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Voir quelqu’un dans le coma est une expérience éprouvante. La personne n’entend pas, ne bouge pas, ne communique pas... croyait-on !

 

 

 

 

 

 

Une étude  rapportée par le New England Journal of Médecine bouscule ce postulat. 

Vingt trois  personnes dans un  coma végétatif ont été étudiées par IRM en les soumettant à des tests d’imagerie mentale simples dont des questions dont la réponse ne pouvait qu’être oui ou  non.

 

Quatre personnes ont été capables de moduler leur activité cérébrale.  Chez 2 d’entre elles il y avait clairement des signes d’éveil , et un des patients,  âgé de 29 ans, dans le coma depuis cinq ans après un accident de la circulation, a réussi, grâce à cette technique, à répondre correctement cinq des six questions qui lui ont été posées. A la question“Est ce que votre père s’appelle Alexander ?”, le patient a répondu ‘”oui” en activant la zone du cerveau concernée. A la question ‘Est ce que votre père s’appelle Thomas ?’, le patient a répondu “non”. Ces deux réponses étant les bonnes.

 

Ces recherches permettent d’envisager dans l’avenir des moyens pour évaluer si la personne souffre ou pas, et donc la soulager différemment. Elles ouvrent aussi des interrogations éthiques qui seront difficiles à trancher dans les pays où le droit de mourir est un droit reconnu comme le souligne  le professeur Steven Laureys, auteur de ces recherches  et interviewé par l’Agence France Presse :  “ Ces études devraient permettre à des patients d'exprimer leurs sentiments et de répondre eux-mêmes à des questions difficiles comme celle de l'euthanasie Nous devons maintenant nous asseoir autour d’une table avec la communauté médicale, toutes disciplines confondues, et des experts en droit, et décider des implications éthiques de cette recherche.”

 

 

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 10:56
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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