Vendredi 1 août 2008

Petit coup de gueule pour ce soir…  Actualités de TF1 20 h. Reportage sur la préparation de nos athlètes en vue des J.O. de Pékin.

Pékin est à + 7 h de Paris, c’est à dire qu’à 15 heures à Paris  il est 22 heures là-bas. Pour moins ressentir le décalage, et quand on le peut, il est recommande de  se préparer, avant de partir,  et dans le pays d’origine,  en se couchant  de plus en plus tôt (1h de temps/ jour par heure de décalage) et en se levant de plus en plus tôt.

Visiblement c’est ce que sont en train de faire nos athlètes. Il est en effet primordial qu’ils soient recalés au   mieux, pour bénéficier de performances sportives maximales. Donc c’est bien.

En revanche, où je suis plus dubitative c’est sur les lunettes de photothérapie que porte au réveil l’athlète interviewé… Aucune preuve scientifique pour ce type d’apport lumineux, et surtout de leur innocuité (en raison d’une intensité lumineuse violente délivrée très près de la rétine).  Alors que l’athlète bénéficie de 2 synchroniseurs très important sur lesquels il peut jouer: le premier est l’effet groupe avec ses collègues, son entraineur, qui ont un rôle fondamental pour l’aider à trouver un rythme adapté, le second, tout bêtement le sport, pour lequel on  peut penser qu’il est  bien placé… A une condition, de privilégier le sport intense le matin pour faciliter l’avance de phase nécessaire au sens de ce décalage et de porter des lunettes de soleil l’après midi.

Par S. Royant-Parola - Publié dans : Humeur
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Dimanche 27 juillet 2008

S’endormir le soir obéit à une régulation interne de nos rythmes biologiques qui ne dépend pas que de notre environnement  comme l’ont montré  les expériences d’isolement temporel menées aux USA, en Allemagne,  ou par Michel Siffre  dans le fond de sa grotte en France. Il existe une horloge interne qui régule l’organisation de nos rythmes, le noyau supra-chiasmatique, petit groupe des cellules profondément enfouie dans le cerveau, au niveau de l’hypothalamus.

Pour un individu donné l’endormissement et le réveil se font à peu près toujours à la même heure, dans la mesure où la personne est dans un système qui n’est pas trop éloigné de son rythme propre. Ainsi il existe des sujets du matin « couche-tôt » et « lève-tôt »,  et des sujets du soir « couche-tard » et « lève-tard ». Le chronotype dépend de gènes qui régulent la période endogène, mais aussi de facteurs environnementaux en particulier, sociaux, de l’âge et probablement de facteurs psychologiques.  Curieusement notre horloge biologique n’est pas strictement réglée sur 24 heures. Elle a une période légèrement supérieure, en moyenne de 24 heures et 10 minutes. Ceci a pour corolaire l’obligation pour tout individu de se remettre à l’heure tous les jours, sous peine de voir son sommeil se décaler.

Alors qu’une protéine essentielle à la régulation des rythmes circadiens, CLOCK, avait été identifiée en 2006, Paolo Sassone-Corsi et coll. dans un article tout récent de la revue «Cell» vient de montrer qu’elle agit en harmonie avec une autre protéine, SIRT1.

Ainsi l’activité de la protéine CLOCK, indispensable aux rythmes circadiens est largement modulée par celle de cette autre protéine SIRT1. De leur équilibre dépend, en partie, l’harmonie métabolique. SIRT1 régule la quantité d’énergie utilisée par la cellule. En cas de rupture d’équilibre entre CLOCK et SIRT1, le fonctionnement cellulaire normal est altéré. C’est ainsi qu’une modification dans les rythmes de sommeil ou alimentaires peut se traduire directement en changements du métabolisme cellulaire.

L’étude américaine suggère que des rythmes de sommeil et alimentaire naturels peuvent soit maintenir, soit restaurer l’équilibre entre CLOCK et SIRT1. Elle explique aussi pourquoi des modifications du rythme veille-sommeil peuvent majorer l’appétit et, par voie de conséquence, conduire à l’obésité, voire accélérer le processus de vieillissement. Poussant le raisonnement plus loin, l’équipe pense que la connaissance du lien entre les deux protéines pourrait aboutir à la mise au point de traitements d’affections métaboliques telles que le diabète ou l’obésité.

