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Les rêves

 

« 1-2 Freddy te coupera en deux

3-4 remonte chez toi quatre à quatre

5-6 n'oublie pas ton crucifix

7-8 surtout ne dors plus la nuit

9-10 il est caché sous ton lit...»

 

 

Freddy Krueger, croquemitaine de son état, à la voix caverneuse surgit des ténèbres. Vêtu d'un t-shirt rouge et vert lacéré, il dissimule sous un vieux chapeau son visage atrocement brûlé et défiguré. Sa main droite, gantée, est munie de quatre longues griffes d'acier plus tranchantes que des lames de rasoir. Il hante les nuits des adolescents afin de les tuer dans leur sommeil...

26 ans et 7 volets après le tout premier "Les griffes de la nuit" de Wes Craven, Samuel Bayer nous convie a revivre nos pires cauchemars avec la sortie de son film le 12 mai 2010 en France : "Les griffes de la nuit" (re) Interdit au moins de 12 ans réalisé par Samuel Bayer avec Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara.

Réveiller nos pires peurs d'enfants lorsque nous nous retrouvions seul dans notre lit : peur du noir, peur de s'endormir, des formes bizarres que l'on croit voir au pied du lit, du monstre caché dans l'armoire ou sous le lit, peur du cauchemar dont on risque de ne jamais revenir...

 

Mais qu'est ce quel cet évènement nocturne dont on se passerait bien ?

"Cauchemar" vient d’un vieux mot picard « cauquer » qui signifie fouler, presser et de « mare », mot néerlandais qui signifie fantôme. Il renvoie à l’ancienne croyance où l’on pensait que le sommeil était perturbé par des fantômes (incube et succube entre autres) qui écrasaient la poitrine du dormeur et provoquait le cauchemar.

Le cauchemar est un rêve anxieux ou d’angoisse qui survient généralement en seconde partie de nuit. Lorsqu’il provoque un éveil, le dormeur a souvenir d’un rêve détaillé, au contenu pénible, anxiogène ou effrayant. Ils sont souvent en couleur, avec des perceptions auditives et parfois douloureuses. Il n’y a pas de comportement moteur associé (la personne ne se jette pas hors du lit !) mais parfois des vocalisations. Ils surviennent en sommeil paradoxal (c’est pourquoi on les fait surtout en seconde partie de nuit). Parfois ils occasionnent un réveil qui est très désagréable car le souvenir du cauchemar est tenace. Le cauchemar est une expérience banale. Nous en faisons tous de temps en temps. Le stress est connu pour les favoriser. Certains médicaments peuvent les faciliter comme les bêtabloquants (souvent donnés dans l’hypertension), certains antidépresseurs, certains anti-parkinsoniens, et d’autres… Pour ceux qui en font beaucoup… Soit la période est particulièrement dure (traumatisme psychique, évènements de vie particulièrement pénibles). Soit c’est un signe de troubles de la personnalité en particulier de troubles psychotiques. Le cauchemar post traumatique après un évènement exceptionnel (situation de guerre, violences, accident d’avion…) est particulier.

 

Donc si vous êtes sensibles aux cauchemars évitez les images et lectures violentes avant l'heure du couché... sinon… Cauchemar assuré !

 

Pour les autres  un avant-goût avec la bande annonce (si la vidéo ne s'affiche pas cliquez ici) :

 

 

 

Pour ceux qui l'on vu : alors ces cauchemars ? ;)

 

Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 11:28
- Par Morphouille - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Par Magali Chétrit
Neurophysiologiste, psychologue clinicienne

Le nouveau NOVA dreamer est arrivé et je m’en suis réjouie. J’en résume le principe : grâce à des capteurs infrarouges il détecte  quand vous êtes en sommeil paradoxal. Il vous envoie des stimuli sonores et/ou lumineux pendant le sommeil paradoxal devenant ainsi un dispositif ambulatoire inducteur de rêve lucide.

