Lutter contre l'insomnie

 

Capture-d-ecran-2011-08-23-a-14.05.39.jpgLa rentrée est dans 10 jours. Ce qui veut dire,  pour la plupart d’entre vous,   un lever à 7h,  ou 6h -6h30 pour les plus  malchanceux qui sont loin du collège ou du lycée.

Pendant les vacances vous vous êtes décalés, avez fait la  grasse mat’, vous avez profité de sorties avec les copains. La fête, quoi ! Et ça fait du bien ! Maintenant il va falloir reprendre les obligations avec le chemin de l’école.


Insomnies, urgent !!!!


Hélas comme « Ade1230 »  (Adèle ?) sur le forum ado.fr vous lancez ce cri d’alarme :

 « je crée ce topic sur un sujet assez urgent, puisque je reprend l'école, dans dix jours, et que d’ici là, il faut que mon problème soit résolu.
Je m'explique...
Ca fait environ deux semaines, que tous les soirs, je m'endors vers deux-trois heures du matin car je n'arrive pas à dormir. Pourtant, je vais me coucher à une heure raisonnable : 10h30 (22h30).  
J'ai déja essayer de prendre de la camomille, d'écouter de la musique pour dormir (je m'endors avec vers 2-3heures), de couper l'ordinateur 30minutes avant d'aller me coucher. Mais, rien de tout ça ne marche   
Maintenant, j'en ai vraiment marre et je ne sais plus quoi faire ! Il faut que j'arrive à m'endormir à des heures normales! Surtout que l'école reprend dans 10 JOURS!!! »

 

 

Hé oui, nos petites horloges biologiques sont très sensibles au décalage : L’activité physique le soir (danse ?), l’activité sociale tardive (les copains) ,  la luminosité de l’ écran de l’ordinateur  pour discuter sur Facebook, MSN and co, ou pour jouer en ligne et en réseau, les chagrins d’amour, les émois amoureux… Tout ça décale largement nos horaires vers tard, parfois très très tard la nuit (voir  un sommeil décalé). Les parents compatissants (on est en vacances) vous laissent dormir le matin, jusque vers 11 heures, 13 heures ou parfois même plus ! Du coup vous avez passer au moins un mois à vous endormir à 3h et vous lever à 11h du matin au plus tôt…  Bref, c’est un peu comme si vous viviez aux horaires de New York…Hélas le 5 septembre il faudra bien revenir en France. Alors, comment faire…

 

 

Pour cette dernière semaine, au programme

"remise en forme sommeil 

  • - Lâcher votre ordi et votre téléphone portable à partir de 21h30 (22h au plus tard !)

  • - Pas de sortie tardives (plus de minuit)  avec les copains  et au maximum 2 fois dans la semaine.

  • - Activités possibles avant le coucher : lecture, musique (AVANT d’aller au lit, pas dans le lit), jeux de société, télé,  un film (pas sur votre ordi mais sur l’écran de télé)

  • - Coucher à 23h30-24h (si vous étiez très décalé, il est inutile de vous imposer un coucher très tôt style 22h30, vous n’arriverez pas à vous endormir, et vous allez vous énerver ce qui est contre productif).

  • - En vous couchant, plus aucun appareil électronique mais lecture possible, livres, revues, BD… Sur PAPIER.

  • - Le matin, demandez à vos parents de vous réveiller à 10h, les 2 premiers jours, puis ensuite à 9h (hé oui, c’est dur !)

  • - Lever impératif de suite, et partir sous la douche.

  • - Prendre un petit déjeuner ou au moins un café ou un thé,  tout en, si vous en avez la possibilité, profitant de la lumière (sur la terrasse, derrière une grand baie vitrée) .

  • - Sortir dehors le plus rapidement possible après le lever pour profiter de la lumière solaire (même si le temps est nuageux). Idéalement avant 10 heures pour faire du sport : tennis, équitation, footing, nage… Ou simplement pour marcher d’un bon pas dehors. Au moins 30 minutes, mieux, 1 heure…

  • - Ne pas faire de sieste dans la journée.

 
Au bout de 3 jours, ce sera un peu moins dur, et au bout de 8 jours vous pourrez affronter la rentrée dans les meilleures conditions possibles.

 

Allez courage…

 

 

 

Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 14:06
- Par DR S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

C’est en tout cas ce qui est suggéré par les résultats d’une étude qui va être présentée au congrès américain des centres de sommeil qui se tiendra à Minnéapolis à partir du 14 juin.

