Lutter contre l'insomnie

Europe 1 a consacré  son émission "comment allez-vous bien" du samedi 2 septembre au sommeil, et plus particulièrement au sommeil des enfants avant la rentrée.

Animée par Michel Cymes

Invitée:  le Dr Sylvie Royant-Parola

Retrouvez ici un extrait, vous pourrez entendre la totalité sur  Europe 1

 


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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 15:45
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

    Le retour…

Je reviens sous ma forme initiale, celle d’un chien philosophe pour vous parler d’un sujet que seule la folie humaine peut secréter avec autant d’absurdité.

 

 

 

Vous savez que le traitement de l’insomnie n’est pas facile !

 

 S’il y a une cause, il faut bien sûr traiter la cause…

Apnées du sommeil (après avoir fait un examen du sommeil), impatiences de membres inférieurs, maladie associée (une hyperthyroïdie par exemple).

Ne pas venir se plaindre quand on mène une vie de patachon où l’on se couche à pas d’heure en faisant la fête, buvant plus que de raison, et fumant je ne sais quoi pour rattraper le tout ! Donc remettre de l’ordre dans ses habitudes de vie et l’organisation de son sommeil (faudrait quand même abandonner la télé au coucher : c’est pas bon ! On ne le dira jamais assez !!!!)

Diminuer ou supprimer le café (y en a encore qui vont se sentir visés)

 

MAIS dans l’immense majorité des cas l’insomnie est liée à une anxiété pathologique ou une dépression que parfois on n’a pas envie de voir !!! Donc on traîne en réclamant un traitement « pour dormir » alors qu’il faut comprendre ce qui se passe, repérer qu’il y a bien une dépression ou une anxiété qui va au-delà de la simple préoccupation (ça se traite !!! Et vous pouvez-vous tester). Bref c’est le cas de figure où il faut demander de l’aide ! A qui ? A son médecin tout d’abord ! Et ne pas hésiter à voir un psychiatre…. (Ils sont là pour ça !)

 

Pour les insomnies psychophysiologiques qui représentent 15 à 20 %des insomnies le traitement idéal est un traitement par des techniques comportementales  (dont la restriction du temps passé au lit (part 1, part 2). Le problème est qu’il faut trouver un thérapeute qui pratique ces techniques. Faisable à Paris, et dans quelques grandes villes françaises. Mission impossible quand on habite à la campagne. Le médecin généraliste fait ce qu’il peut. Mais son manque de formation, le temps qu’il n’a pas (et ça ne va pas s’arranger car le nombre de médecin va diminuer drastiquement avec une période particulièrement difficile entre 2010 et 2015) ne facilite pas les choses. Alors comment faire ?  Tout d’abord NOUS SOMMES LA, et vous pouvez suivre nos conseils. Pour les fans de l’autoformation s’aider de livres. Pour les autres, les techniques de relaxation (on trouve des thérapeutes un peu partout, ou à défaut, un bon prof de yoga !) pourront les aider. Et avec l’aide occasionnelle des médicaments.

 

 

Les médicaments pour dormir !

 

Vous savez que nous ne sommes pas fans des médicaments phytothérapiques ou homéopathiques. Leur efficacité objective n’est pas prouvée sauf pour la valériane. Et le risque, en particulier chez les enfants, est d’induire une dépendance psychique (« si je ne prend rien, je ne peux pas dormir » ce qui conduit pratiquement inexorablement vers l’utilisation de produits plus forts lorsque les problèmes deviennent plus importants).

La folie que je soulignais au début concerne les hypnotiques. Les français consomment trop d’hypnotiques : premier consommateurs mondiaux, premier poste des dépenses médicamenteuses de la sécu. Donc il est urgent de faire autrement.

La prise de conscience du trouble de sommeil, son traitement adapté (il est inutile de traiter un déprimé avec des doses importantes de somnifères s’il n’est pas traité pour sa dépression !!!) peut faire diminuer la consommation.

 

MAIS , il y a un mais ! Quand on est mal dans sa peau, angoissé, perdu dans ses contradictions, devant affronter des problèmes aussi divers que le chômage, des difficultés financières, une séparation, des conflits professionnels, et j’en passe… En bref toutes choses désagréables dont la vie a le secret. On dort mal ! Et le somnifère peut avoir une intérêt pour passer un cap de quelques mois. Si possible dans une prise discontinue : 3 ou 4 nuits par semaines, afin d’éviter l’accoutumance.

 

Et c’est là qu’Ubu entre en jeu,  chers humains ! La prescription des somnifères est limitée à 4 semaines et peut-être reconduite selon les termes de l’autorisation de mise sur le marché (AMM): « Dans certains cas, il pourra être nécessaire de prolonger le traitement au-delà des périodes préconisées. Cela impose des évaluations précises et répétées de l'état du patient » mais cela ne vaut que pour les insomnies aigues ou transitoire, et pas dans l’insomnie chronique.  Pourtant c’est elle qui pose problème ! Sachant que cette dernière touche d’une manière sévère 10% de la population et que les hypnotiques sont également utilisés d’une manière régulière par 10% de la population (on peut supposer qu’il s’agit des mêmes 10% !), nous sommes loin d’une utilisation sur 4 semaines. En toute rigueur selon les termes de l’AMM des hypnotiques, ces prescriptions devraient être hors remboursements, ce qui n’est pas fait pour le moment (les médecins trichottent, la sécu fait celle qui ne voie pas)…. Mais ça pourrait bien changer, on y pense en haut lieu!

 

Quelle(s) solution(s) ?

Sûrement prescrire moins pour les médecins,  et être plus raisonnable pour les patients ! Mais de grâce sortons de l’ hypocrisie entretenue par le texte officiel de l’AMM.. Quand il y a une telle disparité entre un texte idéal et des pratiques celà veut dire qu’il y a un réel problème. Plutôt que s’envisager de taxer les utilisateurs réguliers d’hypnotiques, il serait bon d’évaluer pourquoi ces personnes ne peuvent pas arrêter, si des alternatives non médicamenteuses existent près de chez elle, enfin quel est le bénéfice-risque lié à la prise régulière de ce médicament.

 

 

Et voilà pourquoi je vous trouve aussi extraordinaire mes chers humains !!!

Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 23:16
- Par Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires

Suite de l'intervention du Dr Alain NICOLAS
Mauvais Sommeil : Attention à la Dépression !
Eurosom 2005

 

Hygiène du sommeil

  • Limiter le temps passé au lit
     
  • Maintenir un horaire de sommeil constant
     
  • Faire de l’exercice en journée et non en soirée
     
  • Maintenir un environnement facilitant le sommeil
     
  • Horaires de repas stables avec un repas léger le soir
     
  • Eviter les somnifère, les drogues (caféines, alcool…)
     
  • Eviter la rumination des problèmes dans son lit (les écrire plutôt sur une feuille avant de se mettre au lit)
     
  • Et éviter les siestes longues et tardives. Ce qui est pris comme sommeil dans la journée est pris au moment de l’endormissement.

 

 

Conseils pratiques : Insomnie chronique

  • Faire le bilan de sa journée sur papier
     
  • Evacuer tous les sujets de préoccupations et les émotions accumulées
     
  • Faire précéder le coucher d’un moment d’activités calme et agréable
     
  • Avoir un environnement favorable au sommeil et un rituel adapté
     
  • Respecter ses besoins et horaires de sommeil

 

 

Conseils pratiques : Difficultés d’endormissement

  • Rechercher les signes de sommeil : fatigue, sensation de froid…
     
  • Rechercher ce qui facilite le sommeil : calme, isolement, obscurité, détente, rituel
     
  • Eviter les activités physiques et intellectuelles intenses
     
  • Faire de la relaxation et avoir des pensées positives

 

 

Conseils pratiques : Réveil nocturne

  • Si lors du réveil il y a ruminations ou angoisse, il faut se lever et se relaxer
     
  • Si le réveil est plutôt calme, en profiter pour faire une activité calme
     
  • Dans la journée, se lever tous les jours à la même heure, éviter les siestes longues et tardives, être actif et ne pas hésiter à parler de ses soucis pour évacuer.

