Mardi 23 décembre 2008
Par Morphee
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Samedi 20 décembre 2008
Plus de 80 % des collégiens parisiens en classe de 3e se couchent après 22h00 la veille d’un jour de classe et ont donc un déficit de sommeil.

C’est une des conclusions de l’étude Dièse (dispositif informationnel sur les environnements de santé des élèves) menée pour la première fois par la caisse primaire d’assurance maladie et l’Académie de Paris auprès de 8000 élèves représentant 20 % de l’effectif de 30 collèges parisiens en 2007-2008. Le déficit de sommeil se remarque dès la 6e (25 % des élèves se couchent après 22h00).

L’utilisation des écrans est aussi prédominante : en 3e, 45 % des filles et 55 % des garçons passent plus de trois heures par jour devant un écran de télévision ou un ordinateur. La consommation d’alcool apparait dès la 6e chez 4 % des filles et 9 % des garçons et grimpe jusqu’à 33 % en 3e pour les premières et 30 % pour les seconds. 17 % des filles et 11 % des garçons fument du tabac à cet âge et 10 % des élèves de 3e déclarent avoir fumé du cannabis.

Cette étude vient à point nommé pour illustrer ce que les spécialistes du sommeil constatent depuis ces dernières années. Ils étaient déjà inquiets de voir des adolescents qui  se couchent de plus en plus tard et dorment trop peu. On ne peut pas dire que les choses s'arrangent! Le phénomène tend à toucher les plus jeunes, au collège comme le montre cette étude, mais aussi en primaire comme le constatent les professeurs et les médecins qui interviennent dans les écoles pour faire de l’information et de l’éducation.

Nous sommes là devant un problème de santé publique qui nécessite d'attirer l'attention des parents sur l'importance du sommeil et la nécessité pour les enfants de dormir suffisamment.  Il en va de leur réussite scolaire ultérieure et du maintien de l’équilibre de leur santé.

Il y a donc besoin d’être ferme avec l’enfant qui veut « faire comme les grands » et se coucher tard. Un enfant n’est pas un adulte en miniature. Le parent a la charge de mettre des limites tant dans les horaires à ne pas dépasser que dans les activités à ne pas faire. En particulier toutes les activités sur écran (jeux, échanges avec les copains via MSN, ou autres messageries instantanées, vidéos sur ordinateur, télé) sont des stimulants qui repoussent d’autant un endormissement possible.


Par S.Royant-Parola
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Jeudi 18 décembre 2008


Surtout si votre hôte vous demande de ramener vin et caviar...

C'est ce qui est arrivé à Toledo (Ohio, Etats-Unis) aux amis d'une femme de 44 ans qui est allée se coucher vers 22 heures, puis s’est réveillée deux heures plus tard et s’est rendue dans la pièce à côté.

Elle a allumé son ordinateur, s’est connectée à Internet, puis à son compte e-mail pour envoyer trois courriers électroniques écrits dans un étrange langage. L’un d’eux disait : « Viens demain. Repas et boissons, 16h. Amène seulement du vin et du caviar. »

C’est seulement le lendemain quand un de ses invités l’a appelée pour accepter son invitation qu’elle s’est rendue compte de ce qu’elle avait fait. Décrit comme du « courrier en dormant », le rapport posté par l’Université dans la dernière édition du journal médical « Médecine du sommeil » montre une forme nouvelle de somnambulisme, nécessitant un comportement et une mémoire plus complexes que pour un simple somnambulisme. La femme était choquée de trouver ses e-mails qu’elle ne se souvenait pas avoir écrits. Sans antécédents de somnambulisme à l’enfance, les médecins pensent que ce comportement aurait pu être induit par des médicaments.

Des cas de somnambules conduisant une voiture, faisant la cuisine, jouant d’un instrument de musique ou peignant ont déjà été constatés. Des cas plus extrêmes ont aussi été rapportés, comme des relations sexuelles, une chute de plusieurs étages, et un meurtre, que leurs auteurs ont commis en dormant.


L'histoire ne dit pas si la petite fête a tout de même eu lieu :)


Source : News Yahoo

Par Karine - Publié dans : Trouvés sur le net
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Dimanche 14 décembre 2008
Source: un lien génétique entre horloge biologique et risque de diabète 7 déc. 2008 PARIS (AFP)

Une connexion entre l'horloge biologique, par l'intermédiaire de la mélatonine, une hormone qui intervient dans le rythme éveil/sommeil, et une augmentation du risque de diabète a été mise en évidence grâce à l'étude génétique de 23.000 personnes d'origines française, danoise et finlandaise.

Ces travaux, conduits par le professeur Philippe Froguel de l'Institut Pasteur de Lille (CNRS, France) et de l'Imperial College London en collaboration avec des collègues danois et finlandais, sont publiés par la revue spécialisée Nature Genetics. Ces résultats sont confirmés par deux autres études paraissant simultanément.

