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Notre encore Ministre de la Santé et des Solidarités a vu juste en suivant les recommandations du rapport remis en décembre, et en annonçant une étude sur la sieste au travail afin de la promouvoir.
Une étude vient d'être publiée dans la revue Archives of Internal Medicine démontrant les effets bénéfiques de la sieste au travail. En effet, ceux qui ont la chance de pouvoir faire la sieste occasionnellement voient leur taux de mortalité résultant d'une maladie coronarienne chuter de 12%. Mieux encore, c'est de 37% que les individus faisant la sieste régulièrement, soit au moins trois fois par semaine, voient leur taux de mortalité baisser. Sont concernés par ces chiffres, les hommes actifs. En effet, l'étude n'a pas pu faire ressortir de résultats probants pour les femmes.
Les chercheurs de l'école de médecine de Harvard et de l'université de médecine d'Athènes, expliquent ces résultats par l'effet apaisant de la sieste. Celle-ci atténue le stress généré par le travail, une des causes principales de l'infarctus du myocarde. Stress qui entraîne également une baisse de l'activité physique et incite à manger et fumer plus.
À bon entendeur...
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Bonne journée vous-deux et à plus
Pas de résultats probants pour les femmes ! ! ! !
Parce qu'on a déjà vu une femme normale faire la sieste peut être ? Je signale tout de même que la sieste d'après le repas s'effectue pendant que la table se range, la vaisselle se fait, le parterre se balaie, la toile se passe, tout ça sous l'oeil pointilleux de la femme qui surveille ces opérations.
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Ah pardon ... on me signale que c'est la femme qui fait tout ça elle même, qu'elle ne surveille rien du tout.
Soit. Il est vrai que je parle de ce que je ne connais pas bien, vu que je dors pendant ce temps.
Mais ceci n'est que justice quand on sait que l'homme vit moins longtemps que la femme. Si celle-ci veut profiter plus longtemps de son compagnon, il faut donc qu'il dorme plus de temps.
Je savais bien que la biologie nous obligerait un jour à suivre des préceptes soit disant archaïques mais ô combien vitaux pour les hommes, on le voit bien ici !
Hugh ! J'ai dit !
Moi j'en concluerai plutôt que l'activité physique pratiquée de façon modérée mais trés régulière permet d'avoir une espérance de vie allongée.
( Je suggère donc que la vaisselle salvatrice se fasse vêtue de seuls talons aiguille et petit tablier blanc, ce qui nous permettra de nous livrer , nous aussi, à une activité physique de faible intensité et régulière. De plus cela peuplera notre sommeil suivant d'ondes Bêta absolument essentielles à notre QI )
Fantasmes, rêves et sommeil... Beau programme pour le week-end!
;o)
De rien.
ce temps de non-être (au sens de l'homme moderne) m'est devenu tout à fait essentiel
"Notre encore Ministre de la Santé et des Solidarités a vu juste en suivant les recommandations du rapport remis en décembre, et en annonçant une étude sur la sieste au travail afin de la promouvoir".
Oui ... mais ça appelle quelques commentaires:
Mao a rendu la sieste quasiment obligatoire en Chine afin d'augmenter la productivité des travailleurs (qui ne sont pas aux 35 H ...) et J Chirac considère qu'elle "qu’elle octroie, pour travailler, les extraordinaires créneaux d’efficacité intellectuelle de la nuit". ("éloge de la sieste")
Dans son brillant discours, le ministre mélange les problèmes de somnolence, de fatigue et d'insomnie ...
On arrivera (selon moi) qu'à aggraver les insomniaques et à cautionner les somnolents excessifs (ronfleurs ou en privation volontaire de sommeil)
A quand un vrai discours de spécialistes sur la sieste : indications et précautions d'emploi?
N'est-ce pas ici le lieu pour rester critique à propos des idées reçues?