 

 

Méthodes de relaxation

  • Associer la situation du coucher à la détente
     
  • Training autogène de Schultz (imagerie mentale : lourdeur, chaleur…)
     
  • Relaxation progressive de Jacobson (prise de conscience et inactivation des tensions), de préférence avec un thérapeute
     
  • Sophrologie (défocalisation de la pensée)
     
  • Auto-hypnose, yoga, méditation

 

 

Thérapies cognitives et comportementales

Elles sont basées sur les théories de l’apprentissage, elles prennent en charge le comportement dans son contexte psychologique : passé et présent.

C’est un traitement de type « ici et maintenant » et une technique volontaire et collaborative.

 

 

Il y a de bons résultats avec ce petit guide
et surtout sans effets secondaires !

 

Conclusion

Actuellement l’insomnie est prise à la légère, mais lourdement traitée. Il faudrait qu’elle soit prise au sérieux et traitée en respectant le sommeil.

Soigner l’insomnie, c’est prévenir la dépression.

 

Un grand merci au Docteur Alain NICOLAS pour sa contribution et son aimable accord pour la diffusion de sa conférence sur le blog. De plus..., ce n'est pas pour dire..., mais je sais qu'il passe sur le blog, alors un petit mot comme ça en passant... 

Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 13:52
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires

On passe à l’application…

Courage et ténacité, sont les maîtres mots de la réussite
 

 Pfff… Ça commence fort…
 Ça fait peur ton truc ! Mais bon faut savoir ce qu’on veut !! Dormiiiiiiirrrrrr !!!!!

 
 
La technique consiste à réduire le temps passé au lit pour le faire coïncider le plus possible avec le temps réellement passé à dormir.

  

Un bon dormeur se couche quand il a sommeil, s’endort de suite et se lève dès qu’il est réveillé. Il passe donc 95 à 99 % (je n’ose pas dire 100% !) de son temps au lit à dormir !
Je suis un bon dormeur !!
Je me couche tard (et j’ai sommeil) et je me lève dès que je suis réveillée (euh… dès qu’on me réveille… )
Comment ça j'ai rien compris ??

 

 

A l’inverse un insomniaque passe beaucoup de temps dans son lit sans dormir car il se couche souvent tôt et traîne au lit le matin.

 

 

 

 
Consignes pour la restriction du temps passé au lit

 

  • Pendant 8 jours vous allez calculer votre durée moyenne de sommeil. Si vous pensez avoir dormi « x » heures, vous vous accordez un temps passé au lit égal à cette durée (l’idéal est de noter vos horaires de sommeil sur un tableau tel que l’agenda du sommeil, que vous pouvez télécharger ici).
     
     
  • La restriction se fait en retardant l’heure du coucher, tout en maintenant l’heure du lever constante.
     
     
  • Le temps passé au lit ne doit jamais descendre au-dessous de 5 heures
     
     
  • Lorsque le temps de sommeil par rapport au temps passé au lit représente au moins 85%, le temps passé au lit peut-être augmenter de 15 minutes, en allant vous coucher 15 minutes plus tôt.
     
     
  • Les siestes sont interdites.
     
     
  • Dans le cas où l’efficacité de votre sommeil ne s’améliore pas au bout de 10 jours, réduisez le temps passé au lit de 15 minutes supplémentaires, sans jamais aller en deçà de 5 heures.

 

 

Les instructions précédentes sont à maintenir tant que vous n’avez pas obtenu une efficacité de 85% ou plus, ainsi qu’une sensation de bonne qualité de la journée.
 
 En gros, faut avoir dormi la plupart du temps passé au lit et en plus avoir la tête au bon endroit le lendemain !!

 

 

C’est une technique efficace mais difficile au début car il y a un certain degré de privation de sommeil avec des conséquences sur la vigilance. Les effets positifs se font sentir qu’après 15 jours à un mois d’efforts réguliers.
 
 Tant que ça fonctionne !! On peut faire un effort

 

 

Cette technique est plus facile à appliquer avec l’aide d’un médecin, dans une prise en charge individuelle, ou mieux, dans le cadre d’un groupe de thérapie comportementale et cognitive, car le groupe est un support très fort pour ceux qui ont des difficultés à appliquer les consignes.
 
 Les insomniaques anonymes...
Mais non je ne me moque pas ! N'empêche j'ai déjà vu les résultats et ça fonctionne ! Idéal aussi pour ceux à la recherche d'une technique "naturelle"

 

 

Elle peut nécessiter un arrêt de travail de quelques jours pour éviter les inconvénients et la dangerosité de la somnolence.
 
 Alors oui ! Je crois qu'on l'a assez dit !!
Attention à la somnolence !

 

 

Accrochez-vous, vous pouvez y arriver !

Et quel bonheur après !

 
 

D’après le Dr Sylvie Royant-Parola, L’insomnie, In Troubles du sommeil. Sous la direction de D. Léger (2001). Paris, Doin editeur

Dimanche 28 août 2005 7 28 /08 /Août /2005 00:00
- Par Morpheus et Kant - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

UNE TECHNIQUE COMPORTEMENTALE, LA TECHNIQUE DITE "DE RESTRICTION DU TEMPS PASSE AU LIT"

Bon là maintenant va falloir vous y mettre !  Fini la rigolade. C ’est la rentrée !

 Il faut dormir la nuit. En finir avec ces fichues insomnies. Pour être en forme le lendemain… Et aller… Travailler !

Je sais, c’est dur !  smiley

 

 

 

 

Donc nous avons vu que vous dormez mal. Vous êtes un insomniaque invétéré.

Comment changer ?

 

Tout d’abord respecter les consignes précédentes. Il vous faut terminer votre journée, vous préparer pour aller au lit, et respecter vos rituels de sommeil.

Mais le plus dur  reste à faire : appliquer la technique dite de la restriction du temps passé au lit. 

  Ah je vous vois déjà hurler ! « Quoi, moi qui ne dort déjà pas assez, dormir encore moins ! »

 

 

 

 

 

Pour les étourdis qui ne suivent pas, ou pour ceux qui font de l’obstruction…

 

  

L’important ce n’est pas de dormir plus, mais de dormir mieux !!!

 Or qu’est-ce qui vous manque avant tout pour dormir ? Trouver le bouton OFF, celui qui éteint notre petit cerveau en ébullition pour entrer sans soucis dans le monde du sommeil. L’insomniaque a en effet la fâcheuse tendance de mettre en route des pensées qui trottinent comme un petit vélo dans la tête. Pas bon pour dormir ! smiley

 

 

 

 

 

 

 Mais comment retrouver ce signal du sommeil ?

 

Il faut permettre à notre cerveau de rétablir un signal conditionnant qui va déclencher le sommeil. Ouf ! Qu’est ce que ça veut dire ?

  

 

 

Tout d’abord une petite précision sur le conditionnement (rien à voir avec les paquets de barquettes !). Le plus connu est le conditionnement pavlovien. L’expérimentation princeps a été réalisée chez le chien. Si vous présentez une gamelle remplie de nourriture à un chien, il se met naturellement à saliver et à secréter du liquide gastrique. C’est normal ! Dans l’expérience, le Pr Palov  a eu l’idée de faire sonner une cloche juste avant de présenter la gamelle au chien. Si cette association son de la cloche- suivie de la présentation de la gamelle est répétée un nombre de fois suffisant et toujours dans les mêmes conditions, il y a un lien qui se crée entre le son de la cloche et la sécrétion gastrique. Le chien « répond » à la cloche par un secrétion gastrique, ce qui est aberrant. Le chien est conditionné à cette stimulation. En fait il y a création temporaire d’un circuit neuronal privilégié entre la zone auditive qui perçoit le son de la cloche et les voies neuronales descendantes qui vont du cerveau à l’estomac.  Cette association est temporaire car si ce lien n’est pas entretenu, le conditionnement s’éteint de lui-même.  

 

Quel rapport avec le sommeil me direz-vous ? Et bien, j’y viens. Depuis que nous sommes tout petit notre maman attentive et affectueuse a veillé à nous mettre au lit dès qu’elle repérait des signaux de sommeil. La mise au lit était donc associée au sommeil.

 LE SEUL FAIT DE SE METTRE AU LIT ETAIT UN SIGNAL DE SOMMEIL. Bon vous me direz, chez l’adulte ce n’est plus obligatoirement le cas  ! Néanmoins ça reste encore très vrai!

