Mercredi 18 février 2009
Par Morphee
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Lundi 16 février 2009
L'insomnie peut-elle constituer un sujet de scénario ?  En tout cas c’est le pari dans « asthénie » de Roland Pignault et Joël Callède.

C’est l’histoire d’un brillant avocat Jason Newman dont l’avenir est fort compromis par des insomnies tenaces. Les conséquences commencent à se faire sentir dans son quotidien, perturbant  sa relation amoureuse et sa carrière professionnelle.

Rien ne va plus pour lui : il passe ses nuits à tourner en rond, somnole lors des séances d’audition des témoins, se shoote aux amphétamines pour tenir le coup et est sur le point de gâcher sa relation avec une journaliste particulièrement sexy.

Jason consulte un neurologue et décide de prendre part à une expérimentation révolutionnaire, censée lui régler ces désagréments. Malheureusement pour lui, tout ne va pas se passer comme prévu et va avoir des conséquences incontrôlables. Certes, Jason retrouve le sommeil, mais au prix de cauchemars éprouvants, dénués a priori de sens et provoquant des absences inexpliquées…

L’idée est excellente mais l’histoire s’essouffle un peu… 


Publié chez Dupuis

Par Morphee - Publié dans : Evénements
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Dimanche 8 février 2009

Réserver votre journée du 18 mars

Pour dormir ou aller

jusqu'au bout de la nuit


Oui, une  journée du sommeil!

On en parlera partout.
Près de chez vous, dans les hôpitaux, dans les écoles, les crèches, dans les entreprises,  à la radio , à la télé, et bien sur... sur Internet.


Le Réseau Morphée sera très actif
...
Par Morphee - Publié dans : Evénements - Communauté : Dormir... Pour être en forme
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Samedi 31 janvier 2009

Chaque cycle de sommeil, d’une durée d’environ 90 minutes, comprend 5 phases. La dernière, le sommeil paradoxal, est caractérisée par un relâchement musculaire total mais une activité cérébrale très intense.


C’est la phase où nous rêvons, et elle est primordiale pour la mémoire mais elle reste encore très mystérieuse.


On sait qu’elle prend naissance dans la partie la plus ancienne du cerveau, le tronc cérébral. C’est dans une région restreinte de ce tronc cérébral qu’une chercheuse de l’équipe de Pierre-Hervé Luppi (CNRS, Université Claude-Bernard Lyon 1), Emilie Sapin, vient de localiser précisément une population importante de neurones GABAergiques qui sont susceptibles de déclencher le sommeil paradoxal ou de l’empêcher d’apparaître.


Ces travaux pourraient aider à mieux comprendre les épisodes de chute brutale du tonus musculaire (cataplexie) qui se produisent chez certains patients atteints de narcolepsie.


Par Morphee - Publié dans : Mécanismes
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Jeudi 29 janvier 2009

Hugues la Scève, chirurgien, s’intéresse au rêve et se demande si les aveugles rêvent, et comment… D’où sa visite à l’hospice Saint Vincent pour interroger un aveugle de naissance. Il arrive dans la salle :


" Cette salle était éclairée par de  hautes fenêtres, dépourvues de rideau, et chauffée médiocrement par un grand poêle dont la fumée corrigeait à peine l’odeur d’excréments. Dans ce début d’après midi de décembre, alors que le pâle soleil était à nouveau voilé par des nuages, j’eus l’impression de me trouver dans l’antichambre de l’enfer.
----
J’aperçus, sur ma droite, une jeune fille à tête d’oiseau, dont le petit front était prolongé d’un énorme nez pointu d’oiseau surmontant une bouche sans menton. Elle se leva en criant sur son lit, puis releva entièrement sa robe de bure. Elle était nue et je pus contempler le  plus magnifique corps de jeune fille que j’aie jamais admiré. Si blanc, si bien proportionné, qu’il ressemblait aux Vénus de Cranach que j’avais vues aux Musées de Prague et de Munich. Mais ce corps si désirable, était surmonté d’une tète d’oiseau si laide et si fantastique que seul le peintre Jérôme Bosch aurait pu l’avoir imaginée."






Dessin de Michel Jouvet
extrait du "Chateau des Songes"
Eds Odile Jacob
Par S. Royant-Parola - Publié dans : Reves- M.Jouvet
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Mercredi 21 janvier 2009

J’ai des troubles du sommeil depuis 40 ans. Depuis 1968.
Ça m’empoisonne la vie. C’est la chose la plus importante de ma vie. En 1968 j’ai  été mariée de force par ma mère, pour se débarrasser de moi.

J’avais un beau père qui ne voulait plus de ses filles, (j’ai une sœur). Ce mariage contre mon gré a été un choc brutal. Depuis… je n’arrive plus à dormir.

J’ai tout essayé : médicaments,  acupuncture, yoga sans effets. J’ai aussi des problèmes de dos.
 
Là j’en peux plus !

Pour ne pas penser à mes soucis. Je n’arrive pas à me reposer. J’ai toujours mal à la tête, d’ailleurs, je ne peux plus aller au lit. Jai très peur de dormir. J’ai très peur de ne pas me réveiller. Je n’ai tellement plus l’habitude de dormir.

C’est tellement angoissant chez moi de dormir…que ça me réveille brutalement, je voudrais ne pas penser.
Les soucis :  j’en ai tout le temps.

31 ans de mariage avec le monsieur qui est garagiste.
Je n’avais pas d’argent. Il gardait tout pour lui, il me tapait, m’humiliait, Moi, j’avais ma fille.
Il y a 8 ans, lors de la vente de la maison de campagne, j’ai demandé 2 chèques au notaire en lui expliquant la situation   et je suis partie… Il a été surpris ….partie, oui partie,  le 1er février 2000.

Depuis, il n’a pas cessé de me harceler, de me persécuter. Je n’ai revu ma fille qu’au mois d’août de cette année. Son père l’a manipulée, et l’a éloignée de moi. Pendant 9 ans tout le monde a été contre moi. Jusqu’à 50 coups de fils anonymes par jour… Maintenant, il est calmé, à peu près, car il est  dans une maison de retraite (il n’a pas toute sa tête).
Mais j’ai toujours des cauchemars, presque tout le temps avec LUI dedans…

J’aimerai dormir un peu.

Mme M., 60 ans




Par S.Royant-Parola - Publié dans : Lutter contre l'insomnie
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Jeudi 15 janvier 2009

Par Sylvie Royant-Parola


Les habitudes de vie changent, les habitudes de sommeil aussi.
S’endormir le soir et se réveiller le matin est le propre des animaux diurnes que nous sommes. Pourtant notre société grâce à la technologie  qui progresse exponentiellement modifie les règles du jeu. L’arrivée de l’électricité a permis l’instauration d’un travail continu dans certains secteurs industriels dont le rendement fut fortement amélioré par cette activité 24h sur 24. Le simple fait d’appuyer sur l’interrupteur de la lampe qui éclaire la pièce transforme l’environnement. Du noir hostile, dangereux, la lumière apporte le confort et la maitrise de ce qui est autour de nous.

Quelle différence alors entre le jour et la nuit ?
Que ne peut-on faire la nuit  qui impose absolument un break, un repos, certes nécessaire, mais qui peut venir plus tard, à l’aube ou dans la journée. Sur le plan professionnel  la mondialisation impose aux entreprises une présence partout dans le monde. Cadres, consultants, dirigeants,  bougent d’un point  à l’autre de la planète au rythme  des jets lags désynchronisant. Et même lorsqu’on bouge peu, si l’on compare les programmes de télévision proposés actuellement à ceux existant il y a 30 ans on constate que des émissions intéressantes ou des films  touchant un large public commencent à 23h30 alors que c’était l’horaire de la fin des émissions auparavant. Autre révolution, Internet avec ses jeux, ses réseaux, ses chats, ses forums qui propose à toute heure un échange possible avec l’autre. Signe des temps une grande chaine d’hôtel du groupe Accord s’interroge sur la création de chambres aveugles, sans fenêtres mais offrant   un confort hight tech avec  télévision numérique grand écran, connexion internet, room service 24h sur 24h pour ceux qui veulent continuer à vivre à leur rythme.


Parallèlement on observe que les adolescents se couchent de plus en plus tard, phénomène qui touche aussi bien le jeune américain, que le japonais, l’australien, ou l’européen,  pays du monde pour lesquels nous avons des études publiées. Phénomène tout à fait nouveau noté par les pédiatres, des syndromes de retard de phase (un endormissement tardif associé à un réveil tardif) se voient maintenant chez des enfants.  Ce décalage des horaires de sommeil particulièrement  vrai les veilles de jour sans école, va de pair avec une perte conséquente du temps de sommeil. Nous avons des chiffres qui objectivent en 30 ans une réduction de 2 à 3 h de sommeil chez l’adolescent. L’étude dièse menée en Ile de France par l’Académie de Paris et la CPAM  montre que les enfants se couchent de plus en plus tard et qu’ils dorment moins. Ainsi plus de 80 % des jeunes interrogés se couchent après 22 heures la veille d’un jour de cours et la moitié d’entre eux (45 % des filles et 55 % des garçons) passent plus de 3 heures par jour devant un écran de télé ou d’ordinateur. Au niveau de la 3e, un quart se couche même après minuit.

Force est de constater que la société se décale, avec des horaires de coucher de plus en plus tardifs , alors que les horaires de lever en période de travail restent sensiblement les mêmes. Conséquence inévitable, une privation de sommeil s’installe insidieusement. Dormir moins n’est pas sans risque sur la santé. Alors que faire ? Décaler l’ensemble des horaires ? S’endormir plus tard et travailler, suivre ses cours, et tout simplement « vivre » plus tard ? Ou au contraire, remettre de l’ordre dans tout ça ! Et recaler tout se petit monde peu à l’écoute de nos rythmes ancestraux. Pas facile de répondre dans le contexte mondial du problème.

Il faudrait trouver des règles de bonne conduite pour répondre aux comportements induits par les nouvelles technologies. Mais elles évoluent parfois si vite qu’il est illusoire de croire qu’on va à la fois comprendre et maitriser les problèmes induits. Le souci est pour nos adolescents. Comment  les conseillers, comment les aider à rester dans des limites acceptables,  eux qui ont tant besoin de savoir jusqu’où ils peuvent aller. A force de ne pas savoir répondre, ces derrières années sont inquiétantes par la dérive observée dans les horaires de sommeil de la  population des adolescents. Ils sont de plus en plus nombreux à venir en consultation, poussés par leurs parents car  ils sont incapables de s’endormir avant 2h ou 3h du matin. S’ils arrivent à se lever le lendemain pour aller au lycée, rester éveillé dans la journée pour suivre les cours est un exploit. Avec les conséquences que l’on imagine, difficultés scolaires, rupture scolaire, puis souvent dépression…


Il est temps de prendre conscience de cette évolution pour décider ensemble des solutions, afin de ne pas se dire dans 10 ans que l’on a négligé toute une part  de notre jeunesse.
Par S.Royant-Parola
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Dimanche 4 janvier 2009



Pour les spécialistes du sommeil que nous sommes, avec Claude Gronfier, coordinateur du groupe de chronobiologie de la Société Française de Recherche sur le Sommeil, il était indispensable de vous faire partager ce dessin paru dans Le Monde2 ce week-end.

Merci à Pessin et à son humour et que Le Monde 2 nous pardonne cet "emprunt"  impossible de trouver le lien sur lemonde.fr!







Par Morphee - Publié dans : Coups de coeur
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Lundi 29 décembre 2008

A l'aube de cette nouvelle année,

toute l'équipe du blog du Réseau Morphée

vous souhaite une excellente année 2009


Plein de sommeil, plein de rêves...

Pour vivre une année de réussite et de bonheur...



Par Morphee - Publié dans : Evénements
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Dimanche 28 décembre 2008

Dormir sous les ponts, sur un banc, sur une bouche de métro, sous un porche, dans un hall…  Les sans abris, sans domicile fixe,  expulsés sans ressources, se retrouvent sans toit à dormir dehors,  devant affronter le froid, l’agression, la suspicion, le rejet.

Des réseaux de santé, qui aident les personnes en situation de précarité pour leur permettre un meilleur accès aux soins, sollicite le Réseau Morphée pour essayer d’améliorer  le sommeil des personnes qu’ils prennent  en charge.  Quadrature du cercle devant laquelle nous nous sentons très démunis. Que peut-on faire pour aider quelqu’un à mieux dormir lors qu’il dort dans la rue en dehors de lui apporter une solution d’hébergement ?  Le sommeil est très sensible à l’environnement qui entoure le dormeur.  Pour bien dormir, il faut déjà se sentir en sécurité, à l’abri du danger et des agressions. La température  est également importante, idéale entre 18 et 20 degrés – actuellement, il gèle toutes les nuits dehors… Autant dire que  le sans-abri ne connaît pas (en tout cas plus !) ce monde de confort minimal.

Est-ce à dire qu’on ne peut rien faire ? En tant que réseau de santé, nos possibilités d’actions immédiates sont modestes, néanmoins au cours de l’année 2009 nous travaillerons avec nos collègues et avec tous ceux, bénévoles et professionnels impliqués dans ce secteur social pour  redonner à ces personnes des conditions correctes de sommeil.

Dès quelqu’un peut dire « ma chambre », «mon lit » c’est déjà le début de l’affirmation de son identité et de son existence. Et puisque nous en sommes à la période des vœux, souhaitons à notre société de se donner les moyens pour que plus jamais personne ne meure de froid en dormant dans la rue.
Par S.Royant-Parola - Publié dans : Humeur
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