Vendredi 7 novembre 2008

Beaucoup d’études ont été menées sur l’impact négatif de la télévision lorsqu’elle est regardée trop tard le soir. Quand on regarde la télévision au moins 3 heures par jour vers 14 ou 16 ans, on risque d’avoir des troubles du sommeil dans les années qui suivent, vers 22 ans en moyenne. Cela peut être une difficulté à s’endormir, une angoisse liée au sommeil. Par conséquent, le temps de sommeil diminue et les résultats scolaires sont de moins en moins bons. Si on diminue le temps devant la télévision à 1 heure ou moins, le risque de troubles du sommeil se réduit.

Une autre enquête réalisée par un institut de sondage sur 2546 garçons et filles de 13 à 16 ans, montre que les jeunes qui ont une télévision dans leur chambre (50% des jeunes aux USA), vont se coucher plus tard le week-end ou quand ils vont à l’école. L’enquête précise aussi que plus le temps passé devant la télévision est élevé, plus le niveau d’étude est faible.
Enfin, les enfants qui ont la télévision dans leur chambre courent un risque plus élevé de troubles du sommeil, d’excès de poids ou d’obésité. Ils peuvent aussi se comporter agressivement dans la journée.

Les mêmes effets sont constatés avec les jeux vidéo ou quand on surfe sur Internet. On passe logiquement moins de temps au lit et de sérieuses dettes de sommeil apparaissent. Il en va de même avec les téléphones portables. Trop utiliser ces technologies réduit le temps de sommeil, on est donc plus fatigué, plus somnolent dans la journée.


Source le DVDSOMMEIL

Par S.Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Mercredi 5 novembre 2008
Les conditions du sommeil

La pénombre, la température et le silence favorisent l’endormissement et son maintien. Cependant, pour certains enfants, le noir ou le silence les renvoient à une angoisse de séparation. Ils ont besoin d’un environnement qui les rassure. De petits moyens sont ainsi fort utiles comme une porte entrouverte, une veilleuse ou une lampe de chevet que l’enfant peut facilement allumer sans danger, dotées d'une luminosité suffisamment légère pour marquer la séparation entre le jour et la nuit. Les mobiles musicaux, ou plus tard les lecteurs de musique, apportent également un environnement sonore rassurant qui prolonge le rituel du coucher. Les besoins et les rythmes de sommeil sont très différents en fonction des âges et d’un individu à l’autre, y compris au sein d’une même fratrie. Partager une chambre à plusieurs peut donc poser problème, en particulier quand les enfants grandissent et qu’il y a un adolescent.

Les rituels du coucher

Ce sont toutes les habitudes qui sont reproduites immuablement tous les soirs au moment du coucher, selon une séquence et un ordre très précis. Ils ont pour fonction de sécuriser l’enfant à ce moment particulier du passage de l’éveil au sommeil. La petite histoire ou le câlin, assortis d'objets rassurants (doudous, peluches), sont les étapes nécessaires pour  préparer l’enfant au sommeil. C’est aussi un passage angoissant qui doit par conséquent être rassurant et suffisamment long afin que l’enfant se détende, sans tomber dans l'excès inverse qui consisterait, pour l'enfant, à rallonger ce moment agréable avec ses parents et refuser de les voir partir.

Ces rituels évoluent avec l’âge. Plus l’enfant est âgé, moins son coucher nécessite la présence d’un parent. La petite histoire cède la place à la lecture, le mobile musical au lecteur numérique. Chez les préadolescents ou les adolescents, l’irruption dans le lit de tous les appareils électroniques dont notre époque a le secret, peut provoquer un effet inverse à celui recherché en augmentant au contraire les processus d’éveil.

Télé et ordinateur : les faux amis du sommeil

Différentes études ont montré que la télévision avait des conséquences néfastes sur le sommeil. Ceci étant, elle n'est pas la seule à incriminer : l'ordinateur, les jeux sur console ou sur ordinateur, l'utilisation d'Internet et du téléphone mobile sont associés à des éveils et à un sommeil de médiocre qualité.