Un étude qui alimente les conseils qu’on préconise dans la prise en charge des troubles du sommeil : un rythme de sommeil régulier, avec un renforcement de synchroniseurs le matin en favorisant l’exposition à la lumière et l’exercice physique.


Yasukazu Nakahata, Milota Kaluzova,  Benedetto Grimaldi, Saurabh Sahar,Jun Hirayama, Danica Chen, Leonard P. Guarente, and Paolo Sassone-Corsi. The NAD+-Dependent Deacetylase SIRT1 Modulates CLOCK-Mediated Chromatin Remodeling and Circadian Control. Cell, Vol 134, 329-340, 25 July 2008

Par S Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Vendredi 18 juillet 2008

Des chercheurs annoncent avoir identifié un gènes chez la mouche, appelé "sleepless", requis pour que le sommeil ait lieu normalement. Sleepless est le second gène à être directement impliqué dans la régulation du sommeil. Cette découverte élargit nos connaissances sur les déterminants de l'apparition du sommeil, vital pour tout les animaux, et pourrait un jour aider à améliorer la qualité du sommeil chez l'homme.

Kyunghee Koh et ses collègues ont trouvé que des souris mutantes sans la protéine codée par le gène sleepless présentaient une très forte réduction de leur sommeil quotidien, jusqu'à 85 %, certaines même ne dormant plus du tout.

Les mouches ayant des niveaux moins faibles de la protéine sleepless n'étaient pas aussi affectées mais avaient un sommeil de récupération plus court après une période de veille. Les chercheurs suggèrent que la protéine sleepless est libérée dans le cerveau pour créer le besoin de dormir et agit pour cela en réduisant l'excitabilité de la membrane des cellules nerveuses.


Science, à paraïtre le 18 juillet, article n°11 : « Identification of SLEEPLESS, a Novel Sleep-Promoting Factor » par K. Koh, W.J. Joiner, M.N. Wu, Z. Yue, C.J. Smith, A. Sehgal de l'Howard Hughes Medical Institute à Philadelphie, PA .


Informations en ligne : un PDF (payant!) de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Evénements
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Jeudi 17 juillet 2008
Par Morphee - Publié dans : Trouvés sur le net
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Samedi 12 juillet 2008

L’affaire Omar Khadr fait grand bruit au Canada.

Arrêté à l'âge de 15 ans par l'armée américaine en Afghanistan, en 2002, Omar Khadr est accusé d'avoir tué un soldat américain. Malgré son jeune âge, il a été transféré à la prison de Guantanamo.

Les avocats du Canadien détenu à la base américaine affirment qu'Ottawa était au courant que leur client a été privé de sommeil pendant des semaines. Le procédé visait à le rendre plus docile lors des interrogatoires.
La défense se base sur des documents militaires américains nouvellement rendus publics. On y apprend que les autorités militaires américaines avaient informé un responsable canadien, Jim Gould, des mesures prises pour que l'adolescent, âgé à l'époque de 17 ans, devienne plus souple et davantage disposé à parler. Ce responsable a rendu visite à Omar Khadr à Guantanamo, en 2004.

« Dans les trois semaines ayant précédé la visite de M. Gould, [Omar Khadr] n'est pas resté plus de trois heures au même endroit. Toutes les trois heures, il était transféré dans un autre pavillon cellulaire, ce qui l'empêchait de profiter de sommeil ininterrompu et le forçait à changer continuellement de voisins », lit-on dans le rapport.
La privation de sommeil, comme l'a déjà expliqué le Rapporteur de l'ONU sur la torture Theo Van Boven, est de la torture qui contrevient clairement à la législation internationale.

