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Le Sommeil

Capture-d-e-cran-2012-12-26-a--14.17.12.jpgLe samedi 12 janvier 2013  de 9h à 17h se tiendront à Paris

 


Les Ateliers de la Narcolepsie  et de l’Hypersomnie

à l'Hôtel-Dieu de Paris 

1 place du Parvis Notre Dame 

75181 Paris Cedex 04  

 

Amphithéâtre Dupuytren

 

Renseignement & Inscription 

Par e-mail : sommeilhotel.dieu@htd.aphp.fr 

Par courrier : Centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu 1 place du Parvis Notre-Dame 75181 Paris Cedex 04 

Par téléphone : 01 42 34 86 26 / 82 43 / 83 82 

 

 

PROGRAMME:

Introduction et projets en cours Pr Damien LEGER 

Narcolepsie-Hypersomnie chez l’enfant et l’adolescent Dr Patricia FRANCO 

Comment informer ses proches et son entourage de sa maladie ? Dr Sarah HARTLEY, Mme Violaine LONDE 

Conduite automobile et Modafinil Pr Pierre PHILIP

 - Narcolepsie-Hypersomnie et Activité physique ou sportive Dr François DUFOREZ, Mr Jean-Pascal CABRERA 

 

9h-9h30 : Accueil des participants (Amphithéâtre Dupuytren, A1 Rdc) 

9h30-10h : Introduction et projets en cours 

10h-11h : 1er atelier 

11h15-12h15 : 2ème atelier 

12h15-13h45 : Pause déjeuner buffet 

13h45-14h45 : 3ème atelier 

15h-16h : 4ème atelier  

 

 

 

 

Mercredi 26 décembre 2012 3 26 /12 /Déc /2012 13:59
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les adolescents ont un temps de sommeil qui diminue drastiquement du fait de nouveaux comportements favorisés par les nouveaux médias. L'utilisation des téléphones portables, des ordinateurs tard dans la soirée voire dans le lit modifient la structure et le rythme du sommeil en retardant l'endormissement. La conséquence immédiate est une privation de sommeil qui entraine une somnolence et une baisse d'efficacité le lendemain.  Cette situation est très préjudiciable à l'adolescent et met en danger sa réussite scolaire. Il faut savoir limiter ses activités sur les écrans le soir et arrêter son téléphone portable pour que le sommeil puisse s'installer normalement. 


Communication du Dr Sylvie Royant-Parola au Congrès du Sommeil (Bordeaux 2012)
Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 09:00
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

horloges Finis les vacances!  Le plus souvent la période estivale s’accompagne d’un break professionnel d’au moins 15 jours, souvent 3 semaines et parfois plus pour certains.  C’est l’occasion de vivre à un autre rythme d’oublier les soucis et le stress.  Couchers plus tard, grasses matinées, des siestes reposantes ou coquines, un autre cadre, des amis, des fêtes parfois un peu trop arrosées, les vacances sont là. Mais maintenant elles sont finies. Rangés les palmes, le tuba, la tente, fermée la maison, reste les  souvenirs et les photos. Et reprendre le rythme.


Le retour est un premier stress, la voiture, les bouchons, l’avion ou le train bondé et en retard, la valise perdue… Ensuite l’idée que demain matin le réveil va sonner en rajoute une couche. Alors surtout, même si vous êtes fatigué par le retour, ne vous précipitez pas pour vous coucher, attendez d’avoir sommeil, de bailler, de vous sentir lourd et ralenti, car fatigue n’est pas synonyme de somnolence. Vous êtes en fait « énervé » par le retour et il faut attendre de vous sentir détendu pour que le sommeil vienne. Pour émerger le matin, naturellement le stress vous aidera à vous réveiller plus tôt (et de toute manière, vous aurez programmé l’alarme de votre réveil). Votre cerveau se met déjà en marche et repense à tout ce que vous devez faire. Les dossiers à reprendre, le collègue ronchon à retrouver, votre patron et ses humeurs. Et même si votre milieu de travail est sympa (ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense !)  le travail veut dire obligations, impossible d’y échapper.


