D'après un communiqué de l'INSERM, une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Joëlle Adrien (Unité Inserm
677 "Neuropsychopharmacologie") a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait
effectivement essentielle au bon fonctionnement d'un système cérébral mettant en jeu la sérotonine. Ainsi chez la souris, l'administration d'antidépresseurs
(connus pour cibler spécifiquement le système sérotoninergique) pendant la période qui suit la naissance, entraîne des troubles du sommeil et des syndromes dépressifs pendant la vie
entière. Ces travaux sont publiés dans l'édition d'avril du Journal of Neuroscience.
Les antidépresseurs les plus utilisés actuellement sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS), un
neurotransmetteur présent dans le cerveau. Chez les personnes dépressives, l'efficacité de ce traitement repose sur sa capacité à protéger le cerveau du manque de sérotonine en augmentant
artificiellement son taux dans la synapse. Il est avéré que les dysfonctionnements du système sérotoninergique entraînent des troubles du sommeil et certains troubles du comportement. Pour mieux
en comprendre les mécanismes, les chercheurs ont étudié l'impact pendant les premières années de la vie des altérations du système sérotoninergique sur la qualité du sommeil et les éventuels
troubles dépressifs associés.
Chez la souris, le traitement du tout jeune animal avec un antidépresseur pendant quinze jours, peu après sa naissance, induit
plus tard des troubles du sommeil qui persistent pendant toute la vie. Ils se traduisent par un sommeil fragmenté, instable, et peu récupérateur et s'apparentent
aux troubles observés dans des modèles de dépression.
En revanche, ces effets néfastes ne sont plus observés lorsque ces expériences sont menées après
la puberté. "Ces travaux nous laissent fortement penser que les trois premières semaines de la vie, chez la souris, constituent une période critique pendant laquelle s'installe et se
consolide l'impact du système sérotoninergique sur l'équilibre du sommeil et des comportements émotionnels. Une fois que ce système est mis en place, il semble que l'on ne puisse plus agir sur
cet équilibre de façon persistante" précise Joëlle Adrien, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Inserm.
Cette étude, combinée à de précédents travaux réalisés par l'équipe de Joëlle Adrien, montre qu'il est donc possible d'altérer durablement ou de rétablir définitivement le sommeil et le comportement par un traitement avec des composés qui modifient la neurotransmission
sérotoninergique pendant le développement. "Elles ouvrent peut-être la voie au traitement préventif de troubles du sommeil en cas d'atteinte génétique du système sérotoninergique et
soulignent la nécessité d'évaluer les effets à long terme du traitement antidépresseur chez l'enfant et pendant la grossesse". Les recherches à venir de cette équipe vont effectivement dans ce
sens. Une étude, visant à évaluer à posteriori les conséquences chez l'enfant d'une prise d'antidépresseurs de leur mère pendant sa grossesse, devrait démarrer en
2009.
Source
Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour.
Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J
J Neurosci 2008, DOI 28: 3546-3554.
De toute façon, je suis de parti pris, étant donné que je n'aime prendre aucun médoc (à part un cachet de truc qui pique mais qui fait du bien à la tête de temps en temps hé, hé)
Bonne semaine la troupe
J'aurais eu la même réaction que la dragonne : apprendre, à mon âge, qu'il a été prescrit des antidépresseurs à des jeunes enfants et à des futures mamans en dit long sur la détresse humaine et l'ignorance dans laquelle on se trouve parfois sur nos propres manipulations.
Car enfin, lancer en 2009, une étude sur l'impact des antidépresseurs sur les enfants à venir me laisse un cierge en main, à genoux devant la trés Sainte Vierge, priant qu'on ne trouve pas ce que l'on peut craindre : ah ben mince alors, ya des trucs qui franchissent la barrière placentaire, ah ben on savait pas, y avait pas d'études là-dessus...
Heureusement que Joëlle va remettre de l'ordre là dedans !
Parce que la Sainte Vierge elle ...
Ce qui veut dire, par ricochet, que Joëlle ne l'est pas.
Ce qui, d'un deuxième ricochet, montre à la face du monde que toute relation sexuelle entraîne une adaptation possiblement bénéfique à l'environnement.
Hé quand je parlais de Joëlle, je paralais de son état de béatification possible
Oh ! pardon !
J'ai laissé Flying Toxin reprendre les commandes. Au départ, je venais vous présenter mon nouveau né-double nettement moins agressif et voila. Chassez le naturel...
Bon je reviendrai, mais avec des habits propres, la prochaine fois