Le Sommeil

Suite de l'intervention du Dr Alain NICOLAS
Mauvais Sommeil : Attention à la Dépression !
Eurosom 2005

 

Nous pouvons parler d’insomnie lorsque :

  • • Le sommeil dure moins de 6 heures (attention quand même aux courts dormeurs) et/ou une durée d’endormissement supérieure à 30 mn
     
  • • Il y a une vraie plainte subjective :
    • o Sommeil ressenti comme difficile à obtenir, insuffisant, insatisfaisant ou non récupérateur
    • o Insomnie d’endormissement, éveils multiples ou réveil précoce
    • o Et surtout une diminution des performances diurnes : mémoire, concentration, fatigue…

 

L’insomnie est une pathologie des plus fréquentes, 40 à 50% des français ont connu au moins une fois un épisode d’insomnie, elle touche plus fréquemment les femmes.

 

L’insomnie chronique peut être secondaire, comme un « effet secondaire » d’une autre pathologie ou d’une mauvaise hygiène de vie telle que :

  • • Syndrome douloureux
  • • Reflux gastro-œsophagien
  • • Asthme
  • • Troubles endocriniens (hyperthyroïdie…)
  • • Médicaments éveillants : corticoïdes…
  • • Hypnotiques (somnifères) chroniques
  • • Alcool, caféine, toxiques (drogues)
  • • Syndrome des jambes sans repos
  • • Syndrome d’apnées obstructives du sommeil

 

L’insomnie peut être aussi « primaire » lorsque sa durée dépasse le mois et qu’elle est isolée, c'est-à-dire qu’elle ne résulte pas d’une mauvaise habitude ou d’une autre pathologie associée.

 

Insomnie Psychophysiologique
Elle représente environ 15% des consultations, et résulte souvent d’une tension corporelle et d’un conditionnement négatif.

 

Insomnie idiopathique
Elle est très rare, elle débute dans l’enfance et il se pose encore la question sur un éventuel rôle biologique. On ne connaît pas la cause de cette insomnie.

 

Mauvaise perception du sommeil
Le tracé du sommeil est normal dans ces cas, la plainte subjective est à mettre au premier plan. Souvent il s’agit d’un autre problème qui se reporte sur le sommeil.

 

Profil psychologique de l’insomniaque chronique
Il a un terrain anxieux et/ou émotif, un caractère pessimiste, une tendance à « rentrer » ses émotions, hyperactif et perfectionniste, il a un problème dans la gestion du stress…

 

Conséquences de l’insomnie

  • Les performances intellectuelles sont amoindries
  • Résultats professionnels (salaires) diminués
  • Hospitalisations plus fréquentes
  • Mortalité accrue
  • Accident d’automobile 2,5 fois plus nombreux.

 

Mécanisme de l’insomnie
Un stress aigu ou chronique entraîne la mobilisation des systèmes de défenses, qui entraînent à leur tour un hyper éveil où s’installent immanquablement des difficultés d’installation et de maintien du sommeil.

 


 

Lundi : La dépression : être ou ne pas être dépressif
(bah oui ! Demain c'est dimanche... langue.gif )

 

Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /2005 11:23
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Résumé de l’intervention du Dr Alain NICOLAS
Unité d’Exploration Hypnologique – CNRS UMR 5167
Service Hospitalo-Universitaire de Psychiatrie (Pr Dalery) - CH le Vinatier – Bron (Lyon)
(Eurosom 2005)

 

C'est plutôt long, alors je vais mettre son intervention sur plusieurs articles dont voici les différentes parties, pour ne pas se perdre en chemin...

  • - L'hypnologie sans peine
  • - L'insomnie : sa vie, son oeuvre
  • - La dépression : être ou ne pas être dépressif
  • - Les relations coupables : insomnie - dépression
  • - Petit guide de survie à l'usage des insomniaques

 

L’hypnologie sans peine
(Petit rappel sur le sommeil)

Le sommeil normal est la survenue de périodes répétées, spontanées et réversibles d’une diminution de :

  • - L’activité motrice
  • - De la réponse aux stimulations
  • - De la mémorisation
  • - De la continuité mentale

dont la survenue augmente avec la privation. Son efficacité est effective lorsque le temps dormi est supérieur à 85% du temps passé au lit.

 

La pression de sommeil évolue selon un processus (Processus S) qui montre que plus on est éveillé plus on a besoin de sommeil…

Notre cycle circadien nous indique les moments propices pour dormir, en augmentant également la pression de sommeil. C’est une porte du sommeil à ne pas rater pour s’endormir sans difficulté.

