelques années,  vous rencontriez l'homme de votre vie une pina-colada à la main, votre paréo noué négligemment sur vos hanches taille 38...

 
La vérité est ailleurs...
 

Le sommeil est le Premier Grand Apprentissage  (PGA pour les intimes) que doit effectuer un être humain. A la naissance les fonctions vitales sont déjà en place, la respiration s'enclenche et bébé prends ses premières bouffées d'oxygène automatiquement, les urines et méconium s'évacuent, la faim arrive et bébé se met instinctivement à téter sein ou biberon, mais le sommeil, indispensable, lui s'apprend. 
 

Ce qu'on pensait être acquis peut s'envoler et on peut de nouveau être confronté à devoir réapprendre le sommeil. Qui n'a jamais cherché le sommeil, ressassant les soucis de sa journée ou qui ne s’est jamais réveillé en pleine nuit sans réussir à se rendormir... ?


Bébé va donc être le maitre de vos nuits et de votre sommeil pendant un bon moment, vous pensiez être le parent, celui qui décide et met les limites ! Et bien non raté ! C'est bébé qui vous autorise ou non à dormir... (En tout cas les premières semaines,  voire les premiers mois).


Bébé ne connait pas le mode d'emploi, bébé ne sait pas qu'il faut se laisser aller pour trouver le sommeil. Bébé est fatigué. Bébé s'use les yeux à force de les frotter alors il s’énerve, s’excite encore plus et… évidemment,  ne s'endort pas. Et puis y'a ces 2 grands empotés qui sont toujours dans les parages, qui le bercent et lui fredonnent des petites comptines à l'oreille. Parfois cela lui est agréable et le détend mais parfois cela le stimule trop et l'empêche de dormir. Sans compter les fois où bébé a besoin de pleurer pour trouver le sommeil ; les fameux pleurs de décharges… Bien mal nommés, car ils ne ressemblent pas à des pleurs mais à des hurlements qui emplissent l'air d'une charge, d'une tension impressionnante. Quelle maman peut entendre son bébé s'époumoner ainsi sans être persuadée qu'il vit d’horribles douleurs insoutenables auxquelles il ne survivra pas.

Parents désarmés, on constate avec soulagement qu'il survit à ces cris, et même,  qu'il s'endort, le sourire aux lèvres.


Apprentissage mutuel… Les parents progressent doucement dans le décodage des signes et  commencent à être un guide pour Bébé. Lui apprendre à se détendre avant le sommeil : un bain, un tendre massage dans la pénombre et le silence, un câlin, une chanson en le berçant. Comprendre qu’on peut faire confiance à Bébé en le  laissant trouver son rythme tout seul est le premier grand apprentissage de parents. On s'apprivoise, on se reconnaît. Une confiance mutuelle s'installe.


Et bébé grandit, bébé apprend, la nuit aussi, et voilà que Bébé qui faisait de superbes nuits (entendez coucher à 20 heures  et lever à 6 heures, si, si, là nous sommes face à de "superbes nuits" gloups) se réveille la nuit pour appeler :

"Maman ? Papa ? Au secouuuurrrss, par pitié, je souffre atrocement, et puis je suis tellement petit, j'ai tellement besoin de vous, si ça se trouve je suis en hypoglycémie il faut que je mange à nouveau la nuit" sic. Retranscription décodeur pas encore bien réglé de maman, notez que quelques semaines plus tard, le décodeur s'affine et la retranscription plus exacte devient : " Maman ? Papa ? Venez voir je m'ennuie, ça a l'air sympa là et si on se baladait dans les couloirs de la maison ? Vous venez on va jouer un coup ? Vous me chantez un truc ? Vous me manquez, je sais que vous allez venir, allez soyez chic, dépêchez-vous sinon je vais me rendormir dans 5 minutes et on va rater ça..."