On savait déjà qu’il existe de fortes relations entre la plainte d’insomnie ou un sommeil de mauvaise qualité et la dépression. Les résultats sont publiés dans le livres des résumés du congrès. Le Dr Bernert et ses collaborateurs à l’Université de Standford ont étudié l’évolution de 303 patients insomniaques âgés de 18 à 88 ans traités par thérapie comportementale et cognitive.

Après traitement,  les scores mesurés sur l’échelle de dépression de Beck étaient significativement abaissés, avec de plus le constat que chez 65 patients qui avaient initialement des idées suicidaires, celles ci avaient également tendance à diminuer à la fin du programme.

Ces résultats préliminaires sont pour la première fois en faveur d’une prévention du suicide par la prise en charge de l’insomnie.

 

Source : AN OPEN TRIAL OF COGNITIVE BEHAVIORAL THERAPY FOR INSOMNIA (CBT-I) RESULTS IN SIGNIFICANT POSTTREATMENT REDUCTIONS IN SUICIDAL IDEATION Bernert RA1, Siebern AT1, Suh S1, Ong J2, Manber R1 1School of Medicine, Department of Psychiatry & Behavioral Sciences, Stanford University, Stanford, CA, USA, 2Department of Behavioral Sciences, Rush University Medical Center, Chicago, IL, USA

 

Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 23:37
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Capture d’écran 2010-03-05 à 09.00.43Le syndrome de la mort subite du nourrisson (MSN) est défini comme le décès soudain d'un jeune enfant, inattendu de part son histoire, demeurant inexpliqué malgré les examens réalisés après la mort. Ce syndrome survient avec un maximum  de fréquence entre 2 et 4 mois. Le garçon est plus touché que la fille. En 2005, sur les 523 décès enregistrés dans cette classe d’âge en France, 345 était attribués à la mort subite.


Les circonstances du décès sont assez stéréotypée
s : un nourrisson en parfaite santé, couché normalement quelques heures plut tôt, est retrouvé mort dans son berceau. La position couchée sur le ventre expose plus particulièrement à ce genre d’accident. Il y a parfois une petite régurgitation. La mort est toujours silencieuse : elle n'est précédée d'aucun cri, d'aucun pleur. Ce syndrome serait plus fréquemment rencontré en hiver et au printemps. Il est parfois retrouvé dans les jours précédents, la notion de privation de sommeil, de modification des rythmes de vie habituels, d'infection des voies respiratoires supérieures ou de la prise d'une médication sédative.

 

Plusieurs hypothèses ont été avancées. Pendant longtemps, on a pensé que des apnées du sommeil étaient responsables. En fait, la respiration d'un nouveau-né est presque toujours irrégulière et les spécialistes ne sont pas parvenus à donner un pronostic aux différents rythmes décelés.


Un dysfonctionnement du système nerveux autonome et un reflux gastro-oesophagien ont été évoqués. Le décès survenant soit par mécanisme respiratoire (fausse-route, spasme laryngé, apnée réflexe) ou cardiaque (réflexe vagal avec bradycardie à point de départ oesophagien).


Des chercheurs de la Faculté de médecine de Strasbourg* avance une nouvelle hypothèse. Selon leurs travaux, l'origine de cette pathologie réside dans une anomalie de la régulation nerveuse du cœur. Le cœur est régulé par 2 systèmes, l’un « sympathique » accélère le cœur, l’autre « parasympathique » ralentie le cœur. Ce serait ce dernier système qui dysfonctionnerait.

 

Ils ont étudié les cœurs d’enfants décédés de mort subite du nourrisson et comparé ces cœurs à ceux d’enfants décédés d’accident traumatique. Ils ont observé chez les enfants MSN une importante augmentation des récepteurs spécifiques à l'acétylcholine, les récepteurs muscariniques. Or l'acétylcholine est un neurotransmetteur produit par le nerf parasympathique qui assure la transmission de l'influx nerveux ralentissant le cœur. Par ailleurs l’enzyme qui dégrade habituellement ce neurotransmetteur est abaissé par rapports aux autres enfants non MSN. Donc tout contribue à augmenter anormalement le ralentissement du cœur chez les enfants MSN. C’est un facteur de risque considérable, qui associé le plus souvent aux d’ autres circonstances,   peut provoquer l’accident.

 

Il faut en effet insister  sur l’aspect plurifactoriel de l'accident mortel. En particulier de la fièvre, une infection, vont jouer aussi un rôle. Ainsi il n'existe pas une seule cause pour expliquer la M.S.N mais plusieurs facteurs  associés, qui peuvent survenir à un moment donné chez un enfant donné, pour entraîner la mort par des mécanismes variés. Une dimension familiale existe et on retrouve des familles à risques qui nécessitent une surveillance particulière.

 

Il est encore trop tôt pour dire si ce travail va avoir des conséquences dans la prévention de la MSN mais on peut imaginer des médicaments qui réguleront l’activité cardiaque chez les enfants à risques.

 

Citation: Livolsi A, Niederhoffer N, Dali-Youcef N, Rambaud C, Olexa C, et al. (2010) Cardiac Muscarinic Receptor Overexpression in Sudden Infant Death Syndrome. PLoS ONE 5(3): e9464. doi:10.1371/journal.pone.0009464

 

 


Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 08:54
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le jet-lag ou décalage horaire en français, est l’ensemble des symptômes que l’on ressent après un voyage nécessitant le franchissement de plusieurs fuseaux horaires.

Lorsque vous partez de France, votre corps fonctionne selon un rythme biologique en rapport avec l’heure du pays. Après un voyage qui impose un décalage de plus de 3h vos rythmes biologiques sont modifiés. Votre corps fonctionne encore à l’heure française. Il lui faut quelques jours pour que les rythmes biologiques se recalent (rythme veille-sommeil, rythme de la température, du cortisol, des hormones...).

Tant que le recalage n’est pas complètement terminé, vous allez connaître des troubles divers. Outre les difficultés de sommeil :  problème d’endormissement ou réveil précoce, selon le sens du décalage, d’autres troubles s’associent : sensation de faim qui réveille en pleine nuit, sentiment d’être « barbouillé », troubles digestifs, fatigue, endormissement inapproprié lorsque vous êtes immobile, parfois maux de tête, et aussi la sensation très particulière d’être « décalqué ».

 

Que faire pour l’éviter ou le diminuer ?

Dans l’avion :

Mettez-vous à l’heure du pays de destination dès que vous êtes dans l’avion.  Evitez de boire de l’alcool pendant le vol, mangez léger et reposez-vous. Si possible essayez de dormir quelque soit le sens du voyage. Pour favoriser votre sommeil, utilisez un masque et des bouchons d’oreille, faites attention de bien vous couvrir (la climatisation peut être terrible et variable pendant le vol), demandez à ce qu’on ne vous réveille pas si vous dormez (pour éviter les repas intempestifs !). Si vous prenez un somnifère, ne le mélangez pas à l’alcool, et prenez le au moins 5h avant l’heure d’arrivée pour éviter les états confusionnels lors du réveil (ce qui pourrait être gênant à la sortie de l’avion)

 

Quand vous avez atteint votre destination :

Utilisez les moyens naturels pour vous recaler :

- l’exercice physique : pour vous endormir plus tôt (voyage vers l’est) il faut être très actif le matin au lever (jogging, salle de sport, sauna, piscine). A l’inverse pour vous endormir plus tard (voyage vers l’ouest) l’activité physique est à privilégier le soir (y compris la sortie en boite de nuit !)

- la lumière naturelle :

  • Si vous allez vers l’est : exposez-vous à la lumière extérieure (marche, bain de soleil) le matin, et portez des lunettes noires l’après midi.
  • Si vous allez vers l’ouest : privilégier l’exposition à la lumière l’après midi, et mettez vos lunettes noires le matin


Médicaments  ou pas ?

- Si vous voyagez vers l’est (Asie ou Japon ou lorsque vous rentrez des USA), vous pourrez avoir des difficultés d’endormissement les premiers jours. Si vous êtes excité comme une puce le soir, évitez de sortir tard, mettez-vous au lit avec un livre et prenez un hypnotique au coucher les 3 premiers jours. En revanche, ne traînez pas au lit le matin. Prenez une douche et sortez rapidement à l’extérieur!

Dans ce sens la mélatonine est très intéressante. Cette hormone dite « chronobiotique » est capable d’avancer nos rythmes, donc de lutter efficacement  contre ce type de décalage horaire. Il faut prendre 2 à 5 mg (pas plus) lorsque vous êtes dans l’avion (à 19h heure locale), puis continuer une prise pendant 3 jours après votre arrivée vers 20 heures, ensuite vous arrêtez. Il ne faut pas cumuler avec un somnifère.

