Dimanche 5 octobre 2008

La somnolence au volant est un problème lié à la privation de sommeil ou à des pahologies comme la narcolepsie, les apnées du sommeil ou la dépression. Les médicaments peuvent aggraver les choses, et même causer directement une somnolence gênante, surtout lorsqu'on prend le produit  pour le première fois.

Afin de prévenir les usagers et les alerter devant l'utillisation de nouveaux médicaments, l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a établi trois niveaux de risque, avec trois pictogrammes de couleurs différentes qui devront être apposés sur les boîtes.

Treize pour cent des médicaments sont classés de niveau 1 (triangle jaune, « Soyez prudent. Ne pas conduire sans avoir lu la notice ») ; 22 % sont au niveau 2 (orange, « Soyez très prudent. Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé ») ; et 2 % de niveau 3 sont incompatibles avec la conduite (triangle rouge, « Attention, danger : ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin »). Dans cette dernière catégorie (un médicament sur 50), on trouve principalement des hypnotiques, des psychotropes fortement dosés ou sous forme parentérale, des anesthésiques, des curares et des collyres mydriatiques.

Un arrêté publié ce vendredi au « Journal officiel » donne la liste des médicaments concernés (par classes thérapeutiques), en précisant chaque fois le modèle de pictogramme et le délai dont disposent les industriels pour placer ce dernier sur les boîtes (en général 1 an). La liste sera mise à jour par arrêté du ministre de la Santé sur proposition du directeur général de l’AFSSAPS.


Toute la liste des médicaments dans le texte officiel.


Par Morphee - Publié dans : La Somnolence
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Mercredi 1 octobre 2008
  • Le sommeil est une composante essentielle de notre santé. Chacun a sa représentation et lui attribue des qualités en fonction de sa culture, de son âge, de son environnement et de ses conditions de vie. La fonction réparatrice du sommeil est bien connue, ainsi que son impact sur les apprentissages. Cependant de nombreux étudiants négligent le sommeil.

    La Semaine ville Santé 2008, apporte des réponses aux questions « A quoi sert le sommeil, quel est l’impact du déficit ou des troubles du sommeil sur la santé, comment faire pour mieux dormir ? » à travers de nombreuses manifestations : débats, conférences, films, animations, ateliers …

    Dans ce cadre, la Ville d’Orléans en partenariat avec l’Université d’Orléans, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance , la Direction régionale de la Jeunesse et du Sport organisent une matinée sous forme de 4 ateliers , sur le thème « Sommeil et études » parce que bien dormir aide à mieux réussir….
  • Date: 23 octobre
  • Heure: 08H30
  • Lieu: UFR STAPS - AMPHI 1 - ATELIERS SALLES 102 - 110 - 111 -112
  • Contact: THIELGES katia
  • Web: http://www.semaine-ville-sante.overblog.com/
Par Morphee - Publié dans : Evénements
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Dimanche 21 septembre 2008

La consommation de cannabis a fortement augmenté ces dix dernières années, tout particulièrement dans la population jeune et masculine, et ce à tous les stades de la consommation, de l'expérimentation à l'usage répété et régulier.
Selon les estimations de l'OFDT (Observatoire français des drogues et de la toxicomanie), il y a en France, 850 000 consommateurs réguliers de cannabis dont 450000 consommateurs quotidiens âgés de plus de 12 ans.

Une étude récente permet de mieux comprendre le piège que constitue la prise régulière de cette drogue. On sait que l’administration d’une forte dose d’extrait de marijuana diminue le sommeil paradoxal et augmente le sommeil profond. Cet effet à donc pour conséquence de donner au consommateur la sensation d’un sommeil plus profond et plus reposant, d’autant plus que le cannabis a également des propriétés anxiolytiques.

Le but de l’étude de Bolla and coll a été de voir si l’arrêt d’une prise importante de marijuana entrainait des troubles du sommeil objectifs en comparant 17 fumeurs  (depuis plus de 2 ans et ayant fumer 5 fois par semaine au cours des 3 derniers mois) à 14 non fumeurs.

Les fumeurs qui arrêtent ont un temps de sommeil plus court,  moins de sommeil lent profond,  une efficacité de leur sommeil  moins bonne, avec plus de mouvements périodiques que les contrôles. A l’arrêt du cannabis, il y a donc comme avec les benzodiazépines un syndrome de sevrage  qui contribue  à entretenir la consommation dans un cercle vicieux assez identique à celui des hypnotiques.