Et c’est un déclencheur que nous pouvons mobiliser. Mais il y en a aussi un autre ! La privation de sommeil ! Si vous êtes debout pendant 3 jours pour des raisons indépendantes de votre volonté vous allez littéralement tomber de sommeil car la pression de sommeil est à son comble.

 

 

Donc pour retrouver ce signal du sommeil au moment du coucher il faut utiliser les 2 moyens :

- Rétablir le lien  LIT= SOMMEIL

- Augmenter le niveau de privation de sommeil, en réduisant un  peu son temps de sommeil.

 

 Pour les modalités pratiques nous verrons ça dans le prochain article !       smiley

 
Jeudi 25 août 2005 4 25 /08 /Août /2005 00:00
- Par KANT - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
L'INSOMNIE ET LA PHYTOTHERAPIE

Une petite tisane avant le dodo ?

 

Qui ne s'est jamais dit qu'une petite aide à base de plantes pour dormir ne ferait de toute façon pas de mal ??

 
C'est sain, c'est naturel, ça ne fait pas de mal !!

 

Vraiment ?

 
Voyons voir !

 

Les plantes les plus utilisées (en vente libre) pour lutter contre l'insomnie sont la mélisse, l'oranger, le tilleul et la verveine odorante...

 
Leur efficacité, sous forme de tisane, peut être liée à la dilatation de l'estomac, un effet
mécanique capable d'induire le sommeil chez l'animal (d'après une étude faite sur le chat).

 

Parmi les 15 espèces qui relèvent du monopole pharmacologique, la plupart n’ont fait l’objet d’aucune évaluation, et ne sont peu ou pas utilisées dans les autres pays Européens. De toutes les plantes utilisées lors des troubles du sommeil, la valériane est de loin la plus évaluée.

 

 
L’effet objectif de la valériane sur l’architecture du sommeil a été étudié aux Etats-Unis. Selon sa préparation, il y a une diminution des éveils et des stades 1 et 2 du sommeil lent avec une augmentation des ondes delta et du sommeil paradoxal.

 
Quant à son effet chez les insomniaques, les résultats sont plus nets. Deux études, en 1998 et en
2002 ont montré que l’effet de la valériane est du même ordre que les benzodiazepines, bien qu’une étude en 2004, contredit ces deux dernières en y voyant aucune différence par rapport à un placebo.

 

 
 
Quelles sont les effets indésirables d'une phytothérapie non maîtrisée ?  


  L’innocuité des plantes en vente libre semble très probable bien qu’il n’y ait aucune donnée bibliographique. La toxicité de la ballote est impliquée dans quelques cas d’hépatotoxicité, ainsi que celle de l’anémone pulsatille, responsable des troubles neurologiques et rénaux chez l’animal, établie par des rapports de cas.

 

Quant à la valériane, le seul cas de surdosage connu a été suivi par des symptômes modérés, totalement régressifs en 24 heures. Lors des essais cliniques, les effets indésirables étaient minimes et semblables à ceux induits par un placebo. Quelques cas d’hepatoxicité ont mis en cause l’innocuité de la valériane, mais le produit incriminé en chaque cas était soit un mélange de plantes, soit une préparation dont la pureté était discutable.

 

Sur le plan purement physique, la prise d’une tisane tard le soir, bien que dépourvu des effets toxiques, peut entraîner une nycturie principalement chez les personnes âgées.

 

Sur le plan psychologique, l’expérience clinique démontre que l’utilisation des plantes n’est pas anodine. Pour un patient insomniaque, et surtout pour un enfant, le recours à un traitement censé les aider à dormir implique que ce traitement devient nécessaire, sans lequel l'endormissement serait difficile.

 

Ce geste entraîne-t-il une dépendance psychologique, et prédispose-t-il à la prise ultérieure de produits plus efficaces ?

 

Dans le domaine du sommeil, la phytothérapie reste un traitement alternatif peu évalué. On peut conseiller l’utilisation de plantes en vente libre sous forme d’infusion, à base de valériane, toujours en association avec des conseils d’hygiène du sommeil et pour une durée la plus courte possible afin d’éviter une dépendance psychologique.
 