 

- Si vous voyagez vers l’ouest (vers les USA ou l’Amérique du Sud), l’endormissement ne vous posera aucun problème… Mais vous risquez de vous réveiller très tôt. Vous avez alors 2 options. Rester tranquillement au lit, et vous aurez de fortes chances de vous rendormir  d’un sommeil morcelé, ou bien de prendre un hypnotique à durée de vie brève pour vous rendormir les 3 premières nuits.


 En vous souhaitant un bon voyage !

 

Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 09:57
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


 

Les yeux exorbités, les nerfs à fleur de peau, irascibles avec vos proches vous sentez que rien ne va plus. Il faut faire quelque chose… Vous allez dans votre pharmacie préférée pour trouver la pilule miracle qui vous fera enfin sombrer dans les bras de Morphée (je vous rappelle que c’est un homme ).


Et là que vous propose-t-on ? Ben justement, ce que vous attendez,  tout pétri d’espoir à l’idée de dormir enfin !

 

 

En magasin :

-            Un tout nouveau présenté comme révolutionnaire :  le Mélatonyl. Chaque comprimé contient 2,5 mg de mélatonine, très à la mode en ce moment car un nouvel hypnotique à base de mélatonine à libération prolongée vient d’être mis sur le marché et les laboratoires pharmaceutique communiquent sur cette molécule, ce qui profite à d’autres, moins regardant ! La mélatonine est un produit fabuleux pour la régularisation des cycles de sommeil. MAiS (évidemment, il y a un « mais »), elle a des indications très précises : décalage horaire vers l’est, syndrome de retard de phase, insomnie du sujet âgée pour l’essentiel), et il faut savoir QUAND la donner… C’est en effet une hormone qui a quelques propriétés hypnotique (somnifère) mais qui est surtout un chronobiotique (hormone donneuse de temps, c’est à dire qu’elle permet à notre horloge biologique de s’ajuster). Trouver l’horaire ad hoc nécessite un peu de connaissance. Donc ATTENTION, il faut un conseil médical pour utiliser ce produit… Pour mieux comprendre…

-            L’Euphytose : Grand classique qui associe plusieurs plantes dont la valériane qui est la seule a avoir fait l’objet d’études scientifiques sur ses effets. A forte dose (5 cp) elle augmente le sommeil profond, donc peut aider…

-            Le Donormyl : un antihistamique qui agit comme anti-éveil. Certains personnes y sont très sensibles donc sont franchement aidés par ce produit, tout au moins les premiers jours. Mais attention, il reste plusieurs heures dans l’organisme, il a donc des effets résiduels le lendemain sur la vigilance et les réflexes. Ennuyeux, surtout lorsqu’ on doit prendre le volant le lendemain : on risque de s’endormir.

 

Alors ????

 

Pas de solution miracle médicamenteuse… Mais quelques conseils…

Si vous vous levez fatigué après une nuit épouvantable, ne trainez pas au lit. Levez-vous, activez-vous, prenez une douche et dès que possible sortez dehors pour profiter de la lumière. Faites du sport, mangez léger, ne buvez pas d’alcool et de café…

Et retournez vous coucher le soir uniquement quand vous avez sommeil, plein de pensées positives et avec l’idée de vous lever tôt lendemain. Pour récapituler…

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 11:06
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

J’ai des troubles du sommeil depuis 40 ans. Depuis 1968.
Ça m’empoisonne la vie. C’est la chose la plus importante de ma vie. En 1968 j’ai  été mariée de force par ma mère, pour se débarrasser de moi.

J’avais un beau père qui ne voulait plus de ses filles, (j’ai une sœur). Ce mariage contre mon gré a été un choc brutal. Depuis… je n’arrive plus à dormir.

J’ai tout essayé : médicaments,  acupuncture, yoga sans effets. J’ai aussi des problèmes de dos.
 
Là j’en peux plus !

Pour ne pas penser à mes soucis. Je n’arrive pas à me reposer. J’ai toujours mal à la tête, d’ailleurs, je ne peux plus aller au lit. Jai très peur de dormir. J’ai très peur de ne pas me réveiller. Je n’ai tellement plus l’habitude de dormir.

C’est tellement angoissant chez moi de dormir…que ça me réveille brutalement, je voudrais ne pas penser.
Les soucis :  j’en ai tout le temps.

31 ans de mariage avec le monsieur qui est garagiste.
Je n’avais pas d’argent. Il gardait tout pour lui, il me tapait, m’humiliait, Moi, j’avais ma fille.
Il y a 8 ans, lors de la vente de la maison de campagne, j’ai demandé 2 chèques au notaire en lui expliquant la situation   et je suis partie… Il a été surpris ….partie, oui partie,  le 1er février 2000.

Depuis, il n’a pas cessé de me harceler, de me persécuter. Je n’ai revu ma fille qu’au mois d’août de cette année. Son père l’a manipulée, et l’a éloignée de moi. Pendant 9 ans tout le monde a été contre moi. Jusqu’à 50 coups de fils anonymes par jour… Maintenant, il est calmé, à peu près, car il est  dans une maison de retraite (il n’a pas toute sa tête).
Mais j’ai toujours des cauchemars, presque tout le temps avec LUI dedans…

J’aimerai dormir un peu.

Mme M., 60 ans




Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:20
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Selon un sondage BVA de 2002, 45 % des propriétaires de chats dorment avec leur animal.

Tous ceux qui ont un chat savent que dormir avec un matou n'est généralement pas une mince affaire.
Jean Michel Normand dans un article du Monde a superbement décrit la nuit passée avec la bête :
« Il commence  par s'installer confortablement aux pieds de son (ou de ses) maître(s). Puis, juste lorsque l'on trouve le sommeil, il s'allonge contre vos jambes puis se pelotonne fermement derrière votre dos – c'est très sympa mais on ne peut plus se retourner – avant de s'installer sur le traversin et d'exprimer son profond contentement en émettant un ronronnement reconnaissant. C'est attendrissant, un chat qui ronronne. A cinq centimètres de l'oreille gauche et en pleine nuit, cela ne le reste pas longtemps.

Le sommet est atteint lorsque l'animal, se sentant décidément en confiance, entame une toilette méticuleuse. Il peut alors arriver que l'on empoigne le gentil félin pour l'éjecter, imitant parfois le geste ample du demi de mêlée libérant la balle vers les lignes arrière. On gagne alors un court répit avant que monsieur ou madame chat ne se lance à la reconquête obstinée de sa cou-couche dont on aimerait bien lui expliquer qu'il s'agit d'abord de la nôtre. De surcroît, cette cohabitation déteste les mouvements brusques, les éternuements soudains ou les bruits extérieurs impromptus : un chat qui sursaute peut vous labourer un mollet avec ses griffes.

Fermer la porte de la chambre ? Cela tombe sous le sens mais il faut alors entamer une guerre d'usure avec minet qui peut gratter pendant des heures en miaulant. C'est pire que tout. Au terme d'une nuit passée recroquevillé en chien de fusil, guette le torticolis alors que l'autre se pavane sur l'oreiller qu'il laissera plein de poils. A défaut de posséder un chat taciturne ou d'avoir mis les choses au clair dès les premiers jours, il faut donc se préparer à livrer presque chaque nuit une lutte territoriale sournoise ».

Hé oui, dur cette nuit de partage… Alors pourquoi tant de fans?

La présence d’animaux de compagnie contribue à notre santé physique et mentale. Selon les travaux  du Dr Serpell de l'université de Cambridge, le fait de posséder un animal entraîne une diminution de 50% environ de l'incidence de certains problèmes mineurs de santé. Les propriétaires de chats ont meilleur moral. Il a été montré au l’animal apporte un effet relaxant anti- éveil. Pourtant pas d’étude scientifique sur les effets sur le sommeil avec la bête.

Chez l’enfant le
Professeur Hubert Montagner,  a mis en évidence l'intérêt de la présence d’un animal dans le développement de l'enfant, de ses compétences et de son intelligence émotionnelle.

A l’opposé, les anti-chats vont mettre en avant le côté sac à puce et porteur de nombreux parasites de la bête pour dissuader l’enfant ou l’adulte de laisser le chat dormir avec soi. Il est sûr qu'
une bonne hygiène est à respecter, et que le chat en question doit être surveillé sur ce plan. Plus grave, l’allergie aux poils de chat qui provoque des crises de rhinite tout au long de la nuit, et d’éventuelles crises d’asthme.  Dans ces cas, il faut être raisonnable et laisser le chat hors de la chambre (y compris pendant la journée).

Bref nos amis les chats nous apportent une compagnie chaleureuse mais souvent remuante au cours de la nuit. Il faut savoir rester pragmatique, et quand la présence de l’animal est trop gênante, point de salut, fermez la porte de votre chambre, mettez des boules quiés, protégez le bas de la porte des griffes du chat… et tenez 3 nuits !

Sinon… vous risquez beaucoup plus que vous ne pensez :

Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 11:06
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Si on va sur le forum de doctissimo: FORUM, la réponse est « OUI »… En effet on ne le dira jamais assez, un somnifère est un psychotrope (donc il agit sur le cerveau),  et ce n’est donc pas un bonbon ! « MAIS » il permet à certaines personnes d’obtenir la coupure nécessaire pour s’endormir. Les somnifères sont des médicaments intéressants pour aider des personnes à bout pour passer un cap difficile, mais leur prescription doit être limitée dans le temps, moins d’un mois, ou par période, ou encore sur de plus longue durée mais en prise discontinue (1 à 2 fois par semaine). Ainsi on peut éviter l’accoutumance qui oblige à augmenter les doses pour avoir encore une efficacité sur le sommeil.

Les témoignages qui suivent font réfléchir… Ce sont les textes d’origine, abréviations comprises (parfois pas facile pour ceux qui ne sont pas habitués à l’écriture phonétique)

Témoignage 1 : Je me souviens d'une fois où j'ai pris du Stilnox avant d'aller me coucher et j'ai fait le con avec ma copine d'alors au lit et d'un seul coup, j'ai commencé à divaguer, elle m'engueulait mais comme toute réponse, je me suis assis dans le lit et j'ai regardé mes mains. Elle a pris peur, est allé cherché mon père dans le salon et j'ai tenu un discours incohérent où j'ai quand même réussi à dire que j'avais pris un somnifère et que j'avais envie de vomir. Le couloir, entre la chambre et les toilettes, je ne m'en rappelle pas. Après, j'ai roupiller toute ma nuit !
Depuis, je fais très attention avec ce medoc.  
Pour la petite histoire, Michel Galabru a raconté une fois qu'il en avait pris deux et c'était endormi dans les toilettes. Sa femme est rentrée, il la voyait avec des poils oranges sur le corps !
Ouais, faut faire gaffe ! Les champignons hallucinogènes en comprimés, faut pas en abuser !!!

Commentaire : La prise d’un somnifère n’est jamais anodine !
Dans l’immense majorité des cas, l’utilisation des somnifères à dose thérapeutique et sans augmenter les doses, se passe bien. Il y a certaines règles à respecter :
-    sur prescription médicale (pas celui de la copine !),
-    en évitant de commencer (ou d’essayer) la veille d’un jour important pour vous (on ne sait jamais comment vous allez réagir),
-    jamais associé à l’alcool (qui en augmente les effets),


Témoignage 2 : "j ai un temoignage interressant a ce sujet.
il y a 3 jours avec un copain,apres deux jours sans avoir bu,j ai consomme une quantite d'alcool,8 a 10 verres de biere je pense.
sous l effet euphorisant de l alcool,j ai ecraser un stilnox complet,melanger avec un quart de lexomil.
on a fait deux trait avec ,un moi et un mon copain.
au debut ca aller bien puis une envie de vomir m a envahi avec un effet comme si j avais pris un subutex.
je me suis rendu au toilette.
au bout d un quart d heure mon copain s'est inquiete parce que je n etais toujours pas sorti.
en fait j etais entrein de sombrer dans un sommeil mais je n avais toujours pas vomi.
je me suis le ve pour aller au lit mais a peine dans la chambre je voyais tout pleins de points blanc et d eclair bleur.
j ai donc courru au wc et j avais du mal a tenir debout.
j ai ensuite vomis puis je suis aller au lit.
voila.
qu en pensez vous?"

Témoignage 3 : « salut moi sa fait 3ans ke je prend du stilnox et c vrai kil a parfois des effet halucinogene mai cela ne m arrive ke lorsque je ne me couche pas apres l avoir pris.par contre il est tres dangereux de le prendre apres avoir bu.........moi sa m est arrivé cela ma rendu dingue est je me suis entaille le visage j etais devenu fou je ne me controle plus le lendemain a etai plus difficile kan j ai vu ce ke je m etais fait la veille donc je tenais a vous en faire part soyez raisonnable et ne buvez pas avant de le prendre sinon vous pourrez en garder des traces! »


Commentaire: Le bon sens veut que lorsqu’on prend un somnifère ce soit pour aller se coucher… Mais il arrive qu’on ne puisse pas se coucher du fait d’un imprévu… (quelqu’un sonne à la porte, sympa de passer à cette heure là :o /), ou qu’on soit réveillé peu après avoir pris le somnifère.
Et là... Il y a le risque de réactions imprévisibles, gênantes (comportement déplacé) violentes,  surtout si on associe un somnifère à d’autres produits en particulier à de l’alcool. Attention à votre comportement dans un avion long courrier ou cette association pourrait tout à fait se produire et vous mettre en position délicate.

