Voici un premier résumé de la conférence Grand Public lors de la Journée Nationale du Sommeil du 17 mars 2005 à Nanterre.

Première intervention : Docteur Joëlle ADRIEN,
Directrice de Recherche à l'INSERM - Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Son intervention même sera également découpée selon les thèmes abordés. J'ai résumé un peu et ce n'est pas toujours du mot à mot, mais j'ai essayé de garder le plus possible son mode d'expression. Allons-y !

 

Avec l'aimable autorisation du Docteur Joëlle ADRIEN pour cette diffusion ainsi que l'utilisation de certains de ses visuels et du Réseau Morphée, organisateur principal de cette manifestation à Nanterre.

 

 

1. Le rythme Veille-Sommeil

Les rythmes du sommeil sont réglés par des horloges biologiques qui elles-mêmes règlent un certain nombre de variables dans l’organisme, comme les musiciens d’un orchestre.

L’alternance jour/nuit règle le tempo, c’est un peu comme le chef d’orchestre qui va régler le tempo de ses différents musiciens.

 

Le rythme veille-sommeil dépend de l’horloge biologique et, indirectement de celle-ci, la température du corps.

 

rythmeJAJS.PNG
L’horloge oscille par un rythme qui est réglé par l’alternance jour/nuit.

 

C’est lorsque le sommeil se situe, en phase avec cette courbe, au minimum de la température du corps, qu’il est le meilleur possible pour l’organisme, c'est-à-dire que sa qualité est bonne et sa durée est la plus longue.

 

 

Alors que se passe-t'il lorsque l’on modifie les horloges biologiques ?

Ce qui se présente souvent dans la vie courante.

 

Par exemple, lorsque le week-end arrive, moment de sorties tardives, on ne se couche pas en phase avec sa température, mais avec un décalage plus ou moins long. Ce qui entraîne un sommeil moins bon, moins reposant et plus court.

 

Un vrai Jet-Lag du week-end !

 

 

Il y a une autre modification des horloges biologiques que l’on peut connaître, c’est ce qu’il se passe durant les vacances.

 

Certaines personnes vont en profiter pour faire une activité physique le jour et se coucher assez tard la nuit. Si ce comportement se reproduit tous les jours, progressivement le sommeil va se décaler et la température va, au bout d’une à deux semaines, également se décaler de façon à ce que le sommeil se trouve au minimum de la température.

On peut donc décaler l’horloge biologique de la température mais il faut un certain temps, il ne suffit pas d’un Week-end pour ça, il faut au moins 1 semaine voire 2. Dans ce cas, tranquillement en vacances tout se passe bien, on a un sommeil de qualité parce qu’on arrive à le placer au moment où la température va être basse. Donc le sommeil est satisfaisant.

 

C’est ce qu’on appelle un retard de phase, c'est-à-dire que l’on dort bien que lorsque l’on se couche à 3 ou 4 heures du matin.

 

 

Le problème va se poser lors de la reprise du travail car on ne peut plus se lever aussi tard qu’en vacances. Il faut donc arriver à « redécaler » son rythme de température et de sommeil vers la journée.


Pour avancer ce rythme veille-sommeil, il faut se réveiller le matin assez tôt et avoir un exercice physique, si possible au soleil pendant plusieurs jours consécutifs.

 

La lumière et l’exercice physique le matin assez tôt, vers 8h du matin, permettent d’avancer le rythme de sommeil et donc de s’endormir plus tôt en cas de décalage de phase.

 

C’est ce qu’on appelle « resynchroniser » le rythme veille-sommeil.


 

rythmeconcJAJS.PNG

 

En conclusion : de ce qu’on fait la journée va dépendre la qualité du sommeil, et la qualité de la journée va dépendre de son sommeil.

 

Il y a donc une interaction entre la qualité du sommeil et de l’éveil.

Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
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