Il est donc primordial d’aider les gros consommateurs de cannabis à mieux dormir au moment du sevrage sous peine de les voir retomber rapidement dans leur consommation.

Sleep Disturbance in Heavy Marijuana Users
Karen I. Bolla ; Suzanne R. Lesage; Charlene E. Gamaldo; David N. Neubauer; Frank R. Funderburk; Jean Lud Cadet; Paula  M. David ;  Antonio Verdejo-Garcia; Amy R. Benbrook.
SLEEP, Vol. 31, No. 6, 2008


Par S. Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Samedi 13 septembre 2008

Enfin des week-ends longs, disent certains. Alors progrès ou catastrophe annoncée ?  Décriée par les chronobiologistes, la généralisation de ce rythme scolaire depuis la rentrée a relancé la polémique.

Le Pr François Testu a fait une mise au point que nous citons ici pour préciser la problématique selon les chercheurs.
«  En matière d’aménagement  du temps scolaire il n’existe pas de solution idéale, il s'agit seulement de trouver le moins mauvais des compromis  entre la satisfaction des intérêts des élèves et la réponse aux besoins des adultes, tout en sachant que l'élève constitue un tout, qu'il ne s'arrête pas de vivre une fois franchi le seuil de l'école, qu'il est le fils ou la fille de ses parents, qu'il est le membre d'une association, l'équipier, le copain et qu'il a besoin de quelques moments de liberté. Le compromis ne peut être recherché qu'en associant tous les partenaires concernés par l'éducation des jeunes. Encore faut-il connaître ce que sont les rythmes de vie des enfants  et des adultes et quelles sont les conséquences de tel ou tel aménagement sur le développement de l’enfant, sur les comportements des jeunes dans et en dehors de l’école.

Grâce aux travaux  de chronopsychologie menés en milieu scolaire il est possible aujourd’hui de  considérer que les variations journalières de la vigilance et des performances intellectuelles se manifestent tant au plan quantitatif qu'au plan qualitatif. En effet, non seulement les scores bruts aux tests, mais également les stratégies de traitement de l'information fluctuent au cours de la journée.

La fluctuation journalière que nous qualifions de « classique » est généralement la suivante: le niveau de vigilance et les performances psychotechniques progressent du début jusqu'à la fin de la matinée scolaire, s'abaissent après le déjeuner, puis progressent à nouveau au cours de l'après-midi scolaire Il existe deux moments reconnus comme "difficiles": les débuts de matinée et d'après-midi. Il est à noter que les moments reconnus comme difficiles au plan biologique sont les mêmes que ceux mis en évidence au plan psychologique.

Il semble que nous puissions considérer la présence de cette variation journalière caractéristique comme le témoignage d'une adéquation entre les emplois du temps scolaires journaliers et hebdomadaires et les rythmes de vie des enfants.

En revanche, cet équilibre n'existe plus lorsque la vie scolaire ne comprend que 4 jours (les lundi, mardi, jeudi et vendredi) sans accompagnement péri et extrascolaire:. Dans ce cas, la rythmicité journalière classique disparaît pour laisser place à une rythmicité inversée  accompagnée d'une baisse du niveau de performances. »

En fait il est important que l’enfant ne soit pas soumis à des ruptures de rythme et à des couchers tardifs lorsqu’il n’a pas d’école le lendemain. Hélas tous les travaux de ces 10 dernières années montrent que l’enfant qui n’a pas d’école le lendemain se couche de plus en plus tard, au détriment de sa durée de sommeil. S’il se décale le matin pour rattraper le temps de sommeil, il aura du mal à s’endormir tôt particulièrement le dimanche soir d’où une fatigue qui commencera dès le début de la semaine…

Les parents doivent donc veiller à ce que l’enfant ne se couche pas systématiquement tard lorsqu’il n’a pas cours le lendemain, et qu’il ait des occupations les  matins où il n’a pas d’école  pour rester proche du même rythme tous les jours.
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Dimanche 7 septembre 2008
Film d’Ari Folman -2008


Un film pour somnologues…. Superbe, poignant, original. A voir détendu, en dehors de toute période dépressive !

Tout débute pour Ari par des cauchemars répétitifs toutes les nuits : il voit une meute de 26 chiens inquiétants et très agressifs (qui ressemblent étrangement à des loups, l’homme au loup de Freud semble tout proche) qui viennent jusqu’à lui en cassant tout sur leur passage. Il rattache ce cauchemar à la période de guerre où il a participé à l’occupation de Beyrouth au moment des massacres de Sabra et Chatila. Mais il n’a aucun souvenir… D’où son retour sur le passé, au travers du témoignage de ses compagnons qui lui apportent,  par flash,  un éclairage de sa mémoire qui peu à peu se reconstitue. Les souvenirs sont crus, durs, c’est la guerre pour des gamins de 19 ans qui viennent de quitter leur mère. Comment réagir face à l’horreur ? Mécanisme de clivage et se mise à distance  de la réalité, comme au travers d’une vision photographique des événements ou refoulement des faits ? Réaction narcoleptique de son copain qui décrit une chute par terre avec endormissement et hallucinations dès qu’il a une émotion forte.

Les mécanismes psychologiques décrits sont les vrais mécanismes mis en jeu dans des situations traumatiques de ce type.

La mise à distance de la réalité par la technique d’animation choisi par Ari soulage le spectateur jusqu’au 5 dernières minutes, où les images d’archives se substituent au dessin,  plongeant la salle dans l’horreur, réveillant un flash de souvenirs collectifs.

C’est très efficace comme démonstration. Le traitement du sujet est très fort émotionnellement, empreint d’ une poésie triste,  soulignée par une musique superbe.
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Coups de coeur
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Mercredi 3 septembre 2008

Valenciennes: Sommeil sort du coma

Victime d’un malaise cardiaque à l’entraînement, le 20 août dernier, David Sommeil, le défenseur de Valenciennes, est sorti du coma. "Il s’est réveillé au sens médical du terme mais il n’y a toujours pas de communication. Ses yeux sont ouverts, il regarde autour de lui mais ne parle pas. Il sourit de temps en temps, ce qui pourrait être interprété comme un début de communication", explique le médecin du club, Marc Chasselat, à La Provence. Le joueur de 34 ans n’a aucune malformation cardiaque.

http://www.france-info.com/spip.php?article180867&theme=70&sous_theme=70

 

Par S. Royant-Parola - Publié dans : Trouvés sur le net
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Dimanche 31 août 2008
Méconnaitre un trouble respiratoire du sommeil est un réel problème à la fois en raison des conséquences que cela représente pour l’individu et en terme de santé publique du fait de la prévalence de cette maladie.

Dix-huit ans de  suivi de la cohorte « sommeil » du  Wisconsin apporte un nouvel éclairage sur la mortalité liée à des troubles respiratoires au cours du sommeil. Les participants présentant une pathologie grave au départ ont 3 fois plus de risques de mortalité par rapport à ceux qui n’ont pas de troubles respiratoires du sommeil,  indépendamment du sexe, du BMI,  de l'âge, et d'autres causes possibles associées. Compte tenu de l'inévitable augmentation de la prévalence des troubles respiratoires du sommeil concomitante de  l’épidémie d'obésité, on est d’autant plus inquiet que dans cette population, le risque estimé de décès par cause de maladie  cardiovasculaire est multiplié par 5.

Les troubles respiratoires du sommeil sévères sont donc préoccupants en terme de santé publique. D’autres études sont nécessaires pour quantifier la proportion de  mortalité qui pourrait être réduite par la prévention ou le traitement des troubles respiratoires du sommeil.

Cette étude  confirme qu’il existe un risque de mortalité accru en cas de troubles respiratoires du sommeil associés et  non traités. Il y a donc nécessité de reconnaitre cliniquement  les syndromes d’apnées du sommeil et de les traiter quelle que soit les symptômes de somnolence associés.

Sleep Disordered Breathing and Mortality: Eighteen-Year Follow-up of the Wisconsin Sleep Cohort
Terry Young; Laurel Finn; Paul E. Peppard; Mariana Szklo-Coxe; Diane Austin; F. Javier Nieto; Robin Stubbs; K. Mae Hla
SLEEP, Vol. 31, No. 8, 2008
Par S. Royant-Parola - Publié dans : La Somnolence
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Vendredi 22 août 2008

Différentes études ont impliqué la durée habituelle du sommeil comme étant un facteur de risque de mortalité et de morbidité. En particulier un lien a été souligné entre une durée courte de sommeil et  l’obésité. Ces études ont suscité un large engouement de la part des médias  alimentant l’idée très porteuse que l’épidémie d’obésité avait quelque chose à voir avec la restriction de sommeil observée depuis une vingtaine d’années. D’où la recommandation de certains de dormir plus pour contrôler l'obésité.

Dans la revue Sleep Medecine Reviews du mois d’aout une discussion passionnée entre spécialistes est lancée suite à un article  de N. Marshall et coll.

Ils ont effectué une revue critique  de la littérature disponible dans le monde entier décrivant la relation entre la durée habituelle du sommeil et l'obésité  dans des populations adultes et enfants, en mettant l'accent sur des études longitudinales et sur celles disposant de mesures objectives de la durée habituelle du sommeil.

Les données existantes donnent des résultats assez disparates. Une seule étude a objectivement mesurée la durée du sommeil sur  24 h. On retrouve en effet souvent une association entre une courte durée du sommeil avec l’index de masse corporelle. Toutefois, certaines de ces études ont également montré qu’une longue durée de sommeil est également associée à l'obésité. En revanche, d'autres études ne montrent pas d’association,  ni à une courte, ni à une longue durée de sommeil pour l'obésité. Dans la population pédiatrique, le fait de dormir peu semble plus clairement associé à l'obésité. Il n’y a pas  d'études internationales où la durée du sommeil a été modifiée afin de prévenir ou de traiter l'obésité.

Cette équipe prend donc le contre pied du discours ambiant avec des arguments solides  pour défendre l’idée que nos connaissances ne sont pas encore assez bien établies pour donner des conseils de santé publique sur la durée du sommeil pour contrebalancer l'obésité. Nous avons encore besoin d’études pour en arriver à de telles affirmations.



Pour être pragmatique, dormons ce qu’il nous faut, pas plus, pas moins,
et il y a des chances que ce soit la bonne durée.



Is sleep duration related to obesity? A critical review of the epidemiological evidence.
Nathaniel S. Marshalla, Nick Glozier, Ronald R. Grunsteina.
Sleep Medicine Reviews (2008) 12, 289–298
Par S Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Mardi 12 août 2008
Le sommeil est-il identique chez l'homme et chez la femme ?
Apparemment non...
Le sommeil de la femme évolue au cours de sa vie en fonction des différentes étapes de sa maturation: puberté, grossesses, maturité, ménopause, vieillesse...

Conférence donnée dans le cadre d'une réunion professionnelle d'un grand groupe hôtelier.


Par S Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Mercredi 6 août 2008

Ca commence fort pour nos handballeuses françaises qui joueront leur premier match à 09h00 (soit 03h00 heure de Paris), samedi.

"Nous avons un petit peu le sentiment d'être enfermées dans une petite boîte au 9e étage de notre immeuble du village olympique", a déclaré Stéphanie Cano lors de la conférence de presse d'avant compétition, mardi, au Club France de Pékin.

Comme vous le savez, jouer à une heure si matinale peut aussi poser des problèmes à l’organisme,  Stéphanie Cano se souvient d'avoir expérimenté la chose en 1997 ou 1998.
"C'était dans un tournoi en Ukraine où on avait perdu les trois premiers matches la veille mais pas aux Jeux, pas dans une compétition officielle", précise-t-elle. Et l’Ukraine n’a qu’un décalage d’une heure avec nous, contre 6 heures pour Pékin. Oups !

"Aujourd'hui, nous nous sommes levées à 07h00, demain ce sera à 06h00, après-demain ce sera à 05h00 et nous jouerons un match amical contre la Norvège à 09h00 pour nous mettre en condition", dit-elle.

Espérons que ce début de resynchronisation les aidera à être plus en phase avec les horaires locaux. Par ailleurs la chance est peut-être de notre côté car la capitaine de l’équipe de France déclare : "J'espère que nous ferons mieux que les Angolaises qui, me dit-on, ne sont pas des lève-tôt".

Tiens, tiens, l’adage « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt » serait-il vrai?

Enfin… Pas d’affolement si vous lisez le livre de la jeune journaliste Elsa Fayner,  « Et pourtant je me suis levée tôt, une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires » (Ed. du Panama, 2007), ce n’est pas aussi évident…

Par S Royant-Parola - Publié dans : Evénements
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