Trouvés sur le net

Vous voulez en savoir plus? Sur le sommeil, certes, mais aussi sur le reste.

Installez hyperword! Simplement en surlignant le texte vous avez accès à un menu contextuel. Vous pouvez faire une recherche, traduire, trouver la définition du mot, découvrir des images ou des vidéos associées. Vous pouvez imprimer, envoyer par mail.... Bufflant!

 



Essayez c'est gratuit mais pour le moment ça ne marche que sous le navigateur Firefox, pour les autres, un peu de patience, c'est prévu!


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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 17:28
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
 

Pas facile de sombrer dans le sommeil quand on a peur. Au hasard des clics sur Internet j'ai trouvé un témoignage qui vous parlera!

 

1h00.
Le téléphone ne sonne plus. Les gens ne décrochent plus.
Tous dorment, et ne connaissent pas leur chance.
Il est une heure à partir de laquelle on vous laisse à vos problèmes. Heure à partir de laquelle je repousse comme je peux l'évidence qui s'impose.
Les yeux entrouverts, fixés sur l'écran, je pense déjà moins vite.

2h00.
Il faut l'admettre. Reconnaître cette saloperie de vérité. A moitié consciente.
Léthargie : Sommeil profond, anormalement continu, avec relâchement musculaire. Torpeur, Engourdissement.
Là toute suite, dans un état avoisinant le coma, je pense. Je pense qu'il faudra bien aller se coucher.
Je quitte cette connerie d'écran et me laisse tomber sur le lit.

2h15.
Le soulagement des premiers instants laisse rapidement place à une nouvelle impression.
Ma quasi-inconscience est définitivement envolée. Les yeux grands ouverts dans l'obscurité de la pièce, je me rappelle. Je me souviens. J'ai peur du noir...

 
Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 08:06
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
 

 

Après avoir découvert la veste excubo, je réalise que d’autres designers s’étaient déjà penchés sur le sommeil pour une confession sur l’oreiller.

 

Nous venons de voir que les femmes dorment bien mieux lorsqu’elles dorment avec leur partenaire. Kameo a créé pour elles l’oreiller « boyfriend arm » !

Malheureusement mesdames, il faudra aller jusqu’au Japon pour trouver le bras de Morphée… qui vous réveillera en douceur et tout en vibration grâce à son réveil intégré. Que du bonheur !

 

 

Ne soyez pas jaloux messieurs ! Nos amis japonais ont aussi pensé à vous !
Reposez-vous sur le
« Woman Lap » !

Ainsi, on ne pourra dire que ce sont les femmes qui vous stupidifient de bon matin…

 

 

Mais si c’est un sommeil absolu que vous recherchez, alors Keetra a élaboré pour vous un oreiller spécial pour un sommeil assassin…

On devrait vous laisser tranquille sur la scène du crime, dans une mare de sang… si personne ne se met tout à coup à hurler !

 

Mais tout cela n’a toujours rien à voir avec les élections…

 

Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 22:22
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
 

 

 

Nous connaissions tous l’adage « sois belle et tais-toi ! », aujourd’hui l’heure de la revanche a sonné (gnarf, gnarf). Car figurez-vous que certains scientifiques de l’université de Wenen affirment que dormir avec un partenaire rend les hommes idiots !

Bon, ok… Je vous l’accorde, je pense qu’il faut aussi une certaine prédisposition pour pouvoir affirmer « Va dans ta chambre ou tais-toi ! »

 

Plus sérieusement, (bien que…) le professeur Gerhard Klösch de l’université de Wenen a dirigé une étude sur la qualité du sommeil des couples non mariés et/ou sans enfant. Les jeunes d’une vingtaine d’années dorment environ dix nuits avec leur partenaire puis trois nuits seuls. Leur sommeil a été contrôlé sur monitoring et avec des questionnaires. Ils étaient également soumis chaque matin à des tests de réflexion.