Témoignage 4 :« je suis tombé sur ce forum par hasard ; je fais souvent usage de psychotropes (uniquement de type hallucinogenes ni d'opiacées ni excitants) et je confirme juste au passage les "vertues" hallucinogenes du stillnox (pour ceux qui les nient : doubler la dose et rester eveillé) sinon c'est tres addictif et pas forcemment tres interessant (meme si on peut effectivement "s'amuser" avec).
Comme tout prod hallucinogene l'abus presente des risques considerables pour le cerveau et l'equilibre mental (depression severe, schizo..etc) donc faites attention et si possible cantonner vous à l'usage prescrit par votre medecin. »


Commentaire: quand on cherche des sensations nouvelles dans une conduite toxicomane, on peut tout essayer, j’ai un de mes patients qui s’est injecté de la moutarde forte ( !) en intra-veineux pour tester…  Il aurait pu mourir d’une embolie… Quant au Stilnox, heureusement  que s’il est « très addictif et (il n’est) pas forcément très intéressant »… ouf !


Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 11:26
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
 
Période faste pour ce genre d'exercice, le mois de juin est le mois de toutes les échéances, concours, brevet, bac, et examens professionnels. Passer un examen est un exercice stressant pour tous mais il est vrai, plus pour certains.
 
 
Sachant que la vigilance et la concentration sont d'autant meilleures que le sommeil est de bonne qualité,  que doit-on faire la veille d'un examen?
 
A l'exception des grands anxieux, joueurs (en effet c'est risqué !) qui vont justement faire une nuit quasi blanche pour clore leurs révisions juste avant de passer l'examen, il vaut mieux anticiper et arriver reposé le jour fatidique.
 
 
La veille au soir :
 
- manger léger (pas d'alcool, pas de café)
- prévoir une période de détente (faire ce que vous aimez)
- prendre éventuellement un bain au moins 2 heures avant le coucher
- préparer votre sac avec votre stylo préféré (plutôt noir pour faciliter la lecture par les correcteurs) et tous les instruments autorisés (calculatrice...) ainsi que votre convocation et pièce d'identité.
- programmer votre heure de réveil pour vous laisser un peu de temps sans être en train de courir pour partir.
- si vous avez un copain ou une copine sympa, un petit massage sera le bienvenu
- se coucher assez tôt (mais pas trop tôt ce qui risquerait de provoquer un problème d'endormissement)
- Avoir des pensées positives (favoriser un scénario où tout se passe bien)
- si vous connaissez une technique de relaxation, faites un séance au moment du coucher pour faire le vide dans votre esprit.
 
...et dormir !
 
 
NE JAMAIS PRENDRE UN SOMNIFERE OU UN ANXIOLYTIQUE SI VOUS N'AVEZ JAMAIS ESSAYE CE PRODUIT AUPARAVANT
 
Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 14:20
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 

Une équipe de chercheurs du Wiscontin* vient de montrer qu’en stimulant le cerveau grâce à des ondes électromagnétiques on peut induire l’apparition de sommeil lent profond chez le dormeur.

 Le sommeil lent profond est le sommeil le plus récupérateur sur le plan physique mais aussi dans des processus plus complexe (régulation métabolique, régulation de l’humeur..), il est en effet diminué chez certains insomniaques en particulier chez les déprimés.

Est-ce une voie de recherche pour améliorer le sommeil dans le futur ?

Sans doute. Néanmoins il faudra encore attendre patiemment car entre cette expérience et une possible application dans la vie de tous les jours de nombreux obstacles techniques devront être franchis.

   

  * Massimini M, Ferrarelli F, Esser SK, Riedner BA, Huber R, Murphy M, Peterson MJ, Tononi G. Triggering sleep slow waves by transcranial magnetic stimulation. Proc Natl Acad Sci U S A. 2007 May 4

Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 06:37
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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