Dans un rapport rendu public il y a quelques années, M. Van Boven expliquait que « ces méthodes consistent notamment à maintenir les détenus dans des positions douloureuses ou pénibles, à les priver de sommeil et de lumière pendant des longues périodes, à les exposer à des extrêmes de chaleur, de froid, de bruit et de lumière, à leur recouvrir la tête d'une cagoule, à les priver de vêtements, à les dénuder et à les menacer avec des chiens » explique le rapport.

L'avocat du détenu, Dennis Edney, estime que le traitement révélé dans les documents est assez grave pour inciter Ottawa à demander à Washington de libérer Khadr et de le renvoyer au Canada. « Nous voulons que les Canadiens soient au courant des agressions subies par ce jeune homme. Le gouvernement fédéral, au nom des Canadiens, doit ramener ce jeune homme à la maison », a expliqué Me Edney à La Presse canadienne.


Par Morphee - Publié dans : Trouvés sur le net
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Jeudi 3 juillet 2008

Et je dirai aussi, cauchemars…

Le documentaire qui suit  présenté par Planète sur le mode d’un thriller est intéressant car il montre bien le vécu de certains patients, en particulier narcoleptiques qui vivent ces « expériences » troublantes comme ils le peuvent. Il est vrai que lorsque les sens nous envoient de faux signaux,  notre cerveau, et tout notre être,  cherche à expliquer. Parfois ne trouvant pas les mots et les personnes pour apporter les clés on se construit une fausse réalité, qui s’intègre dans le vécu de tous les jours comme ce que vit la dame du film.
Dans le film, qui n’est pas d’une rigueur scientifique absolue, malgré le commentaire d’un médecin, sont mélangées au moins 3 notions qui, c’est vrai se rejoignent : les paralysies du sommeil, les hallucinations hypnagogiques et les cauchemars.

Les paralysies du sommeil peuvent survenir à tout moment lors des transitions entre le sommeil et l’éveil, particulièrement au sortir d’un épisode de sommeil paradoxal où physiologiquement le corps est paralysé. Très angoissantes ces paralysies peuvent durer de une à plusieurs minutes avec la sensation de ne pas pouvoir parler, ni bouger, alors que la personne se sent réveillée. Elles correspondent à une dissociation entre les mécanismes qui contrôlent l’éveil cérébral (la personne est bien réveillée) et ceux qui contrôlent l’atonie (la paralysie) musculaire qui sont encore actifs.

Les hallucinations hypnagogiques se traduisent essentiellement par des hallucinations visuelles ou auditives, avec souvent des sensations corporelles désagréables,  sur la peau (peau qui se cartonne ou se durcit…), sensation d’oppression thoracique…, de corps très lourd… Ces hallucinations sont très vivaces et dérangeantes, souvent désagréables. La personne hésite à en parler de peur de passer pour folle. Elles sont liées à une irruption d’un équivalent de rêve alors que le cerveau est partiellement réveillé.

Quand aux cauchemars, il y a toujours dans la terminologie grand public une confusion entre les terreurs nocturnes et les mauvais rêves. Ils font référence à un vécu onirique désagréable, à thème de poursuites, d’étouffement, d’attaque, où la personne chercher à fuir et ne peut pas échapper à la situation.
On imagine combien cette physiologie complexe de notre cerveau lors du sommeil ou des états de transition entre le sommeil et l’éveil, peut perturber le vécu de la personne et contribuer à des croyances paranormales.

Mr King, vous n’êtes pas loin de tout ça ! Quel cauchemar !




Par S Royant-Parola - Publié dans : Trouvés sur le net
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Samedi 28 juin 2008
Jean Cocteau avait peut-être des insomnies...

Le sommeil a toujours fasciné les artistes mais ils ont toujours eu beaucoup de mal à le représenter... Ils sont nettement plus doués pour faire passer tout ce qui touche au rêve (en ce moment ne ratez pas le spectacle de Philippe Genty "Boliloc" actuellement au théâtre des Champs Élysées, c'est une pure merveille) ou aux cauchemars (et Stephen King est passé maître dans le domaine).