Les enfants qui regardent la télé deux heures par jour pendant les jours de semaine et le week-end ont un coucher plus tardif, une durée de sommeil diminuée et un lever plus tardif le week-end. Plus l'utilisation est importante (nombre de jours, nombre d'heures passées, type de média utilisé : télévision seule ou associée à un ordinateur, une console, ou autre), plus le retentissement est important.

Par ailleurs, l'exposition à la lumière liée à l'écran, juste avant le sommeil affecte le rythme veille/sommeil en modifiant la sécrétion de mélatonine (c’est vrai pour les écrans d’ordinateur, moins pour la télévision qui est habituellement regardée sur un écran assez éloigné). La lumière agit directement en augmentant le niveau d'activité et d'éveil et retarde l'endormissement. Enfin, les programmes de télévision ou de certains jeux excessivement violents ou stimulants peuvent, en eux-mêmes, entraîner des tensions, augmenter l'anxiété qui génère à son tour des difficultés d'endormissement.

Environnement scolaire

Le rythme de chacun influe sur le celui de la vie familiale et vice-versa. L’enfant est soumis à deux systèmes de contrainte interdépendants : le rythme de travail et/ou de vie de ses parents, et son rythme scolaire (ou de garde). Ainsi, si les obligations professionnelles des parents sont importantes, l’enfant a plus de risque de se voir malmener par des systèmes de garde intermédiaire pour être conduit à l’école aux heures d’ouverture ou être déposé à l’accueil du matin dès 7h30. Idem pour le soir où les parents rentrent rarement avant 19h ou 19h30, les enfants bénéficient alors de l’accueil de l’école ou d’un passage éventuel par une   assistante maternelle jusqu’à l’arrivée des parents.
En campagne, les élèves qui utilisent les transports scolaires partent tôt du domicile familial (7h30-7h45) pour arriver vers 8h15 à l’école. Ils sont parfois présents dans l'établissement sur une plage horaire de neuf heures consécutives. Ils reprennent les transports à 17h30 et rentrent chez eux entre 18h et 18h30.

Ces journées lourdes et le lever tôt s’accompagnent toujours d’une privation de sommeil dont les effets néfastes vont se ressentir sur l’apprentissage et la mémorisation. Si cette privation est importante, l’enfant aura tendance à dormir plus longtemps et plus tard les jours de repos et les week-ends. Ceci est particulièrement vrai pour les adolescents qui se décalent parfois très tardivement en fin de semaine. Ce décalage de rythme et de durée de sommeil entre les jours d’école et les jours de repos est très néfaste pour l’organisme qui fonctionne par à-coups pour maintenir une physiologie normale. Il en résulte une fatigue accrue, une baisse de concentration et des troubles du sommeil. Ceci explique qu’après une période courte de repos (moins d’une semaine), l’enfant peut paradoxalement paraître plus épuisé à la reprise des cours.

L’organisation des rythmes scolaires, objet de nombreuses discussions au sein du Ministère de l’Éducation nationale et des associations de parents d’élèves, est confrontée à cette réalité physiologique. La semaine de 35 heures et les RTT font que les familles pourraient bénéficier de « longs week-ends » alors que les chronobiologistes défendent l’idée qu’il faut répartir la charge de travail le plus régulièrement possible et donc éviter la semaine d’école de quatre jours.

Source le DVDSOMMEIL



Par S. Royant-Parola - Publié dans : Le Sommeil
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Mercredi 5 novembre 2008
Les femmes qui dorment six heures ou moins ont 60% de risque supplémentaire d'être victime d'un cancer du sein.

Etude

Pendant huit ans, les scientifiques ont mené une enquête sur 28.515 femmes âgées de 40 à 79 ans. Ils ont constaté que 62% des femmes qui dormaient moins de six heures par nuit avaient plus de risque de développer un cancer du sein que celles qui ont une nuit de sept heures. Il ressort également de cette étude que les femmes qui dorment environ neuf heures par nuit ont 28% de chance de moins de souffrir de ce type de cancer.

Un lien entre le sommeil et le cancer

Le mécanisme d’action invoqué serait lié à la baisse de la mélatonine, une hormone secrétée au cours de la nuit et inhibée par la lumière. Plus le sommeil est court moins sa sécrétion est importante. Or plusieurs études antérieures ont montré qu’un niveau bas de mélatonine était associé à une augmentation du cancer du sein.