Les mutations (anomalies) du gène produisant le "récepteur MT2" à la mélatonine -une molécule située à la surface des cellules sur laquelle l'hormone vient se fixer pour agir- entraînent l'élévation du sucre dans le sang et augmentent le risque de développer la forme la plus fréquente de diabète, le diabète de type 2. Le risque peut être augmenté jusqu'à 20%, indique à l'AFP le Pr Froguel. La mélatonine est principalement sécrétée par une glande du cerveau, la glande pinéale, en fonction de perceptions de la rétine (lumière ou obscurité). La molécule-récepteur MT2 est présente dans la rétine, dans le nerf optique, dans le cerveau, ainsi que dans les cellules du pancréas qui sécrètent l'insuline. L'insuline diminue le niveau de sucre sanguin. Dans le diabète, sa fabrication est défaillante.

Les rythmes biologiques ont une influence sur la durée et la qualité du sommeil, l'humeur et le métabolisme. Les mutations observées s'accompagnent de perturbations des rythmes biologiques sur les 24 heures ("rythmes circadiens"), entraînant une production anormale de l'insuline. Ces perturbations sont également associées à l'obésité. "Un mauvais sommeil favorise l'obésité et l'on observe que des patients sont déprimés avant même l'apparition du diabète", relève le chercheur. Cependant, le lien moléculaire entre toutes ces pathologies était jusque là inconnu, ajoute-t-il.

Cette découverte sur le rôle de la mélatonine éclaire les relations entre diabète et dépression et pourrait contribuer à mieux traiter ces maladies chroniques qui affectent des millions de personnes en France, selon les chercheurs. Les récepteurs à la mélatonine sont d'ailleurs la cible d'un nouveau médicament anti-dépresseur, l'agomélatine (nom commercial Valdoxan/Thymanax des laboratoires Servier et Novartis) qui devrait être bientôt commercialisé en Europe, notent-il par ailleurs.
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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Vendredi 5 décembre 2008


 

 A l'initiative du centre de référence hypersomnies rares et du centre de la narcolepsie et de l'hypersomnie idiopathique et avec la participation de l'association narcolepsie-cataplexie (ANC), la deuxième édition des Ateliers de la Narcolepsie se tiendra le samedi 24 janvier 2009 à l'hôtel-Dieu à Paris.

Ces ateliers s'adressent aux patients et à leur famille et ont pour but de donner des conseils pratiques pour la gestion de la maladie.



Cette année, les thèmes seront :

- Narcolepsie et nutrition
- Quelle scolarité et quelles études pour un jeune narcoleptique ?
- L'accompagnement psychologique des Hypersomnies et Narcolepsies
- Actualités sur les traitements de la Narcolepsie.

Renseignements et inscriptions :
inscription@b-c-a.fr
www.b-c-a.fr/ateliersnarcolepsie2009

Pour télécharger le flyer de cet évènement : cliquez ici

Par Karine - Publié dans : Evénements
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Dimanche 30 novembre 2008



Le Vendée Globe est une course à la voile, autour du monde,  sans escale, et réservée aux navigateurs solitaires.  La première édition remonte à 1989 avec  13 marins au départ qui sont partis vers  l’inconnu. Aucun d’entre eux n’avait l’expérience d’un voyage en solitaire de plus de cent jours.


«Seul, tu luttes avec tes démons, avec tes limites. Tu en apprends beaucoup sur toi-même», témoigne Jean-Pierre Dick. Selon lui  «Le sommeil excède rarement 1h15 d'affilée, au mieux trois fois par jour ».


«Celui qui gagne est celui qui ne dort pas», décrète Thomas Coville.


«Des spécialistes ont voulu m'apprendre à dormir, et m'ont couvert la tête d'électrodes, rapporte Michel Desjoyeaux. Ça fait un peu rigoler. En course, on ne met pas son pyjama à 23h pour aller au lit. C'est le bateau qui commande.»


«J'ai mis du temps à comprendre pourquoi je passais par des phases d'euphorie et de dépression très rapprochées. La privation de sommeil peut devenir une torture.» constate Dee Caffari.


A terme, quand le manque de sommeil est tel qu’il provoque des hallucinations, la sécurité est en danger.  Ainsi Jean Le Cam rapport qu’un jour, sa sœur lui est apparue sur le pont du bateau, vêtue d'un long ciré blanc, et lui a tenu compagnie pendant de longues minutes. Quand il  a voulu l'embrasser, il n'a rencontré qu'une voile pliée en vrac.


Alors mesdames (et oui ! Il y a en a deux : Samantha Davies et Dee Caffari) et messieurs  les navigateurs, dormez dès que vous le pouvez,  par fractions de temps brèves mais répétées afin d’ éviter de vous mettre en danger.


Bonne route !


Par S.Royant-Parola - Publié dans : Evénements
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Samedi 29 novembre 2008

Une petite mise au point s’impose…
Plusieurs de mes patients se sont émus de savoir si la mélatonine que je leur prescrivais avait quelque chose à voir avec la mélamine qui défraie la chronique avec le scandale des laits en poudre  contaminés  pour bébé en Chine et tout récemment du soja « bio » contaminé là encore, et toujours,  par un produit chinois…


Rien à voir entre les 2 molécules.



La mélatonine est une hormone secrétée par l ‘épiphyse (une glande du cerveau) et sur le plan chimique, elle est assez proche de la mélanine, le pigment qui colore la peau.





En revanche, la mélamine, ou plutôt le formaldéhyde de mélamine (FM) fait partie de la grande famille des résines aminées dérivées de l'urée, de la thio-urée et des cyanamides. Des résines de FM avaient déjà été développées dans les années 1930 et 40 par des compagnies multinationales telles que Ciba et Henkel mais sans véritable succès commercial. Ses propriétés exceptionnelles de résistance à la chaleur, à la lumière, aux produits chimiques, à l'abrasion et au feu expliquent son succès dans l’immédiat après-guerre. (source Wikipédia)


La seule alerte concernant la mélatonine que les médecins spécialistes du sommeil ont mis en avant est de faire attention de ne pas utiliser de la mélatonine « naturelle » que l’on trouve aux USA ou sur Internet car elle est extraite de cerveau de bovin ce qui laisse supposer un risque de transmission d’encéphalite spongiforme.


Par S.Royant-Parola - Publié dans : Santé
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Mercredi 19 novembre 2008

La narcolepsie est une maladie qui, dans sa forme complète, associe plusieurs symptômes.


La personne se plaint d’une somnolence contre laquelle elle lutte avec difficulté et pouvant la conduire à des endormissements inopinés.
Les siestes – il y en a souvent plusieurs par jour – sont très récupératrices. Le sommeil de nuit est habituellement de mauvaise qualité, fractionné par des réveils fréquents, habité de rêves trop riches et trop présents.
Lors des transitions entre l’éveil et le sommeil, des hallucinations visuelles ou auditives, ou encore de fausses perceptions très désagréables et troublantes peuvent advenir – on parle d’hallucinations « hypnagogiques » ou « hypnopompiques ». Des paralysies du sommeil se manifestent parfois, caractérisées, lors d’un réveil, par la sensation pénible et très angoissante de ne pouvoir ni parler ni bouger ; elles durent de quelques secondes à plusieurs minutes.

Dans la journée, un symptôme tout à fait caractéristique peut survenir : un accès de cataplexie au rire, mais aussi la surprise, la colère ou la peur. Il se traduit par une chute brutale du tonus musculaire. Il peut toucher une partie du corps – tête qui tombe, main qui lâche un objet… – ou concerner l’ensemble des muscles – et c’est la chute assurée. Il est déclenché par les émotions, en particulier le rire.

Cette maladie se déclenche le plus souvent à l’adolescence. Tous les signes ne sont pas obligatoirement présents et le diagnostic est confirmé par des examens pratiqués dans un laboratoire spécialisé, avec un enregistrement du sommeil de nuit et des tests d’endormissement réalisés au cours de la journée.

Il existe une composante génétique : 98 % des personnes qui ont une narcolepsie ont un groupage HLA (système de marqueurs immunitaires) spécifique. Au cours de ces dernières années, on a pu montrer que 90 % des personnes atteintes de narcolepsie ont une absence d’une protéine, l’hypocrétine (ou orexine), dans le liquide céphalo-rachidien. Cette protéine aux propriétés éveillantes est normalement secrétée par une minuscule zone du cerveau qui, chez le narcoleptique, serait détruite par un mécanisme auto-immunitaire (c’est-à-dire par une réaction des cellules immunitaires de la personne elle-même).

Le traitement de la narcolepsie consiste tout d’abord à apprendre à contrôler ses émotions et à s’organiser pour pouvoir faire une à plusieurs siestes à des moments stratégiques de la journée. Lorsqu’on travaille, cela n’est pas toujours facile ; néanmoins, le fait d’expliquer son symptôme dans son milieu professionnel permet de dédramatiser la situation et d’expliquer ce qui se passe. La personne n’est alors plus considérée par les autres comme indifférente à son travail, mais comme quelqu’un qui a une particularité (voire un véritable handicap) et que l’on peut aider. Ces mesures de bon sens ne sont pas toujours suffisantes et des médicaments existent. Des stimulants de la vigilance sont utilisés pour lutter contre la somnolence et certains antidépresseurs donnent de bons résultats pour contrer les accès de cataplexie.


Par S. Royant-Parola - Publié dans : La Somnolence
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Vendredi 14 novembre 2008
En cette veille de week-end, des jeunes (et des moins jeunes) vont sortir en boite, boire, fumer, rentrer à pas d'heure. Sur une ligne droite, sous un ciel étoilé, tranquille, alors que tout le monde s'est endormi dans la voiture, le chauffeur lutte... Jusqu'à quand?



Par S. Royant-Parola - Publié dans : La Somnolence
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Mardi 11 novembre 2008
Avez-vous déjà observé un nouveau né  en train de dormir ? Comme vous l’aurez remarqué «dormir comme un bébé» est une expression assez fausse. Un bébé bouge, fait des petits bruits, suçote,  s’étire, fait des mouvements brusques…

Mais au fait, dort-il ?

Sur cette vidéo avec le Dr Marie-Jo Challamel, découvrons ce qui se passe dans son sommeil.

Par S. Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes
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