C'est pourquoi je vois toujours arriver avec plaisir de jeunes artistes qui s'intéressent au sommeil,  Antoine Roegiers fait parti de ceux là.

Du 10 juin au 12 juillet 2008,   allez voir sa création comme celles des autres diplômés  de l'Ecole des Beaux Arts avec les félicitations du jury :



En vrai, c'est une vidéo...



Expo «Dix-7 en Zéro-7»

Avec Bertille Bak , Guillaume Bresson, Jean-Baptiste Calistru, Juliette
Delaporte, Grégory Derenne, Eric Giraudet, Claire Glorieux, Lukas
Hoffmann, Michaël Jourdet, Anne Le Hénaff, Jean-François Leroy,
Perrine Lievens, Alexandre Oudin, Carine Parola, Benoît Pieron,
Antoine Roegiers, Cédric Valentin.

Commissaire d'exposition : Laurent Busine
Par S Royant-Parola - Publié dans : Evénements
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Dimanche 22 juin 2008
 
Par le Docteur Eric Mullens

Bien mieux qu'un long discours, un diaporama...
Pour faire avancer les diapos, cliquer sur la souris ou servez-vous des flèches. Il y a de petits problèmes de cadrage...
Bonne découverte, et attention! Pas d'abus ;o)



 



 
Par Eric Mullens - Publié dans : Mécanismes
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Samedi 14 juin 2008

Apprendre qu’on est atteint d’une
narcolepsie ou d’une autre forme d’hypersomnie encore plus rare,  est difficile. L’incrédulité, la réserve voire l’incompréhension des autres, surtout dans le milieu professionnel, plonge le narcoleptique dans un vécu de culpabilité et de doute sur sa maladie. Rencontrer d’autres hypersomniaques qui vivent les mêmes expériences, les partager, trouver des trucs dans la vie pratique qui marchent pour expliquer, lutter contre la somnolence, préserver ses droits sociaux, est important. L’ANC, association de patients, organise depuis des années, des séjours de quelques jours, dans une ambiance estivale agréable. Détente et échanges sont au programme. Ces séjours sont réservés aux patients et à leur famille.

Alorsssss ?

Si vous êtes hypersomniaque ou atteint de narcolepsie, ou si vous connaissez quelqu’un atteint de ces maladies, faites passer l’info, du 27 juillet au 1er aout à Cosne, il se passe quelque chose
qu’il ne faut pas rater !



Par S Royant-Parola - Publié dans : La Somnolence
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Dimanche 8 juin 2008

Par Magali Chétrit
Neurophysiologiste, psychologue clinicienne

Le nouveau NOVA dreamer est arrivé et je m’en suis réjouie. J’en résume le principe : grâce à des capteurs infrarouges il détecte  quand vous êtes en sommeil paradoxal. Il vous envoie des stimuli sonores et/ou lumineux pendant le sommeil paradoxal devenant ainsi un dispositif ambulatoire inducteur de rêve lucide.

Ensuite, c’est à vous de bosser, si et seulement si, bien sûr, ces stimuli s’intègrent à votre rêve. Avec, parfois, une rupture dans le scénario : une lumière rouge qui survient d’on ne sait où, et votre pauvre élaboration secondaire n’a pas le temps d’en faire quelque chose de logique, alors elle s’en sort par un ultime sursaut de rationalité en faisant dire au rêve : « Ah mais qu’est-ce que c’est que cette lumière. Bon sang mais c’est bien sûr c’est mon NOVA dreamer qui s’allume. Donc je rêve. »

Voilà.

Depuis plusieurs mois j’attendais avec impatience que les lucky guys participant au congrès de l’ASD (Association for the Study of Dreams) à Hawaï aient bien voulu tester pour nous la nouvelle version du NOVA dreamer, afin que je puisse acquérir cette merveilleuse machine à prix d’or. Lucky me, une version européenne moins chère fut mise en même temps sur le marché, appelée REM dreamer et made in Poland.

En quelques clics je commande le REM dreamer. Bien emballé dans son enveloppe à bulles le masque arrive, de facture aussi simple que prévue par le site qui vous explique comment fabriquer le même pour 20 euros à condition d’avoir une petite formation d’ingénieur dans son balluchon et son fer à souder à portée de main. Un masque noir, donc, comme on en trouve à la pharmacie d’en bas, avec une petite poche rembourrée de mousse cousue dessus, et le dispositif glissé dedans. Très simple d’utilisation… dès qu’on a compris comment distinguer la molette gauche de la molette droite. Mais c’est écrit, donc il suffit de lire, au lieu de croire qu’on va comprendre tout seul.

Je positionne sur 9 : 1 pour ON, ça bipe.
Je positionne sur 9 : 0 pour OFF, flash de lumière rouge.
Quel bonheur, tout fonctionne à merveille.
Mais j’ai autre chose à faire alors je le mets de côté et le ressors quelques jours plus tard.
9 :1 pour ON, ça bipe.
9 : 0 pour OFF… ça re-bipe !

Je panique et m’affole et m’enrage. Je change de piles. Extrêmement difficiles à retirer, heureusement j’ai toujours une pince à épiler sur moi (le fer à souder ce sera pour plus tard). La lumière ne réapparaît plus que lorsque j’enfonce la pince entre la pile et le pôle négatif. Le faux contact irrémédiable se profile.

J’écris à Mr Hershel Pavel en anglais dans le texte :

I have a "beep" in both settings!
Is there something to do?


J’ai choisi d’écrire “something” plutôt que “anything” pour ne pas paraître trop désespérée. Je ne lui dis rien du contact avec la pince parce que c’est un peu compliqué à expliquer (mauvaise raison) et que j’ai peur qu’il m’accuse d’avoir tout cassé.

Il me répond dans son meilleur anglais mais je traduis :

“avez-vous essayé de changer les piles?”

J’avoue, cette réponse m’agace, mes pensées secrètes ressemblent à cela : “mais enfin y’m’prend pour qui??? Y sait pas que j’ai passé des nuits et des nuits à tout brancher toute seule - lors de nuits d’enregistrement en laboratoire de sommeil -   le patient,  l’analyse automatique,  et même l’analyse spectrale qui ne m’a jamais servi à rien???".  Et que le premier truc qu’on vérifie quand ça ne  marche pas c’est le secteur!!! Non. Y sait pas. Y me connait pas. Calmons-nous. Donc, euh oui cher Monsieur Pavel en effet certes j’ai changé les piles et maintenant, any other suggestion? Cette fois j’ai mis “any” parce que quand même.

Et puis… Je me suis énervée pour rien. Il suffisait d’attendre. Quoi, je ne sais pas, mais j’ai depuis longtemps renoncé à chercher une explication à tout. Toujours est-il que j’ai eu, soudain, comme ça, de nouveau et sans préavis: le bip pour ON et la lumière pour OFF.
Je me suis fendue d’un dernier mail pour rassurer le bon Mr Pavel qui assurément n’en dormait plus.
Et c’était parti pour la grande aventure.

Je set tout ce qu’il y a à setter, j’estime mon délai d’endormissement à 30 minutes (3 clics). Je choisis la sensibilité aux REM (mouvements oculaires rapides) par défaut, me considérant dans la norme. A ma connaissance j’ai juste pas de spindles (pourtant je dors bien) et quelques pointes,  mais un SP (sommeil paradoxal) tout ce qu’il y a de plus classique. Je prendrai juste le signal lumineux s’il vous plaît merci, non, pas de bip au milieu de la nuit, et, non, pas de réveil après le SP pour écrire mes rêves, j’ai quand même prévu de dormir.

Je ne prends pas non plus l’option TWC (Two Way Communication), car le manuel indique que cette option est réservée aux avancés, et que je ne suis qu’une humble débutante. Plus tard, quand je serai grande, je converserai avec ma machine, sans cesser de rêver bien sûr :  avec un petit coup de REM vers le haut et vers le bas je lui dirai : merci, c’est bon, tu peux arrêter d’augmenter l’intensité de la lumière (ou du son), message bien reçu, stop!!!


Il y a aussi le Reality Testing Button. Rien à setter, c’est juste pour les cas où vous rêvez que vous vous réveillez mais en fait non. Pire, certains rêvent qu’ils se promènent tout nus je ne sais pas mais en tout cas avec le masque sur les yeux, au beau milieu d’un public ébahi. Et cela n’est pas très agréable. De plus, ils ne savent plus s’ils rêvent ou non. Voire, ils se croient éveillés, les naïfs! Or le but, rappelons- nous, est de SAVOIR que l’on rêve. D’en être certain.

D’où le bouton.

Qui fonctionne sur les bases suivantes :
1. Si on est réveillé et qu’on appuie sur le bouton, le masque envoie une lumière et un son.
2. Si on dort et qu’on rêve qu’on appuie sur le bouton, le masque n’envoie rien du tout (sauf si on est en SL (sommeil lent)  mais cela n’est pas prévu par le manuel).
3. Or, il arrive rarement, dit-on, que l’on rêve d’une lumière rouge et en même temps d’un son pénible. Moi j’aurais plutôt tendance à croire qu’on peut rêver de tout, mais admettons.
4. Donc, si l’on rêve, qu’on appuie sur le bouton et qu’il n’y a pas de bip, c’est bien qu’on rêve. Corrélativement, s’il y a un bip, c’est qu’on est éveillé, sauf bien sûr si on fait partie de ces gens qui seraient malgré tout capables de rêver d’un bip. Donc on ne peut jamais être sûr de rêver si ça bipe. En revanche on est sûr de rêver si ça ne bipe pas.

Vous me suivez toujours j’espère???


Je dois tout de même préciser que des rêves lucides j’en ai déjà eu. Mais depuis ma thèse et mon bouquin sur le sujet… Je n’en ai plus…  Sans doute parce que j’ai soutenu que la lucidité n’existait pas, et que je suis une personne cohérente. Mais désormais frustrée. Parce que c’est quand même bien agréable, les rêves lucides. On y croit vraiment, qu’on est “dans” son rêve, un peu comme si on était plongé avec son corps dans un monde virtuel avec lequel on peut vraiment interagir, s’envoler à volonté, un Matrix dont vous êtes le héros! (quoique, pour la comparaison, je vous en dirai plus dès que j’aurai décidé quelqu’un à venir avec moi au Futuroscope bavarder avec les animaux du futur).

Par ailleurs, l’on dit que (références à retrouver d’urgence !) le rêve lucide libère des cauchemars récurrents. Alors pourquoi ne pas concocter une petite expérimentation?  Hein? Pourquoi? Eh bien, à ce jour, parce que moi-même plutôt bonne pâte et fort motivée je n’ai pas supporté le masque plus d’une heure. Ça me serre. Ça m’appuie juste là entre les sourcils et j’ai le troisième oeil très sensible, comprenez-vous? Quant à la lumière rouge qui s’allume juste avant la fin de votre délai d’endormissement pour…. vous prévenir que vous allez bientôt vous endormir??! Je n’ai pas bien compris à quoi elle servait. Je vais relire le manuel.

J’ai relu le manuel. Mais j’avais raté des paragraphes ! En ce qui concerne la lumière avant de s’endormir, rien de nouveau. Donc j’imagine qu’elle permet de régler de nouveau le délai d’endormissement si on n’est pas du tout sur le point de s’endormir.

Mais je découvre une nouvelle fonction, peut-être indispensable avant de commencer … J’avoue, je m’étais arrêtée à « put the mask and go to sleep ». On me dit « go to sleep », je go to sleep, enfin !

Il restait donc encore un peu de lecture : le lendemain matin… On doit vérifier le nombre de fois que le masque a bipé. Parce que peut-être qu’il a bipé trop ou pas assez, en fonction du réglage du seuil de sensibilité aux REM. Il faut donc prévoir une nuit au moins d’adaptation !
Mais je ne désespère pas.

Je vais réessayer.

À suivre, donc…

Par Magali Chétrit - Publié dans : Les rêves
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