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La quantité optimale de sommeil nécessaire à un individu est influencée par des facteurs génétiques et environnementaux. Les recherches montrent que le facteur héréditaire contrôlant la durée du sommeil joue pour 31% à 55 % dans la détermination de la durée de sommeil, ce qui suggère qu’une quantité substantielle de besoin de sommeil est génétiquement déterminé.
Depuis la découverte de l’électricité, et maintenant le développement d’internet, la société moderne modifie nos habitudes de
sommeil et notamment la durée du sommeil. Cela a souvent des conséquences néfastes sur la vigilance du lendemain mais aussi comme le montre des études récentes, sur le métabolisme, la
régulation cardiovasculaire, et les défenses immunitaires. La durée du sommeil constaté au siècle dernier a diminué de 1,5 h par nuit et depuis 2001, le pourcentage d'adultes
aux États-Unis qui dort au moins 8 heures de sommeil par nuit en semaine a chuté de 38% à 27%. La privation de sommeil est donc de plus en plus fréquente.
Parallèlement à la durée du sommeil qui diminue, le taux d'obésité, définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2, a augmenté. En 2009, plus d'un quart de la population
américaine est obèse. Si la tendance actuelle se poursuit, en 2030 plus de 50% des adultes aux États-Unis seront considérés comme cliniquement obèses. Les preuves scientifiques
s'accumulent en faveur d’une association entre un temps de sommeil réduit et l’obésité. Les études expérimentales chez l'homme montrent qu’une restriction de sommeil influe sur le
contrôle neuroendocrinien de l'appétit (http://www.morphee.biz/article-155534.html). Les études sur de grandes populations ont trouvé qu’une durée courte de sommeil est associée au
développement d’une obésité.
Pour avancer sur la connaissance des facteurs héréditaires et comportementaux qui régulent nos besoins et habitudes, l’étude des jumeaux est source appréciable de données. Ainsi les jumeaux
lorsqu’ils sont élevés ensemble, sont identiques en âge, avec des antécédents familiaux communs et une éducation commune. Des travaux antérieurs ont montré que les jumeaux monozygote (du
même œuf) qui avaient des différences de durée de sommeil avaient des poids différents avec des indice de masse corporelle différents. L'étude actuelle de Watson et son équipe (Watson et al., 2012) va plus loin. Elle montre que les
facteurs génétiques qui contrôlent le poids sont prédominants lorsque les personnes dorment peu, mais que leur rôle est beaucoup moins important si la personne dort plus. Autrement dit,
la durée du sommeil modifie les caractéristiques héréditaire de l'IMC, c’est à dire que l'expression de risques génétiques pour le poids corporel est influencé par
les habitudes de sommeil que chacun choisit. Dormir peu est donc un comportement qui potentiellement favorise la prise de poids.
Ceci étant, les auteurs sont prudents dans l’interprétation de leurs résultats. Ils soulignent qu’ une durée de sommeil longue n’est pas obligatoirement la panacée, d’autres travaux
montrent qu’elle est en effet plus à risque sur le plan cardio-vasculaire , la résistance à l'insuline et la mortalité.
Reste quand même que si vous voulez maigrir il ne faut ni être en restriction de sommeil, ni stressé, ni déprimé (Elder et al., 2012).
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