Donc la tisane oui, la valériane oui, mais à petite dose...

Dimanche 7 août 2005 7 07 /08 /Août /2005 00:00
- Par Morpheus - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Avant d’en arriver à des trucs très pratiques pour dormir mieux,  mais un peu dur (on est encore en vacances),  je vous laisse encore un peu de répit… Je voudrai vous rappeler ce qui pourrait sembler une évidence: Pour entrer dans le monde du sommeil il faut fermer la porte de la journée…

 

Comment ?

 

Au cours de la journée vous accumulez les problèmes et les tensions,  du boulot mais aussi de tout ce qui vous préoccupe. Quand vous rentrez à la maison, préparez vous un repas léger, comme vous êtes visiblement passionné par Internet, allez donc voir le site de la Lionne du Nord, avec elle,  les livres de cuisine n’ont plus aucun intérêt ! Sûr que les éditeurs vont faire faillite.  Bon, les recettes ne sont pas toujours légères, (on pourra lui demander des menus spéciaux) en cherchant bien, vous trouverez… Ensuite un bon bain, pour éliminer les tensions. Puis passez vous un bon film. Vous ne savez pas quoi voir. Qu’à cela ne tienne ! Vous saurez tout sur le cinéma grâce au bon Dr Devo qui vous donnera plein de conseils et suscitera plein d’envies. Si vous êtes vraiment passionné par le cinéma, mais de l’autre côté de la caméra, allez donc jeter un œil sur le site de la Vieille… L’aventure se déroule quasiment en live avec une équipe sympathique et qui y croit ! Ensuite un peu de musique. Et là,  une seule adresse… Celle de la Dragonne qui vous emportera dans un monde lyrico-délirant-hilarant. Elle ferait aimer l’opéra à un gardien de prison (que les gardiens de prisons me pardonnent !). Pour ceux que la musique n’attirent pas, découvrez la poésie de Moyra, qui, par une succession de touches légères,  vous fait rentrer dans son monde et rêver avec elle. Pour les férus d’histoire antique, surtout égyptienne, les Kikojo, vous aiderons à vous y retrouver dans tous les mythes, toujours avec beaucoup de délicatesse et un sens esthétique qui ne fait que s’affirmer… Si vous voulez réveiller (c’est pas le moment, je sais !) l’enfant qui dort en vous, visitez le site de Farfouille, vous vous prendrez rapidement au jeu, et retrouverez  vos yeux d’enfants pour  dévorer images et animations... Enfin pour ceux qui ont toujours la tête dans les étoiles, allez donc faire une visite à Vger, il vous décrit comme personne ce monde inconnu et vous fait partager le suspens de la réparation de la navette Discovery …

 

 

 

Si après tout ça, vous pensez encore à vos problèmes, vous êtes bon pour une visite chez le psy… Le risque, en réalité, est que vous ayez trouvé tout ça tellement passionnant que vous n’ayez plus du tout envie de dormir… Arrrrrf ! Attention ! C’est peut être le début d’une addiction au web.

 

 

 

Bon,  allez maintenant,  il est temps de vous préparer pour aller au lit !

 

 

 

Bonne nuit !

 

 

 

 

 

Samedi 6 août 2005 6 06 /08 /Août /2005 00:00
- Par KANT - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

 

 

Vous êtes insomniaque ? Vous passez trop de temps au lit !

 

 

 

Provoc estivale ? Non, non ! Constat !

 

 

 

L’insomniaque veut dormir... Élémentaire mon cher Watson,   mais il y a pourtant quelque chose qui cloche ! L’insomniaque cherche à « piéger »  le sommeil pour tenter de dormir plus.

 

 

 

« J’ai du mal à m’endormir »  -  C’est extrêmement agaçant comme symptôme, qu’à cela ne tienne… – «Je vais me coucher plus tôt pour être prêt, au cas où …».

C’est comme ça qu’on voit des insomniaques au lit à 20h30 en train de grignoter leur dessert ou même de prendre leur repas devant la télé, consciencieusement lover sur leur lit, parfois déjà sous les draps…Lorsqu’ils s’endorment  la  position n’est pas très confortable, avec en arrière plan la télé qui ronronne jusqu’au moment où la pub (toujours plus forte !) les réveille, et alors merci, il faut se rendormir (c’est sans fin ce truc…).

