Chauffeur routier est un métier à risque. Long trajet, délais de livraison à respecter, marchandise périssable. C’est la course pour arriver, l’épreuve pour décharger. Un peu de repos dans la cabine, et hop ! Chauffeur et camion repartent. La privation de sommeil est leur quotidien.
 
Ainsi à Avignon, dans la nuit du 16 au 17 juillet, un chauffeur routier slovaque qui circulait entre les Pays-Bas et l'Espagne a été interpellé après n'avoir dormi que 4h30 en trois jours. Agé de 46 ans, il a arrêté  lundi soir à la suite d'une banale infraction au code de la route: il circulait au volant de son semi-remorque de 40 tonnes dans le centre-ville d'Avignon. Le chauffeur a été autorisé à reprendre la route, après avoir dormi onze heures - dans son camion.
Les règles européennes imposent de ne pas dépasser neuf heures de conduite sans temps de repos.
Rappelons que 17 heures sans dormir altère les réflexes et la vigilance comme le ferait une alcoolémie de 0,5 g d’alcool dans le sang, et 24 heures sans dormir équivaut à une alcoolémie de 1g.
Sans compter que d’autres travaux menés aux USA ont montré qu’un syndrome d’apnées est plus fréquent chez les routiers avec  28% d’entre eux  qui souffriraient d'apnées du sommeil, contre 4% dans la population générale. On sait que les apnées du sommeil altèrent également la vigilance, particulièrement au volant.
A cette période de grande transhumance sur les routes où la sécurité routière est une priorité, les chauffeurs routiers et leurs employeurs devraient être particulièrement attentifs aux conditions de conduite et se mettre comme impératif de respecter des temps de repos et un temps de sommeil suffisant.
 
 
Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 07:03
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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