Le Sommeil

Suite de la conférence Grand Public lors de la Journée Nationale du Sommeil du 17 mars 2005 à Nanterre.

Résumé de la deuxième partie de l'intervention du Docteur Joëlle ADRIEN,
Directrice de Recherche à l'INSERM - Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris

 

 

Avec l'aimable autorisation du Docteur Joëlle ADRIEN pour cette diffusion ainsi que l'utilisation de certains de ses visuels et du Réseau Morphée, organisateur principal de cette manifestation à Nanterre.

 

 

2. L'organisation du Sommeil

Il y a 3 états de la vigilance

  • - L’éveil
  • - Le sommeil lent
  • - Le sommeil paradoxal

 

Il existe 3 paramètres principaux pour voir la qualité du sommeil et observer les différents états de la vigilance.

Ces paramètres sont :

  • - L’état du système nerveux
  • - L’état du tonus musculaire
  • - L’état des mouvements oculaires

Le système nerveux est extrêmement activé en Sommeil Paradoxal,
parfois plus qu’à l’éveil.

 

Pour distinguer ces différentes étapes, il faut faire un enregistrement polygraphique du sommeil, afin de voir comment s’organise la structure interne du sommeil.

 

L’organisation du sommeil est extrêmement stable
et de la même façon pour tout le monde

 


A l’endormissement, il y a d’abord le sommeil lent léger, puis lent profond.

Environ 1h30 après l'endormissement, apparaît une phase de sommeil paradoxal qui dure environ 10 minutes et signe la fin du 1er cycle.

 

Le sommeil lent profond est plus présent en début de nuit tandis que le sommeil lent léger domine la fin de nuit.

 

Il y a 4, 5 voire 6 cycles de sommeil par nuit.

Vendredi 8 avril 2005 5 08 /04 /Avr /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Voici un premier résumé de la conférence Grand Public lors de la Journée Nationale du Sommeil du 17 mars 2005 à Nanterre.

Première intervention : Docteur Joëlle ADRIEN,
Directrice de Recherche à l'INSERM - Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Son intervention même sera également découpée selon les thèmes abordés. J'ai résumé un peu et ce n'est pas toujours du mot à mot, mais j'ai essayé de garder le plus possible son mode d'expression. Allons-y !

 

Avec l'aimable autorisation du Docteur Joëlle ADRIEN pour cette diffusion ainsi que l'utilisation de certains de ses visuels et du Réseau Morphée, organisateur principal de cette manifestation à Nanterre.

 

 

1. Le rythme Veille-Sommeil

Les rythmes du sommeil sont réglés par des horloges biologiques qui elles-mêmes règlent un certain nombre de variables dans l’organisme, comme les musiciens d’un orchestre.

L’alternance jour/nuit règle le tempo, c’est un peu comme le chef d’orchestre qui va régler le tempo de ses différents musiciens.

 

Le rythme veille-sommeil dépend de l’horloge biologique et, indirectement de celle-ci, la température du corps.

 

rythmeJAJS.PNG
L’horloge oscille par un rythme qui est réglé par l’alternance jour/nuit.

 

C’est lorsque le sommeil se situe, en phase avec cette courbe, au minimum de la température du corps, qu’il est le meilleur possible pour l’organisme, c'est-à-dire que sa qualité est bonne et sa durée est la plus longue.

 

 

Alors que se passe-t'il lorsque l’on modifie les horloges biologiques ?

Ce qui se présente souvent dans la vie courante.

 

Par exemple, lorsque le week-end arrive, moment de sorties tardives, on ne se couche pas en phase avec sa température, mais avec un décalage plus ou moins long. Ce qui entraîne un sommeil moins bon, moins reposant et plus court.

 

Un vrai Jet-Lag du week-end !

 

 

Il y a une autre modification des horloges biologiques que l’on peut connaître, c’est ce qu’il se passe durant les vacances.

 

Certaines personnes vont en profiter pour faire une activité physique le jour et se coucher assez tard la nuit. Si ce comportement se reproduit tous les jours, progressivement le sommeil va se décaler et la température va, au bout d’une à deux semaines, également se décaler de façon à ce que le sommeil se trouve au minimum de la température.

On peut donc décaler l’horloge biologique de la température mais il faut un certain temps, il ne suffit pas d’un Week-end pour ça, il faut au moins 1 semaine voire 2. Dans ce cas, tranquillement en vacances tout se passe bien, on a un sommeil de qualité parce qu’on arrive à le placer au moment où la température va être basse. Donc le sommeil est satisfaisant.

 

C’est ce qu’on appelle un retard de phase, c'est-à-dire que l’on dort bien que lorsque l’on se couche à 3 ou 4 heures du matin.

 

 

Le problème va se poser lors de la reprise du travail car on ne peut plus se lever aussi tard qu’en vacances. Il faut donc arriver à « redécaler » son rythme de température et de sommeil vers la journée.


Pour avancer ce rythme veille-sommeil, il faut se réveiller le matin assez tôt et avoir un exercice physique, si possible au soleil pendant plusieurs jours consécutifs.

 

La lumière et l’exercice physique le matin assez tôt, vers 8h du matin, permettent d’avancer le rythme de sommeil et donc de s’endormir plus tôt en cas de décalage de phase.

 

C’est ce qu’on appelle « resynchroniser » le rythme veille-sommeil.


 

rythmeconcJAJS.PNG

 

En conclusion : de ce qu’on fait la journée va dépendre la qualité du sommeil, et la qualité de la journée va dépendre de son sommeil.

 

Il y a donc une interaction entre la qualité du sommeil et de l’éveil.

Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Un gros Pfff là...


Non non, je ne parle pas de la mise à jour d'Over-Blog, bien que..., mais de mon état de fatigue...


Là je crois que j'atteints un point de non-retour et de ce fait je vais aller me coucher ! Sadwalk


Arf, vous ne voyez pas l'heure de cet article, moi si et c'est inquiétant !


Et je lutte et je lutte...


J'ai une dette de sommeil énorme et me voilà avec mes gros sabots à vous dire ce qu'il faut faire ou non...


Faites ce que je dis, pas ce que je fais !
Elle est bien bonne celle-là non ?


Nan je ne suis pas hypersomniaque...


Je suis même plutôt court dormeur, donc faut quand même le faire pour accumuler autant de dette de sommeil. Bon, je n'atteints pas non plus C.TA.C avec ces 3-4 heures de sommeil...
Il m'en faut un peu plus quand même !


Mais ce n'est pas que de ma faute à moi...
(Toujours la faute des autres)


Des contraintes, des obligations qui me sont personnelles, des "nuisances nocturnes", des réveils beaucoup trop tôt pour un coucher bien trop tardif.


Résultat des courses : Amorphe... D'une lenteur extrême, d'une humeur massacrante (mais je me tempère)


Je tourne au café et à la clope (oui pas bien, bouhou !) ce qui en gros, si on y regarde de plus près, ne fait qu'affoler mon petit coeur et me fait jurer dès que je dois monter un étage...


Punaise, là j'écris et je reprends du poil de la bête, pas bon ça...
Ça va encore se terminer à 2 heures du mat' ! (si je me raisonne...)


Mais alors quoi ?
C'est quoi mon problème ? Va te coucher te dis-je !!
Qu'est-ce t'attends ?


Certainement de reprendre du poil de la bête...


Bah oui ! C'est que je me connais quand même ! Je sais que s'il le faut je peux encore tenir jusqu'à 2 heures parce que ce sont mes horaires !!


Alors là, pour ceux qui suivent, vous allez certainement réagir en disant :
Hé ! hep hep  ! Ce n'est pas toi qui nous disais qu'il fallait respecter ses rythmes et autres horloges internes ?


Ben si !
Et justement ! Mes horloges fonctionnent plutôt bien et mon rythme... Ben c'est là que ça pêche...


C'est que je suis du soir moi ma bonne dame !


Pas la peine de venir me parler le matin tant que je n'ai pas décoincé !


Seulement... Seulement... Voilà quoi ! Pour tout le reste, il n'y a rien de prévu ! Allez dire à votre boss que vous êtes du soir et que par conséquent, il serait bon que vous commenciez un peu plus tard...


Essayez d'expliquer à votre entourage, que non vous ne faites pas la gueule, juste pas réveillé...


Et quand vous devez vous adapter aux rythmes des autres, à la norme, ben forcément à un moment, on craque, on n'en peut plus...


Mais n'allez pas croire qu'il n'y a que ceux du soir qui "souffrent" !
Ceux du matin ont bien des problèmes aussi !


Et vous ?


Du matin ou du soir ?
Bien en phase ?
A votre avis ?

Du coup je vous ai mis un sondage à côté... Professor Green


Si vous êtes sages, je vous mettrai un petit test en ligne
Mais avant j'aimerai savoir comment vous le ressentez

Ben oui, autant qu'il serve à quelque chose cet article !
Pfff... Je mettrai des images demain !

Mercredi 23 mars 2005 3 23 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

La durée idéale de sommeil est très variable d’un individu à un autre.
Il n’y a donc pas de norme dans ce domaine.

 

La différence est d’autant plus vraie selon l’âge.

 

Petit aperçu de la durée moyenne
A la naissance, la durée de sommeil, qui dépasse les 12 heures par jour, passe à 10 heures par nuit vers 5-6 ans.

 A l’adolescence, le sommeil se stabilise autour de 8 ou 9 heures.

 

Avec l’âge, la durée du sommeil nocturne diminue un peu. Mais en réalité la durée totale de sommeil reste stable car les siestes réapparaissent peu à peu chez les personnes plus âgées. (Hein !  La Vieille !?)old lady

 

Cependant il existe des « courts dormeurs », qui ont besoin de moins de 6 heures de sommeil par nuit (le record enregistré est de 3h30), mais aussi des « gros dormeurs » pour qui 10 voire 12 heures de sommeil est un minimum pour atteindre leur quota de sommeil.

 


La durée de sommeil dépend aussi de l’heure à laquelle on se couche

Ainsi, lorsque l’on a l’habitude de se coucher vers 23 heures par exemple, si l’on se couche beaucoup plus tard le sommeil est plus court que d’habitude.

 

Des expériences ont montré que les durées de sommeil les plus courtes sont obtenues pour des couchers vers 7 ou 11 heures du matin. Bien que n’ayant pas dormi de la nuit, l’on ne peut dormir que 3 ou 4 heures environ.

C’est pourquoi les travailleurs de nuit, qui ne se couchent que vers 9 ou 10 heures, ont en général un sommeil de jour beaucoup plus court que leur sommeil de nuit. Ils ne récupèrent réellement que lorsqu’ils sont de repos.

 


Trouver son sommeil optimal

Le sommeil optimal est un sommeil dont la durée permet d’être en forme, et qui se cale correctement aux horloges internes.

 

Ce n’est pas forcément le sommeil le plus long qui donne la meilleure forme le lendemain !

 

Trouvez votre sommeil optimal, ni trop ni trop peu !
Oubliez les normes, écoutez les signes de votre corps, respectez vos horloges !
Observez et notez vos durées de sommeil en rapport avec votre forme du lendemain !


Petit à petit vous découvrirez votre sommeil optimal.

Mercredi 16 mars 2005 3 16 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Au vu des nombreux commentaires qu'a suscité le précédent article "Epidémie de l'obésité", faisons un peu le point sur le sujet.maiseuh.gif

Idées émises :

- Tous les courts dormeurs sont gros

NON ! ralons.gif

- S'ils ne le sont pas encore, ça ne saurait tarder...

Meuh non ! Mais bon, maintenant s'ils s'alimentent de cochonneries en passant tout leur temps derrière l'ordi... Là je dis pas !

- Plus on dort, plus on maigrit

NON ! Ne vous méprenez pas !!! Attention !!! N'allez pas avaler un quelconque somnifère pensant que plus vous dormirez plus vous maigrirez choc.gif !! Par exemple, les boulimiques sont souvent hypersomniaques, ils dorment beaucoup.

- Moins on dort, plus on grossit

NON PLUS ! Encore une fois ce n'est pas une recette miracle ! Par exemple, les personnes anorexiques dorment, en général, très peu.dodo.gif

Remettons les choses dans leur contexte, cette corrélation entre le sommeil et l'obésité n'est là que pour expliquer en partie un comportement alimentaire dont il peut résulter une obésité. Notamment chez l'adolescent et le jeune adulte.

Et je vais reprendre le commentaire de Kant prie.gif:

Ce qu'on peut dire quand même, c'est que lorsqu'on veut maigrir, il faut non seulement changer ses habitudes alimentaires mais aussi respecter son temps de sommeil.

 

Et là j'ajouterai : Respecter son temps de sommeil !

Qui, rappelons le est propre à chacun ! Il y a des courts dormeurs et de grands dormeurs. Evitons les privations de sommeil et ne nous forçons pas à dormir, d'ailleurs c'est très difficile...boulet.gif

 

Isabelle, Nicop, Fabrice vous voilà rassurés !!chine.gif

La Vieille euh...nosweat.gif woodstock.gif

Samedi 5 mars 2005 6 05 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
 

Y-a-t'il un lien avec la privation de sommeil ?  

  

 

Depuis la première étude de Locard en 1992, proposant un lien entre la durée du sommeil et l’obésité chez l’enfant, plusieurs équipes ont tenté de clarifier l’existence de ce lien.


A l’heure actuelle, plus de doute : il y a bien une relation négative entre la durée du sommeil et l’obésité. Vorona (2005), aux États-unis, constate une relation linéaire entre l’IMC (Indice de Masse Corporelle) et la durée du sommeil.


Plus le poids est important, plus le sommeil est bref. Cependant, on peut noter que la relation n’est pas vraie pour les patients très obèses.


L’étude de Hasler, sur un groupe plus modeste, est une étude prospective avec le suivi de 496 jeunes adultes pendant 13 ans. Tout facteur confondant contrôlé, une association a été retrouvée entre un sommeil de courte durée et l’obésité.


Le mécanisme de ce lien a été étudié par Taheri (2004). L’association entre une durée de sommeil de moins de 8 heures et l’obésité est confirmée. 

Les personnes ayant une durée de sommeil de 5 heures avaient une diminution de la leptine et une augmentation de la ghreline.

La leptine est une hormone sécrétée par les tissus adipeux qui provoque une diminution de l’appétit.

La ghreline est une hormone produite par l’estomac qui stimule, elle, l’appétit. 

 

                                         

Cette observation a été confirmée par Spiegel (2004). La leptine et la ghreline sont les hormones régulatrices de l’appétit. Les changements observés sont associés à une augmentation de l’appétit, expliquant l’augmentation de poids observé chez les court dormeurs.

Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

Un petit plus pour Krystel clin.gif

 

Alors à quel moment se coucher ?

 

Quand on a sommeil ! harhar1.gif

 

#Cussing out Mais non, je ne me moque pas !

 

 

On a souvent tendance à l’oublier !
Qu'il faut aller se coucher quand on a sommeil...

 

Faites le test vous-même, interrogez votre entourage et demandez leur pourquoi ils vont se coucher…

 

Quelques réponses souvent données :

- Ben parce qu’il est l’heure de se coucher !Pffff

(Ben té ! pardi ! t’en as de bonnes toi)

 

- Faut que je me lève demain…

(Bé moi je reste au lit toute la journée !)

 

 

A part lorsque l’horaire n’est pas habituel, on entend rarement « parce que j’ai sommeil »

 

Sentir que l’on a sommeil n’est pas toujours facile, surtout lorsque l’on est insomniaque.

 

 

Exercez-vous à ressentir les signaux de sommeil

-         Avez-vous envie de bailler ?

-         Vous sentez-vous engourdi(e) ?

-         Avez-vous l’impression que votre nuque est lourde ?

-         Avez-vous l’impression de vous refroidir ?

-         Avez-vous du mal à garder les yeux ouverts ?

-         Devez-vous faire un effort pour maintenir votre attention ?

 

 

Chez certaines personnes, l’excitation prend le dessus et met en route les systèmes d’éveil. Impossible de ressentir le moindre relâchement.

 

De plus, l’appréhension du coucher peut à elle seule pousser à l’insomnie…

 

 

Attention ! « Avoir sommeil » est très différent d’être fatigué !

 

On peut rentrer exténué, crevé, fatigué, éreinté, nase, mort (bon on va s’arrêter là) d’une journée harassante. On se sent fatigué, inefficace, avec une seule envie : au lit ! Histoire de récupérer…

 

Mais… mais… Avez-vous sommeil ? choc.gif

 

Non !

 

Si on prenait le temps de se détendre un minimum en rentrant, un bain…, une discussion agréable…, les préoccupations de la journée restent à la porte, on ne les emmène pas avec nous… on reprendrait vite du poil de la bête et l’on serait à nouveau disponible car reposé.

 

Être fatigué, tendu n’est pas avoir sommeil, plutôt l’envie que ça cesse…

 

Les horloges de sommeil n’avaient pas encore donné de signaux de sommeil. En se couchant plus tôt que l’heure « programmée », on risque de ne pas s’endormir… Donc de s’agiter…

Mardi 1 mars 2005 2 01 /03 /Mars /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

 Nous avons vu que le coprs nous envoie des signaux pour nous dire qu'il est temps d'aller se coucher. 

Malheureusement, ce n'est pas toujours suffisant pour trouver le sommeil.
Morphée ne vous tendra pas ses bras aussi facilement, il a ses humeurs parfois...

 


Pour s'endormir, il faut aussi se mettre en condition de sommeil

Avant d'aller au lit, il faut ralentir son activité et favoriser tous les signes qui vont indiquer à notre organisme qu'on va aller se coucher.

 


Ce sont les rituels du sommeil

Très marqués chez l'enfant avec la petite histoire, la chanson, le doudou, ils sont chez l'adulte dans un registre plus utilitaires, comme se laver les dents, se mettre en pyjama, fermer les volets... et se mettre au lit.

Cette suite de petits évènements représente un code qui déclenche un message, tel un panneau lumineux, à notre organisme "ça y est, il est temps, prépare toi j'arrive pour dormir"

 

Ces rituels sont des signaux déclencheurs (de sommeil) presque aussi importants que la fabrication des substances hypnogènes*.

 

Trouvez votre ou vos rituels pour vous aider à mieux vous endormir.
Tel un réflexe Pavlovien, un réflexe conditionnel, les rituels mettront votre corps en condition... pour mieux dormir.

   
- Ah ça y est ! il va dormir !
- Pas tout à fait...
 - Il n'a pas fini son rituel... dents.gif
 Image tirées d'une BD de Stelin  

 

 


A suivre : Les cycles du Sommeil

*voir l'article pourquoi s'endort-on chaque soir ?

Samedi 19 février 2005 6 19 /02 /Fév /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

C’est une bonne question, je vous remercie de l’avoir posée


Morphée… Morpheus… Dieu des songes et des rêves, quand on pense à lui, on pense à ses bras tantôt enjôleurs, tantôt trop puissants pour qu’on puisse lutter…

En fait, si on reprend les choses dans l’ordre, c’est plutôt Hypnos, son père, dieu du sommeil qui m’intéresse. Mais qui connaît encore Hypnos ? Pas moi ! Je l’avais totalement occulté, tandis que Morphée… Tout le monde le connaît. Alors, je lui donne le rôle du « méchant » qui veut la renommée perdue de son père, et se présente comme le dieu du sommeil…

Comme beaucoup d’anciens dieux, il est à la fois jaloux, pernicieux, sans pitié et bon…

Le sommeil… On le connaît mal… On le fuit trop souvent, on lutte contre lui ou on le cherche frénétiquement, parfois sans jamais le trouver. Si ce n’était qu’un jeu de chat et de souris, s’y arrêter ne serait peut être pas intéressant. Mais comme je vous l’ai dit, Morphée est aussi pernicieux. En dehors des insomnies, trouble du sommeil reconnu par tout le monde, nous retrouvons un panaché de mauvais tours que Morphée nous réserve, qui parfois passe inaperçu, mais nous gâche la vie…

Des exemples ? Ma foi…
Qui ne s’est jamais fait lever à « coups de pied » de son lit ? Qui ne s’est jamais retrouvé en cours ou au boulot, la tête dans un livre à somnoler en catimini en espérant fortement qu’on ne va pas se mettre à ronfler ? Qui n’a pas été mis de force au lit à une heure dite « raisonnable » sans pouvoir trouver le sommeil ?

Que penser lorsque l’on découvre, chaque matin, qu’il y a eu une bagarre monstrueuse dans la nuit entre nos draps et nos jambes ? Ou si on a la chance de partager son lit, se faire insulter au matin, ou réveiller en pleine nuit, soit disant parce qu’on donne des coups de pied à tout va, et remue les jambes sans cesse ?

Pourquoi suis-je autant crevé la journée, alors que je me couche à une heure raisonnable ?
Et le somnambulisme dans tout ça ? etc.

Je pourrais en mettre d’autres, mais ce sont les plus communs. « Apprend à connaître ton adversaire, si tu veux le vaincre », disait je ne sais plus quel sage…

Aussi, si chacun y mettait sa petite expérience, souvent désagréable, parfois drôle, on pourra commencer à essayer de comprendre, savoir si c’est normal ou non…

N'hésitez pas à intervenir !


Samedi 12 février 2005 6 12 /02 /Fév /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
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