Curieux tout d’abord que l’on retienne des 120 mesures annoncées par notre ministre que celle qui concerne la sieste au travail. C’est vrai que ça a beaucoup été relayé par les médias…
La sieste va-t-elle aggraver les insomniaques ? Si je suis la première à dire qu’il ne faut pas faire de longues siestes dans la journée (pas plus de 20 mn quand on est insomniaque), je pense qu’il faut modérer ce principe. En réalité l’insomniaque « pur » ne dort pas pendant la journée. Il a plutôt un hyperéveil, et le sommeil qu’il a du mal à trouver dans la nuit est impossible pour lui dans la journée, même s’il se sent « fatigué ». Ce qui est posé comme problème par la sieste est de 2 ordres :
- soit c’est un sommeil qui vient compenser un sommeil insuffisant, et là on voit bien le rôle que pourrait jouer la sieste dans notre vie moderne où globalement nous sommes en privation de sommeil. Et les entreprises n’ont pas encore compris ce qu’elles pourraient « tirer » comme bénéfices de la qualité du travail d’un employé restauré par une sieste (merci pour la référence à Mao, je ne la connaissais pas celle là !),
- soit c’est une question de rythme particulier comme dans le cas du sommeil du dépressif, de la personne âgée, de celui qui travaille à des horaires décalés… Le sommeil n’étant pas dans ces cas « allongé » par la sieste mais fractionné au cours des 24h
Très différents est le problème posé par les hypersomnies et les somnolences excessives où il est difficile de parler de siestes mais où le sommeil est envahissant. Est-ce que dans ces cas le fait de banaliser la sieste conduiraient ces personnes à ne pas s’alerter de leur comportement et de considérer ces épisodes de sommeil comme normaux ? Force est de constater que c’est en réalité souvent déjà le cas, les personnes ne réalisant que leur somnolence est anormale uniquement quand la situation devient franchement invivable ou lorsque leur entourage les alertes en leur disant « il y a quelque chose qui ne va pas ! »
Alors un vrai article sur la sieste refaisant la synthèse de tout ça… Promis, dès que j’aurai dormi un peu ;o)
Avant de critiquer ou cautionner, laissons d'abord l'étude se mener.
Je crois que nous sommes encore dans un semblant de démocratie pas encore transformée en dictature. Imposer la sieste... J'aimerai bien voir cela ! Ce serait pratique : Dors je le veux !
Ensuite, ce n'était qu'une introduction à l'étude menée en d'autres cieux sur les bienfaits de la sieste. Il me semble qu'elle a été menée par des spécialistes.
"cautionner les somnolents excessifs"
Là vous me faites peur. Faire l'amalgame entre une personne privée de sommeil de façon volontaire et un ronfleur... euh... il y a tout un monde tout de même ! Pauvres ronfleurs... Tout est de leur faute...
Idées reçues ? Vous avez dit idées reçues ?
Il existe déjà quelques sites (de somnologues) qui traitent de la sieste. (l\\\'idée en revient au Dr E Mullens).
Sans vouloir passer pour le spameur fou, je vous recommande de chercher par google la fiche "DiDal du somnicament" ou RCP pro. "La sieste est un somnicament. puissant à utiliser avec précautions. Lire attentivement la notice"
Je pense que c\\\'est la clé de voute de l\\\'équilbre veille-sommeil. Il faut en connaître les indications (préventive ou curatives) les contres indications (l\\\'insomnie, bien sûr, Sylvie a entièrement raison, les insomniaques ne sont pas somnolents bien que fatigués) et les précautions d\\\'emploi (retard de phase, insomnie d\\\'endormissement, ivresse du réveil ...) et surtout la posologie (15 /30 mn maximum)
Quand à "l\\\'amalgame", j\\\'en suis désolé mais il existe bel et bien ( mon papa faisait la sieste un petit 1/4d\\\'heure "comme Napoléon" jusqu\\\'à ce que je ne le traine par l\\\'oreille au labo du sommeil où il a "bien dormi" avec 40 apnée/heure).
Les notion d\\\'hygiène du sommeil méritent mieux qu\\\'une enquête sur la sieste au travail. Il faudrait commencer par bien définir le sens du mot qui est malheureusement a géométrie variable selon les idées reçues de chacun (je persiste).
Merci et bravo pour ce que vous faites
Répondre en vouvoyant quelqu'un que je connais probablement bien est le côté amusant des pseudos!