Remettez-vous le plus vite possible dans votre rythme, n’attendez pas la dernière minute pour vous lever (vous serez encore plus stressé), au contraire donnez vous un peu de temps pour prendre un petit déjeuner avant de partir. Si vous pouvez marcher un peu le matin plutôt que de vous engouffrer aussitôt dans le métro ou dans la voiture, ce petit exercice physique sera très synchronisant pour vos rythmes. Le midi faites un break avec une collation, éviter un repas copieux. Le soir prenez le temps, ne dinez pas trop tard. Il faut au moins 2 heures entre le diner et le coucher.  Si pendant les vacances vous vous êtes couchez très tard, vous allez mettre une bonne semaine pour retrouver l’envie de dormir à vos horaires habituels. Inutile de s’énerver et de se coucher plus tôt. Prenez simplement un bon bouquin et attendez pour éteindre que vos paupières se ferment toutes seules.


Demain, levez-vous à 9h maxi. Ce sera moins difficile lundi.


N’oubliez pas le sport. En vacances on bouge beaucoup plus. L’idéal est d’en faire au moins 3 fois par semaine et en évitant le soir.


Bonne reprise !

Samedi 1 septembre 2012 6 01 /09 /Sep /2012 11:40
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

 

Cet article est repris de http://respiradom-project.com.

Si vous êtes concerné par le Syndrome d'Apnée du Sommeil (que vous soyez patient, soignant, proche de patient ou rien de tout cela mais intéressé par ce projet...) et si vous avez envie de participer à l'amélioration de l’efficacité du traitement par pression positive continue nocturne et la qualité des soins, alors foncez participer à ce superbe projet qu'est Respir@dom !

 

"L’équipe de Respir@dom a interviewé Mr M. qui vient de commencer un traitement de ses apnées du sommeil par une machine à pression positive continue. Son témoignage est rapporté sans commentaire.

sas.png M est une personne apnéique, qui a commencé son traitement depuis deux semaines au moment de notre rencontre. Avant le début de son traitement, il savait qu’il faisait des apnées du sommeil, il avait déjà une certaine connaissance de la pathologie car plusieurs de ses proches y étaient sujets et suivaient ou ont suivi à un moment un traitement par machine à pression positive continue. Leurs expériences se sont révélées négatives, ce qui l’a amené à refuser ce genre de thérapie.

Il a néanmoins fini par ne plus supporter les problèmes de sommeil et la fatigue diurne, causées par les apnées mais également par un problème de mictions impérieuses nocturnes, il était réveillé fréquemment par des envies d’uriner urgentes, voire même douloureuses. L’addition de ces deux troubles était exténuante et avait une influence très néfaste sur ses activités. Il était en effet amené par son métier à fréquenter souvent les théâtres mais s’y endormait continuellement, malgré son grand intérêt pour ce qu’il regardait, et le bruit causé par les apnées n’était pas d’un grand agrément pour les spectateurs voisins.

il a donc décidé d’aller consulter un peu à contrecœur, mais motivé par un ami qui lui avait montré sa machine, qui lui avait paru plus douce et confortable que celles qu’il avait vu jusqu’à présent.

Son examen polysomnographique a révélé un nombre très élevé d’apnées (environ 60/h), la machine a été installée, il a quelques difficultés à s’y adapter (le masque lui donne un peu l’impression d’étouffer et manque de confort, il est parfois réveillé par les variations de pression de la machine, le bruit…), mais par un effort de volonté il est parvenu au bout de quelques jours à garder le masque une nuit quasi-complète, et sa somnolence a disparu (même en soirée), il ressent une amélioration de son tonus, de sa résistance physique, de sa libido, et, pour la première fois depuis 10 ans ses mictions impérieuses ont disparu, à sa grande surprise, car il avait consulté un grand nombre d’urologues et aucun d’eux ne lui avait parlé d’un lien potentiel entre son problème et les apnées, il a l’impression que ces consultations ont été une perte de temps et d’argent et que ces spécialistes n’ont pas fait leur travail correctement.

Malgré les avantages conséquents du traitement au niveau de son bien-être quotidien, mettre le masque reste une contrainte, c’est une lutte, mais les bénéfices à court (il est passé en deux semaines de 60 apnées par heure à 5) et long terme le poussent à persévérer, il a de plus en plus de facilité à se plier aux exigences du traitement.

Son prestataire de soins à domicile doit bientôt venir lui proposer de nouveaux types de masques (le sien ne lui convient pas, il possède un masque narinaire mais sans bandeau frontal de fixation du tuyau). Malgré les difficultés qu’il rencontre avec la machine comme la sécheresse buccale, le bruit…, il reconnaît que les progrès techniques effectués depuis qu’il connaît ce type de machine sont intéressants.

Néanmoins, M me dit qu’il aurait aimé être mieux formé à l’utilisation de la machine lors de son installation : par exemple, le technicien lui a fait essayer le masque en position assise alors qu’il s’est ensuite aperçu qu’en position allongée ce n’était pas la même chose. Il est par ailleurs satisfait des services de son prestataire (disponibilité, rapidité d’intervention, amabilité), mais aimerait une certaine diversification de son rôle : faire partager l’expérience qu’ils accumulent auprès des patients, donner des astuces (techniques de relaxation, utilisation des accessoires…)
Il se pose des questions sur la disponibilité des machines, il existe différentes solutions technologiques sur le marché mais il a l’impression de ne pas avoir accès à toutes, ce qui cause une certaine frustration, il serait prêt à changer de prestataire pour obtenir la machine qui lui convient le mieux.

Pour M le traitement par pression positive constitue donc une avancée au niveau de son bien-être, il reste contraignant mais les avantages qu’il lui procure sont très appréciables au quotidien. Néanmoins, il reste quelques points négatifs liés au cloisonnement des soins qui le préoccupent, il serait à son sens utile que les techniciens soient une source de conseils pratiques plus précis, que la communication entre les différents intervenants de santé soit optimisée."

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 12:20
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Traitement alternatif aux appareils à pression postive, il existe aujourd’hui, trois orthèses d’avancée mandibulaire qui font l’objet d’un remboursement par la Sécurité Sociale : l’orthèse Narval, l’orthèse Orthosom et l’orthèse Tali.

 

Les conditions pour être remboursés :

 

La Sécurité Sociale a défini des conditions de remboursement qui sont strictes :

Pour les syndromes d’apnées légers et modérés non symptomatiques (non somnolents) avec un index d’apnées –hypopnées inférieur à 30/h  l’orthèse n’est pas prise en charge par le Sécurité Sociale.

Pour les formes sévères (IAH > 30) ou modérées symptomatiques (somnolent), l’orthèse peut être prescrite en 2ème intention après refus ou abandon de traitement par ventilation. Elle est alors prise en charge par la Sécurité Sociale.

 

Coûts :


L’orthèse Narval est facturée 345 euros si elle n’est pas remboursée et 339 euros en cas de remboursement.

L’orthèse Orthosom est facturée 339 euros dans les deux cas.

L’orthèse Tali est facturée dans les deux cas 289 euros.

Le remboursement est fonction du régime de sécurité sociale, pour les salariés il se fait en général sur la base de 65 % du montant de la facture ; le ticket modérateur étant remboursé éventuellement par les complémentaires.

Les honoraires du praticien qui pose et assure la titration et les réglages sont eux hors nomenclature et à la charge du patient. Ils doivent englober la totalité du traitement (empreintes, essayage et pose de l’orthèse, réglages occlusaux et la titration).

 

Ce traitement nécessite une évaluation de son efficacité par polygraphie ventilatoire ou polysomnographie.  Il faut que le traitement soit surveillé tous les 6 mois par le dentiste ou l’orthodontiste qui a posé l’appareil.

Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 16:30
- Par G.Vincent et S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Comme partout ailleurs, en Nouvelle-Zélande la fatigue au volant tue.

C'est pourquoi, il y a quelques années, le gouvernement néo-zélandais a lancer une campagne de prévention choc intitulée "Sleep before you drive" (dormez avant de conduire).

Images violentes, dérangeantes mais qui montrent bien que la voiture n'est pas un lit et que même un court instant d'inattention, de somnolence peut être mortel.

