Y-a-t'il un lien avec la privation de sommeil ?
Depuis la première étude de Locard en 1992, proposant un lien entre la durée du sommeil et l’obésité chez l’enfant, plusieurs équipes ont tenté de clarifier l’existence de ce lien.
A l’heure actuelle, plus de doute : il y a bien une relation négative entre la durée du sommeil et l’obésité. Vorona (2005), aux États-unis, constate une relation linéaire entre l’IMC (Indice de Masse Corporelle) et la durée du sommeil.
Plus le poids est important, plus le sommeil est bref. Cependant, on peut noter que la relation n’est pas vraie pour les patients très obèses.
L’étude de Hasler, sur un groupe plus modeste, est une étude prospective avec le suivi de 496 jeunes adultes pendant 13 ans. Tout facteur confondant contrôlé, une association a été retrouvée entre un sommeil de courte durée et l’obésité.
Le mécanisme de ce lien a été étudié par Taheri (2004). L’association entre une durée de sommeil de moins de 8 heures et l’obésité est confirmée.
La leptine est une hormone sécrétée par les tissus adipeux qui provoque une diminution de l’appétit.
La ghreline est une hormone produite par l’estomac qui stimule, elle, l’appétit.
Cette observation a été confirmée par Spiegel (2004). La leptine et la ghreline sont les hormones régulatrices de l’appétit. Les changements observés sont associés à une augmentation de l’appétit, expliquant l’augmentation de poids observé chez les court dormeurs.
|
|
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici. |
_________
_________
Trouver un article: