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La privation de sommeil n’a pas bonne presse… En faisant une recherche sur Internet à ce propos je suis tombée sur le témoignage poignant de Lu Dawei, originaire de Linyuan, en Chine, dont le seul défaut était de pratiquer le Falun Gong. Il décrit ce qu’il a subit comme vexations et comme tortures immondes, dont la privation de sommeil, qui au regard des autres supplices infligés parait bien douce…
Il décrit : « Certains pratiquants ont été privés de sommeil pendant plusieurs jours consécutifs, et d’autres ont été privés de sommeil pendant plus de douze jours. Les gardes nous ont forcés à faire face au mur, à nous pencher à moitié, et à maintenir cette position. Nous avons été forcés de souffrir de cette façon, et chaque jour semblait être aussi long qu’un an. ». Pour lire la suite : Torturé par la police à de nombreuses occasions
Pourtant la privation de sommeil a des vertus curatrices dans certaines dépressions, et ce serait dommage de s’en priver. Elle produit au niveau des synapses l’accumulation d’un neuromédiateur, la sérotonine, qui est déficiente dans la dépression, d’où son effet thérapeutique.
La privation de sommeil n’est qu’un outil, et comme tout outil il peut être bien ou mal utilisé. Un couteau peut servir à couper des aliments pour partager et donner, mais il peut aussi tuer. Le feu peut réchauffer comme il peut dévaster… Tout dépend comment et quand, on l’utilise. Pour la privation de sommeil, c’est pareil. Chez un dépressif c’est un outil merveilleux. Chez le normothymique (vous et moi ;o) elle peut provoquer des catastrophes si elle est suffisamment longue et répétées.
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