Alors la sieste à Bordeaux se perd ;o) ? En tout cas elle perdure à Tarbes si j'en crois le Dr Eric Mullens (salut Eric, si tu me lis…)
Mais plus sérieusement pourquoi réagir violemment sur la sieste au travail et la possible étude qui sera faite pour en évaluer les bienfaits? En dehors de toute privation de sommeil, il existe un rythme circadien avec un creux de milieu de journée qui n'a rien à voir avec le contenu du repas (mais OK peut-être aggravé par....), donc une sieste brève pourrait avoir des effets intéressants non seulement sur la vigilance (ça on le savait déjà) mais aussi sur le stress et la prévention cardiovasculaire ce que tend à montrer cette étude grecque. Donc attendons! Cette mesure sera-t-elle mise en place… On imagine les difficultés dans les entreprises pour gérer ces espaces de repos aménagés, indépendant des espaces cafés et des espaces fumeurs…
Le problème que vous soulevez est autre… Le non diagnostic des patients en proie à une somnolence anormale. Celle-ci est toujours banalisée, non reconnue… Ceci pose le problème de son évaluation. Et nous n'avons pas d'outil correct pour l'évaluer. Son risque est l'accident: trouble de la vigilance qui conduit à la faute d'inattention au travail ou à la maison, ou au tonneau sur la route. Tant J.Horne que P. Philip concluent que le meilleur indice, celui qui est le mieux corrélé avec l'accident sur la route est la sensation de lutte contre la somnolence… Pffff! Désespérant non! A l'époque où nous pouvons atterrir sur mars, le meilleur moyen pour mesure la somnolence de quelqu'un est de lui demander s'il lutte contre ;o). En toute humilité!
Quand à faire de la sieste "la clé de voûte de l'équilibre veille-sommeil", soit vous êtes à la solde des Corses ce que je ne crois pas ;o) , soit c'est oublier le modèle de Borbely revu par Dijk qui montre qu'il existe une rythmicité circadienne composée de rythmes ultradiens selon lequel on voit bien qu'il existe diverses possibilité d'adaptation du rythme veille sommeil. Ainsi le sommeil peut tout à fait être polyphasique (une à plusieurs siestes dans la journée) avec une prédominance nocturne. C'est notre société, notre mode de vie qui nous impose un rythme monophasique. Est-ce pour autant un bien ou un mal? Il faut être sur cette question très circonspect. Suivre la norme, se couler dans le moule est surement pour l'individu le meilleur moyen d'être socialement accepté. Mais si l'on vit à Paris, au Mexique ou au pôle Nord, le rythme du sommeil ne sera pas le même, et ce qui sera "politiquement correct" à un endroit risque fort de ne plus l'être ailleurs.
Et merci pour les encouragements ;o)
Sur le reste je suis tt à fait d\\\'accord, hormis le fait que le rythme biphasique est le plus marqué et qu\\\'il vaut mieux se méfier de certains horaires de siestes qui justement pérennisent l\\\'insomnie.
"Deux sommeil valent mieux qu\\\'un" disait ma gd mère, et j\\\'ai connu un prof qui dormait deux fois trois heures.
Le rythme ultra court des navigateurs en solitaire le prouve mais 1/4h x 2h, ça fait tomber à 3 h par jours (le minimum syndical des militaires en guerre et des insomniaques en crise) et je ne sais pas si c\\\'est ce qu\\\'on peux souhaiter de mieux comme rythme de vie. ;o)
(j\\\'imagine que c\\\'est ce que devaient aussi vivre nos très lointains ancêtres)
Bon, là (18h32) je vais faire la sieste, je travaille ce soir ... :)
Hypnos, un cow-boy, allons, allons! Vous n'êtes donc pas celui que je croyais... C'est la règle du jeu!
Effectivement je suis d'accord avec vous. Sauf en cas d'extrème urgence, un rythme polyphasique ce n'est pas follichon... Quand aux 3h/ nuit de sommeil allégué par les insomniaques en crise, il faut généralement relativiser. Ils dorment toujours plus qu'ils ne croient, sauf quand il y a une dépression sous jacente.
Bonne sieste (en effet vous avez intérêt à travailler ce soir, sinon ce ne serait pas la bonne heure...)