 

Même s’il est difficile d’en faire de réelles études, le sommeil a plusieurs fonctions qui diffèrent selon les stades de sommeil.

Le sommeil profond aide à la récupération physique, à la synthèse protéique, la réparation tissulaire et le renforcement du système immunitaire. Tandis que le sommeil paradoxal (SP) aide à la récupération psychique, la consolidation mnésique, l’apprentissage ainsi que la maturation du système nerveux central. En fait, il y a une interaction des deux états dans la plupart des processus fondamentaux.

 

Enfin il existe différentes typologies du dormeur :
Le court (<6h) et le long (>10h) dormeur, le type vespéral ou du soir (couche tard – lève tard) et le type matinal (couche tôt – lève tôt)

 

Un petit rappel pour nous remettre dans le bain du sommeil...
Demain : L'insomnie : sa vie, son oeuvre...

Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /2005 01:10
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Différents chercheurs ont découvert que la privation totale de sommeil chez le rat conduit inévitablement à la mort, soulevant par la même la question de ce qui est si fondamental dans le sommeil pour maintenir la vie. Chez l'homme on connaît une forme d'insomnie liée à des lésions du thalamus (structure du système nerveux central) "l'insomnie fatale familiale" qui se traduit par une insomnie quasi totale évoluant pendant quelques mois à un an et se terminant par la mort.

Néanmoins cette association manque de sommeil-mort, est loin d'être prouvée. Elle est sans doute variable selon les espèces, les conditions dans laquelle la privation est menée, en particulier du stress de la situation (chez l'animal toutes les expériences rapportées ont été réalisées dans des conditions particulièrement stressantes).

La privation totale de sommeil dans le plaisir aurait-elle les mêmes conséquences?
 

Pour des raisons évidentes, il est impossible d'envisager de conduire des expériences de longue durée de privation chez l'homme. La plupart des études contrôlées n'ont duré que 5 jours ou moins de privation totale. L’expérience la plus longue n'a concerné qu'un seul sujet (R. Gardner). En revanche des privations partielles de sommeil ont été réalisées sur 16 jours sans conséquence physiologique évidentes. Depuis 1955, on sait que la privation partielle ou totale de sommeil a un effet sur l'humeur. Les différentes expériences réalisées chez les déprimés montrent un effet antidépresseur chez au moins 60% des patients.

A chaque privation de sommeil conduite chez l'homme ou chez l'animal on a observé une augmentation de l'appétit. Il existe des troubles de la régulation de la température, et de probables altérations du système immunitaire.

Des travaux récents (entre 2005 et 2010) montrent que les effets de la privation "chronique" d'une heure par jour a des effets subtils: sur les défenses immunitaires (moins bonne résistance), sur le régulation du métabolisme avec notamment des prises de poids (surtout chez l'enfant). Quand aux effets sur l'humeur la privation chronique a été démontrée comme dépressogène chez la souris 

Donc prudence, pas d'excès, dormez ce que votre corps vous demande et éviter la privation de sommeil.



Ps: article revu le 15/01/2010  

Dimanche 23 octobre 2005 7 23 /10 /2005 00:00
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Les premières expériences de privation de sommeil remontent aux travaux de George Thomas White Patrick et J. Allen Gilbert en 1896 qui ont gardé éveillé 3 jeunes gens pendant 88 à 90 heures, occupés par différentes tests physiologiques et psychologiques. Ils trouvèrent un altération du temps de réaction, de la motricité volontaire et des capacités mnésiques. Un ses sujets présenta des hallucinations visuelles. Les expérimentateurs décrire une diminution graduelle de la température centrale bien que le rythme de la température soit conservé. Pendant l’expérimentation, pourtant courte (!), les sujets ont pris du poids et après avoir dormi de 10.5 à 12 h…. Tout est rentré dans l’ordre….

Plus de cinquante ans plus tard (on n’est pas pressé dans le sommeil !) en 1959, l’équipe de Oklahoma enregistre la performance de Peter Tripp, un disc jockey New-yorkais qui resta éveillé 201 heures tout en étant observé pendant la période… Après quelques jours il présenta des hallucinations auditives, visuelles ou paranoïdes. Mais il utilisait beaucoup de stimulant comme des amphétamines ce qui ne permit pas de savoir si ces hallucinations étaient à mettre sur le compte de la privation de sommeil ou des drogues.

