Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 10:13

Capture-d-ecran-2010-01-05-a-10.22.20.png Les développeurs d’application pour iphone sont d’une inventivité remarquable. Sleep cycle alarm clock vient de sortir sa version 2. J’ai testé. C’est intéressant !
L’application est développée par une société suédoise Lexware  Labs AB.

Elle utilise les propriétés de  l’accéléromètre de l’iphone (le capteur qui permet à l’iphone de se mettre tout seul en position paysage). Cet accéléromètre détecte donc les mouvements. Le constructeur affirme qu’il détecte les cycles de sommeil après quelques nuits de réglages.
Sur leur site, il y a un superbe graphe qui montre une nuit de sommeil avec détection du sommeil profond, du sommeil léger, du sommeil paradoxal (du rêve) et des éveils.iphone-ideal
C’est magnifique ! Aussi beau que les enregistrements de sommeil réalisés en laboratoire. Ce devait être l’enthousiasme du début car avec la version 2 de l’application, le sommeil léger a disparu Il n’y a plus que «sommeil profond», «rêve» et «éveil».  Hélas, sur le plan technique on ne voit pas bien comment un accéléromètre pourrait donner de tels renseignements. L’actimétrie, basée sur le même principe,  est une technique connue utilisée en médecine du sommeil pour apprécier la durée du sommeil et son fractionnement. Il n’y a aucune donnée sur le type de sommeil (profond, léger, paradoxal !). Donc soyons réalistes nous avons au sein de l’iphone un capteur de type actimétrique qui peut donc donner une idée des éveils au cours du sommeil, mais pas plus !


L’idée des développeurs était de coupler la détection des éveils avec une alarme, pour favoriser le réveil à un moment où le dormeur est spontanément plus proche d'un stade léger afin d’avoir un éveil plus agréable. Une fenêtre de 30 mn permet de coupler un moment approximatif de réveil programmé, avec l’allègement du sommeil (à éviter chez ceux qui règlent habituellement leur réveil à la dernière limite possible pour ne pas être en retard au boulot).

L’application coûte 0,79 euros , ce qui est très acceptable ! J’ai testé 3 nuits  et j’ai été assez impressionnée !

Tout d’abord il faut placer l’iphone, écran vers le matelas, recouvert par le drap de dessous, près de la tête, mais à distance de l’oreiller (voir sur la photo). Ensuite il faut étalonner l’appareil pour voir s’il détecte les mouvements. Une fois cette étape réalisée, on peut programme l’heure de réveil et lancer l’application.
iphone-matelas
iphone-position 
iphone-départ

L’iphone est capable de détecter le moment d’endormissement, les éveils dans la nuit, et l’heure du réveil. C’est moins fin que les résultats que l’on obtient avec l’actimètre, mais c’est intéressant pour avoir une première approche du sommeil chez quelqu’un qui consulte pour des troubles du sommeil.

iphone1 iphone2
iphone3  


Quand à l’alarme du réveil, je ne peux rien en dire, car je me suis à chaque fois réveillée avant !

Alors si vous êtes insomniaques et que vous avez un iphone, faites le test pendant 8 jours, remplissez un agenda de sommeil , et un questionnaire de sommeil, et… consultez votre médecin!



Par S. Royant-Parola - Publié dans : Trouvés sur le net
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 18:32

 Capture d’écran 2010-01-03 à 16.05.25La célèbre revue « Sleep » vient de sortir un article fort intéressant sur le sommeil de l’adolescent. Le titre en  est cependant un peu trop accrocheur évoquant plus celui d’un magasine people que d’un journal scientifique ! «L’incitation parentale à se coucher plus tôt comme facteur de protection contre la dépression et les idées suicidaires ».


Il s’agit d’une enquête auprès d’une cohorte de 15 659 adolescents et de leurs parents (un de leur parent, de préférence la mère). Les adolescents étaient interrogés sur leurs horaires de coucher  en semaine, leur quantité de sommeil, si celle-ci était suffisante, s’ils trouvaient que leurs parents prenaient soin d’eux. La dimension dépressive était évaluée sur une échelle de dépression  (CES-D) et il leurs était demandé s’ils avaient sérieusement pensé au suicide au cours des 12 derniers mois. Les parents précisaient s’il y avait une incitation à se coucher, et à quelle heure. D’autres variables étaient étudiées : sexe, race/ethnie, statut marital des parents, et notion d’aide sociale accordée à la famille.