 

 

 

Si l’insomniaque se réveille en cours de nuit, il chercher à se rendormir de suite, n’y arrive pas, s’énerve, se tourne, se retourne, regarde les heures défiler, «  je n’ai pas dormi… J’ai vu les heures s’affichées »  oubliant qu’entre 2h17 et 3h 23, il a probablement dormi, mais, c’est vrai,  d’un sommeil trop léger et encore trop imprégné de pensées.

 

 

 

Le matin, si son corps lui dit qu’il est réveillé et qu’il voit un horaire beaucoup trop précoce : « 5h37 ! Mais je n’ai pas besoin de me lever avant 7h ! Il faut que je dorme… », il reste au lit à chercher le sommeil. Et toujours ces pensées… Qui tournent… A propos de tout et de rien, parfois entêtantes ou angoissantes…

 

 

 

Il se lève finalement à 7 heures, hagard, sonné, fatigué et de mauvais poil « j’ai encore pas dormi… ».

 

 

 

Mais pourquoi chercher à dormir plus, il faut dormir MIEUX

 

 

 

Nous verrons comment dans un prochain article…

Dimanche 31 juillet 2005 7 31 /07 /Juil /2005 00:00
- Par KANT - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

NE PLUS PENSER...

Things that make you go hmm...

Lorsqu’on se couche il est impératif de ne pas relancer les pensées qui viennent à l’esprit. Certaines personnes profitent de ce moment privilégié où l’on est enfin tranquille pour faire le bilan de leur journée et préparer celle du lendemain. C’est une erreur.

Penser est une activité d’éveil.

Faites le point sur ce qui vous préoccupe en y consacrant un petit quart d’heure avant de vous mettre au lit. Prenez tranquillement votre temps pour vous mettre devant une feuille blanche et faire la liste des projets en suspens, des soucis ou des choses que vous avez à faire le lendemain. Envisagez et écrivez les solutions éventuelles que vous pouvez apporter. Le seul fait de les mettre sur papier vous libérera l’esprit, et vous vous coucherez tranquille sans idée qui vous trotte dans la tête.

 

 

SE RELACHER...

 Zen

Une tension physique peut vous empêcher de vous endormir. Vos muscles sont noués, tendus, presque douloureux.

Des étirements musculaires, un bain chaud 2 heures avant le coucher vont vous aider à vous relâcher.

Toutes les techniques de relaxation vous aiderons à faciliter cette détente physique : technique de Schultz ou Jacobson, yoga, sophrologie…

 

  

 

                                       Prêt à aller au lit ?

          

 

 

 (source d’après « Comment retrouver le sommeil par soi-même » du Dr Sylvie Royant-Parola)

Lundi 25 juillet 2005 1 25 /07 /Juil /2005 00:00
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Attention!

 

 

Ne foncer pas au lit direct sans prévenir! (exercice de style réservé uniquement aux champions du sommeil , à ceux qui dorment comme une masse dans n'importe quelle circonstance).

 

 

Il faut vous PREPARER.

 

 

Ce sont toutes les petites choses que l’on fait avant d’aller se coucher, généralement dans un ordre immuable, et qui sont autant de micro-signaux  de sommeil pour votre organisme. Ainsi des gestes aussi anodins que se mettre en pyjama, fermer les volets, tirer les rideaux, se laver les dents… sont des comportements qui préparent au sommeil. Cette ritualisation du coucher contribue à vous rassurer (pas peur moi !). Si si J’insiste !  Le franchissement de la porte du sommeil est un saut dans l’inconnu. Ce n’est pas pour rien que les poètes parlent de petite mort pour le sommeil.

 

 

Ces rituels sont particulièrement importants chez l’enfant : petite histoire (toujours la même à quelques variantes près), doudou, câlin, sont  indispensables pour rassurer l’enfant et lui permettre de rentrer dans le sommeil sans appréhension.

 

 

 

                        

 

Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /Juil /2005 00:00
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