En 1964, un jeune homme Randy Gardner décida de battre le record de privation de sommeil, tout en se servant de cette expérience pour son projet de science à l’école sur « les effets de la privation de sommeil ».William Dement qui eu connaissance du projet par la presse lui proposa de contrôler son état de vigilance (ce qui n’avait pas été fait dans les records antérieurs) pour être certain qu’il ne dormait pas. Il resta éveillé 264 heures (11 jours). A la fin de la privation il fut capable de tenir une conférence de presse. En dehors de la fatigue, il était bien, sans élément délirant ou hallucinatoire. Il ne dormi que 14h et 40 mn après cette longue privation…

 

Capture-d-ecran-2010-01-31-a-09.45.57.png
xxx
Lundi 17 octobre 2005 1 17 /10 /2005 00:00
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Un cri dans la nuit!

Terrible! Vous dormiez profondément. Et tout d'un coup, ce hurlement qui vous réveille. Horrible!  Vous réalisez que c'est votre fils qui vient d'hurler. Vous êtes déjà dans sa chambre, toute tremblante. Il est assis sur le lit, toujours en train de crier, de grosses larmes coulent sur ses joues; les yeux grands ouverts. Pourtant il ne vous voit pas, il ne vous entend pas. Il est dans son monde de terreur. Tous vos efforts pour le rassurer, le calmer, et même le réveiller sont vains. Les sanglots diminuent, il s'apaise, se recouche et s'endort profondément. Et vous? Sous le choc! Tant de terreur pour un si petit bonhomme,  c'est affreux. Vous restez à côté de lui. Maintenant il respire tranquillement, son sommeil est calme. C'est vous qui allait avoir du mal à vous rendormir,  perturbée que vous êtes par ce réveil angoissant.

Le lendemain il ne se souviendra de rien, n'aura pas de souvenir d'un cauchemar, et ne sera pas angoissé au moment du coucher. Vous si! Car vous vous demanderez si cette chose peut recommencer!

C'est une terreur nocturne!

Très fréquentes chez l'enfant entre 3 et 10 ans, ces terreurs nocturnes n'ont pas de conséquence sur la santé des enfants.  Il s'agit d'un éveil incomplet en sommeil lent profond ce qui explique l'état confusionnel observé et l'amnésie (l'absence de souvenir) du lendemain. Elles surviennent en général peu  après l'endormissement. Habituellement elles se succèdent toutes les nuits ou presque, sur des périodes de quelques jours, pour s'interrompre quelques semaines, puis réapparaître ensuite lors d’une nouvelle période de perturbation. Elles disparaissent un jour, tout aussi mystérieusement qu'elles sont apparues. Néanmoins certaines circonstances les favorisent. Ainsi un accès de fièvre, un changement de lieu, un moment de tension familiale ou plus globalement toute période de changement, sont des facteurs déclenchant possibles.
Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

Avoir quelques éveils au cours du sommeil est physiologique. Tout dépend de leur nombre, de la durée de l’éveil engendré,  du stade dans lequel ils se produisent.

Le retentissement des éveils est différents selon le stade. En cas d’éveil en stade 3 ou 4, le réveil est difficile, la personne est confuse quelques instants, des accès de somnambulisme peuvent en résulter. En sommeil paradoxal, la personne a souvent le souvenir d’un rêve mais le réveil est clair comme en sommeil léger. Ce sont donc les éveils en sommeil lent profond qui sont plus mal vécus.

Les éveils dans la nuit sont associés le lendemain à une somnolence   et une fatigue dans la journée, des troubles de la mémoire et de la concentration, une diminution des performances. On voit apparaître également une irritabilité, des troubles de l’humeur... Mais aussi une augmentation du risque de chute et de fractures...

Les tests permettant d'évaluer la somnolence sont perturbés!

 

La dette de sommeil a des conséquences métaboliques avec apparition de ce qu'on appelle un "syndrome métabolique", c'est à dire en autre, que le sucre n'est plus métabolisé normalement et qu'un état proche du diabète s'installe concomitant d'un état de stress avec augmentation du cortisol.Pffff

Donc amis bloggeurs attention, ne poussez pas trop loin les limites de votre sommeil et sachez vous reposer quand le besoin s'en fait sentir!

Samedi 1 octobre 2005 6 01 /10 /2005 00:00
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires


Tout d’abord, qu’est-ce que le jet lag ?

En français on parle  de « décalage horaire ». Cette situation d’être décalé après un voyage aérien se rencontre le  plus souvent en vacances lors de départ pour des destinations lointaines qui obligent à traverser plusieurs fuseaux horaires.

