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Mardi 1 mars 2005
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Par Morpheus
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Le comportement est connu :
Un petit verre d'alcool peu de temps avant de se coucher, pour se relaxer et induire le sommeil. Une bonne habitude? A voir... Des chercheurs américains, attachés à
l'Université Thomas Jefferson (Philadelphie), font état d'une étude indiquant que 28% des insomniaques consomment régulièrement des boissons alcoolisées pour les aider à s'endormir. Ceux qui
souffrent occasionnellement de troubles du sommeil boivent environ quatre soirs par mois, pour à peu près sept fois du côté des insomniaques chroniques. Un rythme qui peut grimper jusqu'à une
consommation quotidienne.
Un excellent inducteur de sommeil
Et, de fait, l'alcool peut être considéré comme un excellent inducteur de sommeil, en raison de sa capacité à diminuer la tension psychologique. Toutefois, ce
bénéfice, réel durant la première partie de la nuit, tend à progressivement s'estomper... pour finalement déboucher sur l'effet inverse de celui escompté. Les auteurs poursuivent: «Les
concentrations d'alcool dans le sang deviennent négligeables au milieu de la nuit chez la plupart des individus qui ont avalé quelques boissons avant de se mettre au lit. Il en résulte souvent un
syndrome de sevrage. Le sommeil devient superficiel et est entrecoupé de multiples réveils. On note également l'apparition de cauchemars et de rêves pesants.»
Le doigt dans l'engrenage
Résultat : on ne dort pas bien, on se réveille fatigué, avec pour conséquence d'être tenté de boire, le soir suivant, encore quelques verres permettant de récupérer
grâce à une bonne nuit de repos. Le doigt dans l'engrenage, en somme. Il est à signaler, aussi, que l'alcool augmente la fréquence et la durée des apnées du sommeil. Et s'il est vrai qu'une
sérieuse cuite plonge l'individu dans un sommeil quasi comateux, l'alcoolisme chronique, lui, engendre des troubles du sommeil très difficiles à corriger après l'abstinence.
Conclusion :
Préférez la tisane ou le verre de lait chaud au whisky.
Lundi 14 février 2005
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