Ensuite, c’est à vous de bosser, si et seulement si, bien sûr, ces stimuli s’intègrent à votre rêve. Avec, parfois, une rupture dans le scénario : une lumière rouge qui survient d’on ne sait où, et votre pauvre élaboration secondaire n’a pas le temps d’en faire quelque chose de logique, alors elle s’en sort par un ultime sursaut de rationalité en faisant dire au rêve : « Ah mais qu’est-ce que c’est que cette lumière. Bon sang mais c’est bien sûr c’est mon NOVA dreamer qui s’allume. Donc je rêve. »

Voilà.

Depuis plusieurs mois j’attendais avec impatience que les lucky guys participant au congrès de l’ASD (Association for the Study of Dreams) à Hawaï aient bien voulu tester pour nous la nouvelle version du NOVA dreamer, afin que je puisse acquérir cette merveilleuse machine à prix d’or. Lucky me, une version européenne moins chère fut mise en même temps sur le marché, appelée REM dreamer et made in Poland.

En quelques clics je commande le REM dreamer. Bien emballé dans son enveloppe à bulles le masque arrive, de facture aussi simple que prévue par le site qui vous explique comment fabriquer le même pour 20 euros à condition d’avoir une petite formation d’ingénieur dans son balluchon et son fer à souder à portée de main. Un masque noir, donc, comme on en trouve à la pharmacie d’en bas, avec une petite poche rembourrée de mousse cousue dessus, et le dispositif glissé dedans. Très simple d’utilisation… dès qu’on a compris comment distinguer la molette gauche de la molette droite. Mais c’est écrit, donc il suffit de lire, au lieu de croire qu’on va comprendre tout seul.

Je positionne sur 9 : 1 pour ON, ça bipe.
Je positionne sur 9 : 0 pour OFF, flash de lumière rouge.
Quel bonheur, tout fonctionne à merveille.
Mais j’ai autre chose à faire alors je le mets de côté et le ressors quelques jours plus tard.
9 :1 pour ON, ça bipe.
9 : 0 pour OFF… ça re-bipe !

Je panique et m’affole et m’enrage. Je change de piles. Extrêmement difficiles à retirer, heureusement j’ai toujours une pince à épiler sur moi (le fer à souder ce sera pour plus tard). La lumière ne réapparaît plus que lorsque j’enfonce la pince entre la pile et le pôle négatif. Le faux contact irrémédiable se profile.

J’écris à Mr Hershel Pavel en anglais dans le texte :

I have a "beep" in both settings!
Is there something to do?


J’ai choisi d’écrire “something” plutôt que “anything” pour ne pas paraître trop désespérée. Je ne lui dis rien du contact avec la pince parce que c’est un peu compliqué à expliquer (mauvaise raison) et que j’ai peur qu’il m’accuse d’avoir tout cassé.

Il me répond dans son meilleur anglais mais je traduis :

“avez-vous essayé de changer les piles?”

J’avoue, cette réponse m’agace, mes pensées secrètes ressemblent à cela : “mais enfin y’m’prend pour qui??? Y sait pas que j’ai passé des nuits et des nuits à tout brancher toute seule - lors de nuits d’enregistrement en laboratoire de sommeil -   le patient,  l’analyse automatique,  et même l’analyse spectrale qui ne m’a jamais servi à rien???".  Et que le premier truc qu’on vérifie quand ça ne  marche pas c’est le secteur!!! Non. Y sait pas. Y me connait pas. Calmons-nous. Donc, euh oui cher Monsieur Pavel en effet certes j’ai changé les piles et maintenant, any other suggestion? Cette fois j’ai mis “any” parce que quand même.

Et puis… Je me suis énervée pour rien. Il suffisait d’attendre. Quoi, je ne sais pas, mais j’ai depuis longtemps renoncé à chercher une explication à tout. Toujours est-il que j’ai eu, soudain, comme ça, de nouveau et sans préavis: le bip pour ON et la lumière pour OFF.
Je me suis fendue d’un dernier mail pour rassurer le bon Mr Pavel qui assurément n’en dormait plus.
Et c’était parti pour la grande aventure.

Je set tout ce qu’il y a à setter, j’estime mon délai d’endormissement à 30 minutes (3 clics). Je choisis la sensibilité aux REM (mouvements oculaires rapides) par défaut, me considérant dans la norme. A ma connaissance j’ai juste pas de spindles (pourtant je dors bien) et quelques pointes,  mais un SP (sommeil paradoxal) tout ce qu’il y a de plus classique. Je prendrai juste le signal lumineux s’il vous plaît merci, non, pas de bip au milieu de la nuit, et, non, pas de réveil après le SP pour écrire mes rêves, j’ai quand même prévu de dormir.

Je ne prends pas non plus l’option TWC (Two Way Communication), car le manuel indique que cette option est réservée aux avancés, et que je ne suis qu’une humble débutante. Plus tard, quand je serai grande, je converserai avec ma machine, sans cesser de rêver bien sûr :  avec un petit coup de REM vers le haut et vers le bas je lui dirai : merci, c’est bon, tu peux arrêter d’augmenter l’intensité de la lumière (ou du son), message bien reçu, stop!!!


Il y a aussi le Reality Testing Button. Rien à setter, c’est juste pour les cas où vous rêvez que vous vous réveillez mais en fait non. Pire, certains rêvent qu’ils se promènent tout nus je ne sais pas mais en tout cas avec le masque sur les yeux, au beau milieu d’un public ébahi. Et cela n’est pas très agréable. De plus, ils ne savent plus s’ils rêvent ou non. Voire, ils se croient éveillés, les naïfs! Or le but, rappelons- nous, est de SAVOIR que l’on rêve. D’en être certain.

D’où le bouton.

Qui fonctionne sur les bases suivantes :
1. Si on est réveillé et qu’on appuie sur le bouton, le masque envoie une lumière et un son.
2. Si on dort et qu’on rêve qu’on appuie sur le bouton, le masque n’envoie rien du tout (sauf si on est en SL (sommeil lent)  mais cela n’est pas prévu par le manuel).
3. Or, il arrive rarement, dit-on, que l’on rêve d’une lumière rouge et en même temps d’un son pénible. Moi j’aurais plutôt tendance à croire qu’on peut rêver de tout, mais admettons.
4. Donc, si l’on rêve, qu’on appuie sur le bouton et qu’il n’y a pas de bip, c’est bien qu’on rêve. Corrélativement, s’il y a un bip, c’est qu’on est éveillé, sauf bien sûr si on fait partie de ces gens qui seraient malgré tout capables de rêver d’un bip. Donc on ne peut jamais être sûr de rêver si ça bipe. En revanche on est sûr de rêver si ça ne bipe pas.

Vous me suivez toujours j’espère???


Je dois tout de même préciser que des rêves lucides j’en ai déjà eu. Mais depuis ma thèse et mon bouquin sur le sujet… Je n’en ai plus…  Sans doute parce que j’ai soutenu que la lucidité n’existait pas, et que je suis une personne cohérente. Mais désormais frustrée. Parce que c’est quand même bien agréable, les rêves lucides. On y croit vraiment, qu’on est “dans” son rêve, un peu comme si on était plongé avec son corps dans un monde virtuel avec lequel on peut vraiment interagir, s’envoler à volonté, un Matrix dont vous êtes le héros! (quoique, pour la comparaison, je vous en dirai plus dès que j’aurai décidé quelqu’un à venir avec moi au Futuroscope bavarder avec les animaux du futur).

Par ailleurs, l’on dit que (références à retrouver d’urgence !) le rêve lucide libère des cauchemars récurrents. Alors pourquoi ne pas concocter une petite expérimentation?  Hein? Pourquoi? Eh bien, à ce jour, parce que moi-même plutôt bonne pâte et fort motivée je n’ai pas supporté le masque plus d’une heure. Ça me serre. Ça m’appuie juste là entre les sourcils et j’ai le troisième oeil très sensible, comprenez-vous? Quant à la lumière rouge qui s’allume juste avant la fin de votre délai d’endormissement pour…. vous prévenir que vous allez bientôt vous endormir??! Je n’ai pas bien compris à quoi elle servait. Je vais relire le manuel.

J’ai relu le manuel. Mais j’avais raté des paragraphes ! En ce qui concerne la lumière avant de s’endormir, rien de nouveau. Donc j’imagine qu’elle permet de régler de nouveau le délai d’endormissement si on n’est pas du tout sur le point de s’endormir.

