Comme son nom l’indique la dépression saisonnière survient à certaines saisons de l’année avec deux
moments privilégiés, l’automne et l’hiver… Elle s’accompagne d’unsommeil
excessif, d’une boulimie et d’une envie particulière de manger des aliments sucrés ou des féculents. Elle disparait au printemps ou en été
(une forme particulière se déclenche au contraire en été).
Est-elle fréquente ? Les chiffres apportés par la littérature sont extrêmement variables
allant de 1 à 12% selon les études (enquêtes plus ou moins associées à des entretiens soit téléphonique soit en face à face). On a dit qu’elle touchait plus la femme que l’homme… Incertitude là
encore, car globalement la dépression (quelque soit son type) touche plus souvent la femme.
Ce qui semble déterminant dans son déclenchement est le raccourcissement de la longueur du
jour… Des facteurs favorisants existent. Peut-être des dysfonctionnement de l’horloge biologique ou des anomalies de réponses à la mélatonine. Dans tous les cas des
mécanismes sérotoninergiques sont mis en cause.
Le traitement recommandé dans ce type de dépression est la photothérapie. Il s’agit d’utiliser une lumière proche de la lumière naturelle, sans UV, de forte
intensité (au moins 2500 lux arrivant sur la rétine pendant 2 heures ou bien 10000 lux (4 fois plus puissante) ,
pendant 30 minutes (soit 4 fois moins de temps)). Cette lumière donne les meilleurs résultats lorsqu’elle est délivrée le matin, et d’autant plus tôt que la personne est couche tôt.
Le traitement est débuté soit en
préventif, dès que les jours commencent à raccourcir en automne, soit lors de l’apparition des premiers symptômes (sommeil
envahissant, prise de poids, boulimie). L’association à des traitements médicamenteux ne pose aucun problème.
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