 

Hommes et femmes prétendaient dormir mieux en compagnie de leur partenaire, or il est apparu que c’était tout le contraire pour les hommes.

Les hommes, contrairement aux femmes, réussissaient moins bien les tests cognitifs lorsqu’ils partageaient leur couche. « Dormir ensemble » est néfaste pour la qualité du sommeil des hommes, ils dorment moins profondément et sont moins performants intellectuellement.

 

Le professeur Neil Stanley de l’université de Surrey ne semble pas surpris par ce constat : « C’est tout à fait logique. Du point de vue historique, dormir ensemble est contre nature. En outre, le lit n’est de toute façon pas partagé avantageusement pour la qualité du sommeil. Il y a toujours une victime de ce partage d’espace. Pensez un peu aux bruits que certains partenaires de chambre peuvent faire ou à la lutte acharnée pour un petit bout de couverture… »

 

Je ne sais pas pourquoi je sens comme un relent de mauvaise foi… à vous de déterminer de quel côté il se situe… Mais quand même… Même nos ancêtres des cavernes se sentaient plus rassurés à dormir en groupe. Mais creusons encore un peu… Les femmes se sentent plus rassurées en présence de leur homme, il est à la maison, on le sent à côté, il est également là pour nous protéger. Mais quid des hommes ? On pourrait penser qu’ils craignent de se dévoiler lors de leur sommeil… Mais non, chassez les mauvaises pensées de vos esprits. Les hommes sont prévenants, et dans un souci de notre bien-être, ils ont un sommeil léger, à l’affût du moindre de nos désirs…

 

Merci messieurs, mais on aime aussi votre intellect. Alors, pensez un peu à vous et dormez mieux !

 

J'avais bien aussi un autre article sous la main, parlant de sommeil et de sexualité... Mais j'ai promis de ne pas parler des élections...

 

Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 22:28
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
 

 

D'après une pièce de théâtre de Joseph Vebret, En absence dont le thème n'a rien à voir avec le sommeil, mais évoque tout à fait ce que la sérendipité m'a fait découvrir...

 

C'est sur Heures Creuses que j'ai découvert Matthew Gale, designer de son état, concepteur de la veste Excubo, ou comment dormir dans les transports en commun. Une veste qui se transforme en une coquille ferme et protectrice pour continuer à rêver paisiblement en des endroits souvent inappropriés et pour cause.

Matthew Gale et la veste Excubo

 

Un concept qui prête à sourire et pourtant... j'ai l'impression qu'il pourrait y avoir beaucoup d'adeptes ! Découvrez la galerie « absentéisme » sur le weblog de J (...) - S (...)

 

Juste pour le plaisir des yeux et souligner les concepts originaux... Maintenant, faut-il se laisser aller à la rêverie dans les transports en commun ?

C'est une autre histoire...

 

Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 20:00
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
 

 

A
A
Lintern@ute magasine publie ce mois ci sur son site un dossier spécial sommeil très intéressant et très complet. Et ce n’est pas un petit dossier ! La physiologie du sommeil est abordée très joliment dans « les mystères du sommeil », la pathologie est décrite au travers des insomnies, des apnées et  de la somnolence diurne. Le sommeil de l’enfant est abordé. C’est vivant, interactif avec des petits tests, des sondages, et une vidéo sur la somnolence (où vous me reconnaîtrez ;o).
 

Donc sympa et informatif! Un (tout) petit bémol : il y a  quelques pubs mais elles restent relativement discrètes 

Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 22:58
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

 

Alexandria – ce soir je danse dans tes draps
Euh... non ce n'est pas ça !

 

Certains auront remarqué une petite fenêtre au niveau du titre, lorsque la page est chargée. Elle ne « dure » que quelques secondes et présente Alexandria.

 

Alexandria est un petit programme, un dictionnaire en ligne accessible en double-cliquant sur un mot, dans n'importe quel article.

Après quelques tests, le programme ne fonctionne pas sous Safari mais très bien sous Firefox.

Ainsi, si nous oublions d'expliquer certains termes qui nous semblent évident parce que nous baignons dedans et qu'il appartient à notre domaine, vous pourrez trouver quelques réponses possibles.

 

Optimisé pour Firefox PC et Mac, c'est un petit gadget que je trouve bien utile...

 
 

Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 00:00
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Connaissez-vous la famille "doze"? Le père surmené, la mère infirmière de nuit, la fille de 16 ans (l'ado par excellence), et le grand père ronfleur et agité la nuit...

Non?

Alors allez de toute urgence sur le site de la Sleep National Foundation (hé oui, désolée, c'est en anglais, mais promis on fera quelque chose en français bientôt):

http://www.sleepfoundation.org/doze/

Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 20:34
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Alors que la rentrée se profile à grand pas et, avec le travail, l'inévitable privation de sommeil, voici un vécu  (négatif !) de la sieste mais fort bien vu par Patrice Leconte.

Extrait de l’article de Leslie Bedos (à voir aussi sur Fémina, aout 2006)

Et à retrouver en entier sur le site de « on a tout essayé » http://www.onatoutessaye.com/spip.php?article1521

 

 « Pour cette dernière sieste de l’été, Patrice Leconte a choisi d’aller dans un cimetière. Le message est clair, en voilà un que dormir le jour angoisse. Du coup, gentiment, on compatit et, surtout, on a envie qu’il s’explique. Allez, allongez-vous, cher ami, et racontez-nous pourquoi vous avez rayé la sieste de votre vie. Il nous dit tout, mais debout.

Cette idée d’aller faire la sieste dans un cimetière, c’est un peu lugubre, non ? « A part les enfants, qui ont besoin de la faire car ils se dépensent beaucoup, je voulais montrer, de façon un peu mélodramatique, ce que je pense de la sieste : pour moi, c’est un truc de vieux et l’antichambre de la mort. S ’assoupir en pleine journée, ça veut dire qu’on n’a plus 20 ans et c’est le signe avant-coureur d’une baisse de forme évidente. »

Un truc de vieillard, la sieste ? En balançant ça, Patrice Leconte est tout à fait conscient qu’il va faire hurler beaucoup de gens ni vieux ni malades qui adorent roupiller un quart d’heure sans avoir la sensation de basculer dans le clan des personnes séniles. Mais voilà, c’est dit et tant pis si ça fâche. D’ailleurs, il admire beaucoup ceux qui réussissent à s’allonger un peu, sans aucune mauvaise conscience et visiblement requinqués : « Je trouve ça héroïque. Que voulez-vous, j’ai le défaut de vouloir rentabiliser mes journées. Profiter de la vie, c’est obligatoirement être réveillé. L’idée de glandouiller ou de fermer les yeux en plein jour m’est quasiment insupportable. J’aime être dans l’action... Mettre à jour du courrier, avancer un scénario, tourner un film... quoi qu’il arrive je m’arrange toujours pour avoir quelque chose à faire. Et puis, si le sommeil du soir me semble mérité, s’interrompre dans l’après-midi me paraît absurde. C’est une perte de temps et forcément un moment usurpé. C’est stupide, je sais, mais la culpabilité est trop forte. »

Il lui [est déjà] arrivé de se reposer, par obligation, dans certains pays asiatiques ou en Espagne : « Quand ça fait partie de la culture et que toute la ville est couchée parce qu’il fait trop chaud, j’essaie tout de même de m’adapter un minimum. Histoire de ne pas avoir l’air d’un extraterrestre. »Et dans certains aéroports, assommé par le décalage horaire entre deux correspondances mal foutues, il avoue avoir parfois dormi comme un clodo, sur une banquette, avec sa veste roulée en boule sous la tête.  

En voyage ou dans les transports en commun, se surprend-il à regarder les gens en train de dormir ? « Très souvent. Pour moi, le monde se divise en deux catégories : ceux qui sont beaux à regarder et les autres. Dans la première catégorie, je mets, bien sûr, les enfants qui sont capables de prendre des positions invraisemblables tout en restant magnifiques, et puis certaines jeunes femmes qui ont une sorte de grâce innée et trouvent naturellement des postures délicates. Parfois, le soleil tombe sur une chevelure et c’est encore plus beau. On peut rêver des heures devant une jeune femme qui dort. Dans la seconde catégorie, il y a ceux qui se sont laissés gagner par le sommeil. Un peu malgré eux. C’est un accident et ça se voit. Ils sont lourds, mous, avachis, comme lestés par trop de nourriture. Leur tête pendouille lamentablement et on les entend grogner comme s’ils ravalaient leur respiration. C’est un spectacle affligeant. Dans un train, une fois, j’avais un Anglais très raffiné en face de moi. Il avait une veste en cachemire, une chemise superbe et en plus il était plutôt bel homme. Seulement, petit à petit, il s’est endormi, et là j’ai vu son corps et son visage se transformer immédiatement. En cinq minutes, il avait perdu sa prestance. »

Pourtant, de temps en temps, il la fait, cette foutue sieste. En caleçon et sans lunettes. Et ses rêves, qui devraient être flous, sont extrêmement précis : « C’est marrant pour un myope de rêver net. Enfin, le seul moment où la sieste me paraît envisageable, c’est l’été, en vacances. Par exemple, au bord d’une piscine, sur un transat, à l’ombre. On n’est pas tout seul mais, dans ces endroits-là, personne ne vous regarde vraiment et, en se mettant sur le ventre, même si on ne ressemble à rien, ça passe. Sinon, dans une chambre, qu’on soit seul ou à deux, une sieste doit être avant tout un instant délicieux. Je sais, c’est totalement contradictoire avec l’idée de petite mort dont je parlais au début mais, comme je la fais rarement, quand je pratique, je ne peux pas envisager que les choses se passent mal. Pour faire une bonne sieste, il faut, je crois, être un peu heureux. Je ne me vois pas aller m’affaler sur un plumard en étant tourmenté. On doit mettre du sourire dans une sieste et beaucoup de sensualité, sinon, ça n’a aucun intérêt. »

D’ailleurs, ses plus jolis souvenirs sont évidemment liés à des siestes crapuleuses, même si on ne dort pas... ou alors après. Crapuleuses... Il aimerait trouver un autre mot, plus tendre, qui convienne mieux à ce moment ravissant.

Et sa sieste la plus nulle ? « Un été, avec ma femme, dans le Sud, j’étais allé déjeuner chez des amis qui avaient voulu nous faire goûter des châteauneuf-du-pape. Des vins un petit peu lourds, surtout quand il fait très chaud à midi. Seulement voilà, je me suis laissé faire. Très vite, je me suis retrouvé dans un état second. Je suis allé m’évanouir dans une pièce, en attendant l’heure du train qui devait me ramener dans la capitale. Évidemment, je l’ai loupé, en dormant trop longtemps d’un sommeil pâteux. Je m’en souviendrai toute ma vie, c’était lamentable. C’était vraiment une sieste de poivrot. Une sieste de gros con ! » [Rires.]"

 

Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 23:08
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Vous avez du mal à vous endormir? Vous vous réveillez la nuit? Et vous ne savez pas quoi faire. Avant de vous énerver, aller sur le site de Grégory Colbert: 

http://www.ashesandsnow.org/

Et voyager avec lui dans un monde magique et apaisant.

Depuis 1992, ce Canadien de 46 ans photographie des animaux. Il s'intéresse aux espèces qui peuplent notre imaginaire collectif, dit-il, qui font partie de la mythologie de l'humanité depuis les temps reculés: éléphants, baleines, ibis sacrés, aigles royaux, léopards, guépards, babouins, faucons, ou encore les chiens sauvages d'Afrique. Gregory Colbert ajoute un degré de difficulté: ses photos enregistrent l'interaction entre humains et animaux,. «Aucun de ces animaux n'est dressé, affirme Colbert. Lorsqu'on enlève les barrières artificielles, la nature collabore avec nous.» Les photos de Colbert sont tellement étonnantes que l'on a du mal à croire qu'elles ont pu être réalisées sans ordinateur ni trucages. En douze ans, l'artiste a organisé 33 expéditions dans des pays comme l'Inde, la Birmanie, Sri Lanka, l'Egypte, l'Ethiopie, le Kenya, Tonga, la Namibie, l'Antarctique, les Açores.

En 2002,  Il présente Ashes and Snow à Venise : «Venise était parfaitement en harmonie avec mon travail, explique Colbert. Cette ville est un véritable baromètre de la santé de l'environnement.» L'artiste décide donc de présenter 100 photos aux dimensions éléphantesques - 1,20 x 3,50 mètres. Chaque image est tirée sur un papier japonais fabriqué à l'aide de plantes et de pigments, selon une recette qui remonte au XIIIe siècle. «Avec ce papier, je peux sculpter la matière, façonner la lumière, explique-t-il. Il est comme du bronze, il ne reflète pas.» En quelques semaines, 100 000 personnes visitent l'exposition.

Mais G. Colbert ne s’arrête pas là ! Après Venise, il décide en 2005 de montrer son travail à New York. Il se lance alors dans un projet monumental. Il érige sur l'Hudson - quai 54, celui qui accueillait les transatlantiques - la plus étonnante des structures: un «musée nomade». Colbert s'adresse à Shigeru Ban - le Japonais choisi pour concevoir l'extension du Centre Pompidou, à Metz - qui aime travailler avec des matériaux modestes. Sur plus de 210 mètres de longueur et 4 200 mètres carrés de surface, le musée est réalisé avec 148 conteneurs d'acier, loués sur place. Pour déménager, il suffit de ranger l'ensemble des éléments dans une dizaine d'entre eux et de louer les autres dans le nouveau lieu. Les conteneurs sont soutenus par de la toile reposant sur 64 piliers en carton de 15 mètres de hauteur et des filins d'acier. A l'intérieur, des rideaux diaphanes divisent l'espace. Ils ont été fabriqués avec 1 million de sachets de thé avarié que Colbert a trouvés à Sri Lanka et qu'il a ensuite vidés et cousus. «J'ai dit à Shigeru que je voulais ériger la première cathédrale du XXIe siècle», raconte-t-il. L'intérieur évoque la sérénité d'un temple avec, pour seule lumière, quelques spots de théâtre, orchestrés par le scénographe italien Alessandro Arena.

Un étroit chemin de planches de bois, provenant de vieux échafaudages, mène à un écran géant sur lequel est projeté un film réalisé par Colbert. Un texte poétique - 365 lettres envoyées à une femme - écrit par l'artiste accompagne le long-métrage.

Colbert, qui voudrait que la visite du Musée nomade sollicite tous les sens, se défend de faire de la beauté pour la beauté. Il cherche avant tout à réconcilier les gens avec la nature. «Je voudrais que cette émotion soit transformée en action», affirme-t-il. Son amour des animaux lui vient de la fréquentation des Indiens de la réserve des Six-Nations. «Ma baby-sitter était la fille du chef. J'étais fasciné par leurs bestiaires: les totems, la présence des animaux dans leur vie.»

Colbert espère que ses images de paradis terrestre inciteront ceux qui s'extasient à agir. «Ces animaux me font penser aux livres précieux de la grande bibliothèque d'Alexandrie. Trop d'espèces ont déjà disparu. Nous sommes assis à côté des derniers livres pendant que le feu fait rage, et nous regardons», conclut-il. Il veut fixer sur la pellicule ce qui peut encore l'être

D’après un article de Jean-Sébastien Stehli, l’express du 30/05/2005 (http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/photographe/dossier.asp?ida=433276)

Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 09:24
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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