Il y a donc un lien statistique entre le manque de sommeil et le cancer... Mais il est encore trop tôt pour dire si cet élément est réellement prédominant comparé à d'autres facteurs comme le poids, l'activité physique, le stress, la consommation d'alcool  ou autres, encore indéterminés.


Sleep duration and the risk of breast cancer: the Ohsaki Cohort Study.
Kakizaki M, Kuriyama S, Sone T, Ohmori-Matsuda K, Hozawa A, Nakaya N, Fukudo S, Tsuji I.
Br J Cancer. 2008 Nov 4;99(9):1502-5. Epub 2008 Sep 23
Par Morphee
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Mardi 4 novembre 2008
Le sommeil occupe le 1/3 de notre vie et pourtant il est mal connu et malmené dans notre société. Perte de temps pour tous les accros du boulot, cadres sup surbookés, courant d’une réunion ou d’un rapport à l’autre, son image et sa fonction sont dévalorisées au point que le bon sens du « bien dormir » est perdu.

Les premiers à en souffrir sont les enfants de ces parents angoissés et stressés. A trop vouloir bien faire, culpabiliser de courir tout le temps , n’ayant aucune (ou peu d’…) idée de la physiologie du sommeil, les parents ont du mal à répondre correctement à leur enfant.

Quand faut il le coucher, peut-il dormir avec nous, quelle est l’influence de la télé, y-a-t-il des maladies du sommeil, autant de questions parmi beaucoup d’autres que les parents se posent.

Les réponses vous seront apporter dans le DVDSOMMEIL.

Et des vidéos… Dont la première qui résume  la situation.





Par S. Royant-Parola - Publié dans : Santé
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Lundi 3 novembre 2008
Dans la série des dessins de Michel Jouvet, des illustrations du Chateau des Songes...







Par S. Royant-Parola - Publié dans : Reves- M.Jouvet
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Jeudi 30 octobre 2008


Avant d’être parents, on pense benoitement  qu'un bébé se réveille toutes les 4 heures pour prendre le sein ou le biberon et qu'il se rendort paisiblement, le sourire aux lèvres, heureux d'être repu.


Tous les manuels du parfait bébé vous  disent  aussi que lorsque Bébé atteint ses 3 mois il sait, sous réserve de quelques règles, faire ses nuits ! "Faire ses nuits" pour un "non parent" du 21ème siècle signifie se coucher vers minuit et se réveiller vers dix heures ! Que nenni ! Lorsqu'on vous dit que Bébé fait ses nuits c'est qu'il  dort 6 heures d'affilées sans déchirer le divin silence nocturne en hurlant comme si une meute de loups affamés lui grignotait les pieds.
 

Notez bien que lorsque bébé fait ses nuits il ne fait pas les vôtres ! Elles sont à reléguer au fond d'un tiroir à côté des photos de ce sublime été  à Bora-Bora où, il y a quelques années,  vous rencontriez l'homme de votre vie une pina-colada à la main, votre paréo noué négligemment sur vos hanches taille 38...

 
La vérité est ailleurs...
 

Le sommeil est le Premier Grand Apprentissage  (PGA pour les intimes) que doit effectuer un être humain. A la naissance les fonctions vitales sont déjà en place, la respiration s'enclenche et bébé prends ses premières bouffées d'oxygène automatiquement, les urines et méconium s'évacuent, la faim arrive et bébé se met instinctivement à téter sein ou biberon, mais le sommeil, indispensable, lui s'apprend. 
 

Ce qu'on pensait être acquis peut s'envoler et on peut de nouveau être confronté à devoir réapprendre le sommeil. Qui n'a jamais cherché le sommeil, ressassant les soucis de sa journée ou qui ne s’est jamais réveillé en pleine nuit sans réussir à se rendormir... ?


Bébé va donc être le maitre de vos nuits et de votre sommeil pendant un bon moment, vous pensiez être le parent, celui qui décide et met les limites ! Et bien non raté ! C'est bébé qui vous autorise ou non à dormir... (En tout cas les premières semaines,  voire les premiers mois).