J’entends déjà les reproches qui fusent ! Quoi ! Un article sur le jet-lag maintenant ! Tu n’aurais pas pu le faire avant qu’on ne parte ! Et bien non ! C’est maintenant, et ça pourra vous servir pour vos prochaines vacances ! C’est  le plaisir du blog ! Quand je veux ! Je ne dirai pas « où » je veux, ce serait déplacé !

Donc le jet-lag est l’ensemble des symptômes que l’on ressent après un voyage nécessitant le franchissement de plusieurs fuseaux horaires. Outre les difficultés de sommeil :  problème d’endormissement ou réveil précoce, selon le sens du décalage, d’autres troubles s’associent : sensation de faim qui réveille en pleine nuit, sentiment d’être « barbouillé », troubles digestifs, fatigue, endormissement inapproprié lorsque vous êtes immobile, parfois maux de tête, et aussi la sensation très particulière d’être « décalqué ».

Il n’apparaît qu’après un décalage suffisant d’au moins 3 heures.

 

Que faire pour l’éviter ou le diminuer ?

La stratégie  dépend de la durée du voyage.

Si vous partez 3 jours pour un voyage d’affaire ou pour des raisons professionnelles, vous n’aurez pas la possibilité de vous recaler et vous n’éviterez pas les moments de somnolence. Un conseil donc, si vous êtes du genre à signer des contrats conséquents, éviter les horaires qui correspondent au milieu de la nuit de votre lieu de départ. Vous risquez fort d’être très peu vigilant à cette heure et ne pas bien lire les petites notes du bas de page ! Et Mettez-vous tout de suite à l’heure du pays !

En revanche si vous partez plus longtemps il faut favoriser tout ce qui peut vous aider à vous recaler :

  • -    l’exercice physique : pour vous endormir plus tôt (voyage vers l’est) il faut être très actif le matin au lever (jogging, salle de sport, sauna, piscine). A l’inverse pour vous endormir plus tard (voyage vers l’ouest) l’activité physique est à privilégier le soir (y compris la sortie en boite !)
     
     
  • -    la lumière :


Si vous allez vers l’est : exposez-vous à la lumière extérieure (marche, bain de soleil) le matin, et portez des lunettes noires l’après midi.

 
Si vous allez vers l’ouest : privilégier l’exposition à la lumière l’après midi, et mettez vos lunettes noires le matin

 

Alors hypnotique ou pas ?

 

Si vous voyagez vers l’est (Asie ou Japon), vous pourrez avoir des difficultés d’endormissement les premiers jours. Si vous êtes excité comme une puce le soir, évitez de sortir tard, mettez-vous au lit avec un bouquin et prenez un hypnotique au coucher les 3 premiers jours. En revanche, ne traînez pas au lit le matin. Une bonne douche ! Et hop, tout de suite dans la vie extérieure

Si vous voyagez vers l’ouest (vers les US ou l’Amérique du Sud), l’endormissement ne vous posera aucun problème… Mais vous risquez de vous réveiller très tôt. Vous avez alors 2 options. Rester tranquillement au lit, et vous aurez de fortes chances de vous rendormir  d’un sommeil morcelé, ou bien de prendre un hypnotique à durée de vie brève pour vous rendormir les 3 premières nuits.


 


Et la mélatonine ?

Ah, je savais bien qu’il y aurait quelqu’un qui poserait la question !
La mélatonine est une hormone « chronobiotique », c'est-à-dire que c’est une hormone donneuse de temps. Elle recale nos horloges internes. Donc à priori parfaitement indiquée dans ce cas. Mais ce n’est pas si simple !!!!


     - elle n’est pas vendue en France,

     - celle qu’on trouve sur le net, aux US , ou ailleurs, est parfois extraite de cerveau de bovin… donc n’accepter que de la mélatonine dite de « synthèse »

     - elle n’est pas facile à utiliser, en particulier pour une personne donnée on a du mal à savoir quelle dose il faut conseiller et à quel moment la prendre

     - elle marche plutôt bien pour avancer les rythmes (une prise le soir à 20h pendant les jours qui suivent un retour des USA par exemple) mais curieusement son effet est moins évident pour retarder les rythmes chez l’homme alors que ça marche chez l’animal.


Allez, bon voyage !

 

Samedi 10 septembre 2005 6 10 /09 /2005 00:00
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Insomnie… Insomnie…

 
Qui n’a jamais pensé avoir souffert d’insomnie ? 
Oui mais, était-ce une vraie insomnie ?