L’étude montre que les adolescents qui se couchent le plus tard (minuit et plus), et qui dorment  peu (5h ou moins) sont plus déprimés que ceux qui se couchent tôt et dorment plus. La dépression est encore plus fréquemment associée si le jeune a le sentiment d’avoir un sommeil insuffisant et s’il pense que ses parents ne prennent pas soin de lui. La dépression est plus fréquente chez les filles, les très jeunes (11- 13 ans), dans les familles monoparentales ou divorcées, et chez celles recevant des aides de l’état. D’une manière intéressante, on constate que les adolescents suivent plutôt bien les consignes de coucher indiquées par les parents (pour plus de 2/3 d’entre eux). La durée de sommeil est évidemment corrélée à l’heure du coucher. Plus celui-ci est tôt,  plus la longueur du sommeil est importante.  La durée moyenne retrouvée est de 7h53, alors qu’on estime que les besoins de sommeil à cet âge sont plus importants, d’environ 9h par nuit.


La faiblesse de cette étude réside dans les facteurs explicatifs de la dépression constatée. Certes la dépression est plus fréquente chez ceux qui dorment moins, mais on sait qu’au cours de la dépression le sommeil est perturbé et diminué en quantité. Par ailleurs la population adolescente est une population à risque dépressif. Ainsi la prévalence d’un état dépressif majeur est importante chez l’adolescent ( 7.4% pour les garçons et 13.9% pour les filles  selon Kilpatrick DG en 2003).  Dans l’étude  il est retrouvé 7% de dépression et 13% de jeunes ayant eu des pensées suicidaires. C’est à dire la prévalence habituelle de la dépression dans cette tranche d’âge. S’il y a bien un lien statistique entre les particularités du sommeil et la dépression constatée, il n’a pas  valeur de causalité. Donc cause ou conséquence, la discussion reste entière. 

On ne peut pas franchir le pas vers une conclusion qui attribue au manque de sommeil chronique la cause exclusive du syndrome dépressif observé. Qu’il y contribue, peut-être !  Que la restriction de sommeil volontaire en raison d’un manque de rigueur dans l’organisation du temps, de trop d’activités passées devant la télé, l’ordinateur, les consoles de jeux soit préjudiciable à l’attention, et même à l’humeur en entrainant une irritabilité et une labilité émotionnelle, surement. Cependant les effets de la privation de sommeil ne sont pas univoques, elle a des propriétés antidépressives qui sont utilisées en tant que telle comme thérapie chez le déprimé. Donc attention aux conclusions hâtives, séduisantes qui embellissent un discours convenu mais qui ne reposent pas sur une démonstration scientifique. On peut regretter l’engouement des médias qui ont encore plus schématisé les conclusions de l’étude, mais on peut surtout regretter que les relecteurs de la revue Sleep aient manqué de rigueur dans leurs commentaires en laissant passer des conclusions discutables.


Néanmoins cette étude apporte des éléments intéressants.  On constate que les parents ont encore une forte influence sur le comportement de leurs enfants qui suivent les consignes indiquées. Si le fait de demander aux adolescents de se coucher plus tôt se traduit par un allongement du sommeil alors il faut fortement inciter les parents à mettre des limites à leurs jeunes, tout en prenant en compte leurs besoins de sommeil (il y a chez les adolescents comme chez les adultes des courts et des longs dormeurs). Ceci est plutôt vécu comme une attention positive des parents envers leurs enfants même si l’on peut imaginer les discussions que cela peut engendrer. L’adolescence reste l’adolescence, avec ses conflits et ses oppositions aux parents qui sont toujours vécus comme les empêcheurs de tourner en rond. L’adolescent a besoin de cette confrontation à la réalité et aux limites imposées pour se structurer.


 

 

Earlier Parental Set Bedtimes as a Protective Factor Against Depression and Suicidal Ideation

James E. Gangwisch, Lindsay A. Babiss, Dolores Malaspina, J. Blake Turner, Gary K. Zammit, Kelly Posner.

SLEEP 2010;33(1):97-106.

 

 

 

Par S. Royant-Parola - Publié dans : Santé - Communauté : Dormir... Pour être en forme
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 09:09

DSC00402-1Vous ronflez ? Votre ami (e) se plaint, ou plus subtilement lance quelques messages subliminaux sur les bruits que vous émettez en dormant ?Pour en avoir le cœur net et si vous êtes l’heureux possesseur d’un iphone, l’appli Sleep Aid pourra vous aider à déterminer si vous ronflez, et si votre respiration est régulière. Dire que vous allez diagnostiquer des apnées du sommeil serait excessif mais vous  aurez des indicateurs d’alerte intéressant.
 
Il faut prendre cette application pour ce qu’elle est , un gadget, qui ne fournit en aucun cas un diagnostic. Cependant on est bluffé par la qualité audio de l’enregistrement ! Remote Analysis ltée est spécialisée en analyses médicales à distance. La création de la société date de 2002 et elle fournit 123 organisations de soins de santé en Finlande.


Mettre votre iphone à 50 cm de votre tête. Il est recommandé de laisser l’iphone sous tension. Appuyer sur « record » pour commence l’enregistrement, et sur « wake-up » pour arrêter le matin. Le lendemain on peut examiner le graphe qui montre des pics lors des ronflements, et écouter les échantillons audios impressionnants en qualité.

Capture d’écran 2009-12-29 à 09.29.09

 
Par Morphee - Publié dans : Trouvés sur le net
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 13:20
Par Morphee - Publié dans : Evénements
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 09:04

En quelle langue rêve-t-on   quand  on connaît plusieurs langues ? 
Joseph De Koninck, spécialiste du sommeil à l'Université d'Ottawa, apporte ses réponses dans  la revue  « le Soleil »  Découvrir le lien

 

L’activité onirique est troublante, pour rappel, cet article sur les rêves des aveugles.

 

Les aveugles peuvent-ils voir en rêvant?


 

 

Par Morphee
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 07:08


Réservée aux geeks branchés sur twitter, cette application vous donne l’heure et vous permet de savoir quand vous êtes actifs ou  inactifs, et donc indirectement quand vous dormez !

Totalement inutile  mais plutôt esthétique !

 

 

Pour en savoir plus  voir le billet de Thierry Roget

 

Et pour trouver l'application: http://tc.nantoka.com/


 

 

Par S.Royant-Parola - Publié dans : Trouvés sur le net
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 10:52

En raison de l'épidémie d'obésité, l'apnée du sommeil est en hausse chez les enfants. Elle pourrait même expliquer une partie de l'augmentation des cas d'hyperactivité.

«Nous pensons qu'au moins 20% des cas d'hyperactivité pédiatrique s'expliquent par l'apnée du sommeil», explique Ronald Chervin, un pédiatre de l'Université du Michigan qui a publié de nombreux articles sur les troubles du sommeil chez les enfants.

«Un enfant qui fait de l'apnée du sommeil ne dort pas assez. Mais le manque de sommeil ne s'exprime pas comme chez l'adulte. Comme il a tendance à cet âge à vouloir rester réveillé pour apprendre et faire l'expérience du monde, il va se sur-stimuler pour lutter contre la fatigue, il va être agressif, va avoir des problèmes de comportement. On constate que souvent, quand on traite l'apnée du sommeil des enfants hyperactifs, ils n'ont plus besoin de leurs médicaments stimulants.»

Une étude de l'Université de Montréal, publiée dans la revue Pediatrics, vient d'ailleurs de constater que les enfants hyperactifs dorment moins bien que la moyenne. Une autre étude, californienne celle-là, a constaté que 19% des enfants hyperactifs sont obèses, comparativement 12% des enfants qui n'ont pas de maladie chronique. Entre 0,7% et 10,3% des enfants sont atteints de troubles respiratoires du sommeil, selon l'Association pulmonaire du Canada.

«L'épidémie d'obésité explique probablement la hausse des cas d'apnée du sommeil que nous observons en clinique, dit le Dr Chervin. Auparavant, les enfants qui en souffraient avaient généralement un problème d'amygdales trop volumineuses. Maintenant, une amygdalectomie ne règle pas toujours les troubles de sommeil.» Dans certains cas plus rares, des problèmes de contrôle neuromusculaire des voies respiratoires sont en cause chez les enfants. Si l'obésité est la responsable, outre une perte de poids, un masque aidant les voies respiratoires à rester ouvertes peut être porté la nuit, comme chez les adultes souffrant d'apnée du sommeil. Le problème commence tout juste à être détecté.

«Il va peut-être y avoir des problèmes à long terme», dit le Dr Chervin. Par exemple, des études ont montré que les enfants qui font de l'apnée du sommeil ont une pression sanguine plus élevée. Ils ne courront pas de risque de crise cardiaque comme les adultes, mais ce risque plus tard dans la vie pourrait augmenter.»

La prévalence est aussi mal connue. L'an dernier, le Dr Chervin a publié dans la revue Proceedings of the American Thoracic Society une méta-analyse de 48 études montrant que l'apnée du sommeil est diagnostiquée chez 1% à 4% des enfants, qu'entre 1,5% et 6% des enfants ronflent selon leurs parents (le ronflement est l'un des symptômes de l'apnée du sommeil) et qu'entre 4% et 11% des enfants ont des troubles du sommeil.

Source cyberpress.ca, Matthieu Perreault
Par Morphouille - Publié dans : Santé - Communauté : Dormir... Pour être en forme
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 06:26
Fatigué en hiver, sommeil un peu plus long (on dort en moyenne 1/2h à 1h de plus les mois d'hiver),  ne seriez-vous pas en train d'hiberner, enfin d'hiverner, comme l'ours polaire?

Un chercheur toulousain Christian Bourbon, médecin spécialiste du sommeil au CHU de Toulouse soutient cette hypothèse.

L’explorateur Stéphane Lévin s’est prêté à cette étonnante expérience : muni de capteurs avant et après son expédition, il a dû passer 5 mois en Arctique  seul, dans l’obscurité, trois mois et demi sans soleil à des températures de -40°C.

Les données récoltées lors de cette expéditions montrent, plus encore que le facteur solaire, que la température ambiante agit sur notre sommeil. "Elle est capable de déclencher une réponse conduisant à des nuits de seize à dix-huit heures de sommeil et à une augmentation de 75 % de la somnolence pendant la journée" explique Christian Bourbon. Comme l’ours polaire, pendant l’hibernation, Stéphane Lévin alterne de nombreuses phases d’éveil et de sommeil.

Source l'article de Maxiscience

Déjà en 1931,  Le professeur Jean Lhermitte rapportait dans son petit ouvrage « Le sommeil » une observation faite par un médecin russe le Dr Volkov qui décrivait le sommeil hibernal des paysans russes où pendant 4 à 5 mois lors de l’hiver le plus rude,  le paysan et sa famille se mettaient « en couchée ». « La maison est  plongée dans l’obscurité et le silence… Le sommeil ne s’interrompt que pour des motifs impérieux ; aussitôt que les dormants ont satisfait  à leurs besoins les plus immédiats, tout se replonge dans un silence de mort ».

 

Ce comportement a été également rapporté dans d’autres régions polaires, où les habitants n’avaient guère le choix pour survivre. Ainsi ils  essayaient de tromper leur faim et d' éviter de souffrir du froid.  Il est bien évident qu’on s’éloigne du sommeil normal pour se rapprocher du sommeil hibernal de l’ours qui se met en situation d’économie pour survivre au manque de nourriture lié à la saison hivernale.

Ce qui confirme l’adage « qui dort dîne ». (nb: en fait cette adage n'a rien à voir... C'était l'obligation faite aux clients des auberges de prendre un repas s'ils souhaitaient dormir sur place 

 

Par S.Royant-Parola - Publié dans : Mécanismes - Communauté : Dormir... Pour être en forme
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 08:49


Ted Abel et ses collègues du Département de biologie de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie ont identifié une enzyme impliquée dans les troubles cognitifs dus à la privation de sommeil...

Lire la suite sur Pour la Science.fr



Par Morphee - Publié dans : Mécanismes
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 00:00

Un petit coup de barre dans la journée ? Avez vous assez dormi pendant la nuit?

Peut-être pas ! Alors, laissez vous aller et sombrez doucement dans les bras de Morphée…

Le Magasine de la Santé vous dit tout sur la sieste et ses bienfaits...

 

 

Par Morphee - Publié dans : Santé
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