La Somnolence

Partir en voyage à l'étranger lorsqu'on a un syndrome d'apnées du sommeil et une machine pour respirer la nuit nécessite un peu d'organisation. Pour vous y aider quelques conseils:

Pour le voyage

- N'oubliez pas votre machine, le masque, le tuyau, le harnais et le cable d'alimentation!

- Demander un certificat de douane à votre prestataire

- Prévoir un masque et un tuyau de rechange

- Prévoir une multiprise électrique avec une rallonge (parfois les prises sont loin du lit !) et un adaptateur pour prise  (si différent du pays d'origine)

 

Un petit rappel pour l'entretien de votre machine

- Nettoyer votre masque tous les jours avec de l'eau et du savon de Marseille liquide puis le sécher avec un linge ou avec un séchoir. Certains masques supportent un lavage en lave vaisselle (se renseigner auprès du prestataire ou du constructeur).

- Nettoyer le tuyau et le suspendre pour bien évacuer l'eau après lavage.

- Si vous avez un humidificateur:

- Nettoyer le réservoir d'eau tous les jours, le rincer avec de l'eau et un peu de citron ou de vinaigre, puis à l'eau claire. La plupart des réservoirs peuvent être lavés dans un lave-vaisselle.  

- Veiller à bien vider l'humidificateur de son eau dans la journée et remettre de l'eau le soir avant le coucher.  

- Utiliser de l'eau du robinet ou une eau minérale de préférence pauvre en calcium pour l'humidificateur  et ne pas mettre d'eau déminéralisée.

 

Bon voyage...

Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 08:06
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Une étude faite chez des jeunes conducteurs par Fabio Lucidi et son équipe en 2006 montre que les stratégies de réponse à la sensation de somnolence au volant sont multiples.
 
Par ordre de fréquence :
- Ouvrir la fenêtre,
- s'arrêter et boire un café, 
- augmenter le contrôle et l'attention,
- augmenter le volume de la radio,
- s'arrêter et s'asperger le visage d'eau froide,
- s'arrêter et faire une sieste,
- chanter,
- s'arrêter pour marcher,
- diminuer la vitesse,
- autre ( ?)...
- engager une communication au téléphone ( !).
 
Ouvrir la fenêtre, chanter, tenter de se concentrer
sont de fausses bonnes idées.
  
 
+

                                                                                                                                                                                                 
Les stratégies efficacement prouvées sont: s'arrêter et faire une sieste, et consommer de la caféine, voire mieux, faire les deux (sieste +café) comme l'a bien montré en 2006 P. Philip et son équipe.
 
En tout cas n'oubliez pas que lorsque votre corps vous envoie des signaux de sommeil, il faut s'arrêter rapidement. Ce signal est clairement associé à une augmentation des accidents (Reyner et Horne 1998).
 
Donc à vos hamacs et vive le petit noir !
 
Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 09:00
- Par S.Royant-Parola - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Ou l'effet négatif du ronflement sur le mariage...
 

 
Un sondage canadien pointe la détresse des conjoints de ronfleurs.
 
54% des personnes mariées, se plaignent du ronflement de leur partenaire, avec des différences régionales. Nos amis de la Colombie-Britannique sont plus susceptibles de ronfler que nos cousins du Quebec.
 

Méfiez vous de la plainte de votre partenaire. Le ronflement du conjoint entraîne stress, fatigue et ressentiment (pas bon ça !) et en fin de compte un impact négatif sur la vie sexuelle du couple (je vous l'avais dit).
 

Le ronflement est un trouble du sommeil et de la respiration. Plusieurs causes ou facteurs peuvent engendrer cette obstruction des voies aériennes qui se libèrent au doux son du ronflement ; le syndrome d'apnées du sommeil, mais aussi l'anatomie de la bouche, les problèmes nasaux, l'obésité ou encore une surconsommation d'alcool.
 

Des solutions existent dans la plupart des cas.

Or, n'est-ce pas un peu exagéré ? Un impact négatif sur la vie sexuelle et le mariage ?
 
Et bien il faut croire que oui !
Messieurs, sachez que pour plus du tiers des sondés (36%) : « la plupart des nuits, j'aimerais mieux partager mon lit avec un bon dormeur qui ne ronfle pas qu'avec un bon amant qui m'empêche de dormir à cause de son ronflement »
C'est dire que le sommeil reste crucial à une bonne entente !
 

Ces solutions alors ?
 