Bébé ne connait pas le mode d'emploi, bébé ne sait pas qu'il faut se laisser aller pour trouver le sommeil. Bébé est fatigué. Bébé s'use les yeux à force de les frotter alors il s’énerve, s’excite encore plus et… évidemment,  ne s'endort pas. Et puis y'a ces 2 grands empotés qui sont toujours dans les parages, qui le bercent et lui fredonnent des petites comptines à l'oreille. Parfois cela lui est agréable et le détend mais parfois cela le stimule trop et l'empêche de dormir. Sans compter les fois où bébé a besoin de pleurer pour trouver le sommeil ; les fameux pleurs de décharges… Bien mal nommés, car ils ne ressemblent pas à des pleurs mais à des hurlements qui emplissent l'air d'une charge, d'une tension impressionnante. Quelle maman peut entendre son bébé s'époumoner ainsi sans être persuadée qu'il vit d’horribles douleurs insoutenables auxquelles il ne survivra pas.

Parents désarmés, on constate avec soulagement qu'il survit à ces cris, et même,  qu'il s'endort, le sourire aux lèvres.


Apprentissage mutuel… Les parents progressent doucement dans le décodage des signes et  commencent à être un guide pour Bébé. Lui apprendre à se détendre avant le sommeil : un bain, un tendre massage dans la pénombre et le silence, un câlin, une chanson en le berçant. Comprendre qu’on peut faire confiance à Bébé en le  laissant trouver son rythme tout seul est le premier grand apprentissage de parents. On s'apprivoise, on se reconnaît. Une confiance mutuelle s'installe.


Et bébé grandit, bébé apprend, la nuit aussi, et voilà que Bébé qui faisait de superbes nuits (entendez coucher à 20 heures  et lever à 6 heures, si, si, là nous sommes face à de "superbes nuits" gloups) se réveille la nuit pour appeler :

"Maman ? Papa ? Au secouuuurrrss, par pitié, je souffre atrocement, et puis je suis tellement petit, j'ai tellement besoin de vous, si ça se trouve je suis en hypoglycémie il faut que je mange à nouveau la nuit" sic. Retranscription décodeur pas encore bien réglé de maman, notez que quelques semaines plus tard, le décodeur s'affine et la retranscription plus exacte devient : " Maman ? Papa ? Venez voir je m'ennuie, ça a l'air sympa là et si on se baladait dans les couloirs de la maison ? Vous venez on va jouer un coup ? Vous me chantez un truc ? Vous me manquez, je sais que vous allez venir, allez soyez chic, dépêchez-vous sinon je vais me rendormir dans 5 minutes et on va rater ça..."


Il y a quelques accrocs, on réaménage les habitudes, on se réadapte, on se rééduque handicapés du sommeil que nous sommes devenus. Chaque nuit, chaque sieste est une victoire de Bébé et on le félicite, première fierté de parents que de voir Bébé apprendre à se reposer !


Ensuite viennent les grands apprentissages et les petits maux de Bébé qui perturbent son sommeil mais les bases sont (enfin) acquises et on module...


Dans cette quête du bon sommeil de Bébé, j'ai longtemps cherché les réponses miracles permettant à mon petit de bien dormir, évidemment elles n'existent pas, mais je recommande chaudement la lecture de deux ouvrages truffés de bon conseils "Bébé, dis-moi qui tu es" du Dr Grandsenne" et "Mon enfant dort mal" du Dr Challamel et du Dr Thirion qui nous indique les grandes lignes d'une bonne hygiène du sommeil et rassure les jeunes parents sur le sommeil de Bébé.

Il existe aussi des professionnel à notre écoute et disponibles pour répondre à nos inquiétudes de parents : http://morphee.forumpro.fr

Et maintenant il y a le DVD sur le sommeil de l’enfant…Veinards les nouveaux parents…

 
Questions subsidiaires (vous gagnez le DVD si vous avez une réponse convaincante) :

Par quel mécanisme Maman se réveille toujours quelques minutes avant bébé, quelque soit l'heure ? Et par quel mécanisme Papa ne se réveille que quand maman lui donne de grands coups dans les côtes alors que Bébé pleure depuis 10 min à faire trembler les murs ?

 

Mais c’est peut-être une autre histoire... ;)

Karine

 

Karine est l’assistante du Réseau Morphée. Elle revient d’un congé parental après la naissance de son petit. Elle va animer ce blog avec l’équipe éditoriale pour vous apporter encore plus d’infos et de conseils sur le sommeil.

Sylvie Royant-Parola

Par Karine - Publié dans : Humeur
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Mercredi 29 octobre 2008
D’après le journal de Montréal

Suite au changement d’heure qui va se passer au Canada en fin de semaine et l’heure «gagnée»  qui va en résulter, un petit sondage amusant mené par la firme Léger Marketing pour le compte du Conseil canadien pour un meilleur sommeil apporte un peu de bonne humeur dans cette période morose.

Cette heure en plus le matin ne devrait pas être perdue pour dormir mais utilisée pour faire l'amour! Du moins, six hommes sur 10 le pensent.

Si  la précieuse heure gagnée devrait servir à dormir selon 44% des 1 670 répondants canadiens, 44% déclare vouloir prendre ce temps pour faire l'amour.

En décortiquant les données selon le sexe, le sondage indique que plus de la moitié des femmes (55 %) choisiraient de dormir, comparativement à 31 % des hommes.

Une forte proportion de Canadiens affirment que les habitudes de sommeil de leur partenaire les perturbent, et les trois quarts (73 %) déclarent  que de mauvaises nuits de sommeil nuisent à leur relation de couple. Plus de la moitié des femmes (58 %) disent être moins intéressées à faire l'amour après une mauvaise nuit de sommeil.

Comme quoi un bon sommeil est essentiel à l’équilibre…
Par Morphee - Publié dans : Humour
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Samedi 18 octobre 2008
Michel Jouvet, grand neurophysiologiste français, découvreur du sommeil paradoxal, moment privilégié du rêve, continue son activité au travers de l'écriture de nombreux livres, dont la plupart sont parus aux éditions Odile Jacob.

Fasciné par le rêve, il note ses rêves tous les matins depuis plus de 30 ans. Mais peu de gens savent qu'il les dessine aussi.

Je vous propose au travers du blog de Morphée  (lieu idéal par excellence!) de découvrir ses dessins,  oniriques, décalés, superbes, hermétiques, sensuels, érotiques, comme nos rêves... Découverte progressive et inédite.

Bons rêves à tous





Par S.Royant-Parola - Publié dans : Reves- M.Jouvet
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Mardi 14 octobre 2008

La prévalence de troubles du sommeil avérés serait de 10 à 20 % en population générale ; on ne dispose pas de données chez la personne âgée.

Ces plaintes relatives au sommeil, y compris celles relevant d’une insomnie avérée – ne justifient pas la prise au long cours d’un somnifère. En effet, il est démontré que les somnifères ne sont efficaces que sur une très courte durée et présentent des effets délétères en particulier chez les personnes âgées.  Ainsi ils majorent le risque de chutes, et altèrent la vigilance et les réflexes.

L’indication des somnifères est donc tout à fait restreinte dans ces troubles du sommeil.

Pourtant entre septembre et décembre 2007 en France, 32% des plus de 65 ans, et près de 40% des personnes de plus de 85 ans se sont vus prescrire un hypnotique ou un anxiolytique (Source CNAMTS, RSI, MSA, InVS, HAS et le groupe « Améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé », in press).

Ces chiffres sont inquiétants et nécessitent la mise en place d’une politique concertée des pouvoirs publics pour changer les habitudes de prescriptions et les attentes des patients. La Haute Autorité de Santé lance un programme d'actions dans ce sens.

Dans les Ardennes un programme d’arrêt des benzodiazépines chez les personnes de plus de 70 ans a été conçu et mis en œuvre par un cercle de qualité de médecins généralistes. Les résultats sont très intéressants. Ils montrent que dans la mesure où le médecin prend le temps d’expliquer les inconvénients des ces produits, et qu’il revoit  le patient, ce dernier adhère à la proposition de sevrage et l’on observe un arrêt des hypnotiques chez un peu plus de 50% des personnes âgées, certaines prenant ces produit depuis plusieurs dizaine d’années.

Ces résultats, plus qu’encourageant incitent à étendre cette expérience en sensibilisant les médecins et les patients aux dangers des somnifères et en les formant et les éduquant aux mesures alternatives.
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Santé
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Mercredi 8 octobre 2008
Par Morphee
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