Il y a quelques accrocs, on réaménage les habitudes, on se réadapte, on se rééduque handicapés du sommeil que nous sommes devenus. Chaque nuit, chaque sieste est une victoire de Bébé et on le félicite, première fierté de parents que de voir Bébé apprendre à se reposer !


Ensuite viennent les grands apprentissages et les petits maux de Bébé qui perturbent son sommeil mais les bases sont (enfin) acquises et on module...


Dans cette quête du bon sommeil de Bébé, j'ai longtemps cherché les réponses miracles permettant à mon petit de bien dormir, évidemment elles n'existent pas, mais je recommande chaudement la lecture de deux ouvrages truffés de bon conseils "Bébé, dis-moi qui tu es" du Dr Grandsenne" et "Mon enfant dort mal" du Dr Challamel et du Dr Thirion qui nous indique les grandes lignes d'une bonne hygiène du sommeil et rassure les jeunes parents sur le sommeil de Bébé.

Il existe aussi des professionnel à notre écoute et disponibles pour répondre à nos inquiétudes de parents : http://morphee.forumpro.fr

Et maintenant il y a le DVD sur le sommeil de l’enfant…Veinards les nouveaux parents…

 
Questions subsidiaires (vous gagnez le DVD si vous avez une réponse convaincante) :

Par quel mécanisme Maman se réveille toujours quelques minutes avant bébé, quelque soit l'heure ? Et par quel mécanisme Papa ne se réveille que quand maman lui donne de grands coups dans les côtes alors que Bébé pleure depuis 10 min à faire trembler les murs ?

 

Mais c’est peut-être une autre histoire... ;)

Karine

 

Karine est l’assistante du Réseau Morphée. Elle revient d’un congé parental après la naissance de son petit. Elle va animer ce blog avec l’équipe éditoriale pour vous apporter encore plus d’infos et de conseils sur le sommeil.

Sylvie Royant-Parola

Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 00:00
- Par Karine - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Petit coup de gueule pour ce soir…  Actualités de TF1 20 h. Reportage sur la préparation de nos athlètes en vue des J.O. de Pékin.

Pékin est à + 7 h de Paris, c’est à dire qu’à 15 heures à Paris  il est 22 heures là-bas. Pour moins ressentir le décalage, et quand on le peut, il est recommande de  se préparer, avant de partir,  et dans le pays d’origine,  en se couchant  de plus en plus tôt (1h de temps/ jour par heure de décalage) et en se levant de plus en plus tôt.

Visiblement c’est ce que sont en train de faire nos athlètes. Il est en effet primordial qu’ils soient recalés au   mieux, pour bénéficier de performances sportives maximales. Donc c’est bien.

En revanche, où je suis plus dubitative c’est sur les lunettes de photothérapie que porte au réveil l’athlète interviewé… Aucune preuve scientifique pour ce type d’apport lumineux, et surtout de leur innocuité (en raison d’une intensité lumineuse violente délivrée très près de la rétine).  Alors que l’athlète bénéficie de 2 synchroniseurs très important sur lesquels il peut jouer: le premier est l’effet groupe avec ses collègues, son entraineur, qui ont un rôle fondamental pour l’aider à trouver un rythme adapté, le second, tout bêtement le sport, pour lequel on  peut penser qu’il est  bien placé… A une condition, de privilégier le sport intense le matin pour faciliter l’avance de phase nécessaire au sens de ce décalage et de porter des lunettes de soleil l’après midi.

Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 22:12
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Le ministère de l'Economie a autorisé la commercialisation du Red Bull en France. La boisson énergisante était interdite, car elle contenait de la taurine, une substance dont les effets neuro-comportementaux étaient jugés toxiques.

"Un accord a été signé entre Christine Lagarde et le patron du groupe autrichien Red Bull", Dietrich Mateschitz, sur "l'autorisation immédiate" de la commercialisation de la boisson en France, indique-t-on dans l'entourage de la ministre.

