Petit coup de gueule pour ce soir… Actualités de TF1 20 h. Reportage sur la préparation de nos athlètes en vue des J.O. de
Pékin.
Pékin est à + 7 h de Paris, c’est à dire qu’à 15 heures à Paris il est 22 heures là-bas. Pour moins ressentir le décalage, et quand on
le peut, il est recommande de se préparer, avant de partir, et dans le pays d’origine, en se couchant de plus en plus tôt (1h de temps/ jour par heure de décalage) et en
se levant de plus en plus tôt.
Visiblement c’est ce que sont en train de faire nos athlètes. Il est en effet primordial qu’ils soient recalés au mieux, pour
bénéficier de performances sportives maximales. Donc c’est bien.
En revanche, où je suis plus dubitative c’est sur les lunettes de photothérapie que porte au réveil l’athlète interviewé… Aucune preuve
scientifique pour ce type d’apport lumineux, et surtout de leur innocuité (en raison d’une intensité lumineuse violente délivrée très près de la rétine). Alors que l’athlète bénéficie de 2
synchroniseurs très important sur lesquels il peut jouer: le premier est l’effet groupe avec ses collègues, son entraineur, qui ont un rôle fondamental pour l’aider à trouver un rythme adapté, le
second, tout bêtement le sport, pour lequel on peut penser qu’il est bien placé… A une condition, de privilégier le sport intense le matin pour faciliter l’avance de phase nécessaire
au sens de ce décalage et de porter des lunettes de soleil l’après midi.
Par S. Royant-Parola
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Publié dans : Humeur
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S’endormir le soir obéit à une régulation interne de nos rythmes biologiques qui ne dépend pas que de notre environnement comme l’ont
montré les expériences d’isolement temporel menées aux USA, en Allemagne, ou par Michel Siffre dans le fond de sa grotte en France. Il existe une horloge interne qui régule l’organisation de nos rythmes, le noyau supra-chiasmatique, petit groupe des cellules profondément
enfouie dans le cerveau, au niveau de l’hypothalamus.
Pour un individu donné l’endormissement et le réveil se font à peu près toujours à la même heure, dans la mesure où la personne est dans un système qui n’est pas trop éloigné de son rythme
propre. Ainsi il existe des sujets du matin « couche-tôt » et « lève-tôt », et des sujets du soir « couche-tard » et « lève-tard ». Le chronotype dépend de
gènes qui régulent la période endogène, mais aussi de facteurs environnementaux en particulier, sociaux, de l’âge et probablement de facteurs psychologiques. Curieusement notre
horloge biologique n’est pas strictement réglée sur 24 heures. Elle a une période légèrement supérieure, en moyenne de 24 heures et 10 minutes. Ceci a pour corolaire l’obligation pour tout
individu de se remettre à l’heure tous les jours, sous peine de voir son sommeil se décaler.
Alors qu’une protéine essentielle à la régulation des rythmes circadiens, CLOCK, avait
été identifiée en 2006, Paolo Sassone-Corsi et coll. dans un article tout récent de la revue «Cell» vient de montrer qu’elle agit en harmonie avec une autre
protéine, SIRT1.
Ainsi l’activité de la protéine CLOCK, indispensable aux rythmes circadiens est largement modulée
par celle de cette autre protéine SIRT1. De leur équilibre dépend, en partie, l’harmonie métabolique. SIRT1 régule la quantité d’énergie utilisée par la
cellule. En cas de rupture d’équilibre entre CLOCK et SIRT1, le fonctionnement cellulaire normal est altéré. C’est ainsi qu’une modification dans les rythmes de sommeil ou alimentaires
peut se traduire directement en changements du métabolisme cellulaire.
L’étude américaine suggère que des rythmes de sommeil et alimentaire naturels peuvent soit maintenir, soit restaurer l’équilibre
entre CLOCK et SIRT1. Elle explique aussi pourquoi des modifications du rythme veille-sommeil peuvent majorer l’appétit et, par voie de conséquence, conduire à
l’obésité, voire accélérer le processus de vieillissement. Poussant le raisonnement plus loin, l’équipe pense que la connaissance du lien entre les deux protéines pourrait aboutir à la
mise au point de traitements d’affections métaboliques telles que le diabète ou l’obésité.
Un étude qui alimente les conseils qu’on préconise dans la prise en charge des troubles du sommeil : un rythme de
sommeil régulier, avec un renforcement de synchroniseurs le matin en favorisant l’exposition à la lumière et l’exercice physique.
Yasukazu Nakahata, Milota Kaluzova, Benedetto Grimaldi, Saurabh Sahar,Jun Hirayama, Danica Chen, Leonard P. Guarente, and Paolo Sassone-Corsi. The NAD+-Dependent Deacetylase SIRT1 Modulates
CLOCK-Mediated Chromatin Remodeling and Circadian Control. Cell, Vol 134, 329-340, 25 July 2008
Par S Royant-Parola
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Publié dans : Mécanismes
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Des chercheurs annoncent avoir identifié un gènes chez la mouche, appelé "sleepless", requis pour que le sommeil ait lieu normalement.
Sleepless est le second gène à être directement impliqué dans la régulation du sommeil. Cette découverte élargit nos connaissances sur les déterminants de l'apparition du sommeil, vital pour tout
les animaux, et pourrait un jour aider à améliorer la qualité du sommeil chez l'homme.
Kyunghee Koh et ses collègues ont trouvé que des souris mutantes sans la protéine codée par le gène sleepless présentaient une très forte
réduction de leur sommeil quotidien, jusqu'à 85 %, certaines même ne dormant plus du tout.
Les mouches ayant des niveaux moins faibles de la protéine sleepless n'étaient pas aussi affectées mais avaient un sommeil de récupération
plus court après une période de veille. Les chercheurs suggèrent que la protéine sleepless est libérée dans le cerveau pour créer le besoin de dormir et agit pour cela en réduisant l'excitabilité
de la membrane des cellules nerveuses.
Science, à paraïtre le 18 juillet, article n°11 : « Identification of SLEEPLESS, a Novel Sleep-Promoting Factor » par K. Koh, W.J.
Joiner, M.N. Wu, Z. Yue, C.J. Smith, A. Sehgal de l'Howard Hughes Medical Institute à Philadelphie, PA .
Informations en ligne : un PDF (payant!) de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/
Par S. Royant-Parola
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L’affaire Omar Khadr fait grand bruit au Canada.
Arrêté à l'âge de 15 ans par l'armée américaine en Afghanistan, en 2002, Omar Khadr est accusé d'avoir tué un soldat américain. Malgré son
jeune âge, il a été transféré à la prison de Guantanamo.
Les avocats du Canadien détenu à la base américaine affirment qu'Ottawa était au courant que leur client a été privé de sommeil pendant des
semaines. Le procédé visait à le rendre plus docile lors des interrogatoires.
La défense se base sur des documents militaires américains nouvellement rendus publics. On y apprend que les autorités militaires américaines
avaient informé un responsable canadien, Jim Gould, des mesures prises pour que l'adolescent, âgé à l'époque de 17 ans, devienne plus souple et davantage disposé à parler. Ce responsable a rendu
visite à Omar Khadr à Guantanamo, en 2004.
« Dans les trois semaines ayant précédé la visite de M. Gould, [Omar Khadr] n'est pas resté plus de trois heures au même endroit. Toutes les
trois heures, il était transféré dans un autre pavillon cellulaire, ce qui l'empêchait de profiter de sommeil ininterrompu et le forçait à changer continuellement de voisins », lit-on dans le
rapport.
La privation de sommeil, comme l'a déjà expliqué le Rapporteur de l'ONU sur la torture Theo Van Boven, est de la torture qui contrevient
clairement à la législation internationale.
Dans un rapport rendu public il y a quelques années, M. Van Boven expliquait que « ces méthodes consistent notamment à maintenir les détenus
dans des positions douloureuses ou pénibles, à les priver de sommeil et de lumière pendant des longues périodes, à les exposer à des extrêmes de chaleur, de froid, de bruit et de lumière, à leur
recouvrir la tête d'une cagoule, à les priver de vêtements, à les dénuder et à les menacer avec des chiens » explique le rapport.
L'avocat du détenu, Dennis Edney, estime que le traitement révélé dans les documents est assez grave pour inciter Ottawa à
demander à Washington de libérer Khadr et de le renvoyer au Canada. « Nous voulons que les Canadiens soient au courant des agressions subies par ce jeune homme. Le gouvernement fédéral, au nom
des Canadiens, doit ramener ce jeune homme à la maison », a expliqué Me Edney à La Presse canadienne.
Par Morphee
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Par
le Docteur Eric
Mullens
Bien mieux qu'un long discours, un diaporama...
Pour faire avancer les diapos, cliquer sur la souris ou servez-vous des flèches. Il y a de petits problèmes de cadrage...
Bonne découverte, et attention! Pas d'abus ;o)
Par Eric Mullens
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Publié dans : Mécanismes
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