Vous êtes vous déjà demandé ce qui se passerez si vous viviez dans un monde où le temps n'existait pas ? Plus d'horaire, plus de montre, plus de réveil, plus de « journal des 20h »? Chaque heure, chaque seconde serait équivalente à une autre ! Plus de rendez-vous ! Plus d'obligation ! Enfin un monde où « je fais ce que je veux, quand je veux ». Le bonheur ? Pas sûr !

 

En y réfléchissant ce serait même un sacré caffouillage?

 

Ceci étant, et pour un individu donné, ou un petit groupe d'individu, la question a été posée sur le plan scientifique. Dans les années soixante, à peu près simultanément aux USA, en France ou en Allemagne des expériences dites d'isolement temporel ont été menées sur des volontaires pour voir ce qui primait dans la régulation des rythmes du sommeil. Environnement  ou rythmicité endogène interne ? Les américains ont utilisé des pièces confortablement installées dépourvues de fenêtres, sans radio, sans télévision, sans journaux pouvant donner un repère temporel. Certaines expériences furent même conduites par une équipe de chercheurs qui étaient présents de façon aléatoire afin que le sujet d'expérience ne devine pas l'heure de la journée ou de la nuit. En Allemagne , Jüngen Aschoff utilisa un bunker aménagé pour mener à bien ses expériences.

 

En France le célèbre spéléologue Michel Siffre  est resté en 1962 deux  mois au fond du gouffre du Scarrasson, dans les Alpes du sud. Après 61 jours passés à l'écart de tout repère temporel sur un glacier souterrain, il est sorti le 17 septembre en se croyant le 20 août. Pris au jeu de l'expérience il la renouvelle aux USA en 1972, en descendant au fond de Midnight Cave, où il reste 205 jours, en collaboration avec le Lyndon Johnson Space Center de Houston (NASA). Plus de 20 ans plus tard le 30 novembre 1999, à 60 ans   Michel Siffre s'installe dans la Grotte de Clamouse. Il en sort le 14 février 2000. C'est la seule expérience humaine conduite sur (et par) un individu à différents âges de sa vie

 

Les conclusions sont toujours les mêmes. En dehors de tout repère temporel le corps conserve un rythme régulier mais curieusement supérieur à 24 heures, de l' ordre de 25 heures.

 

Ce qui veut dire que pour vivre en accord avec le rythme de la vie sociale nous avons tous besoin de signaux qui nous permettent de nous remettre à l'heure. Ces signaux nous sont apportés par la lumière (naturelle) et par le rythme imposé par le groupe (travail, repas, activités réalisées en groupe).

 

 

Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 22:02
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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