Différents chercheurs ont découvert que la privation totale de sommeil chez le rat conduit inévitablement à la mort, soulevant par la même la question de ce qui est si fondamental dans le sommeil pour maintenir la vie. Chez l'homme on connaît une forme d'insomnie liée à des lésions du thalamus (structure du système nerveux central) "l'insomnie fatale familiale" qui se traduit par une insomnie quasi totale évoluant pendant quelques mois à un an et se terminant par la mort.

Néanmoins cette association manque de sommeil-mort, est loin d'être prouvée. Elle est sans doute variable selon les espèces, les conditions dans laquelle la privation est menée, en particulier du stress de la situation (chez l'animal toutes les expériences rapportées ont été réalisées dans des conditions particulièrement stressantes).

La privation totale de sommeil dans le plaisir aurait-elle les mêmes conséquences?
 

Pour des raisons évidentes, il est impossible d'envisager de conduire des expériences de longue durée de privation chez l'homme. La plupart des études contrôlées n'ont duré que 5 jours ou moins de privation totale. L’expérience la plus longue n'a concerné qu'un seul sujet (R. Gardner). En revanche des privations partielles de sommeil ont été réalisées sur 16 jours sans conséquence physiologique évidentes. Depuis 1955, on sait que la privation partielle ou totale de sommeil a un effet sur l'humeur. Les différentes expériences réalisées chez les déprimés montrent un effet antidépresseur chez au moins 60% des patients.

A chaque privation de sommeil conduite chez l'homme ou chez l'animal on a observé une augmentation de l'appétit. Il existe des troubles de la régulation de la température, et de probables altérations du système immunitaire.

Des travaux récents (entre 2005 et 2010) montrent que les effets de la privation "chronique" d'une heure par jour a des effets subtils: sur les défenses immunitaires (moins bonne résistance), sur le régulation du métabolisme avec notamment des prises de poids (surtout chez l'enfant). Quand aux effets sur l'humeur la privation chronique a été démontrée comme dépressogène chez la souris 

Donc prudence, pas d'excès, dormez ce que votre corps vous demande et éviter la privation de sommeil.



Ps: article revu le 15/01/2010  

Dimanche 23 octobre 2005 7 23 /10 /Oct /2005 00:00
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
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Commentaires

Donc mauvais aussi question prise de poids non? lol
Dormez vous maigrirez! (ça ferait un bon slogan publicitaire non?)
Bonne fin de week-end.
Commentaire n°1 posté par sieglind le 23/10/2005 à 14h57
bonsoir, alors c'est fini Berlin ?
Quand je lis cet article, je me dis qu'effectivement je vais peut-être regarder un peu plus ma montre le soir, en attendant les nouvelles conclusios des recherches !
Bonne fin de journée
Commentaire n°2 posté par Briesing le 23/10/2005 à 19h17
Lol!
Tu as tout compris... sauf que c'est encore plus compliqué. Oui, il y a un lien entre la durée de sommeil et le poids. Moins on dort, plus on est gros.
Pourtant dans la narcolepsie, qui est une hypersomnie, il existe un effondrement de l'orexine une hormone régulatrice de la sensation de faim... Ce qui veut dire que l'appétit serait augmenté dans la narcolepsie. Une étude aurait d'ailleurs montré un surpoids chez les narcoleptiques...
On n'est pas sorti de l'auberge... Si je puis dire!
Commentaire n°3 posté par kant le 23/10/2005 à 19h19
Coucou, je t'ai répondu sur mon blog.
Je viens de lire ton comm, Sieglind a raison alors. si vous voulez maigrir, une petite sieste, et ........au lit !
Commentaire n°4 posté par Briesing le 23/10/2005 à 20h11
bonjour;je dors beaucoup mais heureusement je ne pèse que 43 kgs pour 1m53 et ce qui est étrange c'est que j'ai perdu 10 kilos en même temps que l'apparition des 1ers symptomes de la narcolepsie et pour moi qui dort dine n'est pas qu'un dicton car je n'ai jamais très faim.je me pose une question par apport à la privation de sommeil car en fait les traitements empêchent les narcos de dormir et je me demande si à long termes ce ne serait pas mauvais pour nous ces privations de sommeil médicamenteuses?
Commentaire n°5 posté par ann le 24/10/2005 à 15h24
Je suis de l'avis d'ann! De toute façon quel médicament, même léger, n'a pas, à la longue une influence sur notre organisme? On ne sait jamais, suivant les individus (ils sont tellement dissemblables, côté réaction au truc) ce que ça va provoquer à la longue.
Bises et bonne fin de semaine.
Commentaire n°6 posté par walsong le 28/10/2005 à 09h00
Un petit coucou, comme ça, en passant ;)
Commentaire n°7 posté par vger le 29/10/2005 à 00h52
Pfff!!! Allons, allons! Ne mélangeons pas tout! un médicament ce n'est pas un bonbon! On le prend en cas d'obligations.Un traitement médicamenteux c'est un choix entre les vertus du médicament et ses effets secondaires. Et bien sûr, il faut que les effets bénéfiques l'emportent sur les effets secondaires. Pour répondre à Ann, il se peut que les médicaments favorisent le fractionnement du sommeil. Mais cet effet est probablement modeste. La narcolepsie, maladie qui n'est pas à un paradoxe près, s'accompagne habituellement d'un mauvais sommeil nocturne. Il est donc fréquent chez le narcoleptique d'associé un médicament éveillant (dans la journée) et un médicament pour dormir (la nuit).
Commentaire n°8 posté par kant le 29/10/2005 à 07h59
par chance je dors comme un bébé la nuit et même le médicament que je prends pour rester éveillée la journée ;quand il m'arrive d'en prendre en me couchant afin d'être sûre de pouvoir me lever le matin ne m'empêche pas de passer une très bonne nuit mais par contre il me permet vraiment de me lever sans difficulté.
Commentaire n°9 posté par ann le 02/11/2005 à 11h40


L'engourdissement au réveil affecte le cerveau plus que le manque de sommeil (étude)


AFP 10.01.06














L'état d'engourdissement passager ressenti au réveil après une nuit normale handicape davantage les capacités mentales qu'un manque de sommeil de plus de 24 heures ou qu'un état d'ivresse, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis.

 


Une équipe de chercheurs conduite par Kenneth Wright du département de physiologie de l'Université de Boulder (Colorado, ouest) a procédé à des tests d'agilité mentale et de mémoire à court terme sur un groupe de personnes pendant une semaine.












Ils ont constaté que les sujets testés juste après leur réveil, à l'issue d'un nuit normale de huit heures ou d'une période plus courte de sommeil profond, avaient des performances encore plus médiocres que ceux n'ayant pas dormi 24 heures d'affilée.


"Pendant une courte période, les effets de cet engourdissement au réveil semblent parfois aussi sévères voire pires que chez des personnes ivres", a indiqué Kenneth Wright dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 11 janvier.


Les sujets testés se sont montrés les plus inaptes à effectuer des calculs mentaux simples ou d'autres tests élémentaires pendant les trois premières minutes suivant leur réveil. Les effets de l'engourdissement se dissipent généralement en dix minutes tout en étant sensibles durant une période de deux heures, selon ce chercheur.


Kenneth Wright a cité une étude du Dr. Thomas Balkin de Walter Reed Army Research Institute, qui montre que la région frontale du cortex cérébral, siège du raisonnement et des émotions, était plus lente à redémarrer après une période de sommeil que les autres parties du cerveau.


Il a souligné que ses travaux pourraient avoir des conséquences sur certaines professions comme les routiers ou le personnel médical, parfois sortis brutalement de leur sommeil pour prendre rapidement des décisions dont dépendent la vie de quelqu'un.





 

Commentaire n°10 posté par epct le 15/01/2006 à 13h06
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