Le leader mondial des boissons énergisantes peut donc dès à présent vendre sa boisson dans le pays. A une condition: faire figurer sur les canettes des mentions déconseillant le breuvage aux enfants et aux femmes enceintes et appelant à le consommer avec modération.

Un Red Bull sans taurine est donc en vente, en France et  depuis le 2 avril.

Ces boissons énergisantes sont  composées de sucre, de guarana (une plante qui contient beaucoup de caféine), de taurine (un acide aminé, qui serait remplacé en France), de glucuronolactone (un glucide), avec parfois d’autres plantes telles que le ginkgo biloba, le ginseng et l’échinacée. On y trouve aussi des vitamines, surtout celles du complexe B.

Témoignages (source 20 minutes) :

Un témoignage d’un journaliste originaire de Suisse:
«Cela permet de faire la fête toute la nuit mais au bout du compte, et surtout le lendemain, le coeur palpite un peu trop vite… Ça peut même être effrayant… Ils ont beau dire qu’il ne faut pas mélanger avec de l’alcool, les gens le font. En Suisse, c’est devenu un classique… Au début, certains bars refusaient de vendre les deux aux mêmes personnes mais en fait, dans plus d’un cas sur deux, quand on achète une bouteille en boite, c’est une vodka avec plein de «Red Bull» à mettre dedans.»

Et enfin le témoignage d’une de nos journalistes parisiennes:
«J’en ai bu pas mal lors d’une soirée à San Sebastian, au pays basque espagnol, quand c’était interdit en France. L’effet que l’on ressent le plus, c’est qu’on a plus du tout envie de dormir. Moi qui suis une dormeuse, j’ai tenu jusqu’à 6 heures du matin».

Alors? Pour ou contre le Red Bull en France?




 
   
Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 22:26
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Cette journée du sommeil se termine sur le décès de Chantal Sébire…
Cette femme qui réclamait une mort assistée, s’est  vu tenir le discours habituel du renvoie à la loi, qui limite l’aide aux personnes en fin de vie chez lesquels on abrège un peu les souffrances.
Il est sur que légiférer en ce domaine est toujours inquiétant pour les médecins qui savent que les situations sont complexes et individuelles. Néanmoins  quand il n’y a pas d’issue sur le plan thérapeutique, que la souffrance est immense, on doit pouvoir répondre à quelqu’un qui souhaite mourir en toute conscience, accompagnée de ses amis ou de sa famille, sans que ceux ci soient accusés d’homicide ou de participation à un homicide.
Mme Sébire est morte seule… A nous de réfléchir maintenant… Et de trouver une solution pour que notre société réponde mieux à ce genre de situation.
Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 23:06
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
A l’heure où une commission parlementaire reprend tous les éléments du dossier médical pour sortir d’une impasse technique et institutionnelle, Google va collaborer avec un hôpital de Cleveland pour développer un projet de dossier médical personnalisé, accessible en ligne par les patients, selon un communiqué publié jeudi par l'établissement. Le dossier médical électronique personnalisé est déjà disponible pour plus de 100.000 patients de la Cleveland Clinic, mais la collaboration avec Google doit permettre d'en élargir l'accès et de favoriser l'échange d'informations entre patients et corps médical. La mise en place d'une plateforme dédiée à ces dossiers médicaux a valeur de test pour Google, qui entend élargir, à terme, son offre à tout le territoire américain, précise le communiqué.

Notre ami Google va bientôt tout savoir sur nous, nos adresses, nos amis, nos numéros de compte et d’accès, et bientôt notre état de santé. Il est vrai qu’il faudra encore lui donner les infos. Mais c’est tellement pratique d’avoir tout sous la main,  et en un petit clic !

Source
 

Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 21:41
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Le réchauffement climatique est une réalité de tous les jours. Pas de vrai hiver, pluies torrentielles, été pourri, été indien. Plus personne ne sait comment s’habiller. A qui la faute… Débats passionnés…

Juste pour resituer sur le plan historique, si vous en avez la possibilité lisez le livre de Mr Le Danois :


« Le rythme des climats dans l’histoire de la terre et de l’humanité »
De Ed. Le Danois (ancien directeur de l’Office scientifique et technique des pêches maritimes), Payot eds, Paris 1950



Ce livre passionnant raconte l’histoire des climats de l’origine de la terre au XXe siècle.  Je vous passe les aspects techniques que je suis incapable de comprendre pour évoquer avec vous la petite histoire savoureuse des climats…

Au préalable il faut savoir que les climats ont un rythme qui suit une périodicité organisée en multiples et  sous multiples  qui, selon l’auteur, se décompose en :


«P 45 :
-  Rythme de 200 millions d'année (durée de la rotation galactique du Soleil).
-  Rythme de 40 millions d'années (périodicité des transgressions géologiques).
- Notion empirique de 5 millions d'années (valeur moyenne de la durée d'un étage du Secondaire). Cette notion doit être rapprochée d'une valeur de 4.795.200 ans.
et à partir de cette valeur :
-  Rythme de 44.400 ans;
-  Rythme de 5.550 ans;
-  Rythme de 1.850 ans (périhelium-nœud apside).
-  Rythme de 111/112 ans (marées séculaires transgressives).
-  Rythme de 18 ans, 6 (révolution des nœuds de l'orbite lunaire) »

Pour les 200 millions d’années nous aurons du mal à juger… Plus facile à saisir les rythmes des 6 et 18 ans !

Quelques exemples :

P 137 : Les choses ne s'améliorèrent pas dans le cours du Xe siècle, qui pourrait être appelé le siècle des terreurs de l'an 1000. Sa durée fut une longue suite de catastrophes. Des pluies torrentielles tombaient été comme hiver; ce régime de précipitations exceptionnelles que nous avons signalé dès le début du IXe siècle dura près de deux cents ans. Ces pluies continuelles avait rendu la terre si humide que les moissons ne mûrissaient pas et pourrissaient sur pied; il en résulta des famines épouvantables; des êtres décharnés parcouraient les campagnes et assassinaient les voyageurs sur les routes pour les manger.  L'Europe retombait dans le cannibalisme; un boucher osa apporter de la chair humaine sur le marché de Moncontour et fut du reste pendu. Les épidémies se répandirent avec une force terrible sur les populations sous-alimentées et déficientes; la lèpre gagna des milliers d'individus.

P 162 : Napoléon III fut le souverain du beau temps. Les débuts du Second Empire sont encore peu brillants; en 1856 des inondations terribles ravagent la vallée du Rhône, mais dès 1857, ce maximum novennal ramène des conditions climatériques favorables, très en avance par rapport au maximum séculaire. Le luxe réapparaît, la Cour impériale n'est pendant plus de douze ans qu'une succession de fêtes, de réceptions de monarques étrangers; l'exposition de 1867 attire à Paris le monde entier. La France donne le ton à l'univers. Comme aux belles années du XVIIIe siècle, les robes s'évasent et le règne des crinolines évoque celui des robes à paniers. Le décolletage en bateau dégage les lignes pures du coti et des épaules, on le restreint un peu avec des fichus Marie-Antoinette; en demi-saison les châles de cachemire et de soie suffisent à protéger les jolies femmes. Et l'été, il fait déjà si chaud à Paris, que la mode des villégiatures au bord de la mer commence, l'Impératrice Eugénie lance Dieppe et Biarritz; le goût des plages rappelle celui des bergeries par son caractère artificiel et charmant; les dames se promènent sur le sable ou les galets en mignonnes bottines à hauts talons, en cuir verni ou en satin. Les lourds cheveux sont ramenés dans des résilles et les teints délicats sont à l'abri sous les larges chapeaux de paille d' Italie. L'ombrelle est devenue un objet indispensable; on en fabrique de toutes sortes.


Donc pas de panique… On traverse peut-être simplement un cycle… Comme le sommeil, un cycle en appelle un autre.

Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /Oct /2007 15:44
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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