 

Relisez bien notre précédent billet avant de prendre la route.


crashed-bed-coast1.jpg

 

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crashed-bed-creek3.jpg

 



Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 11:59
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires


En fait le titre exact est : "Comment faire pour se réveiller sans casser un cycle de sommeil ?"

Cette question passionnante m’a été posée par Nicolas Blas sur Twitter. Répondre en 140 caractères étant mission impossible, je vais essayer de lui répondre dans ce billet.

 

Plusieurs cas de figures sont à considérer.

 

Premier cas, celui du bon dormeur qui dort suffisamment :

Notre sommeil obéit à une régulation rythmique circadienne de telle sorte si la personne est régulière dans son rythme de vie, ses horaires de sommeil sont programmés à l’avance. Elle s’endort à heure régulière et se réveille aussi toujours à la même heure. Le réveil survient  spontanément à la fin d’un cycle de sommeil. Le week-end est soumis au même régime, et malgré un coucher souvent plus tardif le réveil est quand même programmé, peut-être un peu moins tôt mais quand même trop tôt selon le dormeur.  Point positif, si vous fonctionnez comme ça , c’est que votre système physiologique a tout d’ une montre suisse, ce qui est plutôt de bonne augure pour  les jours de semaines : vous êtes très efficace !

 

Deuxième cas, le bon dormeur, stressé, qui ne dort pas suffisamment ou dormeur « du soir » qui n’arrive pas à s’endormir avant une heure du matin.

Il va devoir utiliser un instrument de torture qui s’appelle « réveil-matin » dont la sonnerie le tire du fin fond de son sommeil. C’est extrêmement pénible et le lever est généralement comateux. Habituellement une bonne douche bien chaude, et c’est parti pour la journée.  Le réveil est difficile pour 2 raisons :

1) l’éventuelle privation de sommeil : Là pas de solution miracle à part de dormir plus. Pour avoir une idée de son temps de sommeil idéal il suffit de s’observer en vacances, de noter son temps de sommeil et de retirer entre 1h30 à 2h00 pour avoir un temps de sommeil acceptable en période de travail.

2) le réveil a été provoqué alors que le dormeur était en sommeil paradoxal ou en sommeil profond (refaire du sommeil profond en fin de nuit est fréquent chez les gens jeunes).  Dans ce second cas pour éviter ce désagrément pas d’autres solutions que de se lever un peu plus tôt lors d’un réveil spontané. En effet en fin de nuit le sommeil est beaucoup plus instable,  il est donc entrecoupé d’éveils brefs. Lorsque l’éveil est proche l’heure programmée du réveil définitif  (15 à 30 minutes avant) il faut anticiper et se lever. Un peu dur au début, c’est nettement plus facile au bout de quelque jour. Pour ceux qui ont du mal à se faire confiance, des systèmes existent  qui détectent les mouvements pour indiquer au dormeur qu’il est temps de se lever. C’est le principe de l’application pour Iphone,  Sleep Cycle Alarm   ou du Sleeptracker, une montre qui vous réveille.

 

Troisième cas, celui d’un mauvais dormeur (insomniaque ou ayant une pathologie du sommeil associée)

Nous sommes là devant une  problématique  plus complexe. Le réveil se fait mal car le sommeil n’a pas rempli son rôle. Dans ce cas il faut se faire aider pour savoir quelle solution appliquée. Un diagnostic précis doit être réalisé. Il faut consulter. Pour aider le médecin lors de la consultation, vous pouvez remplir au préalable le  questionnaire de sommeil du Réseau Morphée et tenir un agenda du sommeil  pendant 15 jours avant la consultation.

 

Bon courage pour les matins à venir !

 

Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 16:51
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
 Conférence « Dormir quand on prend de l’âge » - vendredi 19 mars de 14h à 17h

Lieu : Hôtel Scipion, 13 rue Scipion, 75005 Paris

 

Le sommeil se modifie avec l'âge: plus léger, plus fractionné, plus court. Comment savoir ce qui est normal et qui ne l'est pas? Quels sont les problèmes de sommeil rencontrés par les seniors ? Chez les personnes en maison de retraite ou en institution, l'environnement change et le sommeil  en subi les conséquences. Que peut-on faire pour retrouver ses repères et améliorer son sommeil? Y -a-t-il des maladies qui peuvent causer ou aggraver des troubles ? Quels signes doivent alerter la personne elle-même ou son entourage ? Quand faut-il consulter un spécialiste du sommeil ?  