Déjà une meilleure hygiène de sommeil et de vie.
Vous vous savez ronfleur, alors selon perdez du poids, dormez sur le côté et diminuez votre consommation d'alcool le soir.
 
Si votre conjoint vous fait part d'un ou plusieurs arrêts respiratoires, consultez votre médecin ! Les apnées du sommeil ne sont pas de tout repos et nuisent gravement à votre santé. Vous pouvez aussi faire le test ici
 
 

 
Selon un nouveau sondage d'Ipsos Reid menée au nom de Nutravite
Le communiqué ici



Quant au produit de Nutravite, je ne me prononcerai pas, émettrai juste quelques réserves, ne connaissant pas le produit.

Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Ca y est! Nous y sommes. La période où les jours raccourcissent,  où la température baisse et où l'humeur dégringole.

Grincheux, irritable, idées noires, manque d'entrain! La dépression vous guette... D'ailleurs y a un signe qui ne trompe pas: des commentaires sur la dépression réapparaissent et Morpheus s'énerve...

Mais qu'est-ce donc que la dépression saisonnière hivernale? Une forme de dépression qui touche surtout la femme et qui est photosensible. Quand la lumière ambiante diminue, l'humeur fait pareil ;o)

Habituellement elle s'accompagne d'hypersomnie (on joue à la marmotte) et on mange (trop...!) d'où une prise de poids de 2 ou 3 kg dans l'hiver... Si l'humeur est mauvaise, elle est rarement catastrophique comme dans les formes de dépression bipolaire ou mélancolique qui ont aussi une dimension saisonnière avec 2 pics connus depuis l'antiquité (maladie de la bile noire) en automne et au printemps.

Pour ceux qui le peuvent fuyez vers des contrées accueillantes et ensoleillée.



Pour les autres, louez ou achetez des lampes de photothérapie.
A utiliser sur les conseils de votre psychiatre préféré ;o)
Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 21:50
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Les ronfleurs atteints de SAS ont un risque coronarien multiplié par 5, nous annonce le nouvel Obs...
Depuis le temps qu'on le dit...

 
Mais rendons grâce à Yüksel Peter et son équipe suédoise qui ont pu suivre un grand panel de patients durant 7 ans et publier dans le "Journal européen de Pneumologie" qui sonne aussi l'alarme concernant le SAS et la conduite automobile.
 
Au même titre que le tabac et le cholestérol, le SAS doit donc être classé parmi les facteurs de risque d'infarctus et d'angine de poitrine.
 
 
Une rentrée très « sommeil », que nous vivons cette année.
Sciences et Avenir consacre aussi son numéro aux « Mystères du sommeil ».
Un dossier très intéressant que nous vous conseillons vivement.
Et pas uniquement parce que le Réseau Morphée est cité
 
 
En prime, un petit rappel sur le SAS en video et en test
 
Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires


La cataplexie est un des signes cardinaux de la maladie de Gélineau ou narcolepsie.


Elle se traduit par une chute brutale du tonus musculaire. Dans la narcolepsie, maladie qui dans sa forme typique associe des accès de sommeil incoercibles et des accès de cataplexie, cette chute du tonus musculaire peut-être complète (la personne s'écroule par terre) ou segmentaire (c'est à dire ne touchant que la main, la jambe, le cou...) entrainant des maladresses telles qu'un verre qui tombe, le pied qui se prend dans le tapis... Généralement provoquée par les émotions (surtout le rire)  elle peut être terriblement handicapante lorsqu'elle se répète plusieurs fois par jour réalisant ce qu'on appelle un "état de mal cataplectique" (rien à voir avec de l'épilepsie!). Une patiente racontait qu'elle avait appris enfant à ne plus rire car ses frères et soeurs, un peu sadique, cherchaient à la faire rire pour provoquer la chute...

 

Voir la vidéo (merci au Dr Nevsimalova de Prague)

 

 

 

Pour ceux  que l'anglais ne rebute pas vous pouvez aussi allez sur le site du laboratoire de Stanford qui étudie la narcolepsie et qui est dirigé par  un français, le professeur Emmanuel Mignot.

Et rappelez-vous de l'histoire de Jules, le chien narcoleptique...

Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 23:46
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Un groupe de travail de la célèbre Food and Drug Administration (FDA) qui régit aux USA la mise sur le marché des médicaments vient  de lancer une alerte sur certains médicaments qui concernent les personnes atteintes d'une hypersomnie ou  les enfants hyperactifs.

Cette alerte touche le méthylphénidate (Ritaline* ou Concerta*) commercialisé en France et d'autres médicaments qui sont des amphétamines, non commercialisés chez nous. Ces substances ont des effets sur le coeur qui entraînent une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle systolique de 0,5 cm de mercure (la tension artérielle « normale » est au alentour de 12 cm de mercure). L'augmentation est donc très modérée. Mais au nom du principe de précaution la FDA attire notre attention sur ces produits. Ces effets seraient majorés par l'existence de malformations cardiaques, ce qui n'est bien sûr, pas étonnant.

 

Pour rester simple, pas de panique.

En revanche si vous prenez de la Ritaline une surveillance cardiovasculaire s'impose surtout si vous avez une malformation cardiaque connue.

 

Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 18:39
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

La responsabilité aux automobilistes

On vous informe! Un nouvel arrêté défini les conditons de la conduite automobile

 Chaque conducteur de véhicule est censé autoévaluer sa capacité psychologique et physiologique à pouvoir conduire. Une personne atteinte de troubles susceptibles de constituer un danger pour elle-même ou les autres usagers de la route doit mettre temporairement son véhicule au garage jusqu’à l’amélioration de son état de santé. Ce principe est précisé dans  l’arrêté du 21 décembre 2005, publiée au « Journal officiel » du 28. (voir le texte en entier sous pdf)

 

 

   

 

Pour les véhicules légers:

 

 

 

 

 

 

    

 Pour les véhicules lourds:

La somnolence fait partie des contre-indications à la conduite. Apnéïques , narcoleptiques, hypersomniaques de tout poil, personnes en privation de sommeil, insomniaques ayant une somnolence, consommateurs de médicaments qui diminue la vigilance, ATTENTION! Attention doublement, en conduisant vous pouvez être dangereux, et votre responsabilité pourra être engagée s’il est prouvé que vous avez conduit sous l’emprise de la somnolence…

 

Etes-vous somnolent ? Refaites le test !

Comme par le passé, les chauffeurs d’autobus, de cars et de poids lourds restent soumis à un contrôle obligatoire de l’aptitude médicale à conduire. Une expertise occasionnelle peut être également exigée par le préfet pour les auteurs d’infractions graves et les personnes qui ont fait l’objet d’une hospitalisation d’office ou d’une annulation du permis (arrêté du 8 février 1999). Pour les autres conducteurs, une déclaration sur l’honneur, au moment de la délivrance du permis, attestant une bonne santé, suffit. Au chapitre des troubles du sommeil, la «somnolence excessive» de type comportemental nécessite une interruption temporaire de conduite, de l’ordre d’un mois, sous contrôle médical, suivie d’un bilan spécialisé avant toute reprise.

Une culture, un réflexe. "Dans tous les cas, c’est le principe de la responsabilité du conducteur qui prévaut", insiste le Pr Alain Domont. De même que le contractant d’une assurance automobile s’engage à faire réévaluer le risque s’il a un problème de santé, il est du ressort de chacun de gérer son aptitude à la conduite. Tout le dispositif de l’arrêté du 28 décembre 2005 donne les moyens d’agir de la sorte avec le concours du médecin traitant.» En somme, à la première alerte de santé, l’automobiliste doit se sentir habité par la question;Est-ce que je peux conduire? » et s’en remettre à une commission médicale ad hoc. Certes, ces dernières ne sont pas légion. En Ile-de-France, il n’en existe qu’une, agréée par la préfecture des Hauts-de-Seine. Il s’agit de la consultation de pathologies professionnelles d’aptitude au travail et à la conduite de véhicule automobile» du Pr Alain Domont , à l’hôpital Corentin-Celton d’Issy-les-Moulineaux (AP-HP) où les patients sont conseillés et, pour certains, repartent avec leur permis renouvelé. Alain Domont , professeur de médecine du travail, a créé à Paris-VI un module de formation continue consacré aux problèmes médicaux de la conduite. Cet enseignement de trois jours, reconnu par le ministère des Transports, est dispensé aussi à Bordeaux (2005) sous la responsabilité du Dr Pierre Philip du Laboratoire du sommeil. Depuis 1994, les médecins membres de commissions médicales du permis de conduire sont tenus d’avoir une formation.

«Tout (ou presque) est en place » pour que la santé au volant devienne un réflexe, une culture, se réjouit le Pr Domont. «L’Ordre national a mis l’accent dans son bulletin mensuel de janvier 2005 sur l’implication des médecins de soins dans les contre-indications médicales à la conduite, aux côtés des commissions spécialisées; quelque 2500médicaments, sur 7000 spécialités, seront porteurs, d’ici à août 2006, d’un triangle jaune appelant l’automobiliste à la prudence, d’un triangle orange pour une sagesse redoublée ou d’un triangle rouge signifiant l’interdiction de conduire (arrêté du 2 août 2005); et, enfin, l’ensemble des sociétés savantes ont validé l’arrêté du 28décembre 2005 qui appelle à promouvoir, en quelque sorte, les capacités du conducteur à conduire dans une meilleure sécurité sur le plan médical.» (arrêté du 2 août 2005)

 

 

 On ne rigole plus !!!!!

Dormir ou conduire il faut choisir

   

 

 

 

  D’après un article de  PHILIPPE ROY du Quotidien du Médecin du : 13/01/2005  

 

Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 17:24
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

Etre somnolent, gêné par sa narcolepsie est une épreuve de tous les jours bien difficile. Un accès de narcolepsie est équivalent à l'irruption d'un rêve alors qu'on est encore réveillé (ceci explique les hallucinations hypnagogiques). Celà donne au narcoleptique un rapport au rêve trés particulier...

Ann nous fait partager sa réalité au travers d'un témoignage amusant qui aurait pu, dans d'autres cas être trés troublant ou dérangeant.

Kant

"Mes rêves sont très étranges car ils sont très proches de la réalité en général et donc beaucoup de confusion au réveil. J'ai longtemps subis mes rêves d'une certaine façon même si j'avais pleinement conscience que je les dirigeais. Au réveil par exemple je pouvais être extrêmement agressive et pleine de reproches ou complètement déprimée à cause de mon rêve et ça pendant toute la journée. Heureusement au bout d'un moment j'ai arrêté de faire des rêves désagréables parce que la vie peut très rapidement devenir impossible pour tout le monde et ça ne doit pas être drôle de se voir reprocher des choses que l’on n’a pas faites. Donc maintenant quand je dors si mon rêve ne me plait pas,  je change de rêve. Je me dis pendant mon sommeil pourquoi est ce que je dois subir ou rester là alors que je suis dans le rêve, et je change de rêve. Mais c'est très fatiguant parce que je réfléchis beaucoup plus pendant mon sommeil que pendant mon éveil.

 

Je dois parfois chercher des preuves pour être sure que je n'ai pas rêvé certaines choses. Par exemple l'autre jour je devais faire les courses mais j'avais la flemme alors je me disais je ferai les courses demain et ça plusieurs jours de suite. Mais dans mon rêve j’ai fais mes courses et c'était extrêmement précis. Je passais dans tous les rayons, j'achetais  pleins de trucs, je rencontrais des gens avec qui je discutais exactement comme si je faisais réellement mes courses. Ce qui est très étrange c'est que rien n'est hallucinant dans ce genre de rêve. Tout est extrêmement logique, même le prix des articles, tout existe comme dans ma vraie vie. Dans ce rêve je passais  dans le rayon petit déjeuner (j'adore le matin parce qu'il y a le petit déjeuner) et j'achetais pleins de bons trucs et surtout un nouveau chocolat qui me tentait depuis plusieurs jours, mais dont le prix dans la réalité me paraissait trop élevé donc je ne craquais  jamais. Mais dans mon rêve je ne résistais plus et je l'achetais. Je me revois payant mes courses et les rangeant dans le frigidaire. Je montrais mes achats à mon copain. On mangeait, et ensuite je me couchais. Tout ça dans mon rêve et de façon très logique.


Mon réveil sonne et je me lève comme toujours d'une bonne humeur exceptionnelle (d'après mon copain qui n'a jamais vu quelqu'un d'aussi bonne humeur et aussi dynamique le matin, mais ne crions pas victoire 2 heures après je somnole dur!). Je suis contente car je sais que je vais avoir le bon chocolat que j'ai acheté hier en faisant les courses. Je prépare le petit dej' mais en ouvrant le frigo je sens qu'il y a un truc pas très clair, OU EST MON CHOCOLAT??? Et le reste des courses? Un gros temps de réflexion est nécessaire dans ce cas. Il faut que je trouve un truc qui me prouve que je n'ai pas pu faire les courses hier soir. Mon copain a peut être mangé le chocolat sans me le dire? Peut être en a t il eu envie ? Et je sais que je ne lui ai à aucun moment laissé entendre à quel point j'affectionnais ce chocolat. S’ il l'a bu ce n'est pas de sa faute… Mais comme le maison est vide de denrées alimentaires… Je dois admettre que tout cela n'était qu'un rêve ! Mais le cauchemar c'est maintenant car il faut que j'aille faire les courses et pour de vrai!!! Mon copain fait tout ce qu'il peut pour être compréhensif avec ma maladie mais quand il s'agit de son estomac ce n'est pas pareil. J'ai beau lui dire qui dort dîne lui, il me répond oui ben dans tes rêves!!! J'ai donc fait les courses et je me suis acheté ce petit chocolat qui me faisait tant rêver...Mais j'aurai mieux fait de m'abstenir car il n'était vraiment pas bon!

 

Moralité:les rêves, parfois,  c'est mieux de  ne pas les réaliser !"

                                                                                                             Ann

 

Samedi 24 septembre 2005 6 24 /09 /Sep /2005 00:00
- Par Ann - Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires

Un vécu difficile…

Lutter contre le sommeil en permanence. Ne pas arriver à suivre le rythme des autres. Vivre des expériences curieuses (parfois bizarres !). Être trop sensible aux émotions… Et mal dormir la nuit (c’est le comble !). Voici le quotidien du narcoleptique !


Cette maladie est encore appelée maladie de Gélineau. Elle débute le plus souvent à l’adolescence mais existe aussi chez le petit enfant. Son début est toujours déroutant, le plus souvent par la somnolence et les accès de sommeil. Déroutant car la personne ne comprend pas ce qui lui arrive. Pourquoi cette torpeur, cette fatigue qui la met en marge et suscite des moqueries et un certain agacement chez les autres. Bien souvent la gêne est minimisée, non reconnue comme pathologique. Il faut 8 ans en moyenne pour que le diagnostic soit établi !


A l’école ou au travail, la réaction de l’entourage est en général négative. L’incompréhension est de mise. Le narcoleptique est vécu comme un paresseux et tire au flanc.


Lorsque des cataplexies existent (ce sont des chutes brutales du tonus musculaire déclenchées par les émotions et particulièrement par le rire, qui provoquent des chutes, ou des maladresses), le diagnostic est plus évident et l’entourage est nettement plus inquiet. Parfois ces accès de cataplexie sont particulièrement invalidants lorsqu’ils se répètent plusieurs fois par jour, ou se produisent dans la rue. Les erreurs diagnostiques sont alors fréquentes car la personne tombe par terre et ne peut plus bouger. On imagine alors les réactions. Appel du Samu, arrivée aux urgences, examens pratiqués à la recherche d’une épilepsie, de troubles cardiaques, d’un diabète.. . Bref ! D’un bilan parfois pénible. Mais ce peut être l’inverse, l’arrivée aux urgences est concomitante de la fin de l’accès,  et le narcoleptique qui se sent alors très bien, se fait traiter de simulateur par le médecin des urgences. 


Dur, dur ! punk

 
Des expériences très troublantes peuvent survenir au moment des fluctuations de la vigilance (au coucher, en cas d’éveil dans la nuit, ou parfois d’une baisse de vigilance dans la journée). Le narcoleptique peut avoir des hallucinations hypnagogiques qui se traduisent par des hallucinations visuelles ou auditives, avec souvent des sensations corporelles désagréables,  sur la peau (peau qui se cartonne ou se durcie…), de corps très lourd…Ces hallucinations sont très vivaces et dérangeantes, souvent désagréables. Le narcoleptique hésite à en parler de peur de passer pour fou.

Parfois le narcoleptique fait l’expérience de paralysies du sommeil. Très angoissantes ces paralysies peuvent durer de une à plusieurs minutes avec la sensation de ne pas pouvoir parler, ni bouger, alors que la personne se sent réveillée. 

Les hallucinations hypnagogiques et les paralysies du sommeil correspondent en fait à l’irruption d’un épisode de sommeil paradoxal en plein éveil (ou d’un éveil incomplet au cours d’un épisode de sommeil paradoxal) ce qui explique la présence d’un rêve (les hallucinations) et d’une paralysie (l’atonie musculaire du sommeil paradoxal).

Ce ne sont donc pas des expériences qui ont un caractère alarmant, mais elles peuvent être très pénibles  à vivre!

 

Samedi 17 septembre 2005 6 17 /09 /Sep /2005 00:00
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 29 commentaires
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