Mécanismes

 
Par le Docteur Eric Mullens

Bien mieux qu'un long discours, un diaporama...
Pour faire avancer les diapos, cliquer sur la souris ou servez-vous des flèches. Il y a de petits problèmes de cadrage...
Bonne découverte, et attention! Pas d'abus ;o)



 



 
Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 19:15
- Par Eric Mullens - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Les troubles du sommeil, même sans diagnostic psychiatrique associé,  sont prédictifs pour  l'avenir de troubles de l'humeur.

Les jeunes adultes ayant eu des symptômes  d'insomnie, d’hypersomnie, ou des deux,  présentent au cours de leur vie un risque de développer une dépression majeure multiplié par  10 ou par 20  par rapport à ceux qui n'ont pas eu de troubles du sommeil.

Dans une enquête réalisée auprès d’adolescents de 13 à 16 ans souffrant  à la fois d'insomnie et de troubles psychiatriques, le début de l'insomnie a habituellement  précédé la dépression, alors que les troubles d'anxieux ont le plus souvent précédé l'insomnie, suggérant  des associations distinctes. L'insomnie et l'hypersomnie sont également associées au risque accru du début d’une dépression majeure ou d’un épisode maniaque.

Ce risque a été chiffré. Les sujets rapportant  une insomnie à l’évaluation initiale sont 2 à 5,4 fois plus susceptibles que ceux sans insomnie à développer une dépression majeure au cours de leur vie dans un suivi  sur 3,5 à 34 ans. De la même façon, l’hypersomnie est  associée à un risque accru multiplié par 3  dans  le développement d’une dépression majeure.

Ces études au long cours montrent également que la présence d’événements perturbateurs ou  stressants dans les 4 mois précédents l’étude est également prédictif d’une augmentation du temps d’éveil  au cours du sommeil, mais seulement pour les sujets ayant des antécédents de dépression et non pas pour les contrôles en bonne santé. Les femmes, qui ont un sommeil plus morcelé, ont également eu plus de dépressions autour du moment de l’accouchement.

L'insomnie et la fatigue sont les symptômes les plus fréquemment signalés avant un épisode de dépression récurrente. Dans environ la moitié des nouveaux épisodes dépressifs et trois quart des épisodes maniaques (d’excitation), l'insomnie précède l'apparition des changements d'humeur. Chez un patient atteint de maladie bipolaire la diminution ou l’augmentation de plus de 3 heures du temps de sommeil est fortement évocateur de l’apparition imminente d’un trouble de l’humeur.


Sleep and mood disorders
Sleep Medicine Reviews, Volume 1, Issue 1, November 1997, Pages 45-56
Ruth M. Benca, Masako Okawa, Makoto Uchiyama, Shigeru Ozaki, Toru Nakajima, Kayo Shibui, William H. Obermeyer

Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 08:45
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
D'après un communiqué de l'INSERM, une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Joëlle Adrien (Unité Inserm 677 "Neuropsychopharmacologie") a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait effectivement essentielle au bon fonctionnement d'un système cérébral mettant en jeu la sérotonine.  Ainsi chez la souris, l'administration d'antidépresseurs (connus pour cibler spécifiquement le système sérotoninergique) pendant la période qui suit la naissance, entraîne des troubles du sommeil et des syndromes dépressifs pendant la vie entière. Ces travaux sont publiés dans l'édition d'avril du Journal of Neuroscience.

Les antidépresseurs les plus utilisés actuellement sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS), un neurotransmetteur présent dans le cerveau. Chez les personnes dépressives, l'efficacité de ce traitement repose sur sa capacité à protéger le cerveau du manque de sérotonine en augmentant artificiellement son taux dans la synapse. Il est avéré que les dysfonctionnements du système sérotoninergique entraînent des troubles du sommeil et certains troubles du comportement. Pour mieux en comprendre les mécanismes, les chercheurs ont étudié l'impact pendant les premières années de la vie des altérations du système sérotoninergique sur la qualité du sommeil et les éventuels troubles dépressifs associés.

Chez la souris, le traitement du tout jeune animal avec un antidépresseur pendant quinze jours, peu après sa naissance, induit plus tard des troubles du sommeil qui persistent pendant toute la vie. Ils se traduisent par un sommeil fragmenté, instable, et peu récupérateur et s'apparentent aux troubles observés dans des modèles de dépression.

En revanche, ces effets néfastes ne sont plus observés lorsque ces expériences sont menées après la puberté. "Ces travaux nous laissent fortement penser que les trois premières semaines de la vie, chez la souris, constituent une période critique pendant laquelle s'installe et se consolide l'impact du système sérotoninergique sur l'équilibre du sommeil et des comportements émotionnels. Une fois que ce système est mis en place, il semble que l'on ne puisse plus agir sur cet équilibre de façon persistante" précise Joëlle Adrien, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Inserm.

Cette étude, combinée à de précédents travaux réalisés par l'équipe de Joëlle Adrien, montre qu'il est donc possible d'altérer durablement ou de rétablir définitivement le sommeil et le comportement par un traitement avec des composés qui modifient la neurotransmission sérotoninergique pendant le développement. "Elles ouvrent peut-être la voie au traitement préventif de troubles du sommeil en cas d'atteinte génétique du système sérotoninergique et soulignent la nécessité d'évaluer les effets à long terme du traitement antidépresseur chez l'enfant et pendant la grossesse". Les recherches à venir de cette équipe vont effectivement dans ce sens. Une étude, visant à évaluer à posteriori les conséquences chez l'enfant d'une prise d'antidépresseurs de leur mère pendant sa grossesse, devrait démarrer en 2009.


Source 
Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour.
Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J
J Neurosci 2008, DOI 28: 3546-3554.
Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 11:08
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Comme son nom l’indique la dépression saisonnière survient à certaines saisons de l’année avec deux moments privilégiés, l’automne et l’hiver… Elle s’accompagne d’un sommeil excessif, d’une boulimie et d’une envie particulière de manger des aliments sucrés ou des féculents. Elle disparait au printemps ou en été (une forme particulière se déclenche au contraire en été).

Est-elle fréquente ? Les chiffres apportés par la littérature sont extrêmement variables allant de 1 à 12% selon les études (enquêtes plus ou moins associées à des entretiens soit téléphonique soit en face à face). On a dit qu’elle touchait plus la femme que l’homme… Incertitude là encore, car globalement la dépression (quelque soit son type) touche plus souvent la femme.

Ce qui semble déterminant dans son déclenchement est le raccourcissement de la longueur du jour… Des facteurs favorisants existent. Peut-être des dysfonctionnement de l’horloge biologique ou des anomalies de réponses à la mélatonine. Dans tous les cas des mécanismes sérotoninergiques sont mis en cause.

Le traitement recommandé dans ce type de dépression est la photothérapie.  Il s’agit d’utiliser une lumière proche de la lumière naturelle,  sans UV, de forte intensité (au moins 2500 lux arrivant sur la rétine  pendant 2 heures ou bien 10000 lux (4 fois plus puissante) , pendant 30 minutes (soit 4 fois moins de temps)). Cette lumière donne les meilleurs résultats lorsqu’elle est délivrée le matin, et d’autant plus tôt que la personne est couche tôt.

http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/32/12/62/169_luciaclassecemedical01.jpg


Le traitement est débuté soit en préventif, dès que les jours commencent à raccourcir en automne, soit lors de l’apparition des premiers symptômes (sommeil envahissant, prise de poids, boulimie).
L’association à des traitements médicamenteux ne pose aucun problème.
Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 23:15
- Par S Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Face  à des conditions de restriction du sommeil les premières conséquences sont d'ordre émotionnel avec une irritabilité et une hyperémotivité, cependant  la restriction chronique de sommeil change également  les propriétés fondamentales des systèmes neuroendocrinien de la régulation du stress. Malheureusement, peu d'études contrôlées chez l'homme ont été consacrées à ce thème.

En revanche, des études expérimentales chez le rongeur ont prouvé que la restriction chronique de sommeil modifie progressivement la réponse neuroendocrinienne au stress, ainsi que les mécanismes centraux impliqués dans la régulation de ces réponses. Ainsi elle entraine des modifications de certains systèmes cérébraux et neuroendocriniens  qui l'apparente à ce que l'on observe dans la dépression (réduction de la sensibilité des récepteurs à la sérotonine et altération de la régulation de la fonction de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien).

Ces données contribuent à renforcer l'idée que l'insuffisance de sommeil, en agissant sur les systèmes de stress  peut sensibiliser les individus au stress de telle sorte qu'ils deviennent alors encore plus réactifs, créant un véritable cercle vicieux. En effet, des études épidémiologiques montrent que les plaintes de sommeil ainsi que la restriction de sommeil peuvent être des facteurs de risque importants pour toute une série de maladies qui sont souvent liées au stress, notamment les maladies cardiovasculaires et les troubles del'humeur.


D'après un article à paraître dans Sleep Medecine Review
Restricted and disrupted sleep: Effects on  autonomic function, neuroendocrine stress
systems and stress responsivity.
Peter Meerlo, Andrea Sgoifo, Deborah Suchecki

Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 08:51
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Par Joëlle Adrien


Parvenir à maintenir une température de 35,5°C sous la couette améliore très significativement le sommeil, pourvu que la température interne du corps n'augmente pas et que celle de la chambre, c'est-à-dire celle de l'air qu'on respire, se situe entre 19 et 21°C.
 

Pendant le sommeil, la température à la surface de la peau (dans le lit) est d'environ 35°C, zone thermique de confort. Une expérience réalisée aux Pays-Bas montre qu'il suffit d'augmenter cette température de seulement un demi degré pour que le sommeil soit de bien meilleure qualité, pour tous mais surtout pour les personnes âgées, insomniaques ou pas. Ainsi, le sommeil lent est plus profond et sa durée augmente (elle double chez les seniors) tandis que les éveils nocturnes diminuent, et que le réveil du matin est plus tardif.

 

Cette influence du "micro-climat" du lit sur le sommeil est très subtile. Sa température ne devrait en aucun cas descendre au-dessous de 33,5°C pour les jeunes adultes et 33,1°C pour les seniors. Les auteurs émettent d'ailleurs l'hypothèse que, chez ces derniers, la détérioration du sommeil serait souvent aggravée par une mauvaise perception des conditions thermiques optimales.

  

 

 

Intéressant, mais comment utiliser ces informations pour mieux dormir?

 

Dans l'expérience, les sujets portaient des combinaisons thermostatiques à circulation d'eau. En attendant les avancées technologiques qui permettront de concevoir la couette ou le pyjama idéal, et sans se transformer en bibendum pour aller au lit, les auteurs proposent diverses solutions: un bain chaud avant le coucher, ou une couverture chauffante qui prépare la température du lit… à débrancher absolument avant de s'endormir. En effet, pour les dispositifs électriques, attention aux bricolages, car hormis le réel danger de surchauffe, le maintien d'une température cutanée au-dessus de 35,5°C produira un inconfort qui sera plutôt éveillant: effet inverse garanti !

Pour l'heure, les bouillottes de nos grand-mères peuvent être ressorties des placards !

 

 
Référence: Raymann RJ, Swaab DF, Van Someren EJ. Skin deep: enhanced sleep depth by cutaneous temperature manipulation. Brain 2008, 131: 500-513.

bouillote.jpg

 

Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 23:42
- Par Morphee - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

undefined L’étude a évalué l’effet d’une exposition prolongée (3 heures) à des fréquences électromagnétiques de 884 Mz lors d’une communication par téléphone sans fil GSM.

Le groupe étudié se composait de 36 femmes et 35 hommes.

Une fois sélectionnés, les participants ont passé 3 sessions différentes en laboratoire avec une session d’habituation, suivie par deux sessions ultérieures. Dans ces sessions ultérieures, les sujets étaient exposés soit à un fausse exposition ( téléphones fictifs) soit à une communication avec un téléphone sans fil GSM 884MHz pendant 3 heures (le téléphone était dirigé vers l'hémisphère gauche). Les données ont été recueillies avant, pendant et après l'exposition  lors de la vraie et de la fausse session. Les données recueillies comprenaient les symptômes ressentis, notamment les maux de tête, une étude des  fonctions cognitives,  de l’humeur, et un enregistrement électroencéphalographique du sommeil.


On constate un effet de l'exposition réelle sur le sommeil qui débute une heure après l’exposition. Le temps mis pour atteindre le premier cycle de sommeil profond (stade 3) est allongé. La quantité de stade 4 du sommeil profond est  diminuée chez les sujets exposés. Les personnes qui n’avaient pas comme symptôme initial des céphalées rapportent plus de maux de tête au cours de l'exposition réelle que les personnes soumises à la fausse exposition.


Les résultats montrent que certains composants du sommeil, comme le sommeil profond, dont on connait les effets primordiaux sur la récupération le lendemain pour l’individu, sont affectés par l’utilisation intensive d’un téléphone portable avant le coucher. Cette exposition favorise également l’apparition de maux de tête.

 


Cette étude qui ne concerne qu’un petit groupe de sujets,  mais comparative (entre une situation réelle et une situation simulée, ce qui lui donne plus de valeur),  est tout à fait importante et donne à réfléchir en particulier pour les adolescents qui passent beaucoup de temps accrochés à leur portable le soir. Ces résultats sont à confirmer par des études complémentaires car les  implications sur la santé  pourraient se traduire par de graves conséquences si elles étaient confirmées.



The Effects of 884MHz GSM Wireless Communication Signals on Self-reported Symptoms and Sleep An Experimental Provocation Study. Bengt Arnetz, Torbjörn Akerstedt, Lena Hillert, Arne Lowden, Niels Kuster, and Clairy Wiholm.  PIERS ONLINE, VOL. 3, NO. 7, 2007

 

  Les portables dangereux? Oui... Et pas seulement pour le sommeil  L'image “http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/etonnement-29.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 20:36
- Par S. Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Le trouble déficit de l’attention- hyperactivité  (TDAH) est le trouble du comportement le plus fréquent chez l'enfant d'âge scolaire (5-10 % d'entre eux). Il est fréquemment associé à un syndrome des jambes sans repos (environ 30 % des enfants souffrant de TDAH contre 3 % chez les enfants dans la population générale).

Il se traduit par un comportement particulier de l’enfant associant un déficit d’attention ou une inattention, une hyperactivité et une impulsivité, symptômes qui sont regroupés selon des critères précis défini par la classification internationale du DSMIV TR (la bible des psychiatres) :

Les critères du DSM IV pour ce trouble.

A. Présence soit de (1), soit de (2):

(1) six des symptômes suivants d'inattention (ou plus) ont persisté pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté ou ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant:

Inattention
(a) souvent, ne parvient pas à prêter attention aux détails, ou fait des fautes d'étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d'autres activités
(b) a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux
(c) semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement
(d) souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (cela n'est pas dû à un comportement d'opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes)
(e) a souvent du mal à organiser ses travaux ou ses activités
(f) souvent, évite, a en aversion, ou fait à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison)
(g) perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (p.ex., jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils)
(h) souvent, se laisse facilement distraire par des stimulus externes
(i) a des oublis fréquents dans la vie quotidienne

(2) six des symptômes suivants d'hyperactivité-impulsivité (ou plus)ont persisté pendantau moins 6 mois, à un degré qui est inadapté et ne correspond pas au niveau de développement de l,enfant:

Hyperactivité
(a) remue souvent les mains ou les pieds, ou se tortille sur son siège
(b) se lève souvent en classe ou dans d'autres situations où il est supposé rester assis
(c) souvent, court ou grimpe partout, dans des situations où cela est inapproprié (chez les adolescents ou les adultes, ce symptômes peut se limiter à un sentiment subjectif d'impatience motrice)
(d) a souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir
(e) est souvent "sur la brèche" ou agit souvent comme s'il était "monté sur ressorts"
(f) parle souvent trop

Impulsivité
(g) laisse souvent échapper la réponse à une question qui n'est pas encore entièrement posée
(h) a souvent du mal à attendre son tour
(i) interrompt souvent les autres ou impose sa présence (p. ex., fait irruption dans les conversions ou dans les jeux)

B. Certains des symptômes d'hyperactivité-impulsivité ou d'inattention ayant provoqué une gêne fonctionnelle étaient présents avant l'âge de 7 ans.

C. Présence d'un certain degré de gêne fonctionnelle liée aux symptômes dans deux, ou plus de deux types d'environnement différents (p. ex., à l'école - ou au travail- et à la maison).

D. On doit mettre clairement en évidence une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.

E. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d'un trouble envahissant du développement, d'une schizophrénie ou d'un autre trouble psychotique, et ils ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex., trouble thymique, trouble anxieux, trouble dissociatif ou trouble de la personnalité).

On s'interroge sur l'implication d'un manque de fer dans les troubles  du TDAH qui agirait sur la régulation des systèmes moteurs via la dopamine (un neuromédiateur très impliqué dans le contrôle moteur au niveau du cerveau).
 
Le groupe d'Eric Konofal et collaborateurs a dosé la ferritine dans le sang d’un groupe d'enfants souffrant de TDAH. Ce paramètre a été trouvé < 0,30 ng/ml chez 84 % de ces enfants, comparativement à 18 % des témoins . Ces enfants n'avaient pas d'anémie.

Lors d’une étude pilote réalisée à l'hôpital Robert-Debré chez 23 enfants âgés de 5 à 8 ans, présentant un TDAH selon les critères du DSM-IV, les enfant ont été tirés au sort. Le premier groupe (18 enfants) a bénéficié d’un supplément en fer, à raison de 80 mg/j de sulfate ferreux (Tardyféron), le second (5 enfants) a été mis sous placebo.

Après douze semaines de supplémentation, on note une amélioration de l’état clinique significative chez les enfants traités avec le fer par rapport à ceux qui ont reçu le placebo.

Ces résultats sont très encourageants car on sait que le traitement jusqu’à présent proposé pour ce trouble est la ritaline, médicament plus difficile à manier qu’une simple supplémentation en fer.


Pour en savoir plus...

Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 08:21
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Parents et enfants se reconnaîtront très facilement. Cette phrase que l’on prodigue ou entend très régulièrement devrait bientôt perdre son sens.

Une étude allemande a été menée auprès de 11 enfants d’âge scolaire pour mesurer l’impact des jeux vidéo et de la télévision sur le sommeil et l’apprentissage. Il leur a été permis, et même encouragé, de jouer et regarder la télévision chaque soir après les devoirs. Chaque nuit leur sommeil a été enregistré et étudié, et les enfants ont été soumis non pas à la question mais à des tests de mémoire et d’apprentissage.

jeuxTV.jpg Les résultats sont intéressants. Regarder la télévision affecte significativement l’efficacité du sommeil, mais ne modifie pas la structure de celui-ci. Quant aux jeux vidéo, c’est une autre histoire… Non seulement ils affectent l’efficacité du sommeil, mais ils réduisent le temps de sommeil lent aussi bien qu’ils baissent les performances mémorielles, en particulier verbales.

Les leçons, que nos petits monstres anges nous ont récitées, seront vite oubliées après une bonne partie de jeu vidéo. La conclusion de cette étude tend à suggérer que l’usage de la télévision et des jeux vidéo a une influence négative sur le sommeil, l’apprentissage et la mémoire des enfants.

Une étude que l’on devrait certainement mener auprès des parents également… En tout état de cause, faut-il alors les laisser jouer avant leurs devoirs ? Je sens quelques lecteurs applaudir à cette suggestion… Ou ne vaut-il pas mieux réserver ce loisir pour le week-end ? Bizarre, je sens tout d’un coup quelques lecteurs prêts à m’insulter…


Méfiez-vous quand même…



Hum !
Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 15:58
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
 

 

Les personnes prenant du Sildenafil – plus communément appelé Viagra – ne cherchent pas forcément à passer une bonne nuit de repos.

Or, il s’avère que « la petite pilule bleue » utilisée pour traiter les troubles de l’érection serait un bon allié pour se relever de certaines formes de Jet-lag.
 

Enfin… Du moins chez le hamster et uniquement pour les rongeurs qui partent vers l’Est (ça tombe bien c’est le décalage horaire le plus terrible).


Nous avons rencontré l'un de ces voyageurs, Neo, qui semblerait être à l’origine de cette découverte.

Neo a toujours rêvé de gloire. Il s’est donné les moyens de réussir en tissant un réseau de connaissances parmi les plus grands noms du show biz et de la science. Vous l’avez vu au cinéma, sur scène, dans de grandes soirées… Enfin si vous habitez New York.

New York est une petite ville pour un grand hamster comme Neo. Trop connu, il ne faisait confiance à aucune femelle et pourtant il aspirait fort à trouver l’amour… C’est pourquoi il brûlait, chaque soir, de rejoindre la capitale de la France. Aaaah Paris ! Ville des amoureux, du romantisme désuet, petite bourgade charmante où nulle ne le reconnaîtrait et où il pourra goûter l’ivresse du French Kiss.

Mais le temps lui sera compté. Tel un Cendrillon des temps modernes, il n’aura que très peu de temps pour assurer et convaincre la belle. C’est très important chez les hamsters d’assurer en toutes circonstances.

C’est pourquoi il fit appel à son ami Diego Golombek, de l’Université de Quilmes à Buenos Air, en Argentine. Celui-ci, compatissant, lui prescrivit du Viagra. Que Neo puisse montrer sa fermeté quant au choix de sa future compagne. De passage à New York et en vacances il décida d’accompagner notre jeune héros à la conquête de l’amour. Et puis Paris c’est aussi sympa comme ville.

Neo prit armes et bagages et parti rejoindre sa dulcinée qu’il ne manquerait pas de trouver. Ce fut chose faite ! Point de temps à perdre. Voyant que la petite pilule bleue n’était pas simple à avaler pour notre ami hamster, Diego décida de lui injecter la molécule. Et Ô merveille des merveilles, Neo avait une forme du tonnerre, aucun ou très peu d'effet secondaire dû au décalage horaire !


Diego est un scientifique, de retour à Buenos Air et avec son équipe menée par Agostino, ils publièrent une étude sur l’effet du Viagra sur les hamsters contre le jet lag dans les Annales de l'Académie nationale des Sciences. Grâce à Neo, tous les hamsters du monde partant à 6 heures de vol vers l’Est, verront leur décalage horaire maîtrisé en un rien de temps ! Et pour ceux qui vont vers l'Ouest, si le Viagra ne pourra rien pour eux, ils trouveront toujours à s'occuper.

Le Viagra pourrait ainsi aider les petits hamsters souffrant de retards d'endormissement ainsi que les rongeurs travailleurs postés à retrouver des cycles de sommeil normaux. Plus facile à utiliser que la mélatonine nécessitant plusieurs doses pour avoir un effet significatif, le Viagra promet une seule dose ! Mais injectée. Si Neo avait avalé un comprimé, nul ne peut prédire si le Viagra aurait eu le même effet. Jusqu'à maintenant, tous les traitements pour recadrer son horloge biologique nécessitaient conjointement une exposition à la lumière, par luminothérapie par exemple, pour un effet optimal. Grâce à Neo, nous savons maintenant que les petits hamsters n'en auront plus besoin.


Et les humains dans tout ça ? Euh... ben… On ne sait pas ! Mais ce serait hyper cool si ça fonctionnait ! Des volontaires pour servir de cobaye ?
 
Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /Mai /2007 15:20
- Par Isabelle Hache - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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