Mais je découvre une nouvelle fonction, peut-être indispensable avant de commencer … J’avoue, je m’étais arrêtée à « put the mask and go to sleep ». On me dit « go to sleep », je go to sleep, enfin !

Il restait donc encore un peu de lecture : le lendemain matin… On doit vérifier le nombre de fois que le masque a bipé. Parce que peut-être qu’il a bipé trop ou pas assez, en fonction du réglage du seuil de sensibilité aux REM. Il faut donc prévoir une nuit au moins d’adaptation !
Mais je ne désespère pas.

Je vais réessayer.

À suivre, donc…

Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 23:32
- Par Magali Chétrit - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Le rêve… Toute une histoire… Mais qui se construit quand ? Vous êtes plus de 50% à penser que le rêve se construit au cours du sommeil paradoxal. Vrai ou faux ? Plutôt vrai mais un peu faux !
 
Lorsqu’on réveille un dormeur en sommeil paradoxal celui-ci raconte un rêve dans 80% des cas, alors qu’un éveil en sommeil lent n’est associé à un rêve que chez 17% des rêveurs. Donc à première vue, c’est bien le sommeil paradoxal qui est « le moment » privilégié du rêve même si l’on rêve « un peu » en sommeil lent. Mais les choses ne sont pas si simples ! En effet ce qui caractérise le rêve est le récit du rêveur. Or ce dernier ne peut faire part de son rêve que lorsqu’il est réveillé. Donc certains chercheurs émettent l’hypothèse que le rêve ne se construit qu’au moment du réveil. Cette hypothèse est compatible avec notre perception du temps au cours du sommeil. En effet vous avez surement remarqué que parfois, alors que le réveil vient à sonner, vous vous réveillez quasi immédiatement avec un récit de rêve qui intègre la sonnerie de votre réveil dans l’histoire du rêve. Donc il semble bien que le réveil permet à la personne de « construire » son rêve à partir de matériaux (de pensées, d’idées, d’images…) présents au cours du sommeil mais en quelques sorte « sélectionnés » lors du réveil.
 
En 1861, Alfred MAURY, écrivain, avocat, sous-bibliothécaire de l’Institut National, membre de la société Médico-Psychologique, écrivit un livre : « le sommeil et les rêves ». Il y raconte une histoire de rêve célèbre qui est en faveur de l’instantanéité de la construction du rêve. «J’étais un peu indisposé, et me trouvais couché dans ma chambre, ayant ma mère à mon chevet. Je rêve de la Terreur ; j’assiste à des scènes de massacre, je comparais devant le tribunal révolutionnaire, je vois Robespierre, Marat, Fouquier-Tinville, toutes les plus vilaines figures de cette époque terrible ; je discute avec eux ;  enfin, après bien des événements que je ne me rappelle qu’imparfaitement, je suis jugé, condamné à mort, conduit en charrette, au milieu d’un cours immense, sur la place de la Révolution ; je monte sur l’échafaud ; l’exécuteur me lie sur la planche fatale, il la fait basculer, le couperet tombe ; je sens ma tête se séparer de mon tronc ; je m’éveille en proie à la plus vive angoisse, et je me sens sur le cou la flèche de mon lit qui s’était subitement détachée, et était tombée sur mes vertèbres cervicales, à la façon du couteau d’une guillotine. Cela avait eu lieu à l’instant, ainsi que ma mère me le confirma, et cependant c’était cette sensation externe que j’avais prise, comme dans le cas cité plus haut, pour point de départ d’un rêve où tant de faits s’étaient succédés. »
 
En fait l’activité mentale est continue tout au long du sommeil. Simplement cette activité mentale n’est pas de même intensité, ni de même nature au cours des différents stades du sommeil. Lors du sommeil lent ce sont essentiellement des pensées qui viennent à l’esprit et qui donnent ces rêves factuels, peu imaginatifs, plus proches des préoccupations que de la construction fantasmagorique. En revanche au cours du sommeil paradoxal, l’activité mentale est très intense. Certaines zones du cerveau sont en proies à une activité étrange d’ondes rythmiques qui surviennent en salves, d’une manière saccadées, comme un message délivré en morse. Michel Jouvet fait l’hypothèse que ces ondes correspondent à des épisodes de reprogrammation du cerveau afin de permettre à l’individu de conserver son individualité et sa spécificité malgré les agressions et les acquisitions apportées par l’environnement. Cette période de sommeil paradoxal est probablement un grand moment de brassage de messages venant de différentes zones du cerveau et de souvenirs divers. C’est pourquoi ce stade serait à l’origine de rêves très étranges, riches et  complexes.
 
 
Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 22:39
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Pour continuer notre découverte du 3ème monde (les deux premiers étant l'éveil et le sommeil...) , savez-vous quand se produit le rêve?





* voir la définition du sommeil paradoxal

** voir la définition du sommeil lent profond

et pour un petit plus sur le rêve... ici



Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 08:38
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Le rêve est une production de l’activité mentale qui survient au cours du sommeil et qui se traduit par un contenu hallucinatoire élaboré faisant appel à des images, des sons, des sensations, avec des scénarios plus ou moins complexes, où tous les sens peuvent être impliqués. Les rêves sont parfois banaux touchant des thèmes factuels de la vie courante. Parfois ils sont plus riches évoquant un scénario de film plus ou moins complexe. Vraisemblables ou loufoques, agréables ou dérangeants, les rêves ne laissent jamais le dormeur indifférent. On peut rêver en noir et blanc ou en couleur. Voir précisément les visages des personnes qui nous parlent mais ne pas entendre leurs paroles. Ou l’inverse, ne pas identifier les visages mais comprendre ce qui est dit et même reconnaître les voix. Le souvenir des rêves est fugace ce qui explique que la plupart du temps on a l’impression de ne pas avoir rêvé.
 

Mais d’où viennent ces images, ces « dialogues », ces sensations ? De ce que nous avons vécu ou ressenti que ce soit dans la vie réelle, à un moment de notre existence, ou au travers de lectures, de films, d’histoires entendues.  Ces sensations sont souvent suscitées par ce que nous sommes en train de vivre, surtout si les événements de la journée sont forts sur le plan émotionnels. Elles peuvent être réactivées par des sensations physiques, douleurs, plaisirs, événements extérieurs (bruit, chute d’un objet…) au cours du sommeil.


Dans le rêve, la dimension du temps est abolie. On peut rêver d’une situation actuelle avec des personnages rencontrés plusieurs années auparavant, et même incorporer des souvenirs très anciens remontant à notre enfance.  Au cours du sommeil nous avons accès plus facilement à la mémoire de faits « oubliés » dans la journée, soit parce qu’ils sont trop dérangeants (et Freud parle de refoulement), soit parce que nous ne pouvons pas tout le temps avoir à l’esprit tout ce que nous avons vécu car nous serions alors submergé par beaucoup trop d’informations. Tous ces souvenirs et ces expériences sont stockés dans notre cerveau avec plus ou moins de précisions en fonction du degré d’émotion qui s’est rattaché à ce souvenir. Le rappel des souvenirs au cours du rêve se fait selon une logique qui est très différente de celle de l’éveil et qui donne tout le côté bizarre et dérangeant des rêves.  Il y a un télescopage des époques, des personnages et des situations ce qui a fait dire à Freud que le rêve se formait par condensation des souvenirs.


Derrière les associations étranges que nous trouvons au rêve il faut pouvoir en décrypter le sens caché. Un foulard « rouge » peut très bien faire référence au foulard rouge que l’on a eu à un moment de sa vie, comme évoquer la couleur du sang, ou faire référence au parti communiste !  De même,  les mots doivent être entendus dans tout leur sens possibles. « La mer » est aussi bien « la mère », que « l’amer »… « N’être » peut se comprendre comme « naître ». Ce qui donne toujours plusieurs lectures possibles du rêve. Ce style d’interprétation est typique de celle que l’on peut faire en analyse. Ainsi George Dubal, psychanalyste, rapporte le rêve d’un de ses patients,  Lucien. Ce dernier dans son rêve voyait Françoise, sa gouvernante mais aussi maîtresse, verser un pot de crème du balcon dans la rue. Lucien était persuadé que son analyste réprouvait cette liaison. D’où son sentiment, inavoué que Dubal était un  con, ce qui était exprimé dans le rêve au travers de cette représentation métaphorique.


Bien souvent au cours de la journée nous enregistrons des émotions que nous ne laissons pas passer, par gêne, peur, ou convenance… Dans nos rêves ces émotions vont revenir, sans le filtre de contrôle que notre cerveau met en place pendant l’éveil. D’où parfois la clairvoyance qui accompagne certains rêves sur les sentiments réels que les autres ont pour vous, ou au contraire, que vous avez pour eux.



Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 23:31
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Quoi de plus extraordinaire que de rêver ?


Certains rêvent en technicolor, scénario au rendez-vous, histoires abracadabrantesques. D’autres sont plus limités… Vagues histoires un peu tordues,  choses banales, autrement dit, quasi rien !

Mais d’où viennent les rêves, comment se construisent-ils ?
 
Tout d’abord un petit sondage pour vous sortir du coma de l’été….

 >


 


Plusieurs réponses sont possibles….
Les explications ? Après le week-end….
A bientôt !



Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 14:56
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires



Toutes les nuits on fait un à plusieurs rêves !

Mais le souvenir des rêves est fugace. Au réveil, à peine le pied posé par terre, le rêve s’efface, et ne reviendra (éventuellement !) que par bribes au cours de la journée. En revanche on peut s’entrainer à se souvenir de ses rêves. Il suffit de s’interroger au réveil, en se posant la question « est-ce que j’ai rêvé », et noter son rêve sur un petit carnet posé sur sa table de nuit. Les premières nuits les souvenir sont assez imprécis. Au bout de quelques jours, on devient nettement plus performant. Certaines situations favorisent le souvenir des rêves… Tout moment de la vie un peu bousculé, un accident ou un traumatisme, une période d’interrogations sur soi et son avenir (la psychanalyse a beaucoup utilisé les rêves comme « matériel » de travail sur l’inconscient).


Sachant qu’on rêve au moins pendant 20% de notre temps de sommeil, il est dommage de perdre toute cette production onirique qui vient du plus profond de notre âme. Se souvenir de ses rêves permet de mieux se connaître et, probablement,  de mieux comprendre ce qui se passe autour de soi.


Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 19:04
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
D’après un article de Science Daily

 

Une étude détaillée portant sur la nature et le contenu des rêves érotiques des hommes et des femmes, a révélé que 8% des rêves contiennent une quelconque forme d’activité sexuelle aussi bien chez l’homme que chez la femme.

 

La hausse du pourcentage de femmes rapportant de tels rêves peut être dû au fait que les femmes font plus de rêves érotiques aujourd’hui qu’il y a 40 ans, ou qu’elles ont moins de réticence à « l’avouer » eu égard à l’évolution des comportements et des rôles sociaux, ou les deux.

 

L’étude, dirigée par Antonio Zadra de l’Université de Montréal, a été menée sur un panel de plus de 3.500 rêves. Les relations sexuelles sont le contenu le plus partagé entre les hommes et les femmes, suivi des propositions à caractère sexuel, les baisers et la masturbation.

 

Elle a montré qu’aussi bien les hommes que les femmes ont fait l’expérience d’un orgasme dans près de 4% de leurs rêves érotiques. Les orgasmes ont été décrits comme vécus par un autre personnage du rêve pour 4% des rêves érotiques des femmes mais dans aucun de ceux des hommes. Les partenaires actuels ou passés sont identifiés dans 20% des rêves érotiques des femmes contre 14% pour les hommes. Les personnalités publiques sont deux fois plus représentées dans les contenus érotiques des rêves chez les femmes, tandis que chez l’homme ce sont les partenaires sexuels multiples qui sont deux fois plus fréquents.

 

« Les différences observées entre hommes et femmes devraient être indicatif sur les différents besoins à l’éveil, expériences, désirs et attitudes en rapport à la sexualité, » nous dit Zadra. « Cela confirme l’hypothèse de continuité des rêves postulant que le contenu des rêves reflète les états et inquiétudes du rêveur à l’éveil – le contenu des rêves et des pensées à l’état d’éveil est continu. »

 

C’est un résumé présenté lors d’un récent meeting des sociétés savantes du sommeil (APSS). Peut-être pour cela que je n’ai pas trouvé le lien avec la conclusion d’Antonio Zadra. Cela voudrait-il dire que contrairement à ce que l'on affirme, il n'y a pas que les hommes qui ne pensent qu'à ça ? Ceci dit le "ça" revêt des aspects différents selon que l'on soit un homme ou une femme...

 

D'après l'article Sexual Activity Reported In Dreams Of Men And Women de Science Daily

Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 17:48
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

LE PREMIER HOMME EN SOMMEIL PARADOXAL

En ces temps de vacances et de sieste une réprésentation artistique (la première de l'humanité?)

d'un homme dormant en sommeil paradoxal.

Et, bien entendu, en hommage au Professeur Michel Jouvet!

Bonnes vacances...

 

Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 11:36
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Les capteurs de rêves et Art Premiers

 

Le 23 juin le musée du Quai Branly destiné aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques ouvre ses portes. Il recèle d’objets et de représentations où le sacré  et le mystère se conjuguent pour captiver l’attention du visiteur.

 

Et pour le sommeil vous pourrez y trouver des capteurs de rêves qui viennent des Indiens d’Amérique.  Objet simple et magique le capteur de rêves a différentes fonctions illustrées par ce conte indien.

 

« Il y a bien longtemps quand le monde était jeune, un vieux sage du Lakota (tribu indienne)  était sur une haute montagne et il eu une vision.  Dans sa vision, Iktomi, le grand sage, lui apparu sous la forme d'une araignée.  Iktomi lui parla dans une langue sacrée que seul les initiés du Lakota peuvent comprendre. Tout en parlant, Iktomi, l'araignée, pris un branche de saule, la tressa avec des plumes, des crins de cheval, des perles et des offrandes et la tourna en un cercle.  Elle expliqua au vieux sage les cycles de la vie…Comment nous débutons notre vie par la naissance, passons par l'enfance, pour atteindre l'âge adulte et aboutir à la vieillesse où nous devons être pris en charge comme des enfants en bas âge, accomplissant ainsi le cycle de la vie. « Mais, » ajouta Iktomi tout en continuant à fabriquer son cercle « à chaque moment de la vie il y a des forces - certaines bonnes, d’autres mauvaises- Si vous écoutez les bonnes forces, elles vous orienteront dans la bonne direction. Mais si vous écoutez les mauvaises, vous serez blessé et vous irez dans la mauvaise direction. »

 

Iktomi continua, « il y a beaucoup de forces et différentes directions qui peuvent aider ou interférer avec l'harmonie de la nature. Il y a également le Grand Esprit qui nous apporte ses enseignements merveilleux. »  Tout en parlant l'araignée  commenca à tisser sa toile à partir de l'extérieur pour venir vers le centre.  Quand Iktomi eu fini de parler, elle donna la toile au vieux sage du Lakota et lui dit… «regarde, cette toile est un cercle parfait mais il y a un trou au centre du cercle. »  Elle ajouta, «Utilisez cette toile, toi et les tiens,  pour atteindre vos buts et faire bon usage de vos idées, de vos rêves et de vos visions.  « Si vous croyez au Grand Esprit, la toile attrapera vos bonnes idées - et les mauvaises passeront par le trou. » 

Le sage du Lakota a passé le message et maintenant les Indiens Sioux utilisent le capteur de rêves comme la toile  leur vie.  Il est accroché au-dessus de leurs lits ou dans leur maison pour filtrer rêves et visions.  Les bons  messages des rêves sont capturés par la toile et incorporés à la vie du sujet, alors que les messages négatifs s'échappent par le trou du centre de la toile et ne fait plus partie d’eux. "

Ils croient que le capteur de rêves contrôle la destiné de leur futur.

 

Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 12:46
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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