Le Sommeil

 

Cet article est repris de http://respiradom-project.com.

Si vous êtes concerné par le Syndrome d'Apnée du Sommeil (que vous soyez patient, soignant, proche de patient ou rien de tout cela mais intéressé par ce projet...) et si vous avez envie de participer à l'amélioration de l’efficacité du traitement par pression positive continue nocturne et la qualité des soins, alors foncez participer à ce superbe projet qu'est Respir@dom !

 

"L’équipe de Respir@dom a interviewé Mr M. qui vient de commencer un traitement de ses apnées du sommeil par une machine à pression positive continue. Son témoignage est rapporté sans commentaire.

sas.png M est une personne apnéique, qui a commencé son traitement depuis deux semaines au moment de notre rencontre. Avant le début de son traitement, il savait qu’il faisait des apnées du sommeil, il avait déjà une certaine connaissance de la pathologie car plusieurs de ses proches y étaient sujets et suivaient ou ont suivi à un moment un traitement par machine à pression positive continue. Leurs expériences se sont révélées négatives, ce qui l’a amené à refuser ce genre de thérapie.

Il a néanmoins fini par ne plus supporter les problèmes de sommeil et la fatigue diurne, causées par les apnées mais également par un problème de mictions impérieuses nocturnes, il était réveillé fréquemment par des envies d’uriner urgentes, voire même douloureuses. L’addition de ces deux troubles était exténuante et avait une influence très néfaste sur ses activités. Il était en effet amené par son métier à fréquenter souvent les théâtres mais s’y endormait continuellement, malgré son grand intérêt pour ce qu’il regardait, et le bruit causé par les apnées n’était pas d’un grand agrément pour les spectateurs voisins.

il a donc décidé d’aller consulter un peu à contrecœur, mais motivé par un ami qui lui avait montré sa machine, qui lui avait paru plus douce et confortable que celles qu’il avait vu jusqu’à présent.

Son examen polysomnographique a révélé un nombre très élevé d’apnées (environ 60/h), la machine a été installée, il a quelques difficultés à s’y adapter (le masque lui donne un peu l’impression d’étouffer et manque de confort, il est parfois réveillé par les variations de pression de la machine, le bruit…), mais par un effort de volonté il est parvenu au bout de quelques jours à garder le masque une nuit quasi-complète, et sa somnolence a disparu (même en soirée), il ressent une amélioration de son tonus, de sa résistance physique, de sa libido, et, pour la première fois depuis 10 ans ses mictions impérieuses ont disparu, à sa grande surprise, car il avait consulté un grand nombre d’urologues et aucun d’eux ne lui avait parlé d’un lien potentiel entre son problème et les apnées, il a l’impression que ces consultations ont été une perte de temps et d’argent et que ces spécialistes n’ont pas fait leur travail correctement.

Malgré les avantages conséquents du traitement au niveau de son bien-être quotidien, mettre le masque reste une contrainte, c’est une lutte, mais les bénéfices à court (il est passé en deux semaines de 60 apnées par heure à 5) et long terme le poussent à persévérer, il a de plus en plus de facilité à se plier aux exigences du traitement.

Son prestataire de soins à domicile doit bientôt venir lui proposer de nouveaux types de masques (le sien ne lui convient pas, il possède un masque narinaire mais sans bandeau frontal de fixation du tuyau). Malgré les difficultés qu’il rencontre avec la machine comme la sécheresse buccale, le bruit…, il reconnaît que les progrès techniques effectués depuis qu’il connaît ce type de machine sont intéressants.

Néanmoins, M me dit qu’il aurait aimé être mieux formé à l’utilisation de la machine lors de son installation : par exemple, le technicien lui a fait essayer le masque en position assise alors qu’il s’est ensuite aperçu qu’en position allongée ce n’était pas la même chose. Il est par ailleurs satisfait des services de son prestataire (disponibilité, rapidité d’intervention, amabilité), mais aimerait une certaine diversification de son rôle : faire partager l’expérience qu’ils accumulent auprès des patients, donner des astuces (techniques de relaxation, utilisation des accessoires…)
Il se pose des questions sur la disponibilité des machines, il existe différentes solutions technologiques sur le marché mais il a l’impression de ne pas avoir accès à toutes, ce qui cause une certaine frustration, il serait prêt à changer de prestataire pour obtenir la machine qui lui convient le mieux.

Pour M le traitement par pression positive constitue donc une avancée au niveau de son bien-être, il reste contraignant mais les avantages qu’il lui procure sont très appréciables au quotidien. Néanmoins, il reste quelques points négatifs liés au cloisonnement des soins qui le préoccupent, il serait à son sens utile que les techniciens soient une source de conseils pratiques plus précis, que la communication entre les différents intervenants de santé soit optimisée."

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 12:20
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Traitement alternatif aux appareils à pression postive, il existe aujourd’hui, trois orthèses d’avancée mandibulaire qui font l’objet d’un remboursement par la Sécurité Sociale : l’orthèse Narval, l’orthèse Orthosom et l’orthèse Tali.

 

Les conditions pour être remboursés :

 

La Sécurité Sociale a défini des conditions de remboursement qui sont strictes :

Pour les syndromes d’apnées légers et modérés non symptomatiques (non somnolents) avec un index d’apnées –hypopnées inférieur à 30/h  l’orthèse n’est pas prise en charge par le Sécurité Sociale.

Pour les formes sévères (IAH > 30) ou modérées symptomatiques (somnolent), l’orthèse peut être prescrite en 2ème intention après refus ou abandon de traitement par ventilation. Elle est alors prise en charge par la Sécurité Sociale.

 

Coûts :


L’orthèse Narval est facturée 345 euros si elle n’est pas remboursée et 339 euros en cas de remboursement.

L’orthèse Orthosom est facturée 339 euros dans les deux cas.

L’orthèse Tali est facturée dans les deux cas 289 euros.

Le remboursement est fonction du régime de sécurité sociale, pour les salariés il se fait en général sur la base de 65 % du montant de la facture ; le ticket modérateur étant remboursé éventuellement par les complémentaires.

Les honoraires du praticien qui pose et assure la titration et les réglages sont eux hors nomenclature et à la charge du patient. Ils doivent englober la totalité du traitement (empreintes, essayage et pose de l’orthèse, réglages occlusaux et la titration).

 

Ce traitement nécessite une évaluation de son efficacité par polygraphie ventilatoire ou polysomnographie.  Il faut que le traitement soit surveillé tous les 6 mois par le dentiste ou l’orthodontiste qui a posé l’appareil.

Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 16:30
- Par G.Vincent et S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Comme partout ailleurs, en Nouvelle-Zélande la fatigue au volant tue.

C'est pourquoi, il y a quelques années, le gouvernement néo-zélandais a lancer une campagne de prévention choc intitulée "Sleep before you drive" (dormez avant de conduire).

Images violentes, dérangeantes mais qui montrent bien que la voiture n'est pas un lit et que même un court instant d'inattention, de somnolence peut être mortel.

 

Relisez bien notre précédent billet avant de prendre la route.


crashed-bed-coast1.jpg

 

crashed-bed-pillar2.jpg

 

 

 

crashed-bed-creek3.jpg

 



Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 11:59
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires


En fait le titre exact est : "Comment faire pour se réveiller sans casser un cycle de sommeil ?"

Cette question passionnante m’a été posée par Nicolas Blas sur Twitter. Répondre en 140 caractères étant mission impossible, je vais essayer de lui répondre dans ce billet.

 

Plusieurs cas de figures sont à considérer.

 

Premier cas, celui du bon dormeur qui dort suffisamment :

Notre sommeil obéit à une régulation rythmique circadienne de telle sorte si la personne est régulière dans son rythme de vie, ses horaires de sommeil sont programmés à l’avance. Elle s’endort à heure régulière et se réveille aussi toujours à la même heure. Le réveil survient  spontanément à la fin d’un cycle de sommeil. Le week-end est soumis au même régime, et malgré un coucher souvent plus tardif le réveil est quand même programmé, peut-être un peu moins tôt mais quand même trop tôt selon le dormeur.  Point positif, si vous fonctionnez comme ça , c’est que votre système physiologique a tout d’ une montre suisse, ce qui est plutôt de bonne augure pour  les jours de semaines : vous êtes très efficace !

 

Deuxième cas, le bon dormeur, stressé, qui ne dort pas suffisamment ou dormeur « du soir » qui n’arrive pas à s’endormir avant une heure du matin.

Il va devoir utiliser un instrument de torture qui s’appelle « réveil-matin » dont la sonnerie le tire du fin fond de son sommeil. C’est extrêmement pénible et le lever est généralement comateux. Habituellement une bonne douche bien chaude, et c’est parti pour la journée.  Le réveil est difficile pour 2 raisons :

1) l’éventuelle privation de sommeil : Là pas de solution miracle à part de dormir plus. Pour avoir une idée de son temps de sommeil idéal il suffit de s’observer en vacances, de noter son temps de sommeil et de retirer entre 1h30 à 2h00 pour avoir un temps de sommeil acceptable en période de travail.

2) le réveil a été provoqué alors que le dormeur était en sommeil paradoxal ou en sommeil profond (refaire du sommeil profond en fin de nuit est fréquent chez les gens jeunes).  Dans ce second cas pour éviter ce désagrément pas d’autres solutions que de se lever un peu plus tôt lors d’un réveil spontané. En effet en fin de nuit le sommeil est beaucoup plus instable,  il est donc entrecoupé d’éveils brefs. Lorsque l’éveil est proche l’heure programmée du réveil définitif  (15 à 30 minutes avant) il faut anticiper et se lever. Un peu dur au début, c’est nettement plus facile au bout de quelque jour. Pour ceux qui ont du mal à se faire confiance, des systèmes existent  qui détectent les mouvements pour indiquer au dormeur qu’il est temps de se lever. C’est le principe de l’application pour Iphone,  Sleep Cycle Alarm   ou du Sleeptracker, une montre qui vous réveille.

 

Troisième cas, celui d’un mauvais dormeur (insomniaque ou ayant une pathologie du sommeil associée)

Nous sommes là devant une  problématique  plus complexe. Le réveil se fait mal car le sommeil n’a pas rempli son rôle. Dans ce cas il faut se faire aider pour savoir quelle solution appliquée. Un diagnostic précis doit être réalisé. Il faut consulter. Pour aider le médecin lors de la consultation, vous pouvez remplir au préalable le  questionnaire de sommeil du Réseau Morphée et tenir un agenda du sommeil  pendant 15 jours avant la consultation.

 

Bon courage pour les matins à venir !

 

Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 16:51
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
 Conférence « Dormir quand on prend de l’âge » - vendredi 19 mars de 14h à 17h

Lieu : Hôtel Scipion, 13 rue Scipion, 75005 Paris

 

Le sommeil se modifie avec l'âge: plus léger, plus fractionné, plus court. Comment savoir ce qui est normal et qui ne l'est pas? Quels sont les problèmes de sommeil rencontrés par les seniors ? Chez les personnes en maison de retraite ou en institution, l'environnement change et le sommeil  en subi les conséquences. Que peut-on faire pour retrouver ses repères et améliorer son sommeil? Y -a-t-il des maladies qui peuvent causer ou aggraver des troubles ? Quels signes doivent alerter la personne elle-même ou son entourage ? Quand faut-il consulter un spécialiste du sommeil ?  

 


Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 22:45
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires


inuit A 1 400 km au nord du cercle arctique vivent 1300 habitants à 94 % Inuits : la communauté de Mittimatalik. Le village est au bord de l’île de Baffin, dans le nord du Nunavut, un territoire cédé aux Inuits par le Canada voilà une dixaine d'années. Désormais sédentarisés, leurs habitudes et leur rythme de vie s’accommodent souvent mal de ceux des Occidentaux dans la communauté où règne de mai à août la "nuit lumineuse".

Dormir loin des autres

Si les igloos font aujourd'hui place aux longues maisons occupées par plusieurs familles, avec chambres séparant les enfants des adultes, ce sont des mots anciens qui désignent les nouvelles pratiques. Ainsi igliq, qui désignait dans l’igloo la plate-forme de couchage où se serrait la famille, désigne-t-il maintenant le lit. Mais difficile de dormir seul ou éloigné des autres : en exemple ce vieil homme désertant son lit pour aller dormir sur le canapé de la salle de séjour, là où tout le monde passe. Ou cet adolescent adepte de la sculpture qui avait transformé sa chambre en atelier, le lit en établi, et venant dormir lui aussi sur le canapé du salon. On peut donc ici entrer dans le sommeil sans problème dans un lieu de passage bruyant, ou laisser les chambres portes grandes ouvertes. De même la pratique, qui voulait qu’une lampe reste allumée la nuit dans l’igloo, surveillée par la mère, afin de maintenir le plus longtemps possible la chaleur se perpétue dans ce minimum de clarté maintenu dans la chambre, notamment quand la femme est seule alors que son compagnon s’enivre au-dehors, situation fréquente. La faible clarté d’une lampe n’atténuera-t-elle pas l’angoisse du retour d’un homme pouvant devenir violent sous l’emprise de l’alcool ? Il est rare, en tout cas, que l’obscurité règne dans une chambre.

Il est vrai que le sommeil n’a pas très bonne presse chez les Inuits, les anciens disaient que dormir trop longtemps, c’était s’exposer à une vie courte, alors que tant de choses appellent au-dehors : visites aux voisins, pêche, chasse, danses nocturnes… Et même quand vient l’époque de la "grande obscurité", vers novembre, les nuits de Mittimatalik voient des centaines d’habitants danser dans la salle communale.

Et puis dormir, ce serait aussi s’exposer aux rêves, prendre ainsi le risque que l’âme ne réintègre pas le corps à temps, avant le réveil. Des rêves qu’on aimait autrefois se raconter au matin, une pratique perdue.

Sinnaktulauqpunga

En 2006, deux ethnologues ont saisi quelques rêves de cette nuit lumineuse, le temps d’un film : "J’ai rêvé (Sinnaktulauqpunga)". En inuktitut, l’une des langues des Inuits, dormir c’est sinnak ; sinnaktuqtuq veut dire "il rêve", et sinnaaqtaujuq : "il est agressé en dormant". Le sommeil est donc chose dangereuse, où vient s’accrocher le rêve qui peut faire peur. De cette peur, de ces angoisses, rend compte le film de Guy Bordin et Renaud de Putter. Un film tout à la fois poétique et anthropologique qui donne à entendre des récits de rêves des habitants qu’il confronte aux gestes quotidiens et à la vie du village, une vie à nu face à l’immensité d’un monde naturel dépassant l’environnement humain de toute part.

 

 

 

Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 12:18
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

seniors Bien dormir est une des composantes essentielles pour bien vivre et bien vieillir. C’est pourquoi, à l’occasion de la 10ème Journée du Sommeil, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), en partenariat avec la MGEN, s’est intéressé au sommeil des seniors pour mieux connaître ses spécificités et faire évoluer les comportements et les pratiques.


Nos seniors dorment plus que leurs cadets, 7h13 la semaine et 7h30 le week-end. En majorité, ils se disent satisfaits de la qualité et de la quantité de leur sommeil.


Une dette de sommeil moins marquée à partir de 50 ans.
Les seniors, dormant plus durant la semaine, ont un besoin de récupération moindre le week-end, augmenté de 17 minutes au lieu de 1h15 chez les adultes plus jeunes (enquête « Sommeil et rythmes de vie »2009). Le temps sommeil des seniors est ainsi mieux réparti au fil de la semaine.

Près de la moitié des seniors renouent avec la sieste, 3 à 6 fois par semaine, selon leur âge
42% des seniors font la sieste en tout début d’après-midi, pendant 28 minutes (la durée idéale de sieste recommandée par les spécialistes étant de 20 minutes). Le besoin de sieste est un besoin physiologique qui existe dès l’enfance et qui revient avec le vieillissement. A partir de 50 ans, le nombre de siestes par semaine augmente, allant de 3 entre 50 et 60 ans à 6 siestes après 80 ans. Ce retour à la sieste s’accompagne d’une modification de sa durée ; courte chez les 50-60
ans, elle s’allonge progressivement jusqu’à 1 heure et plus au-delà de 80 ans, ce qui peut entraîner des difficultés d’endormissement. En effet, trop dormir dans la journée « consomme » du sommeil sur la nuit suivante et diminue le besoin de sommeil lors du coucher.

Profiter de la lumière du jour, c’est aussi mieux dormir la nuit
Dans l’ensemble, les seniors passent 5h19 hors de leur domicile par jour en semaine, et 4h24 le week-end. Ce laps de temps diminue avec l’âge et s’accompagne d’une augmentation de la durée de sommeil sur 24h, au risque d’entraîner une déstructuration du rythme du sommeil. En effet, 23,5% des seniors atteints d’insomnie sortent ainsi moins d’une heure à l’extérieur, tout comme près de la moitié des plus de 80 ans… Or, l’exposition à la lumière du jour permet de réguler l’horloge biologique interne, qui identifiera correctement l’alternance jour-nuit. A l’inverse, rester dans la pénombre durant la journée entraîne des troubles de sommeil nocturne et conduit à un état propice à la somnolence.

L’excès ou le manque de sommeil peuvent marquer des troubles plus profonds
22% des seniors rapportent des difficultés de sommeil : insomnie (72% d’entre eux), horaires de sommeil qui se décalent, syndrome d’apnées du sommeil ou syndrome des jambes sans repos altèrent la qualité du sommeil des personnes qui ont ainsi tendance à s’endormir facilement dans la journée.
Outre un état de somnolence, avéré chez 65% de ces seniors, des pertes de mémoire sont également constatées. Les spécialistes notent qu’une augmentation du temps de sommeil chez les personnes âgées (plus de 9h, et des siestes longues) doit être le signe d’une possible altération des fonctions mnésiques. A contrario, cause ou conséquence, le sommeil tend à se réduire (moins de 6 à 7h) en présence de pathologies associées, telles que maladies du dos et des articulations, diabète, hypertension artérielle et maladies cardiaques, cancers…

Troubles du sommeil et mauvaises habitudes persistent

Encore aujourd’hui, plus de la moitié de seniors qui dorment mal prennent des somnifères. Les spécialistes du sommeil conseillent davantage de se tourner vers les méthodes de relaxation (8% seulement), avant la prescription de thérapeutiques. Une règle d’or, en cas d’insomnie, pour tous : éviter les activités d’éveil dans son lit (télévision, téléphone, radio…), préférer en sortir, et n’y retourner que pour dormir ! Le secret pour vivre centenaire : dormir beaucoup ? Certes, les centenaires n’échappent pas aux troubles du sommeil liés à l’âge, mais bien dormir est pour eux une priorité ! Leur qualité de vie est liée à la conservation d’un bon rythme veille – sommeil structuré ; quand ils le peuvent, ils dorment beaucoup, près de 10h par nuit !

Pour en savoir plus sur le sommeil des seniors, le Réseau Morphée propose une conférence
"Dormir quand on prend de l'âge" le 19 mars 2010 de 14H00 à 17H00 à l'espace Scipion à Paris 5ème. Plus d'informations en cliquant ici.
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 15:01
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Le 26 janvier 2010 l'émission "les maternelles" sur France 5  proposait un zoom sur les adolescents et leur sommeil. Sur le plateau, des ados témoignent avec l'éclairage du Dr Michel Lecendreux, spécialiste du sommeil.
france5.png
Rapide tour d'horizon des troubles du sommeil de nos ados ; du décalage physiologique de l'adolescence parfois renforcé par un décalage sociétal (temps passé devant les écrans et/ou au téléphone de plus en plus important...) à des troubles tels que la narcolepsie sont abordés vidéo de l'émission en ligne en cliquant ici.

Le contenu du DVD-Rom sommeil de l'enfant et de l'adolescent, conseillé en fin d'émission, est disponible en cliquant sur http://www.dvdsommeil.fr


Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 11:41
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
snoopy-dormeur.jpgOn passe le 1/3 de sa vie à dormir, le plus souvent en ne connaissant rien au sommeil !

Vous viendrait-il à l’idée de conduire une voiture sans  rien connaître aux changements de vitesse, aux pédales et  aux divers instruments de bord ? Non ! Alors pourquoi sommes nous aussi ignares sur notre sommeil?

En fait ça commence très tôt…

A la sortie de la maternité, la maman sait tout sur les couches, les laits maternisés et les autres, les biberons, sur comment tenir bébé, mais rien sur son sommeil, ses rythmes et ses besoins ! Et oui le sommeil de bébé évolue de la naissance aux premières années de la vie, ce qui veut dire que ses besoins changent tout le temps au grand désarroi des parents. Pour vous aider, et retrouver le sommeil en même temps que celui de votre progéniture, vous trouverez tout ce qu’il faut savoir sur le sommeil de bébé sur le
site du Réseau Morphée.

Par la suite ça ne s’arrange pas…

Les enfants apprennent à l’école pourquoi il pleut, comment se forment les flocons de neige, où et quand se croisent les trains, et quand va déborder la baignoire. Mais rien sur le sommeil. Chut… On dort... Faut pas déranger et surtout,  pas en parler !
Les parents font ce qu’il peuvent : Va te coucher ! Il est l’heure maintenant ! – Encore 5 minutes maman, z’ai pas fini le serious game sur la violence à l’école !

Dur , dur ! Comment voulez-vous qu’on y arrive ?

Du côté des professionnels il y a encore des facultés de médecine qui n’apportent à leurs étudiants que 3 heures d’enseignement sur le sommeil, ses pathologies et leur traitement au cours des 7 années de médecine générale. Heureusement les choses changent… lentement.

En attendant,  si vous voulez dormir mieux il faut déjà bien vous connaître et comprendre quel dormeur vous êtes.
- Faites le test : « testez votre sommeil »
- Définissez si vous êtes du matin ou du soir.
- Couchez-vous à  des horaires réguliers compatibles avec le rythme que vous avez (du matin, du soir…)
- Faites du sport dans la journée – Si vous n’avez pas le temps, efforcez-vous de marcher à l’extérieur pour vous exposer à la lumière du jour au moins ½ heure par jour
- Evitez de vous décaler d’une manière importante le week-end, ce n’est pas bon pour le moral et ensuite vous trainerez une fatigue encore plus importante en début de semaine !
- N’hésitez pas à vous accorder une petite sieste brève (moins de 30 mn) en milieu de journée.

Et maintenant, ya pu ka !

Bonne semaine !

snoopy-dormeur
Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 16:53
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

L’Inpes lance le premier guide pratique grand public « Bien dormir, mieux vivre » qui vise à aider les Français à développer un sommeil de meilleure qualité en donnant des conseils adaptés à chaque profil de dormeur.


98 % des Français ont une représentation positive du sommeil et 86 % l’associent à un moment de plaisir, selon un sondage mené en 20071. Si la plupart d’entre eux a l’intuition que le sommeil est bon pour la santé, 45 % estiment ne pas dormir assez ; 17 % sont d’ailleurs en dette chronique de sommeil et 12 % insomniaques.


Bien dormir relève parfois du défi… Nos styles de vie et nos horaires de travail impliquent souvent des temps de repos irréguliers. Quand s’ajoutent à cela la naissance d’un enfant, le stress, le bruit, etc., bénéficier des bienfaits d’un sommeil récupérateur n’est pas si simple. Or, dormir bien et suffisamment permet de faire face à chaque nouvelle journée. Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie. C’est un facteur majeur d’équilibre physique et psychologique, il est indispensable pour réduire le stress.

Être à l’écoute de ses besoins pour développer sa propre stratégie de sommeil

 

Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. Le guide « Bien dormir, mieux vivre » a été conçu afin que chaque type de dormeur (couche-tôt, lève-tard, gros ou petit dormeur, etc.) puisse trouver facilement des conseils qui lui conviennent.

Notre profil en tant que dormeur et les particularités de notre sommeil (nombre d’heures nécessaires, durée des cycles, etc.) sont déterminés génétiquement. Le guide invite à être à l’écoute de ses besoins pour bien respecter le rythme de son horloge biologique. Paupières lourdes, bâillements, étirements ? Ce sont les signes annonciateurs du sommeil… il ne faut pas lutter et plutôt aller se coucher !

Bien dormir peut être un véritable apprentissage et susciter de nombreuses interrogations : « Les heures « dormies » avant minuit comptent-elles double ? Que faire si l’on prend souvent l’avion ? Pourquoi faut-il éviter le sport le soir ? »…

Autant de questions auxquelles le guide apporte des réponses, permettant de mieux comprendre les mécanismes qui régissent notre sommeil.

Il permet également d’identifier les différentes causes qui peuvent troubler le sommeil, telles que le bruit et le stress et propose des solutions pour les limiter. Par exemple en préparant l’endormissement. Lecture, relaxation, musique douce : à chacun ses rituels pour créer un climat propice à la détente et à une bonne nuit de sommeil.

 

Diffusé à 1,5 million d’exemplaires, ce guide de 32 pages « Bien dormir, mieux vivre » (pdf, 705 Ko) est disponible notamment auprès des Cres et des Codes, des Ddass, des Caisses Primaires d’Assurance Maladie, et de certains hôpitaux. Il est également téléchargeable sur le site www.inpes.sante.fr.

 

1. Enquête Inpes sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des adultes en France, réalisée en décembre 2007 auprès de 1004 personnes interrogées par téléphone

 

Cliquez ici pour télécharger le guide "Bien dormir, mieux vivre" de l'INPES en PDF.

Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 17:11
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés