Une heure de plus de sommeil ce matin (enfin, quand on n’est pas du matin, ou que vos enfants ne déboulent pas dans votre lit à l’heure habituelle), des soirées plus sombres… Depuis 1976, nous avançons ou reculons les aiguilles de nos montres pour nous ajuster aux heures socialement décrétées. Le passage à l’heure d’été (pas celui là donc) semble plus gênant que le passage à l’heure d’hiver.
Résultats confirmés par l’étude EUCLOCK financé par l'UE qui confirme que notre horloge biologique s'adapte généralement bien à ce passage à l'heure d'hiver.
«Ce changement d'heure imposé par lors des transitions bi-annuelle nous paraît généralement dérisoire étant donné qu'il ne représente qu'une heure. Son impact sur notre système est bien plus fort qu'on ne le pense dans le contexte des changements saisonniers de l'horloge circadienne», a déclaré le professeur Till Roenneberg de l'université Ludwig-Maximilian à Munich, en Allemagne.
Dans cette étude, le professeur Roenneberg et ses collègues ont étudié les caractéristiques du sommeil de plus de 50000 personnes et ont ensuite analysé en détail le rythme du sommeil et l'activité de 50 personnes pendant huit semaines après les deux transitions de changement d’heure. Dans cette étude, ils ont également tenu compte du chronotype de chaque individu, autrement dit si ces personnes sont des «lève-tôt» ou des «couche-tard».
Ils en ont conclu que les rythmes de sommeil et d'activité s'adaptaient facilement au changement d'heure à l'automne. En revanche lors du passage à l’heure d’été, ils ont noté que les personnes ayant tendance à aller au lit plus tard et à se lever plus tard étaient particulièrement perturbées par ce changement.
«Nos résultats montrent que l'horloge circadienne de l'humain ne s'adapte pas facilement à la transition imposée par le changement d’heure», a déclaré le professeur Roenneberg. «Cette difficulté à s'adapter (lors du changement au printemps) est particulièrement évidente chez les personnes à chronotype de type tardif. Les caractéristiques de leurs activités journalières sont très perturbées. Leur rythme biologique conserve le rythme classique, c'est-à-dire le rythme de l'heure d'hiver, mais leurs obligations sociales les contraignent à s'adapter au changement d'heure tout l'été.»
«Il est bien trop tôt pour affirmer que la transition imposée par les changements d’heure entraîne des troubles sérieux sur la santé à long terme. Cependant, nos résultats montrent que cette possibilité est à envisager sérieusement et le phénomène doit être étudié plus en profondeur.»
Pour tout savoir sur l’étude EUCLOCK
http://www.euclock.org
Tout
juste sorti en librairie un livre sur le sommeil
Nous vous avions annoncé les 
Dans le cadre du festival Lire en Fête 2007, l’atelier
d’écriture