 


Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 22:45
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires


inuit A 1 400 km au nord du cercle arctique vivent 1300 habitants à 94 % Inuits : la communauté de Mittimatalik. Le village est au bord de l’île de Baffin, dans le nord du Nunavut, un territoire cédé aux Inuits par le Canada voilà une dixaine d'années. Désormais sédentarisés, leurs habitudes et leur rythme de vie s’accommodent souvent mal de ceux des Occidentaux dans la communauté où règne de mai à août la "nuit lumineuse".

Dormir loin des autres

Si les igloos font aujourd'hui place aux longues maisons occupées par plusieurs familles, avec chambres séparant les enfants des adultes, ce sont des mots anciens qui désignent les nouvelles pratiques. Ainsi igliq, qui désignait dans l’igloo la plate-forme de couchage où se serrait la famille, désigne-t-il maintenant le lit. Mais difficile de dormir seul ou éloigné des autres : en exemple ce vieil homme désertant son lit pour aller dormir sur le canapé de la salle de séjour, là où tout le monde passe. Ou cet adolescent adepte de la sculpture qui avait transformé sa chambre en atelier, le lit en établi, et venant dormir lui aussi sur le canapé du salon. On peut donc ici entrer dans le sommeil sans problème dans un lieu de passage bruyant, ou laisser les chambres portes grandes ouvertes. De même la pratique, qui voulait qu’une lampe reste allumée la nuit dans l’igloo, surveillée par la mère, afin de maintenir le plus longtemps possible la chaleur se perpétue dans ce minimum de clarté maintenu dans la chambre, notamment quand la femme est seule alors que son compagnon s’enivre au-dehors, situation fréquente. La faible clarté d’une lampe n’atténuera-t-elle pas l’angoisse du retour d’un homme pouvant devenir violent sous l’emprise de l’alcool ? Il est rare, en tout cas, que l’obscurité règne dans une chambre.

Il est vrai que le sommeil n’a pas très bonne presse chez les Inuits, les anciens disaient que dormir trop longtemps, c’était s’exposer à une vie courte, alors que tant de choses appellent au-dehors : visites aux voisins, pêche, chasse, danses nocturnes… Et même quand vient l’époque de la "grande obscurité", vers novembre, les nuits de Mittimatalik voient des centaines d’habitants danser dans la salle communale.

Et puis dormir, ce serait aussi s’exposer aux rêves, prendre ainsi le risque que l’âme ne réintègre pas le corps à temps, avant le réveil. Des rêves qu’on aimait autrefois se raconter au matin, une pratique perdue.

Sinnaktulauqpunga

En 2006, deux ethnologues ont saisi quelques rêves de cette nuit lumineuse, le temps d’un film : "J’ai rêvé (Sinnaktulauqpunga)". En inuktitut, l’une des langues des Inuits, dormir c’est sinnak ; sinnaktuqtuq veut dire "il rêve", et sinnaaqtaujuq : "il est agressé en dormant". Le sommeil est donc chose dangereuse, où vient s’accrocher le rêve qui peut faire peur. De cette peur, de ces angoisses, rend compte le film de Guy Bordin et Renaud de Putter. Un film tout à la fois poétique et anthropologique qui donne à entendre des récits de rêves des habitants qu’il confronte aux gestes quotidiens et à la vie du village, une vie à nu face à l’immensité d’un monde naturel dépassant l’environnement humain de toute part.

 

 

 

Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 12:18
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

seniors Bien dormir est une des composantes essentielles pour bien vivre et bien vieillir. C’est pourquoi, à l’occasion de la 10ème Journée du Sommeil, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), en partenariat avec la MGEN, s’est intéressé au sommeil des seniors pour mieux connaître ses spécificités et faire évoluer les comportements et les pratiques.


Nos seniors dorment plus que leurs cadets, 7h13 la semaine et 7h30 le week-end. En majorité, ils se disent satisfaits de la qualité et de la quantité de leur sommeil.


Une dette de sommeil moins marquée à partir de 50 ans.
Les seniors, dormant plus durant la semaine, ont un besoin de récupération moindre le week-end, augmenté de 17 minutes au lieu de 1h15 chez les adultes plus jeunes (enquête « Sommeil et rythmes de vie »2009). Le temps sommeil des seniors est ainsi mieux réparti au fil de la semaine.

Près de la moitié des seniors renouent avec la sieste, 3 à 6 fois par semaine, selon leur âge
42% des seniors font la sieste en tout début d’après-midi, pendant 28 minutes (la durée idéale de sieste recommandée par les spécialistes étant de 20 minutes). Le besoin de sieste est un besoin physiologique qui existe dès l’enfance et qui revient avec le vieillissement. A partir de 50 ans, le nombre de siestes par semaine augmente, allant de 3 entre 50 et 60 ans à 6 siestes après 80 ans. Ce retour à la sieste s’accompagne d’une modification de sa durée ; courte chez les 50-60
ans, elle s’allonge progressivement jusqu’à 1 heure et plus au-delà de 80 ans, ce qui peut entraîner des difficultés d’endormissement. En effet, trop dormir dans la journée « consomme » du sommeil sur la nuit suivante et diminue le besoin de sommeil lors du coucher.

Profiter de la lumière du jour, c’est aussi mieux dormir la nuit
Dans l’ensemble, les seniors passent 5h19 hors de leur domicile par jour en semaine, et 4h24 le week-end. Ce laps de temps diminue avec l’âge et s’accompagne d’une augmentation de la durée de sommeil sur 24h, au risque d’entraîner une déstructuration du rythme du sommeil. En effet, 23,5% des seniors atteints d’insomnie sortent ainsi moins d’une heure à l’extérieur, tout comme près de la moitié des plus de 80 ans… Or, l’exposition à la lumière du jour permet de réguler l’horloge biologique interne, qui identifiera correctement l’alternance jour-nuit. A l’inverse, rester dans la pénombre durant la journée entraîne des troubles de sommeil nocturne et conduit à un état propice à la somnolence.

L’excès ou le manque de sommeil peuvent marquer des troubles plus profonds
22% des seniors rapportent des difficultés de sommeil : insomnie (72% d’entre eux), horaires de sommeil qui se décalent, syndrome d’apnées du sommeil ou syndrome des jambes sans repos altèrent la qualité du sommeil des personnes qui ont ainsi tendance à s’endormir facilement dans la journée.
Outre un état de somnolence, avéré chez 65% de ces seniors, des pertes de mémoire sont également constatées. Les spécialistes notent qu’une augmentation du temps de sommeil chez les personnes âgées (plus de 9h, et des siestes longues) doit être le signe d’une possible altération des fonctions mnésiques. A contrario, cause ou conséquence, le sommeil tend à se réduire (moins de 6 à 7h) en présence de pathologies associées, telles que maladies du dos et des articulations, diabète, hypertension artérielle et maladies cardiaques, cancers…

Troubles du sommeil et mauvaises habitudes persistent

Encore aujourd’hui, plus de la moitié de seniors qui dorment mal prennent des somnifères. Les spécialistes du sommeil conseillent davantage de se tourner vers les méthodes de relaxation (8% seulement), avant la prescription de thérapeutiques. Une règle d’or, en cas d’insomnie, pour tous : éviter les activités d’éveil dans son lit (télévision, téléphone, radio…), préférer en sortir, et n’y retourner que pour dormir ! Le secret pour vivre centenaire : dormir beaucoup ? Certes, les centenaires n’échappent pas aux troubles du sommeil liés à l’âge, mais bien dormir est pour eux une priorité ! Leur qualité de vie est liée à la conservation d’un bon rythme veille – sommeil structuré ; quand ils le peuvent, ils dorment beaucoup, près de 10h par nuit !

Pour en savoir plus sur le sommeil des seniors, le Réseau Morphée propose une conférence
"Dormir quand on prend de l'âge" le 19 mars 2010 de 14H00 à 17H00 à l'espace Scipion à Paris 5ème. Plus d'informations en cliquant ici.
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 15:01
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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