Oui, oui ! Parce qu’il y en a des fausses !

 

Qu’est-ce que l’insomnie déjà ?

L’insomnie, se traduit par des difficultés d'endormissement, ou un sommeil fractionné, parfois écourté par un réveil beaucoup trop tôt et/ou une qualité de sommeil détériorée associée. Dans tous les cas il faut qu'il y ait un retentissement sur la qualité de la veille du lendemain.

  

Donc, si vous souffrez d’insomnie vous devez avoir aussi des problèmes dans la journée, comme de la fatigue, de trouble de la concentration et de la mémoire, une irritabilité et très souvent des troubles de l’humeur, et  parfois une somnolence.


 

Si votre sommeil est écourté, avec un endormissement tardif, un éveil dans la nuit, ou un réveil précoce... Vous pouvez croire que vous êtes insomniaque. Mais ! (Oui, là aussi il y a un mais, il y a toujours un mais !) Si vous n'avez pas de conséquences sur votre journée, et que vous êtes en pleine forme! Ce n’est pas une insomnie. Donc, si vous dormez aussi peu, c’est peut-être que vous êtes un court dormeur !

 

N'oubliez pas aussi que vous aurez des difficultés d'endormissement si vous vous couchez trop tôt par rapport à votre rythme. En effet vous pouvez vous créer des troubles du sommeil si vous ne respectez pas votre typologie du sommeil. Alors !? Du soir ou du matin ?

 

 

Maintenant s’il s’agit d’une vraie insomnie, et que cela dure…

Oui parce que bon !
Ce n’est pas juste un soir qui justifie l’insomnie !!

Une mauvaise nouvelle ou au contraire une très bonne nouvelle peut entraîner des difficultés d’endormissement, mais cela ne dure pas longtemps, le rythme du sommeil reprend vite ses marques.

 


Par contre, si ça dure… Hmmm, peut être faut-il se demander pourquoi !

 

 
Alors quelles sont les causes possibles ?

Les causes les plus fréquentes sont liées à la dépression et à l'anxiété... Pas facile de se reconnaître déprimé ! Surtout qu'il n'y a pas toujours de cause apparente ! Mais il faut s'interroger en particulier quand l'insomnie touche le petit matin. Des réveils trop précoces à partir de 1h, 2h parfois parfois 4 ou 5h du mat... Et impossible de se rendormir sauf vers la fin de la nuit.... Juste au moment où il faut se lever! Arrg!!!

 

Attention à l'utilisation abusive d'acool, de café, ou de drogues (mais là vous le cherchez, quand même). Certains médicaments sont connus pour provoquer des insomnies... Les pires sont les corticoïdes... Mais ce sont des médicaments qui ne sont prescrits que dans des cas bien particuliers...

 

L'insomnie peut-être psychophysiologique, c'est à dire "conditionnée" par une situation qui a provoqué l'origine des difficultés de sommeil qui sont ensuite entretenues par la peur de ne pas dormir.

 


Et il y a des causes organiques...

Peut-être y a-t-il des signes de maladies connues qui altèrent le sommeil, comme un Reflux Gastro-oesophagien, une hyperthyroïdie, une maladie neurologique, ou qui occasionnent des douleurs, de la toux, une gêne respiratoire

 

En ce cas, il faut avant tout traiter la maladie, et les causes à l’origine de l’insomnie, si cela est possible.

 

 

Il peut aussi y avoir des troubles exclusivement durant le sommeil, comme le syndrome des jambes sans repos (SJSR), les mouvements périodiques nocturnes, le syndrome d’apnées du sommeil, là c’est souvent le partenaire qui peut apporter une réponse. Bien souvent lorsque l’on est sujet à ces troubles, on ne s’en rend pas compte et c’est souvent la plainte du partenaire qui met à jour ces troubles.

 

Parfois, il s’agit juste d’une mauvaise hygiène de vie et de sommeil, d’un environnement néfaste, bruyant par exemple, ou pensons aux mères de famille ayant encore des enfants en bas âge ou tout « simplement » de stress… 

 


Bref ! Il n'y a pas un type d'insomnie, mais des insomnies dont il faut rechercher la cause.

 


Parlez en à votre médecin au cours d'une consultation (et pas à la fin en sortant ). Il pourra vous aider ou vous adresser à un spécialiste si nécessaire...

Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /2005 00:00
- Par Morpheus & Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

La rentrée arrive !

