Revenons à la famille !

                                         Y a que ça de vrai !!!

Hier soir alors que je me demandais si j’allais dans la cave (au frais !) ou sur le carrelage de la cuisine (moins frais mais plus chic), j’ai trouvé Jacques affalé devant la télé qui marchait toute seule, vu qu’il dormait. Enfin !Qu’il ronflait plutôt. Il avait un air béa, la bouche ouverte. Devant lui, un bouteille de whisky. A moitié vide. Le verre aussi. Dis donc Jacques, tu n’aurais pas un peu abusé ce soir ? Vu l’intensité du ronflement, la réponse était évidente ! Je vais le voir, lui donne un grand coup de langue ! Il maugréé quelque chose. Pas très sympathique… Il pu l’alcool. Grave le Jacques ! De nouveau un grand coup de langue. Ça y est ! Il ouvre un œil ! Enfin, plus exactement sa paupière gauche se soulève difficilement.

- Mmmm… Me suis endormi… Quelle heure est-il ? Wouaahhh ! Une heure du matin ! Et demain je me lève à 6h ! Woulala !

Il s’extirpe difficilement du canapé, se dirige vers l’escalier, et là : Ta,ta,ta, boum, splafff…Toum…schratchhh…splafff !Mmmm….

- Aieh, aieh, aieh !

- Que se passe-t-il ? C’est Hélène réveillée par le vacarme qui a ouvert la porte la chambre. Surprise un instant, son regard est maintenant franchement dur !

Jacques se relève un peu sonné, mais bon ! rien de grave !

- Mais que se passe-t-il bon sang ! Qu’est ce que tu fais à cette heure là ? Tu as vu comment tu es ?

Jacques fait profil bas. Il essaye de marcher le plus droit possible vers la chambre et disparaît se coucher…

 

Les effets de l’alcool :

Sommeil et alcool ne font pas bon ménage !

Premier psychotrope de France, l’alcool a faible dose est anxiolytique, hypnotique et déshinibiteur. A faible dose, il endort et facilite le sommeil. A forte dose, c’est le coma ! Endormissement rapide suivi ensuite de réveils donnant un sommeil entrecoupé bien peu agréable et souvent peuplé de rêves ou de cauchemars.

Le réveil le matin est difficile, nauséeux, pas frais, parfois céphalalgique (mal aux cheveux en langage courant !).

En cas d’alcoolisme chronique l’arrêt de l’alcool s’accompagne d’une insomnie transitoire pénible qui accentue le syndrome de sevrage. Mais courage, ce sera mieux après !

 

Les effets du bain sur le sommeiL

 

Un bon bain ! Quel plaisir ! Ça détend ! Ça met en forme ! Mais sur le sommeil, quel effet ?

 

Le bain détend ! C’est un constat, mais y-a-t- il d’autres effet plus subtils ?

 

Un bain chaud (40°) avec une trempette assez longue (environ 20 minutes) pris au moins 2h avant le coucher a pour effet d’augmenter le sommeil profond. C’est bien l’augmentation de la température centrale qui est en cause car la prise d’aspirine (qui diminue la température centrale) annule l’augmentation du sommeil lent profond.

 

Donc ce bain chaud augmente l’efficacité du sommeil. Mais attention ! Ce bain  a aussi des effets éveillants, et on peut se sentir très en forme après, prêt à faire la fête. Donc adieu le sommeil et bonjour les copains !

   Il fait chaud !

 

Je me traîne. Avec tous mes poils, c’est encore pire !!!

Cette nuit a été particulièrement horrible...  Du mal pour m’endormir ! Impossible de trouver un peu de frais ! Que du chaud ! Partout ! Je suis allé m’étaler sur le carrelage de la cuisine. Aaaah ! Un mieux ! Mais pas durable ! Pfff… Me suis relevé pour aller à la cave. Mouaih, un peu d’air, plus d’humidité… Et la fatigue. Si lourd, si chaud. Pourquoi le temps se détraque comme ça !? Trop fatigué ! Une paupière soulevée, je vois passer la chatte. Elle déambule plus qu’à l’habitude. Mais ? Mais… !  Qu’est-ce qu’elle fait ! Ah non ! Elle sort par le vasistas pour aller dans le jardin.  Mauvais, trèèès mauvais !!! Ben voilà, c’est bien ce que je craignais ! Elle a rameuté tous les chats du quartier, et le concert commence. Y a le gros noir d’en face qui peut pas supporter le petit gris d’à côté. Quelques miaulements d’intimidation, un feulement, puis des cris, une cavalcade, un miaulement rauque et long. A ça ! C’est Dolly…! Un cri pareil il n’y en a qu’un, « le cri qui tue », dit-on dans la famille ! Merci les chats ! Je vais remonter dans la cuisine car ON PEUT PAS DORMIR ICI !  Exténué, la truffe desséchée, je m’allonge et m’endors enfin. Pas pour longtemps. Me voilà réveillé, haletant, le poil tout mouillé, avec un horrible cauchemar encore tout frais en mémoire. J’étais poursuivi par une armée de chats noirs, avec au milieu un chat énorme, qui grossissait au fur et à mesure et se transformait en un horrible dragon qui crachait du feu dont je sentais les brûlures sur ma truffe. Ouf ! C’est fini ! A côté de moi Pierre me caresse : « Alors Kant ! T’as pas l’air en forme mon vieux ! ».

 

 

Les effets de la chaleur de la pièce sur le sommeil

 

La chaleur est avec le bruit le pire ennemi du sommeil ! La température idéale d’une chambre se situe  entre 18° et 20°.

 

Une température extérieure comprise entre 31 et 39°C  induit une réduction du sommeil lent profond et du sommeil paradoxal ou du sommeil paradoxal seul (travaux du Dr  Buguet).  Cet effet délétère sur le sommeil diminue au bout d’un certain temps d’habituation. En conclusion : il est difficile de réagir à un coup de chaleur, par contre on s’adapte si on vit sous les tropiques !

 

Petite remarque en passant : il est très difficile de s’endormir avec les pieds froids, d’où l’intérêt d’utiliser des chaussettes, une bouillotte, à défaut de la bassinoire de nos ancêtres pour réchauffer le fond du lit ! Ces conclusions découlent d’un  travail très sérieux qui a pu prouver que nos grand-mères avaient bien raison !

Vous savez que Pierre est somnambule  ( http://morphee.over-blog.com/article-150275.html)!

 

Mais là,  il nous a tous surpris. Nous étions tranquillement en train de regarder la fin du film. Il était presque 1h du matin (c’est toujours vers cette heure là qu’il se déchaîne). Enfin,  moi je somnolais gentiment aux pieds d’Hélène. Quand soudain, la porte de sa chambre est violemment repoussée. Il sort en courant, passe devant nous, se précipite vers le divan, attrape la chatte couchée dessus, hésite une seconde, repart de plus belle vers la fenêtre du salon grande ouverte – c’était l’autre soir, où il faisait si chaud – et jette Dolly par la fenêtre !

 

D’habitude je n’aime pas les chats. Je course tous les chats, sauf DOLLY. C’est MA chatte ! Vous imaginez donc ma stupeur, et celle des autres… Nous sommes tous atterrés ! - Dolly, Dolly… - C’est Hélène qui, penchée par la fenêtre,  essaye de voir plus bas où est la chatte. Un miaulement lui répondit. Ouf, saine et sauve ! C’est vrai qu’un étage pour un chat, ce n’est pas trop terrible. Mais quand même ! En plein sommeil ! Ça  aurait pu être dangereux !

 

Pierre, après cet effort reste hébété sur le canapé. Il ne parait pas bien réveillé. Hélène lui demande ce qui se passe. Il nous explique qu’il avait eu une sorte de cauchemar où il avait le sentiment d’un grand danger. Un énorme camion fou se précipitait vers la maison et il fallait qu’il  sauve sa chatte. D’où son comportement !

Je suis ravi qu’il n’ait pas eu le temps de me sauver aussi !

 

Cette histoire est une histoire vraie !

Avez-vous déjà eu ce type d’expérience ?

Vous sentez-vous en sécurité quand vous dormez.

Seul ? A deux ? En groupe ?

J’attends vos témoignages !

   Mais quel rapport avec le sommeil#angel (voir plus bas...)

 

Waouaouhhhh ! C'est la saison ! Nous les chiens sommes plus sensibles que vous les humains aux effets du printemps. Toutes ces petites chiennes qui passent…. Surtout Laouen, une petite coton de tuleard… Toute blanche, et qui , je crois,  n'est pas indifférent à mon charme. Malheureusement une grille nous sépare et nos maîtres veillent.

 

L'autre soir, n'y tenant plus alors que le portail s'ouvrait pour laisser rentrer la voiture, je suis parti sur ses traces, laissant tout le monde sur place, sourd aux cris de mon maître  qui semblait furieux. J'ai couru, couru (elle était passée depuis déjà au moins une demi-heure). Nez contre terre, je suivais son odeur entêtante avec délices. Des méandres de rue. Une voiture évitée de justesse (pourrait faire attention, quand même !). Et j'ai pilé ! Net ! C'est là ! Un portail noir. Je gratte au dessous, gémis pour l'appeler. J'entends des voix un peu plus loin. Un homme et une femme. Pas de chien ! J'aboie  et gémis de plus belle ! «Qu'est-ce que c'est que ce souk ! », hurle l'homme. « Il y a un chien devant la porte », répond la femme. « Mais qu'est-ce qu'il veut ! » - Les humains ont de ces questions parfois !-

 

Heureusement j'entends un jappement, et je sens sous la grille une petite truffe qui me dit bonjour ! Je gratte de plus belle ! Sous la porte, sur la porte. J'engueule cette porte qui ne veut pas s'ouvrir. Des pas s'approchent ! La porte s'ouvre enfin. Je bondis dans la cours vers Laouen. Mais à peine je la touche, que je ne sens plus ma tête. Quelque chose s'est abattue sur moi. Un bâton ?  Enfin c'était comme si le ciel m'était tombé dessus. Me voilà aux pieds de ma belle, mais pas dans la posture que j'aurai souhaité. Je ne peux pas bouger. Sonné ! De toute manière je n'ai pas beaucoup de temps pour réagir. Je sens qu'on m'attrape par les pattes et qu'on m'emporte. Laouen ! … Une porte s'ouvre, un escalier… Et me voici  lancé  comme un ballon sur le sol froid. Une cave! Avec juste une petite fenêtre. Je mets du temps pour émerger et comprendre mon malheur. Impossible de sortir. J'essaye d'appeler. Rien. Aucune réponse de ma copine. Aucun bruit d'ailleurs. Tout le monde à l'air couché. 

 

Résigné, je me blottis contre un vieux tapis, et m'endors un peu. Le jour commence à percer par la fenêtre. Je me secoue, et me mets sur mes pattes. Ça va tout fonctionne. Je tente à nouveau mes appels. Un couinement plaintif, répété. Puis j'y mets tout mon savoir faire de chien. Aboiements en saccades, hululements modulés, petits cris mêlés à des jappements. Visiblement ça fait son effet car j'entends des bruits de pas décidés au dessus de moi. La porte s'ouvre, un homme dévale l'escalier, me saisis par la peau du cou. Sauvage ! Il me remonte dans l'entrée, ouvre la porte, fonce vers le portail, et avant même que j'ai pu réaliser, je me retrouve dehors,  poussé par un coup de pied peu sympathique.

 

Ouf ! Finalement je suis libre. Y a plus qu'à rentrer. Je ne suis pas sûr que la patronne soit contente. Elle a horreur que je découche !

 

Le sommeil et l'amour    #Sleep

 

Comme vous pouvez l'imaginer être amoureux n'est pas sans effet sur le sommeil. L'état amoureux se traduit  par un état d'excitation où le sommeil est un peu malmené. Mais curieusement, il n'y a pas de plainte d'insomnie… Des rêves très agréables peuplent le sommeil qui reste.. C'est la phase de béatitude ! Malheureusement il y a aussi les ruptures  et leur cortège de blessures et de problèmes. D'  un sommeil nettement moins tranquille, et des insomnies, pour le coup, mal vécues.

Quand à savoir si l'amour (l'acte) influence le sommeil les études sont peu nombreuses (et on comprend pourquoi !)  et  peu concluantes comme cette étude parue dans Biological  Psychiatry : (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&dopt=Citation&list_uids=4005334)

 Le bons sens serait de dire tout dépend… Du partenaire, et du plaisir… Paramètres  difficiles à étudier en laboratoire…

Certaines maladies, comme la dépression et le syndrome d'apnées du sommeil où le sommeil est toujours altéré,  sont accompagnées d'une baisse de libido (manque de désir) ou d'une impuissance A l'inverse, le syndrome de Klein Levin s'accompagne d'une hypersexualité. Ce syndrome touche préférentiellement le jeune de sexe masculin. Il se traduit  par des épisodes  de somnolence ou de torpeur qui durent quelques jours, associés à une hyperphagie (il dévore !) et un comportement sexuel très désinhibé. On ne connaît pas la cause de ce syndrome  très déroutant.

 

   Aie, aie, aie... Rien ne va plus. Tout le monde a l'air triste dans la maison ! On chuchote, on rase les murs ! Il n'y a que Pierre pour mettre un peu de vie avec ses copains ! Vous vous demandez pourquoi !? Reprenons pour ceux qui n'ont pas suivi. Je vous avais dit qu'Aurélie n'était pas bien ! Les sports d'hiver avaient apporté une amélioration passagère mais ensuite, redégringolade... Elle ne mange plus, ou si peu... A maigri. Elle, d'habitude si bavarde et enjouée, reste des heures immobiles, sans un mot. Si on lui pose une question, elle se met à pleurer.

Le soir elle se met au lit très tôt, dans le noir, dort d'un sommeil agité, et se réveille immanquablement à 3h du matin, les yeux grand ouverts. Si je suis réveillé, je saute dans son lit, et lui donne un grand coup de langue (je vous rappelle - pour ceux qui n’ont toujours pas compris – que je suis un chien !), mais sans grand succès. Elle ne s’occupe pas de moi. J’imagine que les idées s’entrechoquent dans sa tête. Elle a l’air si lointaine, si pensive… Le matin elle n’a pas envie de se lever. D’ailleurs, elle a raté plusieurs fois ses cours.

Ca s’est installé insidieusement, de telle sorte que personne n’a réagi. Jusqu’à la semaine dernière où sa mère et son père se sont inquiétés de cette tristesse et de ce repli. Ils l’ont traînée chez le médecin. DEPRESSION, le diagnostic est tombé, comme un couperet. Tout le monde en a été abasourdi.

 

La dépression :

C’est une maladie… Pas simplement un état d’âme qui évoque la grande période du romantisme avec Chopin, George Sand and Co. C’est une maladie fréquente, 14,9% des personnes âgées de plus de 16 ans sont dépressives et ce taux est nettement plus élevé chez les femmes (20%) que chez les hommes (9%) (étude du CREDES 1997). Les récurrences sont fréquentes. Pour un patient, la probabilité de souffrir d’un nouvel épisode dépressif dépend du nombre d’épisodes dépressifs qu’il a déjà eus. Ainsi, près de 60 % des patients ayant eu un premier épisode risque d’en avoir un second. Les sujets qui ont déjà eu 2 épisodes ont un risque de 70% d’en présenter un troisième. Ceux qui ont déjà eu 3 épisodes risquent dans 90% des cas d’en présenter un quatrième…

 

La dépression, c’est une maladie grave…

 

On dénombre chaque année en France près de 12.000 décès par suicide sur 150.000 tentatives, soit 1 tentative toutes les 4 mn et 1 suicide toutes les 40 mn. (Merci au Dr Dominique Barbier qui a fait ce calcul). Ce qui correspond à un taux brut de mortalité de 20 pour 100.000 habitants. Mais les épidémiologistes considèrent que ces chiffres sont sous-évalués d'environ 20%. En tout cas, depuis 1983, ils dépassent les décès par accident de la route, qui est voisin de 8.000/an pour notre pays (sauf l'année dernière où le chiffre a chuté... les radars !). Une récente enquête réalisée avant les journées nationales sur le suicide met en évidence que plus d'un tiers des Français ont connu le suicide d'un proche (38%), et pour la moitié, celui d'un membre de leur famille, réparti comme suit : 5% ont connu le suicide d'un membre direct de leur famille (père, mère, sœur, frère ou enfant), 13% celui d'un autre membre.

 

Pas gai tout ça...

 

Une  bonne nouvelle cependant : la dépression, ça se soigne…



Il parait que les hirondelles désertent nos contrées. Heureusement j’ai quand même une bonne nouvelle. Fifine, la tortue est réapparue. Depuis 5 mois j’avais beau chercher dans le jardin, impossible de la trouver. Et depuis hier, la voici, la voilà. Noire de terre ! Amaigrie (mais si je vous assure, ça se voit !). C’est très bon signe. Le printemps est là !
 

 

 

Quel rapport avec la narcolepsie ? Aucun...Very Happy

 

J’ai un copain dans la rue, un doberman qui s’appelle Jules. Un grand et beau chien. Très classe ! Malheureusement il est la risée de tous les chiens du quartier car il lui arrive un truc bizarre. Quand il voit un chat, il s’écroule par terre. Brutalement. C’est très impressionnant ! Il est complètement avachi sur le sol, ne peut bouger ni ses oreilles, ni sa queue, et encore moins se relever sur ses pattes. Tout juste s’il peut avoir quelques mouvements des yeux. Ca dure 2 à 5 minutes, et il se relève en pleine forme. Le problème c’est que tous les chats se sont donnés le mot. Ils l’attendent assis sur le muret du coin de la rue, lançant des paris pour savoir qui le fera chuter plus vite. Le pauvre Jules a développé une véritable phobie sur ce trajet. Même avec moi qui chasse les chats, il a du mal à venir. Et je sens qu’il est triste et se renferme sur lui-même. Du coup j’ai été voir des copains pour l’aider. On a monté une mise en scène dimanche dernier. Nous avons réussi à convaincre Jules  de sortir vers le fameux muret. Arrivé à proximité, alors que l’émotion était à son comble, Jules est tombé par terre, et nous tous avec ! Les chats n’en sont pas revenus. Un parterre de chiens écroulés sous leur nez ! Au bout d’une minute, les chats n’en pouvant plus sont descendus du muret pour voir de plus près dans quel état on était. Et là ! Ah, ah ! Le déchaînement ! Tous les chiens, y compris Jules qui avait réussi à se relever, sont partis ventre à terre. A chacun son chat ! Ah, ça fait du bien une bonne coursette de chats ! On les a tous semés dans un brouhaha d’aboiements, de cris, de miaulement, et de feulements !  Je crois qu’ils ont compris. Jules a retrouvé sa dignité !

 

 

 

 
 

La narcolepsie :

 

Rien à voir avec narcotique, stupéfiant and co !

 

La narcolepsie est une maladie qui, dans sa forme complète,  associe des accès de sommeil brutaux #Sleepqui surviennent inopinément (en fait quand on se connaît bien on le sent venir) et des accès de cataplexie déclenchés par l’émotion. La cataplexie est une chute brutale du tonus musculaire qui entraîne une chute de tout le corps (on s’écroule par terre comme Jules) ou d’une partie du corps (sous le coup de l’émotion on lâche un objet par exemple car  les muscles de la main se relâchent brutalement). L’émotion qui entraîne le plus souvent une chute est le rire. Pourtant ce n’est pas drôle du toutToo Funny.   C’est peut être de là que vient l’expression « s’écrouler de rire » ?

 

D'autres signes secondaires existent. Les hallucinations hypnagogiques, terme un peu inquiétant qui désigne des hallucinations souvent visuelles, ou des perceptions  étranges au niveau de la peau (peau qui se cartonne...), des membres (trés légers, trés lourds, déformés...). Elles surviennent au moment où la vigilance change (au moment du coucher par exemple, ou en pleine journée lorsqu'on est fatigué). Parfois le narcoleptique ressent des paralysies du sommeil, expérience désagréable, parfois angoissante. En effet il s'agit de la sensation d'être paralysé lors d'un réveil au cours du sommeil. Celà peut durer de quelques secondes à quelques minutes.

 

Il y a un caractère génétique qu’on recherche par une prise de sang avec examen du groupage HLA.

 

 

Des traitements existent :

- Déjà éviter la privation de sommeil, privilégier plusieurs petites siestes brèves réparties dans la journée,

- et si ça ne suffit pas, des médicaments comme le modafinil, ou parfois des amphétamines sont nécessaires.Quand aux antidépresseurs, ils  permettent de lutter contre la cataplexie.

 

                Ca pue ! J’en ai marre de dormir à côté de cette chambre. Mathieu est plutôt calme quand ses parents ne sont pas couchés. Mais après minuit, il se déchaîne. Les jeux sur ordinateurs avec les copains virtuels du bout du monde occupent une bonne partie de son temps. Après il est tellement excité qu’il faut qu’il se calme. Quelques coups de fil. Et un petit pétard pour se détendre en écoutant de la musique. « Quoi ? C’est pas grave ! » dit-il en regardant mon air réprobateur. Tu parles ! Sûr  qu’on s’endort plus vite, mais ensuite c’est comme l’alcool, le sommeil est moins profond, moins reposant. Moyennant quoi le réveil le matin est plutôt difficile. Il a aussi la fâcheuse manie de dévaliser le frigo à 3h du matin. Une fringale bizarre qui met Hélène en colère car il fait la razzia sur toutes les crèmes au chocolat. Et je n’ai pas intérêt d’être dans ses pieds. Quand il descend, il est d’une humeur de chien (je serai tenté de dire « d’homme »)  tant qu’il n’a pas mangé. Le regard vague, les yeux bien rouges : le réveil sera dur demain ! Quand est-ce que tu atteris de ton nuage Mathieu?

                                             

Les addictions chez le jeune :

Un tiers des ados déclarent avoir consommé du cannabis au cours du dernier mois.  Plus d'un jeune de 17 ans sur deux a essayé en 2003 alors qu'ils n'étaient que 45,5 % en 2000.

A 17-18 ans, l'alcool est de très loin le produit psychoactif le plus consommé. Son usage récent, c'est-à-dire au cours du dernier mois, concerne 8 jeunes sur 10 (76,2 % des filles et 84,2 % des garçons).

Si l'expérimentation de l'ivresse ou des moments d'ivresses (dix par an) est stable, la consommation régulière de bières et/ou d'alcools forts est en hausse. 7,5 % des jeunes filles et 21,2 % sont des buveurs réguliers…

Sources : Drogues à l'adolescence - Niveaux et contextes d'usage du cannabis, alcool, tabac et autres drogues à 17-18 ans en France - ESCAPAD 2003. François Beck, Stéphane Legleye, Stanislas Spilka

(Morpheus : N'hésitez pas à réagir à cet article de Kant !) clin.gif

Déambulation dans la maison.

23h30. Pierre dort tranquillement, sereinement. C’est extraordinaire comme à cet âge  le sommeil est profond. Il parait complètement abandonné, sur le dos, son visage poupin détendu, une esquisse de sourire béat sur ses lèvres entrouvertes. Sa respiration régulière et ample m’indique qu’il est en sommeil profond. Pourvu qu’il ne fasse pas d’accès de somnambulisme !

Je glisse le long du lit pour rejoindre la porte sur le bout des pattes. Autre chambre, autre ambiance. Je suis chez Mathieu. Il me parait en forme le Mathieu ! Cigarette au bout des lèvres, baladeur sur les oreilles (à 3 m j’entends la musique, bonjour les dégâts pour l’audition), sa main bat le rythme de la chanson (enfin si on peut parler de chanson pour le bruit que j’entends). Je lui trouve bien les yeux un peu rouge. Y doit avoir sommeil ce grand. A moins que ! Pas de caresse à attendre. Je m’en vais ! J’entrevoie en sortant  Hélène affalée devant la télé. Je crois bien qu’elle dort, comme si elle ne pouvait pas se mettre au lit quand elle a sommeil. C’est ridicule !

J’arrive chez Aurélie. Elle écrit dans son journal. C’est son confident, comme moi ! Son stylo est en l’air. Son regard semble perdu dans le vide. A quoi penses-tu ma belle ? Elle est ailleurs. Avec qui ? Puis  sa main se recouche sur la feuille. J’entends le stylo qui glisse sur la feuille. Les mots se succèdent. Aurélie paraît grave. Elle tourne la tête dans ma direction et me voit. Elle m’appelle. Quel bonheur ! S’en suit un gros câlin. J’adore !

Bon c’est pas le tout, il se fait tard et moi j’ai sommeil. Je retourne sur mon divan préféré.

A +

 

Bon, ça y est! Ils sont rentrés du ski. Fini le calme dans la maison. D'un autre côté, je suis ravi qu'ils soient là. Et en forme!

Vous vous souvenez que pour Aurélie c'était pas terrible. Elle a bonne mine maintenant. Le teint hâlé, les yeux vifs. Ca marche !

C'est bien le cas de le dire...

 

Cette nuit a été, disons, bousculante... Je dormais tranquillement sur le tapis en bas de l'escalier quand j'ai été réveillé par Pierre qui descendait à 1 heure du matin. Il avait les yeux à moitié ouverts. Paraissait franchement ailleurs. Il m'a quasiment marché dessus! Grrrrr

Il s'est dirigé vers vers la salle de bain, s'est arrêté, et a tourné à droite vers les rideaux. Et là, surprise ! No way 

Je l'ai vu pisser sur les rideaux!

Aieh, aieh, aieh! Il est ensuite remonté comme un automate vers sa chambre, et s'est couché à l'envers sur son lit, en ronflant. J'ai bien essayé de le pousser pour le remettre dans le bon sens, mais impossible, il dormait trop profondément.

Il a encore fait un accès de somnambulisme.

 

J'ai beau le savoir, ça me surprend toujours. Je me souviens quand ça a commencé. Il avait 6 ans la première fois. Les parents n'ont pas compris. Ils regardaient la télévision. Pierre est passé sans un mot, la démarche un peu raide, est allé dans la cuisine, a semblé hésiter, puis a fait demi-tour pour repartir vers sa chambre. Sa mère, s'est approchée de lui, a essayé de lui parler, sans succès. Le lendemain , en plaisantant , Hélène lui a demandé ce qu'il avait fait.

Aucun souvenir. Pierre a cru qu'on se moquait de lui et était furieux. #Cussing out

Ses accès surviennent par période. Parfois toutes les nuits pendant une semaine, puis plus rien pendant un mois. Ca met de l'ambiance!

 

 

Le somnambulisme:

C'est un éveil incomplet en sommeil lent profond: le corps est réveillé et le cerveau continu à dormir. Ce qui se traduit par des comportements moteurs parfois trés compliqués. En 1850, Alfred Maury avait décrit le cas d'un femme qui se levait et allait jouer du piano toutes les nuits. Certains se lèvent et vont manger.

Mais le plus souvent c'est un déambulation dans l'appartement, parfois hors de l'appartement ou de la maison (attention...). 

 

Ca touche essentiellement le sexe masculin et est trés fréquent chez l'enfant (10% des enfants entre 5 et 12 ans font au moins un accès de somnambulisme).

C'est favorisé par les changements (de lieu, d'habitude), le stress, la fièvre, des problèmes de santé (troubles digestifs, troubles respiratoires au cours de la nuit).

 

Dans l'immense majorité, c'est tout à fait banal et pas dangereux. Néanmoins, la pseudo adresse des somnambules est un mythe. Un somnambule peut tomber, passer par la fenêtre...Bon mais restons optimiste. C'EST RARE!

 

La grande question: faut-il réveilller un somnambule? Non! Il faut chercher à le ramener doucement dans son lit. Etre trés doux et rassurant. amis.gif

N'oubliez pas qu'il est dans un autre monde,  si vous le réveillez brutalement vous pourrez lui faire peur, et ... il peut réagir, disons, brutalement.

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