Il est temps de remettre les pendules à l’heure. Pour les décalés de l’été, ceux qui se couchent à 2 h du mat ou plus, faudrait penser à vous couchez plus tôt, et surtout à VOUS LEVEZ PLUS TOT ! Ce sera dur les 15 premiers jours, mais après les horloges seront remises à l’heure et ce sera (un peu) plus facile.

 

 

 

Cette remarque vaut surtout pour les ados qui vont avoir quelques difficultés à retrouver le rythme du lycée (faut donc s’y mettre maintenant !), mais comme vous le savez les ados sont parfois tardifs….

 

 

 

Pour vous aider dans cet effort, utilisez les moyens du bord :

-         petit déjeuner sur la terrasse au soleil (pour les chanceux qui en ont  - une terrasse et du soleil- pas évident, je sais !). L’important c’est LA LUMIERE !

-         une douche bien chaude, ou pourquoi pas un bain. Le must = un sauna (mais bon pas évident non plus d’avoir ça sous la main !)

-         un peu d’exercice physique, un jogging, c’est parfait. Si c’est trop dur, une marche suffira.

 

 

 

En fait les 2 clefs de la réussite d’un lever de bonne qualité sont LA LUMIERE, et L’ACTIVITE PHYSIQUE.

 

 

 

Bonne journée et bonne reprise

 
Lundi 22 août 2005 1 22 /08 /2005 00:00
- Par KANT - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
 

Grande question…

Que je me pose tous les matins en me réveillant depuis que j’anime ce blog…

Les besoins sont différents d’une personne à l’autre. Ils sont compris le plus souvent entre 6 heures et 9 heures par nuit. La durée moyenne nationale est de 7h30 (Sofres 2004). On distingue ainsi des courts dormeurs (moins de 6h) et des gros dormeurs (plus de 9h). Le record est de 3h30 /nuit.

Le sommeil des courts dormeurs est extrêmement efficace : pratiquement pas de sommeil lent léger ! Que du sommeil lent profond et du sommeil paradoxal ! Pourquoi les gros dormeurs ont besoin de ce sommeil léger supplémentaire. Cela reste un mystère… Ces différences ne semblent pas génétiques. En tout cas nous n’en avons pas la preuve à ce jour !

 

Depuis 1975 une contreverse existe. 7h30 par nuit, est ce suffisant ? Dormir plus améliore-t-il les performances  et la vigilance ? C’est en effet en 1975  que Webb & Agnew montrèrent que des jeunes bons dormeurs qui pouvaient dormir tant qu’ils le souhaitaient,  dormaient en moyenne 2h de plus par nuit. Ils en conclurent  qu’ils étaient chroniquement privés de sommeil, proclamant ainsi qu’ils avaient besoin de 9 ou 10 h /nuit au lieu des 7h30 mesurées en moyenne. A l’inverse, Jim Horne soutient qu’il existe un besoin de sommeil essentiel compris entre 4h30 et 6 h par nuit. Pour lui, 5 à 6h par nuit suffisent, et le reste du sommeil est … optionnel…

 

Dur, dur…

 

Alors pourquoi plus ou moins de sommeil ?

Certaines circonstances jouent. Ainsi le stress conduit à réduire le temps de sommeil. L’urgence de la situation, la vulnérabilité ressentie dans cette période, conduit l’organisme à ajuster le temps de sommeil, en le revoyant à la baisse. C’est le cas du navigateur solitaire qui est en danger s’il dort trop longtemps ou de la personne qui doit rendre un rapport urgent dans un temps limité. Toutes conditions qui ont pour effet de favoriser l’éveil et la stimulation intellectuelle conduiront également à la réduction du temps de sommeil : consommation de café ou de stimulant importante, engagement professionnel ou amoureux, groupe social « entraînant » que ce soit directement (sorties en groupe) ou par des relations médiatisées par des supports actuels comme l’Internet.

 

Pour autant cette réduction est–elle pérenne ? Une étude réalisée sur 15 volontaires sains a permis de réduire le temps de sommeil d’environ 1h30 à 2h pour chacun des participants. Cette réduction du temps de sommeil n’a pas eu de conséquences sur les performances des volontaires dans la mesure où ils avaient encore 5h30 de sommeil par nuit. D’une manière intéressante, certains sujets ont gardé un temps de sommeil raccourci de 1h à 1h30 au bout d’un an, preuve que l’on peut bien réduire son temps de sommeil.

 

Donc j’ai toutes mes chances…

Mardi 19 juillet 2005 2 19 /07 /2005 00:00
- Par KANT - Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

Rejoignez notre communauté

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés